21 juin 2013

Critique ciné : Man Of Steel

Superman est le premier super-héros de l'histoire des comics : il a été créé en 1938 par Jerry Siegel et Joe Schuster à l'occasion de la parution du fascicule n°1 de Action Comics édité par National Allied Publications qui allait plus tard devenir DC Comics. Il a été porté sur le grand écran pour la première fois en 1941 par le biais d'un dessin-animé couleur d'une qualité exceptionnelle réalisé par les studios Fleischer. Il revient sur grand écran en 1948 dans un "serial" (l'ancêtre des séries TV) de 15 épisodes où le héros est interprété pour la première fois en chair et en os par Kirk Alyn (sauf pendant les phases de vol où il passe en dessin-animé). Le premier véritable long-métrage (de 58 minutes) qui lui est consacré date de 1951 et se nomme "Superman And The Mole Men". C'est George Reeves qui endosse cette fois le costume qu'il reprendra de 1952 à 1958 dans la série TV "Adventures Of Superman".

Mais il faudra attendre 1978 pour que le super-héros le plus célèbre au monde arrive enfin au cinéma dans le chef-d'œuvre "Superman" réalisé par Richard Donner (cliquez ici pour lire mon dossier complet sur ce film) et interprété par l'inoubliable Christopher Reeve. Il revient dès 1980 avec un "Superman II" qui connaitra lui-aussi un énorme succès malgré une qualité générale légèrement en baisse due au fait que les producteurs ont écarté le réalisateur Richard Donner (alors qu'il avait déjà tourné plus de 75% du film) à la faveur de Richard Lester qui en profite pour réécrire et re-tourner un certain nombre de scènes. Mais ce n'est qu'en 1983 qu'on se rendra compte du manque flagrant de talent de Lester avec un "Superman III" catastrophique et décevant aussi bien du côté de l'action que de l'humour (malgré un Christopher Reeve au sommet de sa forme physique). Les producteurs tentent alors l'aventure du spin-off avec "Supergirl" en 1984, mais la qualité générale est encore en baisse et le film fait un flop retentissant. Les droits d'adaptation sont vendus aux studios Cannon qui souhaitent retrouver le succès du premier film et réunissent le casting de 1978 pour "Superman IV : The Quest For Peace" en 1987. L'intention est louable mais le film souffrira de sérieuses coupes de budget qui le rendront totalement ridicule et involontairement drôle. Malgré le budget minuscule, le studio perd de l'argent et annule "Superman V" qui était déjà prévu...

À partir de là, de nombreux projets vont se succéder chez Warner Bros. pour tenter de faire revenir l'homme d'acier au cinéma, surtout à partir de 1993 où le personnage connait une nouvelle vague de popularité grâce aux comics qui racontent sa mort. On retiendra particulièrement "Superman Reborn", plus tard réécrit par le réalisateur/scénariste Kevin Smith ("Clerks", "Dogma", "Jay & Bob Contre-Attaquent") pour ce qui deviendra le projet "Superman Lives" qu'on proposera au réalisateur Robert Rodriguez ("Une Nuit En Enfer", "Desperado"). Le projet atterrira finalement dans les mains de Tim Burton ("Batman", "Batman Returns") qui le fera réécrire et sera sur le point de commencer à le réaliser début 1998 avec Nicolas Cage dans le rôle titre, mais il finira par jeter l'éponge à cause des problèmes incessants de budget et de réécritures pour aller s'occuper de "Sleepy Hollow". En 2002, J.J Abrams (qui a récemment réalisé "Star Trek Into Darkness") propose un script nommé "Superman Flyby" que McG doit réaliser mais ce dernier préfère aller s'occuper de "Charlie's Angels 2 : Les Anges Se Déchainent" qui fait suite au premier opus qu'il avait également dirigé. La Warner préfère alors s'intéresser au projet "Batman vs. Superman" qui doit être réalisé par Wolfgang Petersen (cliquez ici pour lire mon article sur ce projet inachevé réunissant les deux plus grands super-héros de DC Comics) mais le réalisateur préférera passer à autre chose et le studio revient alors à "Superman Flyby" qui doit être réalisé par un Brett Ratner ("Rush Hour 1 & 2") qui finira par abandonner le navire en 2003 à cause de difficultés pour réunir un casting et de mésentente avec le producteur Jon Peters qui se bat depuis 1993 pour ramener Superman sur le grand écran. McG, qui est à nouveau disponible, revient à la tête du projet mais il est remplacé en 2004 par Bryan Singer qui vient tout juste de relancer les super-héros au cinéma avec "X-Men" et "X-Men 2" qui ont connu de grands succès au box-office. Il laisse alors la saga des mutants aux mains de Brett Ratner qui réalisera un "X-Men : L'Affrontement Final" très décevant en 2006.

Bryan Singer prend le contrepied de tout ce qui a été fait depuis plus de 15 ans, et au lieu d'essayer d'imaginer un nouveau départ pour Superman, il préfère diriger une suite aux "Superman" et "Superman II" de 1978 et 1980 dont il est un grand fan ! Il renouvelle (et rajeunit) tout le casting, avec en premier lieu un Superman désormais interprété par Brandon Routh (un certain Henry Cavill, qui avait déjà été approché pour "Superman Flyby", passe également les auditions, mais il n'est pas retenu). "Superman Returns" sort en 2006, et malgré des résultats corrects, le box-office n'est pas à la hauteur des attentes et le film déçoit par son manque de rythme et de scènes d'action, malgré des acteurs qui campent assez bien leur personnage. Une suite est tout de même prévue et son tournage doit débuter en 2007 lorsque Bryan Singer décide finalement de s'occuper de "Valkyrie" en premier. Le tournage est repoussé à 2008 mais la grève des scénaristes de 2007/08 retarde encore cette échéance qui est repoussée à début 2009. Warner décide alors d'abandonner l'idée d'une suite et consulte divers scénaristes pour offrir un véritable reboot au personnage, tandis que Bryan Singer part s'occuper de "Jack Le Chasseur De Géants"...

Courant 2008, durant la pré-production de "The Dark Knight Rises", le scénariste David S. Goyer (la trilogie "The Dark Knight") entend parler du projet de reboot de la Warner et parle de son idée d'une approche moderne et inédite de Superman au réalisateur Christopher Nolan (la trilogie "The Dark Knight"). Celui-ci finit par en parler au studio en 2010, et le projet est immédiatement lancé car Warner a récemment été condamné à payer des droits sur tous les projets non-aboutis aux héritiers de Jerry Siegel (co-créateur de Superman) si aucun nouveau film n'entre en production avant 2011. Comme pour la trilogie consacrée à Batman, David S. Goyer et Jonathan Nolan se chargent du scénario mais Christopher Nolan est trop accaparé par la conclusion de ses films consacrés au Chevalier Noir pour diriger ce nouveau film consacré à l'Homme d'Acier justement nommé "Man Of Steel". Il se contente donc du poste de producteur et choisit un réalisateur qui lui convient en la personne de Zack Snyder ("L'Armée Des Morts", "300", "Watchmen", "Sucker Punch"). Un nouveau casting est réuni et cette fois l'anglais Henry Cavill hérite bien du rôle titre qui lui avait échappé en 2006. Amy Adams interprète Lois Lane, Russell Crowe et Kevin Costner interprètent respectivement le père naturel et le père adoptif du personnage principal, Michael Shannon ("Take Shelter") récupère le rôle du Général Zod qui sera le grand méchant du film aux côtés de la belle allemande Antje Traue ("Pandorum") qui y interprètera le rôle de Faora (un personnage déjà vu sous le nom de Ursa dans "Superman II" en 1980). La musique de "Man Of Steel" est confiée à Hans Zimmer (la trilogie "The Dark Knight").

Maintenant la question est : DC Comics arrivera-t-il à développer son univers au cinéma (à l'image de ce que fait Marvel depuis quelques années) afin d'y réunir ses principaux personnages dans un film-chorale nommé "Justice League" d'ici quelques années ? Vu la domination de Batman comme seul porte-étendard de l'éditeur sur grand écran depuis la fin des années 80, et étant donné l'échec récent du très mauvais "Green Lantern", on est en droit de s'interroger...


L'histoire : envoyé sur Terre par ses parents avant la destruction de sa planète natale Krypton, le jeune Clark Kent s'interroge sur ses capacités étonnantes. Ses parents adoptifs l'encouragent à se faire discret mais à mesure qu'il grandit, celui dont le véritable nom est Kal-El veut en savoir davantage sur ses pouvoirs et ses véritables origines...

Le film démarre logiquement par les scènes se déroulant sur Krypton, mais avec une ampleur visuelle jamais vue jusqu'ici au cinéma ! Zack Snyder est à l'aise dans les univers fantastiques et ça se voit ! La planète possède une réelle identité et ne se contente pas de quelques décors en intérieurs. L'aspect science-fiction de l'ensemble est soigné et très poussé, un peu comme l'ensemble du film d'ailleurs, car le fait qu'il s'agit avant-tout de l'histoire d'un extra-terrestre ayant grandi sur Terre avec des valeurs qui ne sont pas celles de ses véritables origines est enfin entièrement assumé ! L'histoire de Superman a toujours été une pure histoire de science-fiction, mais on n'avait jamais poussé le concept aussi loin (on préférait souvent le traiter comme un humain plus fort que les autres, sans plus) et c'est peut-être l'une des plus grandes réussites de ce film qui respecte à la fois le matériau d'origine tout en l'intégrant bien à notre société actuelle et aux réactions crédibles qu'une telle situation pourrait engendrer sur notre planète. C'était peut-être effectivement la meilleure façon de moderniser ce personnage (sans l'altérer) car il est tout de même farci de clichés lourdingues qui ont fini par le rendre trop lisse et donc trop inintéressant. Et l'approche science-fictionnesque de cette histoire n'est pas la seule bonne idée de ce récit concocté par David S. Goyer ! Le but d'un "reboot" est de tout reprendre à zéro alors pourquoi ne pas en profiter pour balayer tous les acquis du personnage ? Pourquoi ce kryptonien choisirait-il de se préoccuper du sort des humains plutôt que de celui de sa propre race ? Pourquoi protégerait-il en priorité le sol américain ? Pourquoi se laisserait-il marcher sur les pieds lorsqu'il se déguise en humain ? Pourquoi ne tuerait-il pas ceux qui lui barrent la route, vu les grands pouvoir dont il dispose ? Et au fait, pourquoi s'appellerait-il Superman ? Toutes ces questions trouvent des réponses dans "Man Of Steel", et si certaines sont assez évidentes, d'autres s'avèrent plus surprenantes ou déroutantes. Mais elles ont au moins le mérite de faire le fruit d'une réflexion et de ne pas surgir comme si tout cela était acquis d'avance !

Le scénario ne se contente pas de jouer avec les valeurs et les principes du personnage, il s'amuse aussi à chambouler l'enchainement hyper-classique "départ de Krypton -> adoption par les Kent -> enfance/adolescence à Smallville -> arrivée à Metropolis et au Daily Planet -> rencontre avec Lois Lane et premières sorties en tant que Superman pour arrêter des petits voleurs -> sauver le monde". La surprise vient d'un part de la structure du film qui choisit de ne pas alourdir son rythme en racontant tout ça dans l'ordre chronologique. Vu qu'on connait les principaux éléments, pourquoi ne pas plutôt insister sur ceux qui comptent vraiment au moment où on en a besoin par le biais de flash-backs (pour la période enfant/ado) qui viennent régulièrement couper l'action qui se déroule au présent. C'est un peu déroutant au départ et on peut avoir le sentiment que ça casse trop le rythme, mais en y réfléchissant bien, c'est une façon tellement plus intéressante de présenter les choses quand il s'agit d'une histoire ultra-connue comme celle-ci. Mais ce n'est pas tout ! Car certains éléments de cette progression sont également déplacés voire même ignorés pour surprendre un peu plus le spectateur. Et toujours sans trahir le concept d'origine puisqu'en y regardant bien, tout finit par s'équilibrer ! Ce n'est peut-être pas le scénario le plus dingue qu'on ait vu dans un film de super-héros, mais il est suffisamment malin pour être retenu par sa qualité principale qui est de ne pas s'appesantir sur des éléments ultra-classiques comme une romance à l'eau de rose ou une "origin story" qu'on connait par cœur ou encore une bête histoire manichéenne avec des enjeux bien/mal sans aucune profondeur. Car le scénario s'enrichit également de quelques éléments inédits qui viennent complexifier une situation qui aurait pu s'enfoncer dans la facilité. Non vraiment, ce scénario, même s'il ne plaira pas à tout le monde (il y a forcément des puristes qui vont hurler), a le mérite d'être beaucoup plus profond et travaillé qu'il n'en a l'air. En plus, le film s'amuse à exploiter quelques éléments classiques des comics de façon discrète et bien intégrée (comme par exemple le fait que dans les premières BD de 1938, Superman ne savait pas voler et n'était capable d'effectuer que de grands bonds dans les airs). On regrettera peut-être en revanche le fait que la grande majorité de l'histoire se trouve dans la première moitié du film, alors que la seconde moitié se concentre beaucoup plus sur l'action pure... Mais attention hein, de l'action comme on n'en avait jamais vue jusqu'ici !!!

(Lois je te kiffe !!! Et contrairement à Kal-El, j'aime aussi Faora ! Quel dilemme...)

Car il ne faudrait pas oublier que le réalisateur Zack Snyder n'est pas franchement réputé pour sa finesse. On s'en rend assez vite compte dès les premiers plans sur Krypton en pleine guerre civile, puis à travers diverses scènes d'action qui ponctuent la première moitié du métrage. Mais tout ça n'est qu'un vulgaire échauffement comparé à la seconde moitié du film où vont se succéder des scènes d'action/baston toutes plus impressionnantes les unes que les autres, dans un très long crescendo qui risque bien de laisser plus d'un spectateur sur le carreau tant le niveau de destruction est élevé ! Et heureusement que Mr. Snyder est particulièrement à l'aise avec ce type de cinéma car on évite l'indigestion insupportable à la Michael Bay (qui a dit "Transformers 3" ?) grâce à une photographie générale assez sobre mais aussi un renouvellement constant des situations et des protagonistes, même si l'on a rarement le temps de reprendre son souffle. Que ça fait du bien d'en prendre autant pour son grade ! Il était d'ailleurs temps qu'un personnage comme Superman dispose de scènes d'action à la hauteur de ses pouvoirs, c'est à dire gigantesques et très très impressionnantes ! Finalement, ça tombe sous le sens d'avoir été aussi loin dans ce domaine puisqu'il s'agit après-tout d'un des super-héros les plus puissants !!! Zack Snyder abuse tout de même un petit peu des plans qui tremblotent pour rien, surtout dans les scènes calmes, mais l'ensemble reste extrêmement lisible (ce qui est étonnant quand on atteint un tel niveau de destruction massive), et en tant que fan du réalisateur je regrette en revanche la disparition des plans au ralenti qui ont fait sa renommée et qu'il est l'un des seuls à savoir utiliser correctement. En tout cas, "Man Of Steel" est une énorme baffe visuelle, et quand cette baffe est assénée par un kryptonien nourri de la puissance du soleil terrestre, elle atteint une intensité qu'on n'est pas près d'oublier !

Les acteurs sont tous très impliqués dans leur rôle et savent rendre leur personnage crédible et attractif ou détestable selon le cas. On commence bien évidemment par un Henry Cavill incroyablement barraqué dans le rôle principal, et qui montre même à quelques reprises qu'il ne s'agit pas de rembourrage ou de retouches visuelles. Son sérieux et son charisme impressionnent, et ce que certains prendront pour de la froideur est finalement tout à fait raccord avec son personnage. D'ailleurs, quand il sourit (les rares fois où il le fait), on ne peut pas s'empêcher de le trouver terriblement classe et droit dans ses bottes (d'ailleurs le costume est également très réussi). Henry Cavill est un excellent choix de casting et il est très agréable de se retrouver confronté à un personnage d'âge mûr (et tout de même capable d'hésitations), contrairement à la concurrence qui préfère rajeunir ses personnages juste pour toucher un public plus large (qui a dit "The Amazing Spider-Man" ?). L'autre grande réussite c'est évidemment le méchant, la condition nécessaire pour réussir un bon film de super-héros ! Michael Shannon nous livre un Général Zod bien moins cliché et beaucoup plus profond que celui qu'on avait pu voir dans le film de 1980. Si l'acteur n'a pas un physique aussi impressionnant que celui de Superman, il le cache bien grâce à une présence très forte et des motivations crédibles et plus profondes que ce qu'on aurait pu en attendre. Une grande réussite ! Lois Lane évite également les pires clichés du genre en s'affirmant comme une femme moderne et de conviction, sans être casse-couille, et sous les traits délicieux d'Amy Adams. La belle Antje Traue n'est pas en reste et livre une Faora plus monolithique, mais incroyablement effrayante de par sa dévotion à la cause kryptonienne. Russell Crowe est aussi l'une des grandes forces de ce film grâce à son Jor-El charismatique, sage, philosophe, intellectuel et pourtant également très fort ! Kevin Costner prouve qu'il est lui aussi toujours un très grand acteur capable de susciter de fortes émotions. Ça fait vraiment plaisir de le revoir dans une production de grande ampleur ! Le film contient également un grand nombre de personnages secondaires très bien interprétés par quelques figures connues du cinéma ou de la télévision, dont notamment Christopher Meloni ("New-York - Unité Spéciale") dans le rôle du Colonel Hardy ou encore l'excellent Laurence Fishburne (l'inoubliable Morpheus de "Matrix") dans le rôle de Perry White, le rédac' chef du journal Daily Planet. Tout ce petit monde a énormément de talent, et ça se voit !


(Même maintenant que j'ai vu le film, je ne me lasse pas de cette-annonce sublime !)

"Man Of Steel" par Zack Snyder est une superbe réussite qui va bien au-delà de mes espérances en ce qui concerne ce personnage. Ce réalisateur n'arrive décidément pas à me décevoir et il signe un nouveau classique dont je ne suis pas près de me lasser lorsqu'il sortira en vidéo. Mais je n'ai pas l'intention d'attendre jusque-là et je compte bien revoir ce film à plusieurs reprises dans une salle oscure pour pouvoir profiter à fond du spectacle total et sans concession qu'il délivre. Certains déploreront peut-être un certain manque de psychologie par rapport à ce qu'on pouvait trouver dans la trilogie "The Dark Knight" de Christopher Nolan, mais il ne faudrait pas oublier qu'il n'est peut-être pas possible de traiter n'importe-quel personnage de cette manière, et encore une fois "Man Of Steel" fait preuve de bien plus de finesse qu'il n'y parait quand on se penche vraiment sur son contenu de fond. Des thématiques assez pointues comme l'eugénisme, la religion ou le patriotisme y sont disséminées, non pas dans le but de faire du prosélytisme, mais plutôt pour apporter divers degrés de lecture à un personnage qui a déjà été confronté à ces reflexions de la part de ses fans depuis sa création il y a 75 ans. Superman a donc fait l'objet de recherches assez poussées par l'équipe du film et "Man Of Steel" n'a pas fini d'être au cœur de discussions passionnées, rien que pour tous ses petits détails un peu osés et déroutants (mais qui ne sont pas des trahisons, contrairement à ce qu'on avait pu voir dans "Iron Man 3"). Signalons enfin la partition musicale de Hans Zimmer qui signe un nouveau thème à la fois sombre, émouvant et épique à souhait, même s'il n'arrive pas à la cheville du thème historique composé par John Williams en 1978. Son seul défaut est de tourner un peu en boucle pendant tout le film et de manquer de variété. Mais ça reste du pur Hans Zimmer et ça sert à merveille le personnage grandiose dont il est question ici !

Seules ombres au tableau : quelques fautes de goût et facilités dans certains aspects du scénario, et aussi le fait que certains personnages restent un peu trop au second plan (comme l'équipe du Daily Planet). Mais en dehors de ça on prend une telle claque que c'est vite oublié/pardonné...

Ça y est, Warner et DC ont réussi à porter un autre personnage que Batman sur grand écran avec succès pour la première fois depuis près de 30 ans ! La première pierre qui mène au film "Justice League" est posée mais on est encore loin de ce but-là (il y a d'ailleurs deux indices cachés dans "Man Of Steel" qui indiquent que l'univers commun de DC au cinéma commence à se mettre en place, les avez-vous vus ?). La prochaine étape consistera plutôt dans le fait de transformer l'essai avec un "Man Of Steel 2" qui est déjà dans les cartons avec le même scénariste, le même réalisateur et le même casting. Seul problème, il semble que le studio veuille voir sortir cette suite dès 2014 et le délai semble un peu court pour proposer un produit de qualité. Espérons qu'il s'agisse plutôt d'un tournage en 2014 pour une sortie en 2015 et ensuite on pourra se préoccuper du nouveau Batman et du reste de la Ligue de Justice. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, ce serait le meilleur moyen de gâcher le grand pas qui vient d'être franchi...

1 commentaire:

Jb from Dublin a dit…

Qd tu veux pour le contre visionnage.
Cheers.