16 décembre 2012

Critique ciné : Le Hobbit - Un Voyage Inattendu

Publié pour la première fois en 1937, le roman pour enfants "The Hobbit" (publié en France sous les titres "Bilbo Le Hobbit" puis "Le Hobbit") était la première étape de la construction de l'univers imaginaire du britannique J.R.R. Tolkien, professeur d'anglais à l'origine, qui aboutit notamment à la publication de la trilogie "Le Seigneur Des Anneaux" parue entre 1954 et 1955.

"Le Hobbit" a déjà été décliné sous de nombreuses formes : pièce de théâtre, jeux-vidéo, feuilleton radiophonique, bande-dessinée et même un film animé pour la télévision américaine en 1977. Le réalisateur Peter Jackson (alors uniquement connu pour ses films "Bad Taste", "Meet The Feebles", "Braidead" et "Créatures Célestes") désire adapter "Le Hobbit" sous forme de long-métrage à partir de 1995 avec l'aide du producteur Harvey Weinstein, dans ce qui serait le premier volet d'une trilogie dont les deux autres parties seraient tirées du "Seigneur Des Anneaux". Vu que les droits de distribution du "Hobbit" appartenaient alors à un studio concurrent de celui de Weinstein et que les négociations de rachat des droits n'aboutirent jamais, Peter Jackson finit par réaliser directement "Le Seigneur Des Anneaux" avec l'aide des studios New Line sans pouvoir commencer par le prologue de l'histoire.

La trilogie cinématographique sortie entre 2001 et 2003 connait un succès colossal mais Peter Jackson porte plainte contre les studios New Line en 2005 car il considère n'avoir pas reçu sa part du gâteau en ce qui concerne les ventes de produits dérivés et de jeux-vidéo inspirés du premier film "La Communauté De L'Anneau". Il souhaite que cette affaire soit réglée avant qu'il ne s'attaque à la réalisation d'un nouveau film, car les droits du "Hobbit" appartiennent à la Metro-Goldwin-Mayer à partir de 2006, et ce studio est heureux de collaborer avec New Line pour produire de nouveaux films (ce qui est très logique vu le succès phénoménal de la première trilogie). Mais en 2007, à cause de la plainte de Peter Jackson, le co-fondateur de New Line déclare que celui-ci ne réalisera plus jamais de film pour son studio. New Line perd son procès contre Peter Jackson mais la MGM tente de calmer le jeu entre les deux parties pour que le travail sur le futur film puisse reprendre. Fin 2007, tout le monde tombe d'accord sur le fait que Peter Jackson sera producteur éxécutif de l'adaptation du "Hobbit" qui se fera sous la forme de deux films qui sortiront en décembre 2011 et 2012.

En 2008, New Line est racheté par les studios Warner Bros. et c'est le mexicain Guillermo del Toro ("Blade II", "Hellboy", "Le Labyrinthe De Pan") qui est engagé pour réaliser les deux films. Mais les héritiers de J.R.R. Tolkien portent également plainte contre New Line à ce moment-là car ils considèrent que le studio ne leur a pas versé le pourcentage convenu sur les revenus de la trilogie cinématographique, bloquant ainsi toute possibilité de tournage pour "Le Hobbit". Malgré cela, Peter Jackson, Fran Walsh, Philippa Boyens (les trois scénaristes de la trilogie du "Seigneur Des Anneaux") et Guillermo del Toro commencent à travailler sur le scénario des nouveaux films à partir de la mi-2008. Fin 2009, alors que le différend entre les héritiers de Tolkien et la New Line sont enfin réglés (grâce à un dédommagement de plus de 38 millions de dollars), Peter Jackson annonce que le scénario ne sera pas prêt à temps et que la production (et donc la sortie) des films va être retardée.

En mai 2010, Guillermo del Toro annonce que la production des nouveaux films n'est toujours pas officiellement lancée à cause des problèmes financiers de la MGM, alors que tous les concepts sont prêts ! Il quitte même son poste de réalisateur quelques jours plus tard car le tournage n'a toujours pas de date de commencement. En octobre 2010, on apprend finalement que Peter Jackson se chargera de réaliser les deux films, et que ceux-ci sortiront en 3D. Le feu vert est donné pour que le tournage débute en février 2011. Mais en septembre 2010, le syndicat des acteurs néo-zélandais interdit à ses membres de participer au tournage car aucun accord financier satisfaisant n'a été trouvé avec la production. Bien qu'il ait toujours été question de tourner les nouveaux films dans le même pays que la première trilogie, Peter Jackson, Warner Bros. et New Line envisagent alors d'aller tourner en Europe de l'est. Craignant une grosse perte des revenus générés par le tourisme, le peuple néo-zélandais demande à son gouvernement d'intervenir, et c'est exactement ce qui se passe puisque certaines lois en faveur de la protection du travail sont modifiées afin que la production puisse s'effectuer dans le pays.

Dès les premiers travaux sur "Le Hobbit" en 2006, l'objectif était de produire deux films : un premier qui couvrirait les événements du livre "Bilbo Le Hobbit", puis un second qui ferait le lien avec la trilogie du "Seigneur Des Anneaux", tout en bouchant certains trous de l'histoire du premier film mais en faisant bien attention de ne pas s'inspirer des livres posthumes "Le Silmarillion" (1977) et "Contes Et Légendes Inachevés" (1982) dont la famille Tolkien n'a jamais cédé les droits d'adaptation au cinéma. Fin 2008, Guillermo del Toro annonçait finalement que l'histoire de "Bilbo Le Hobbit" était plus dense que dans se souvenirs et qu'elle allait finalement s'étaler sur deux films, abandonnant ainsi l'idée d'un film qui ferait la transition entre les deux sagas. Ce n'est que très tardivement, après le tournage des deux films, en juillet 2012, que Peter Jackson a affirmé vouloir ajouter un troisième film à son adaptation. Ce troisième film s'inspirerait des appendices présents à la fin du livre "Le Retour Du Roi" pour faire le lien entre les deux sagas. Si le second film est toujours prévu pour fin 2013, le troisième film a rapidement été officialisé (avec la prévision de nouvelles séances de tournage) pour une sortie à l'été 2014.

Ouf, après une production plus que chaotique, le premier film nommé "Le Hobbit - Un Voyage Inattendu" sort enfin en décembre 2012 ! Mais il reste un détail technique à mentionner : ce film est la toute première grosse production à avoir été intégralement tournée avec des caméras ayant un débit de 48 fps (48 images par seconde) au lieu des 24 fps habituellement utilisés au cinéma depuis les années 1920. Ce doublement de la fréquence des images doit avoir pour effet de réduire l'effet de flou lors des mouvements, apportant ainsi une plus grande netteté et une meilleure fluidité au film, tout en augmentant le réalisme des images. Le but est également d'apporter plus de fluidité aux projections en 3D qui souffrent généralement de saccades lorsque l'action se met à bouger rapidement. En France, seulement une quarantaine de salles projètent "Le Hobbit - Un Voyage Inattendu" avec un débit de 48 fps, également appelé HFR (pour High Frame Rate), et à priori uniquement dans le cadre de projections 3D ou IMAX 3D. Etant donné que les premiers retours face à cette nouvelle norme ont été très partagés (avec une expérience sublime pour les uns, ou des crises de vomissements ou de maux de tête pour d'autres), je suis impatient de voir à quoi cela ressemble et ce que ça change vraiment...


L'histoire : Bilbon Sacquet, comme tout hobbit respectable, mène une vie paisible et dénuée d'aventures au sein de la Comté. Mais l'arrivée inattendue d'un magicien accompagné de 13 nains va bouleverser la vie du hobbit qui va se retrouver embarqué dans une aventure au cours de laquelle il fera des rencontres extraordinaires, dont une qui va peser sur le destin de la Terre du Milieu toute entière...

Une fois n'est pas coutume, commençons par l'aspect technique du film avec cette histoire de 48 fps ! Il est impossible de passer à côté de la différence générée par ce type de projection : l'image est clairement plus fine et plus fluide. Mais c'est là tout le problème : l'image est tellement fine qu'elle révèle beaucoup trop le côté artificiel des décors, des costumes et des effets spéciaux. Tout a l'air d'être en toc ! Mais ce n'est pas le pire, car la fluidité est telle qu'on a l'impression que le film est projeté légèrement en accéléré, comme si le projectionniste s'était trompé dans ses réglages (ce qui est évidement impossible dans le cadre des projections numériques). Et quelle que soit la qualité de la lumière et des décors, on a l'impression de regarder un téléfilm (ce qui est logique puisque les fréquences d'images à la télévision ont toujours été plus rapides qu'au cinéma). C'est une expérience très perturbante qui m'a fortement déplu ! Même si les 10 premières minutes du film sont les plus déstabilisantes de ce point de vue là, je n'ai jamais réussi à m'y habituer pendant les 2h50 que totalisent le métrage. Cela m'a empêché de rentrer complètement dans le film, et vu que ça ne résout pas tout à fait les problèmes de saccades en 3D, je ne suis pas sûr de réitérer l'expérience un jour...

Continuons sur le côté visuel du film : malgré de nombreux points communs avec la trilogie du "Seigneur Des Anneaux", force est de constater que l'image et la lumière du "Hobbit" sont un peu différentes, ce qui étrange vu que c'est le même directeur de la photographie, Andrew Lesnie, qui a travaillé sur tous ces films. Même en extérieurs, de nombreux plans semblent bénéficier d'une lumière artificielle qui rappelle davantage les films de Zack Snyder ("300", "Watchmen", "Sucker Punch") que la première trilogie de Peter Jackson avec ses décors à perte de vue. D'ailleurs, les plans aériens sont peut-être ici encore plus majestueux que ceux de la trilogie, mais ils ont parfois un côté factice qui semblait bien moins présent dans les trois premiers films. D'ailleurs, les plans retouchés en images de synthèse sont légion (et très visibles) dans "Le Hobbit" alors que Peter Jackson avait redoublé d'ingéniosité pour n'en utiliser que lorsque c'était vraiment nécessaire dans "Le Seigneur Des Anneaux". Les Orcs et les Gobelins ne sont plus interprétés par des acteurs masqués ou maquillés, ils sont intégralement en CGI et on perd alors beaucoup du réalisme présent dans les films précédents. On notera d'ailleurs que les Orcs, Gobelins et Wargs n'ont pas la même apparence que dans les trois autres films (car ce sont visiblement les travaux de Guillermo del Toro qui ont été conservés à ce niveau), ce qui est vraiment dommage en termes de continuité visuelle pour la saga ! Seul Gollum (toujours interprété par Andy Serkis, aussi bien pour les mouvements que la voix en VO) reste très proche de l'apparence qu'on lui connaissait déjà, mais en mieux ! On voit que la technologie a évolué en dix ans et il reste encore une fois l'une des plus belles réussites techniques de la saga ! Mais dans l'ensemble, Peter Jackson ne nous avait pas habitués à une telle omniprésence d'images de synthèse, ni au fait que cela se remarque à ce point (quoique ce dernier détail est peut-être dû à la projection en 48 fps).

(Cliquez sur les images de l'article pour les agrandir)
(Les lumières de Fondcombe sont artificielles, mais elles passent très bien à cause du côté magique du lieu...)

Il n'y a pas que l'aspect visuel qui diffère légèrement du "Seigneur Des Anneaux", il y a aussi le ton général du film ! Il est vrai que le livre "Bilbo Le Hobbit" est avant-tout un roman destiné aux enfants, mais ce n'était peut-être pas la peine de tomber dans de tels excès de légèreté dans son adaptation sur grand écran ! Car on frôle tout de même parfois le ridicule le plus complet lorsque les Nains se mettent à chanter en faisant la vaisselle, ou qu'un personnage exagérément maladroit se retrouve entouré de petits animaux de la forêt avec qui il communique sans peine ! On dirait que j'évoque les plus gros clichés du cinéma de chez Disney, n'est-ce pas ? Et pourtant ces éléments comiques sont bien présents dans "Le Hobbit", à la grande stupéfaction du spectateur habitué au grand sérieux (certes parfois ponctué de quelques touches d'humour) du "Seigneur Des Anneaux" ! Même le personnage principal de Bilbon Sacquet (interprété par Martin Freeman qui livre une performance quasi-identique à celle du personnage principal qu'il interprétait également dans le film "H2G2") en fait parfois un peu trop en matière de cabotinage. Bilbon est certes un personnage nettement plus coloré que son neveu Frodon, mais là c'est parfois, voire même un peu trop souvent poussif et finalement assez peu drôle. Dommage car cela n'aide pas vraiment à ce que l'on s'attache au personnage... Il y a tout de même quelques scènes très sérieuses dans "Le Hobbit", mais celles-ci tranchent un peu trop avec le reste et le tout manque de cohérence dans ce film qui ne semble jamais vraiment savoir sur quel pied danser en termes de tonalité.

L'idée de vouloir transposer l'histoire de Bilbon Sacquet sur deux films (voire trois, on ne sait plus trop) est forcément très compréhensible du point de vue économique et commercial. Encore aurait-il fallu que cela ne se ressente pas trop à l'écran, mais ce n'est malheureusement pas le cas puisque les longueurs sont bien présentes à intervalles réguliers dans le film. Surtout au début ! Car était-il nécessaire d'insister aussi longuement sur les hésitations de Bilbon en début de métrage alors qu'on sait très bien qu'il va finir par partir avec les Nains ? Sinon il n'y aurait pas de film... J'ai du mal à croire qu'il y aura une version encore plus longue pour les sorties DVD/Blu-Ray, et pourtant ce sera bien le cas ! Certains personnages comme Thorin Ecu-De-Chêne (Richard Armitage), le chef des Nains, sont développés de manière assez maladroite, notamment par le biais de flashbacks, pour tenter de nous les imposer comme héros secondaires de l'histoire, mais cela ne prend pas car il difficile de trouver ce personnage sympathique tant il est désagréable avec Bilbon et on est bien loin de la classe que dégageaient les paroles et les actes d'Aragorn dans "Le Seigneur Des Anneaux". Heureusement qu'on retrouve le Gandalf (Ian McKellen) impérial et malicieux que l'on avait déjà adoré par le passé !

(Gollum est à la fois un réussite technique exceptionnelle et le personnage d'une des meilleures scènes du film.)

Adapter un roman culte est toujours une tâche complexe, et même lorsque le matériau d'origine n'est pas forcément très connu, les différences entre le livre et le film sont inévitables (il y en avait d'ailleurs pas mal dans "Le Seigneur Des Anneaux", sans que cela ne pose trop de problèmes). Mais ici, dans "Le Hobbit", les modifications et rajouts sont légion ! Presque une scène sur deux est un rajout, et les scènes tirées du livre sont quasiment toutes modifiées dans leur déroulement ou leur conclusion. Bref, c'était la meilleure chose à faire pour se mettre à dos tous les fans du livre ! Les spectateurs n'ayant pas lu Tolkien ne seront, eux, pas gênés par ces différences mais il y a tout de même de grandes chances pour qu'ils remarquent les changements incessants (déjà évoqués plus hauts) dans le ton du film, passant parfois du plus grand sérieux à l'idiotie la plus complète. À propos d'idiotie, l'un des rajouts de l'histoire se concrétise par un personnage, un collègue de Gandalf, qui fait preuve d'une stupidité sans bornes à chacune de ses apparitions ! Si les plus jeunes se réjouiront de ces scènes (heureusement assez peu nombreuses), les adultes et les fans du livre ne pourront qu'être consternés par tant de facilité humoristique, bien loin des petites touches d'humour bien pensées du "Seigneur Des Anneaux".

En revanche, et même s'il s'agit également de rajouts par rapport au roman, on se réjouit des apparitions de quelques acteurs majeurs déjà vus dans le "Seigneur Des Anneaux". Ceux que l'on peut voir au tout début du métrage font très bien le lien avec la trilogie sortie il y a une dizaine d'années, tandis que ceux que l'on peut voir en milieu de film apportent un peu de sérieux et de poids à l'histoire. Signalons pour terminer la nouvelle partition musicale encore une fois composée par Howard Shore, toujours aussi somptueuse et inspirée ! Si les seules quelques mélodies déjà connues ne servent (logiquement) qu'à illustrer les scènes ayant un lien avec "Le Seigneur Des Anneaux", c'est parce-que "Le Hobbit" dispose d'un nouveau thème principal sublime et dérivé des la chanson des Nains. Un thème qui revient en permanence tout au long du film et qu'il est difficile de se sortir de la tête une fois sorti du film. Donc une belle réussite !



Maintenant que j'arrive à la conclusion de cette critique, je me rends compte que j'ai essentiellement dit du mal de nombreux aspects du film "Le Hobbit - Un Voyage Inattendu" ! Pourtant, le film est loin d'être mauvais et il est sans nul doute l'un des plus grands et des plus beaux divertissements de cette année 2012. Les familles et les spectateurs de tous horizons vont clairement passer un excellent moment en suivant ce début des aventures d'un hobbit, de treize nains et d'un magicien. Grand spectacle, décors somptueux, personnages attachants et humour sont au rendez-vous !

Mais l'une des grandes réussites de Peter Jackson qui consistait à avoir su plaire aussi bien au grand public qu'aux fans d'héroïc-fantasy mature avec "Le Seigneur Des Anneaux" n'est malheureusement plus d'actualité dans "The Hobbit" et on y dénombre trop de longueurs et de fautes de goût narratives et visuelles pour pouvoir affirmer qu'il s'agit d'un grand film. Beaucoup des défauts du long-métrage auraient été pardonnables s'il avait été réalisé par un cinéaste qui aurait essayé d'y insuffler sa vision et ses différences (ce qui aurait été le cas avec Guillermo del Toro). Difficile en revanche de comprendre pourquoi Peter Jackson a commis des fautes aussi grossières, notamment en ce qui concerne la continuité visuelle des films... S'il avait tout à prouver à l'époque de la première trilogie, il semble aujourd'hui que le cinéaste se repose sur des moyens techniques et financiers dont il ne disposait pas auparavant, et cela a tendance à se sentir puisqu'il fait preuve de moins d'inventivité ou d'originalité. Dommage...

(Galadriel je te kiffe ! Surtout quand tu mets des robes légères et que tu te tiens dos au soleil...)

Peut-être aussi suis-je trop sévère avec le film à cause de cette projection en HFR (48 fps) qui ne m'a vraiment pas plu ! L'image est vraiment sublime et la 3D incroyablement claire et profonde, mais les images de synthèse deviennent trop visibles et surtout les animations manquent de naturel (alors que le but était d'apporter davantage de réalisme). Peut-être que des ajustements devront être apportés à cette technologie qui, après tout, fait ses débuts dans les salles obscures, et peut-être également que cela conviendra mieux à d'autres types de films comme par exemple les futures suites d'"Avatar" que James Cameron compte bien filmer en 48 fps.

Pour finir, j'aimerais préciser que si je suis aussi pointilleux avec cette adaptation de "Le Hobbit", c'est peut-être également parce-que c'est un livre que j'ai lu pour la première fois à l'âge de 11 ans (donc il y a plus de 20 ans) dans le cadre d'un cours de français où nous avons passé un trimestre entier à décortiquer le livre et que je l'ai relu à de nombreuses reprises depuis car je l'apprécie énormément. De plus, j'apprécie assez peu la démarche purement commerciale engagée autour de l'adaptation de "Bilbo Le Hobbit" pour en faire 3 films (là où 2 auraient été largement sufffisants). Cette volonté de rallonger la sauce avec du contenu inédit (et souvent raté) se sent beaucoup trop dans le film à mon avis. Rendez-vous le 11 décembre 2013 pour voir si Peter Jackson redressera la barre avec "Le Hobbit - La Désolation De Smaug", mais pour être honnête j'en doute fortement...

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