31 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 4

Le soleil fait enfin son apparition sur Gérardmer, mais on s'en fout car la compétition continue avec It Follows, le second film de David Robert Mitchell qui nous vient des Etats-Unis.


Le film est une métaphore plus qu'évidente sur le sexe et ses conséquences (entre adolescents). Il reprend la plupart des codes du slasher, sans toutefois véritablement appartenir à ce genre puisque la menace est ici plus insidieuse et plutôt de type surnaturel. Il s'agit en effet d'une malédiction dont il est quasi-impossible de se débarrasser, si ce n'est d'une manière qui implique des choix difficiles. La détresse des jeunes gens est plus que palpable, et on s'attache véritablement à eux. La peur est aussi très présente, et c'est ce qui fait la réussite de ce film qui maîtrise très bien ses ambiances et leur progression, plutôt que de jouer la carte du gore et des jump-scares stupides.

Si on devait chercher un modèle à It Follows, il faudrait lorgner du côté du premier film Halloween réalisé par John Carpenter pour son rythme, son frisson et ses adolescents désemparés et attachants. L'hommage à Carpenter est d'ailleurs plus que flagrant au niveau de la musique du film, et même si on peut déplorer quelques manques d'explications sur l'origine des phénomènes présentés dans le film, It Follows est clairement mon grand favori de cette sélection !



On poursuit avec la compétition des court-métrages. 5 films sont en lice et très honnêtement ils sont tous d'un très bon niveau, même si j'ai eu un peu de mal à accrocher à l'énigmatique Puzzle, et que je ne me suis pas vraiment laissé emporter par le pourtant très beau Shadow. J'ai en revanche été complètement séduit par la photo et les effets spéciaux de Habana (même si celui-ci manquait finalement de scénario conséquent), la recherche visuelle et la très belle photo du pourtant bien violent L'Art Du Geste, mais celui qui m'a complètement transporté et ému c'est clairement le sublime Rien Ne Peut T'arrêter et sa magnifique musique que j'espère voir récompensés !

Puis on sort de la compétition avec la présentation en avant-première de Réalité, le nouveau film de Quentin Dupieux (Steak, Wrong, Rubber, Wrong Cops) qui réunit Alain Chabat, Jonathan Lambert et Elodie Bouchez (ces deux derniers sont d'ailleurs présents pour présenter le film.


On y suit pêle-mêle un projet de film auquel il ne manque plus qu'un détail sonore pour se concrétiser, un producteur qui supervise le tournage d'un film sur une petite fille dont le père chasse un sanglier à l'intérieur duquel on retrouve un mystérieuse VHS, un animateur TV pris de démangeaisons, un directeur d'école travesti, une psychanalyste qui analyse les rêves, etc... Tout ça finit par totalement se mélanger quand les différentes histoires s’imbriquent les unes dans les autres et que les rêves, les films et la réalité se mélangent les uns avec les autres. Bref, tout ça n'a (volontairement) aucun sens, et c'est une nouvelle occasion pour moi de vérifier que je ne suis pas du tout fan du cinéma de Quentin Dupieux, sans parler de la même musique lancinante présente ici en boucle et qui finit vite par devenir insupportable.

Et c'est au tour de These Final Hours (vraisemblablement traduit Nos Dernière Heures pour le marché français) du réalisateur/scénariste australien Zak Hilditch de conclure cette avant-dernière journée de compétition. Celui-ci est d'ailleurs présent pour présenter son film et il nous promet un film apocalyptique différent de ce qu'on a déjà pu voir (surtout dans le cas de ceux qui se déroulent toujours à Paris, Londres ou New-York), puisqu'il a choisi sa ville natale de Perth comme cadre de son histoire.


Il s'agit d'ailleurs plutôt de ce que j'ai envie d'appeler un film pré-apocalyptique, puisque la Terre est en train de vivre ses dernières heures, de nombreux pays ont déjà totalement disparu, et l'Australie sera inexorablement atteinte d'ici une dizaine d'heures. Et on y suit un bad-boy au grand cœur qui, même s'il se trouve en plein dilemme relationnel alors que la fin est proche, va tenter d'aider une petite fille à rejoindre sa famille, une mission peu aisée lorsque la totalité de la population locale n'a plus peur des conséquences de ses actes...



C'est rythmé, cohérent et crédible, et il est impossible de ne pas s'attacher au personnage de James ainsi qu'à la petite Rose. Le film tient toutes ses promesses et les temps morts quasi-inexistants. Pas grand-chose d'autre à dire si ce n'est que les situations se renouvellent suffisemment pour maintenir l'intérêt tout le long du métrage et qu'il s'agit tout simplement d'un bon film !

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 3

Il neige, il neige sur Gérardmer, à tel point qu'on se demande s'il sera un jour possible de repartir d'ici... mais ce n'est pas important pour le moment puisque la compétition reprend avec un co-production entre la Lettonie et l'Estonie : The Man In The Orange Jacket


Le réalisateur Aik Karapetian est là pour nous présenter son film. Il nous explique que celui-ci a mis 5 ans à voir le jour car son budget était quasi-nul, et que jusqu'au bout il n'était pas sûr de pouvoir le terminer. On se croirait tout d'abord dans un slasher ou un home-invasion sur fond de crise sociale, mais le film ne démarre vraiment que lorsque celui qui vient de commettre un massacre s'installe dans la riche demeure où il a commis ses actes et tente de vivre de manière aisée.

S’enchaînent alors diverses séquences où cet homme au gilet orange tente de s'occuper mais on sent bien que quelque-chose ne tourne pas rond et qu'il pourrait lui-même se trouver en grand danger. L'ambiance au sein de cette demeure n'est pas sans rappeler celle du film Shining car on y joue beaucoup avec le sentiment d'isolation, les accès de violence gratuite et le sentiment de réalité. Un film plutôt inhabituel, qui ne lasse pas car il dure juste 1h11, et qui m'a séduit par sa narration complexe qui semble avoir laissé pas mal d'autres spectateurs sur le carreau. Le tout est en tout cas plutôt bien exécuté pour un film qui a bénéficié d'aussi peu de moyens.

Comme chaque année, j'en profite pour faire un petit tour au Grimoire, le salon littéraire du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer. C'est toujours l'occasion de voir qu'il existe mine de rien de nombreux auteurs pour la littérature de genre en France, sans parler du stand de goodies et de DVD qui annonce la tenue prochaine du Bloody Week-End édition 2015.



On retourne ensuite du côté de la compétition, du surnaturel et des Etats-Unis avec Jamie Marks Is Dead du réalisateur Carter Smith.


Des adolescents y sont confrontés à la mort d'un de leurs camarades, un camarade qui était d'ailleurs persécuté et relativement peu apprécié dans son établissement scolaire. Mais le jeune Adam, ainsi que son amie Gracie, voient le jeune Jamie Marks (ou son fantôme ?) revenir et s'adresser à eux. On comprend assez vite qu'il s'agit d'une métaphore sur la découverte de la sexualité, voire de l'homosexualité, mais le film tourne en rond et on a du mal à saisir le véritable but de l'ensemble. Les dialogues se succèdent sans que rien de nouveau ne soit apporté et divers éléments viennent perturber le récit, et on s'ennuie rapidement devant cette analogie dont on a du mal à saisir la finalité. Notons d'ailleurs que les personnages incarnés par Liv Tyler et Judy Greer ne servent strictement à rien (elles représentent l'autorité parentale, je suppose) et viennent ralentir un propos déjà peu clair. Un film à oublier...

Et on clôture la journée sur un troisième film en compétition : The Voices. Il s'agit d'une production américaine avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton et Anna Kendrick, et réalisée par Marjane Satrapi (l'auteure de la BD Persepolis qui avait été adaptée au cinéma en 2007).


On plonge ici dans l'univers de la comédie déjantée avec le personnage de Jerry qui entend les voix de son chat et de son chien et qui dialogue avec eux pour prendre des décisions importantes dans sa vie relativement guillerette et pleine de couleurs acidulées. Mais les choses vont sérieusement déraper (dans le sanglant) lorsque Jerry, très maladroit, tente de séduire la belle Fiona de la comptabilité...

Le sujet abordé ici a déjà été traité à d'innombrables reprises au cinéma, mais c'est le point de vue de l'histoire qui rend l'ensemble original et réjouissant. Car on rigole souvent, notamment grâce à la candeur du personnage un peu idiot campé avec brio par Ryan Reynolds, sans oublier les dialogues très crus qu'il peut avoir avec son chat. Et la grande beauté de Gemma Arterton et Anna Kendrick ne fait pas oublier que c'est en fait un sujet très grave, et qui fait parfois froid dans le dos, qui est abordé ici. Un film original, très malin, parfois grave (malgré les apparences) qu'on ne risque pas d'oublier de si tôt ! Ça devrait être un des favoris du palmarès...

30 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 2

On démarre la première journée complète du festival avec un film autrichien en compétition : Goodnight Mommy !


On y suit le quotidien de deux jeunes frères jumeaux et de leur mère qui revient à la maison après une chirurgie du visage. Les scènes très contemplatives, souvent dénuées de dialogues, s’enchaînent pendant plus d'une heure et demi, et on comprend rapidement qu'un profond malaise perturbe cette famille isolée.


Malheureusement, le rythme beaucoup trop lent de cette production empêche de s'y intéresser vraiment, car si on a compris que quelque-chose ne va pas dès le départ, il faudra être trèèèèèès patient pour commencer à obtenir ne serait-ce qu'un début d'explication. Les spectateurs les plus attentifs ou les plus connaisseurs du cinéma de genre auront tôt fait de découvrir le pot aux roses (d'où un léger goût de déjà-vu), et les diverses tentatives de détourner l'attention n'y changeront pas grand-chose. Seule la dernière partie du film possède un peu de tension et d'enjeux, mais celle-ci s'étale également sur une trop longue durée qui finit par saper l'attention. La tentative est louable, et comprend bien où les réalisateurs ont voulu en venir, mais à force de vouloir perdre le spectateur, on finit par vraiment y arriver !

Un petit tour à l'exposition consacrée aux films de la Hammer permet de revoir les bande-annonces ainsi que les acteurs et actrices cultes de ce studio qui a re-dynamisé les grandes figures de l'horreur, ainsi que les débuts d'un certain magazine français bien connu :



Puis la compétition reprend avec Cub (qui sera certainement, et très justement, traduit Louveteau pour le marché français), le premier film du jeune réalisateur belge Jonas Govaerts qui s'intéresse aux scouts et à leur camp d'été où quelque-chose va forcément mal tourner.


Le réalisateur avoue que son film est un hommage aux films des années 80 avec un petit côté Goonies. Et c'est effectivement le cas puisqu'on navigue entre les codes du slasher et du survival sanglant. L'originalité n'est donc pas vraiment de mise, mais peu importe puisque ce n'était pas l'intention du cinéaste. Et le résultat est à la fois efficace, drôle (par moments) et bien rythmé, tout en réservant éventuellement quelques petites surprises en fin de métrage. Un bon petit film, qui ne réinvente absolument rien, mais qui s'avère bien sympa.

La journée se poursuit avec un hommage au réalisateur Robert Rodriguez (Desperado, Une Nuit En Enfer, Faculty, Sin City, Machete). Celui-ci déclare avoir le sentiment de se trouver au bon endroit lorsqu'il voit l'ambiance du festival et les gens maquillés (avec du sang ou des fausses cicatrices sur le visage). Il se remémore le moment où il avait montré la bande-annonce de Planète Terreur (avant la sortie du film) à James Cameron, et que celui-ci lui avait dit avoir le sentiment que l'univers complètement barré visible dans la vidéo avait beaucoup de sens et qu'il se reconnaissait dans ce genre de cinéma. Car c'est ça qui plait à Robert Rodriguez dans le cinéma : la possibilité de créer un univers complètement fantaisiste puis de bénéficier d'une totale liberté pour construire son récit à l'intérieur.


Et on enchaîne directement sur le troisième et dernier film en compétition de la journée : The Signal du réalisateur américain William Eubank, qui nous ramène du côté de la science-fiction en explorant divers univers comme celui des hackers et des mystères à la X-Files.


Trois jeunes gens tentent de localiser un célèbre hacker mais leur route va les mener sur le lieu d'un phénomène inexpliqué, ce qui va les conduire à se retrouver au sein d'un complexe ultra-sécurisé où on les interroge sans jamais leur expliquer ce qui se passe. Et c'est seulement là que démarre véritablement le film qui laisse le spectateur dans la même position que celle des jeunes protagonistes : celle de l'incompréhension quasi-totale par rapport aux événements. Cela finit d'ailleurs par être frustrant, car même si de nouveaux éléments font régulièrement leur apparition, on reste dans le flou le plus total pendant la quais-totalité du film.

Certains passages sont peut-être un peu trop longs, mais c'est peut-être parce-qu'on se pose beaucoup de questions que ce sentiment apparaît. On navigue ainsi dans une ambiance qui semble inspirée des romans de Philip K. Dick, où le protagoniste se voit forcé d'évoluer dans un univers qui regorge de surprises, sans que cela aide à trouver un sens à l'ensemble (c'est même plutôt le contraire qui se produit). Quelques fautes de goût entachent l'ensemble, comme de trop nombreux flash-backs (souvent les mêmes en fait) qui ralentissent régulièrement le rythme, sans parler de l'emphase trop importante sur les relations qui unissent les jeunes gens en début en début de film, alors que ça perd beaucoup de son importance par la suite.

Quelques scènes d'actions (pas aussi nombreuses que ce que pourrait laisser croire la bande-annonce ci-dessous, et qui abusent peut-être un peu trop des ralentis à l'extrême) viennent progressivement accélérer le rythme en fin de métrage, jusqu'à un final qui (dans mon cas en tout cas) sauve largement l'ensemble qui souffre toutefois de quelques longueurs. Un film déstabilisant, et très intéressant, mais dont la fin ne plaira pas à tout le monde...

28 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 1

Il est arrivé le temps de se rendre, comme chaque début d'année, dans les contrées glacées des Vosges pour assister à l'édition 2015 du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer !


Et la compétition démarre avec la première réalisation du scénariste/réalisateur Alex Garland, dont le roman La Plage avait été adapté au cinéma par Danny Boyle en 2000. Garland avait d'ailleurs également participé à l'écriture des films 28 Jours Plus Tard et Sunshine du même réalisateur, ainsi que de Never Let Me Go et Dredd. Aidé du producteur Andrew Macdonald (qui a produit la plupart des films de Danny Boyle), il se lance donc dans la réalisation avec Ex Machina, un film qui s'intéresse à la problématique de l'intelligence artificielle.


On y suit Caleb (Domhnall Gleeson), employé d'une grande compagnie high-tech, qui gagne le droit de passer quelques jours en compagnie de son patron, le mystérieux et reclus Nathan (Oscar Isaac) qui est très fier de lui présenter son travail : Ava (Alicia Vikander), une androïde équipée d'une intelligence artificielle très avancée.

On alterne sans cesse les discussions entre Caleb et Ava, puis entre Caleb et Nathan qui est très curieux de connaître le ressenti du jeune homme face à sa création. Diverses découvertes et révélations ponctuent régulièrement le récit, dont l'intérêt est sans cesse maintenu malgré la lenteur du récit. La photo est magnifique, et les ambiances sont variées dans ce qui s'apparente surtout à un huis clos entre ces trois personnages. Les effets spéciaux, particulièrement notables sur le personnage d'Ava, sont extrêmement bien réussis et participent à la réussite de ce métrage d'une grande sobriété et d'un très (trop ?) grand sérieux.



On regrette toutefois une relative absence d'émotions dans l'ensemble, malgré la grande qualité des acteurs en présence. Mais le film n'en est pas moins réussi et le scénario n'aurait pas manquer de susciter l'intérêt d'un certain Isaac Asimov.

Bref, cette compétition débute de bien belle manière (avec de la SF, pour mon plus grand bonheur), et j'espère que ce niveau de qualité sera maintenu dans le reste de la compétition...

Critique ciné : Une Merveilleuse Histoire Du Temps

Stephen Hawking est l'un des physiciens cosmologistes les plus célèbres de l'histoire de la science, car en plus d'avoir fait avancer de manière significative les théories sur les trous noirs (et par incidence la théorie du Big Bang ou la théorie des cordes), il a également tenté de rendre ses recherches accessibles au plus grand nombre via son best-seller Une Brève Histoire Du Temps sorti en 1988. Ce livre sorti est plus ou moins résumé sous la forme d'un film documentaire portant le même nom sorti en 1991, où l'on voit également diverses étapes de la vie de Stephen Hawking via des interviews de ses proches.

Le film The Theory Of Everything de James Marsh est inspiré du livre (à priori jamais traduit en français) Travelling To Infinity : My Life With Stephen publié par Jane Wilde Hawking (la première femme de Stephen Hawking) en 2008. Celui-ci revenait sur leur trente années de vie commune, à commencer par la période où ils étaient étudiants à Cambridge, période où la dégénérescence musculaire de Stephen Hawking a commencé à se déclarer et où ses médecins ne lui donnaient pas plus de deux ans à vivre...

The Theory Of Everything est sorti en France sous le titre (malin mais très infidèle) : Une Merveilleuse Histoire Du Temps.


On s'attache immédiatement aux personnages incarnés par Eddie Redmayne et Felicity Jones et à leur relation naissante. Les trois décennies traversées dans le film sont toujours bien retranscrites et on sent le temps qui passe, que ce soit via les décors et les costumes, ou par rapport au (léger) maquillage que les acteurs finissent par arborer.

Mais le plus marquant réside bien sûr dans l'évolution de la maladie de Stephen Hawking, incroyablement bien interprété par Eddie Redmayne, toujours très juste et qui n'en fait jamais trop. Car c'est un véritable challenge de représenter une telle maladie, qui affecte les postures et la locution, sans avoir l'air ridicule. Et l'acteur anglais s'en sort haut la main, à tel point qu'on peut désormais le considérer comme une véritable révélation.



Durant la première heure (passionnante) du film, on suit aussi bien l'évolution du parcours professionnel de Stephen Hawking que celle de sa maladie, sans oublier la belle relation amoureuse qui unit les deux protagonistes principaux. Mais les choses se tassent un peu à l'amorce de la seconde heure de film, où la relation de couple prend lentement mais sûrement le pas sur l'aspect scientifique de l'histoire. Quelques rebondissements viennent tout de même relancer le récit qui repart de plus belle en fin de métrage.

Malgré quelques plans à la photo surexposée (trop claire), l'ensemble bénéficie d'un grand soin, aussi bien dans les choix de mise en scène que dans les passages à raconter. On retrouve d'ailleurs avec plaisir quelques anecdotes qui étaient déjà racontées dans le documentaire Une Brève Histoire Du Temps en 1991, même si celles-ci sont légèrement modifiées (certainement pour les besoins du récit).

On retiendra de Une Merveilleuse Histoire Du Temps une très belle histoire humaine, un magnifique hommage à un scientifique exceptionnel, et surtout la prestation impressionnante de Eddie Redmayne. Un beau film qui mérite d'être vu, une belle histoire qui mérite d'être connue !

26 janvier 2015

Critique VOD : The Disappearance Of Eleanor Rigby

The Disappearance Of Eleanor Rigby est un projet du réalisateur/scénariste Ned Benson qui raconte la séparation d'un couple suite à un événement tragique. Mais la particularité du projet est qu'il s'agit en fait de deux films : Him raconte cette histoire du point de vue de Conor (James McAvoy), tandis que Her nous montre comment le vit Eleanor (Jessica Chastain).

Présenté dans de nombreux festivals depuis la mi-2014, The Disappearance Of Eleanor Rigby sort en salles dans moins d'une dizaine de pays d'Europe entre la fin 2014 et début 2015, et dans le cas de la France se retrouve directement disponible sur Netflix depuis le 1er novembre 2014.


L'idée de présenter cette histoire sous la forme de deux films (qui n'ont en commun que 2 ou 3 scènes) est assez intéressante, car elle permet de bien séparer le ressenti et le vécu des deux personnages principaux. Malheureusement, et malgré une mise en scène soignée et des acteurs qui font de leur mieux, il est très difficile de s'intéresser à tout ça au delà de la moitié d'un seul film. Alors imaginez sur deux films...

Le seul vague intérêt réside dans le fait de savoir quel peut bien être ce traumatisme qui sépare ce si joli couple. Mais une fois qu'on le sait, qu'est-ce qu'on peut s'emmerder !!! OK, Conor et Eleanor ne vivent pas les choses de la même manière, mais ce n'est pas une raison pour étaler cette histoire sur plus d'une heure et demi de film... à deux reprises ! Que font-ils lorsqu'ils sont séparés ? Ils s'ennuient, ils se cherchent, ils s'occupent à faire des choses très banales... Bref, rien de bien passionnant !



Dire que je suis passé à côté de l'intérêt que devrait présenter ce projet serait trop doux comparé à l'ennui infini que j'ai ressenti en voyant ces deux films ! Et j'avoue ne pas avoir compris pourquoi les rares scènes similaires présentes dans les deux films ne sont en fait pas si similaires que ça puisque les dialogues et les vêtements y sont légèrement différents. Pour montrer que chacun a vécu ce moment différemment ? Admettons, mais au delà de l'intention il aurait peut-être été intéressant qu'il en ressorte quelque-chose de concret. Or ce n'est pas le cas...

Il existe un troisième film nommé Them, qui rassemble en fait les points de vue de Him et Her au sein d'un seul film de près de deux heures. Et après m'être autant ennuyé à suivre ces personnages déprimants chacun de leur côté, je ne peux me résoudre à m'infliger ça une nouvelle fois afin de savoir si ce montage commun présente un peu plus d'intérêt, car franchement j'en doute fortement...

Note : j'ai regardé Him puis Her, et je pense que c'est dans cet ordre qu'il vaut mieux les regarder car sinon j'ai l'impression que certaines scènes de Her n'auraient pas beaucoup de sens. Mais dans tous les cas, et quel que soit le film par lequel on commence, il est vrai qu'il vaut mieux voir les deux pour tout comprendre, à condition bien sûr d'avoir vraiment envie de s'infliger ça.

22 janvier 2015

Critique ciné : L'Affaire SK1

De début 1991 à fin 1997, sept jeunes filles sont violées et assassinées par celui que les médias finiront par appeler "le tueur de l'est parisien". Guy Georges, pourtant auteur reconnu de nombreuses agressions violentes et à caractère sexuel n'est jamais inquiété pendant cette période (à cause, notamment, de la mauvaise coopération entre divers services de police qui traitaient séparément certains de ces meurtres), est finalement arrêté en 1998 et son procès se déroule en 2001. Ce sont ces 10 années d'enquête puis de procès, jalonnées de drames, de rebondissements, de fausses pistes et de bavures, qui sont racontées dans L'Affaire SK1.


Pour cela, on suit le parcours de l'inspecteur Franck Magne (Raphael Personnaz) au sein du 36 Quai des Orfèvres, ainsi que les questionnements de l'avocate Frédérique Pons (Nathalie Baye). Car l'enquête et le procès sont présentés en parallèle pendant tout le film, offrant ainsi au spectateur des aller-retours dans cette histoire qui présente une construction très intéressante autour du personnage de Guy Georges (Adama Niane), avant même qu'il ne soit soupçonné par la police. La mise en scène est sobre et ne cède jamais aux sirènes de la surenchère ou même à l'influence du cinéma d'action/policier américain.

Pourtant, au fil des deux heures de film, le malaise s'installe progressivement mais sûrement, à mesure que les meurtres se succèdent. Des meurtres dont on ne nous épargne d'ailleurs aucun détail, même si on découvre presque toujours la scène de crime en même temps que la police. Un choix de narration très intéressant qui permet au spectateur de se plonger à fond dans l'enquête, là où il aurait été tentant de montrer l'horreur des faits de façon très visuelle, en montrant Guy Georges en train de commettre ses meurtres. L'horreur de cette histoire est pourtant bien présente, mais elle s'installe sur la longueur, au fil d'une enquête qui piétine pendant des années, qui s'emballe soudain à la lumière de nouveaux faits puis qui revient à son point de départ, et à travers la frustration compréhensible des enquêteurs, sans parler de la souffrance palpable des familles des victimes. On notera d'ailleurs que si la vie personnelle de l'inspecteur Franck Magne est affectée par cette difficile enquête, cela n'est montré que par petites touches qui ne viennent jamais alourdir le film ni détourner l'attention du spectateur par rapport à une investigation de plus en plus prenante.



Mais L'Affaire SK1 est aussi une réussite grâce à ses acteurs. Tous sont incroyablement convaincants et même les personnages secondaires bénéficient d'interprétations très fortes. Raphael Personnaz porte le film sur ses épaules sans le moindre problème et Nathalie Baye apporte beaucoup de sensibilité à son personnage. Mais celui que tout le monde retiendra après avoir vu le film, c'est Adama Niane (qui a jusqu'ici essentiellement tourné dans des téléfilms et des séries TV comme Plus Belle La Vie) qui donne au personnage de Guy Georges une dimension incroyablement troublante qui aide le spectateur à comprendre comment il a pu duper les enquêteurs et les juristes chargés de le défendre.

L'Affaire SK1 est un très grand film, mais celui-ci s'adresse avant tout à un public averti, car on ne sort pas indemne de la puissance de ce récit dramatique qui trouve son point d'orgue lors d'un face à face final d'une intensité rare entre Franck Magne et Guy Georges, sans oublier le moment fort qui a marqué un tournant dans le procès de ce dernier. J'ai même envie d'aller jusqu'à dire qu'on tient là un Zodiac (David Fincher, 2007) à la française...

21 janvier 2015

Critique ciné : Hard Day

Un flic un peu ripou qui renverse un homme sur la route qui le mène à l'enterrement de sa mère, et qui va ensuite tout faire pour maquiller l'accident et faire disparaitre toutes les preuves, c'est déjà un bon sujet de film. Mais ce n'est que le point de départ de Hard Day, un thriller sud-coréen qui va mener son protagoniste principal à travers un déluge de coïncidences et de mauvaises nouvelles...


Je ne suis certainement pas le plus grand connaisseur du cinéma sud-coréen, mais je sais qu'ils n'y vont pas par quatre chemins pour raconter leurs histoires et sortir des sentiers battus. Et c'est un peu ce qui fait l'originalité de Hard Day : le jeune commissaire Ko Gun-su est clairement une pourriture au début du film, mais tout ce qui va lui arriver ensuite va donner au spectateur de multiples occasions de réviser son jugement, sans que tout ne soit jamais tout blanc ou tout noir dans cette histoire aux multiples rebondissements difficilement prévisibles.



C'est efficace (notamment dans les rares scènes d'actions, qui même si elles ne sont pas au cœur du film, sont souvent réussies) et prenant. Même si on peut déplorer que le scénario commence à devenir un peu abusif vers la fin (mais pas autant que dans J'ai Rencontré Le Diable où cela m'avait maintenu hors du film), on navigue sans cesse de découvertes en surprises dans ce thriller haletant et mené tambour battant, sans oublier quelques belles touches d'humour noir ici et là. Et tant pis si ce n'est pas toujours crédible...

20 janvier 2015

Critique ciné : Les Nouveaux Sauvages

Un jour, dans une situation donnée, n'importe-qui peut péter un câble et, parfois, basculer vers des pulsions sanglantes ! C'est de ce concept qu'est parti le réalisateur/scénariste argentin Damián Szifrón pour son film Relatos Salvajes (qui est en fait composé de 6 histoires courtes et qu'on pourrait traduire par Histoires Sauvages) et qui sort chez nous sous le titre Les Nouveaux Sauvages.


Des situations les plus banales peuvent parfois découler des conséquences imprévisibles, voire dramatiques, et c'est ce que nous expose Damián Szifrón à travers 6 histoires ingénieuses, dramatiquement réalistes dans la plupart des cas, et souvent très drôles (sauf peut-être dans le cas de l'histoire qui tourne autour d'un accident de voiture et dont le cynisme fait davantage froid dans le dos). Car Les Nouveaux Sauvages est un bon petit concentré d'humour noir, mais là où le film est particulièrement intelligent, c'est quand il s'acharne quasiment exclusivement à nous dépeindre des personnages qui se sont clairement mal comportés et qui vont souvent le payer très (trop ?) cher. Il s'agit donc d'un film sur les conséquences, qu'il s'agisse des actes qui ont mené aux pétages de plombs, ou des suites de ces pétages de plomb. Il y a donc beaucoup d'intelligence et de malice dans l'écriture de ces 6 histoires, car elles sont toutes très bonnes, et elles regorgent de nombreuses surprises qui ne cessent de relancer leur intérêt.



Tous les acteurs (à priori argentins) nous font bien croire à leurs différents personnages, et on s'attache très vite à ces protagonistes qu'on ne suit pourtant que pendant quelques dizaines de minutes, qu'on approuve ce qu'ils sont en train de faire ou non (selon les histoires). Côté réalisation, c'est à la fois très propre, très malin et très efficace car on retrouve ici et là des caméras placées dans des endroits un peu incongrus mais toujours bien en phase avec le contexte de l'histoire.

Jouissif, c'est effectivement un adjectif qui colle très bien au film Les Nouveaux Sauvages ! C'est drôle, parfois féroce (certaines scènes sont très violentes), et on s'amuse comme des petits fous en suivant ces histoires dont la chute sera presque toujours très surprenante ! À ne pas rater !

19 janvier 2015

24FPS HS 2014 : Le bilan de l'année

Le temps est enfin venu d'en finir pour de bon avec l'année 2014 chez 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler !


Dans cette émission intégralement sans spoiler, vous retrouverez les 10 films préférés de Julien et moi-même en 2014, mais aussi les films détestés, les bonnes surprises ou les déceptions, sans oublier quelques chiffres, statistiques, remerciements et attentes pour 2015.



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Et vous, quels ont été vos films préférés en 2014 ?

Crédits musicaux : Lonely Void de Mica Levi, issu de l'album Under The Skin (2014)

18 janvier 2015

Critique ciné : A Most Violent Year

J.C. Chandor, réalisateur de Margin Call (2011) et All Is Lost (2013), décide de revenir sur l'année 1981 à New-York, à savoir l'année où le crime a atteint des chiffres records dans cette ville, avec A Most Violent Year.


Pourtant, A Most Violent Year n'est pas un film de gangsters. On y suit plutôt l'histoire d'un entrepreneur, responsable d'une entreprise de vente et de livraison de fioul aux particuliers. Celui-ci cherche à faire prospérer son affaire dans un contexte de rude concurrence, où ses chauffeurs sont attaqués et ses camions détournés, sans oublier les soupçons de fraude que le procureur local fait peser sur lui...



Pas la peine d'y aller par quatre chemin, tout le côté technique est extrêmement réussi dans ce film : la photo est sublime (même si elle rappelle davantage les années 70 que les années 80), la mise en scène est très bien construite et on n'aurait pas pu imaginer de meilleurs acteurs dans les rôles principaux. Les ambiances sont également très soignées (mention spéciale au métro couvert de graffitis comme c'était largement le cas à l'époque) et certaines séquences bénéficient d'une tension palpable tandis que d'autres nous font sursauter grâce à des effets de surprise très bien amenés.

Pourtant, malgré toutes ces qualités, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à me passionner pour ce film dont les enjeux n'ont jamais réussi à m'intéresser véritablement. Je ne me suis pas vraiment ennuyé non-plus, car le tout est très bien exécuté, mais j'ai l'impression que ce bon film de 2 heures aurait pu devenir un excellent long-métrage d'1h30 si l'ensemble avait bénéficié d'un rythme plus soutenu et d'une tension plus permanente alors qu'on ne la ressent ici que dans une poignée de très bonnes scènes. Un très bon film... que je n'ai que moyennement apprécié.

24FPS 67 : Night Call / Whiplash

Vous n'imaginiez tout de même pas que 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, en avait fini avec l'année 2014 ? Sans parler de deux des meilleurs films sortis cette année-là ?


Car oui, dans cet épisode un peu particulier, nous évoquons tout d'abord Night Call de Dan Gilroy et Whiplash de Damien Chazelle sans spoiler, puis après le signal sonore nous revenons sur les deux films, mais cette fois avec spoiler !

Note : si vous ne désirez pas vous faire spoiler l'histoire de Night Call lorsque retentit le signal sonore, et que vous préférez passer directement au moment où nous évoquons Whiplash, vous pouvez avancer votre lecteur jusqu'à 1:29:00.



Pour rappel, vous pouvez vous abonner à 24FPS sur iTunes ou via RSS et retrouvez nous sur le site officiel de l'émission ou via nos comptes Facebook et Twitter.

Bonne écoute, et veuillez accepter nos excuses pour cette formule un peu spéciale qui risque de vous compliquer la tâche si vous n'avez vu qu'un seul des deux films et que vous ne souhaitez pas vous faire spoiler l'autre.

Crédits musicaux : Moby Dick de Led Zeppelin, issu de The Song Remains The Same - The Soundtrack From The Film (sorti à l'origine en 1976, mais la version alternative du titre présenté ici provient de l'abum remasterisé sorti en 2007)

17 janvier 2015

24FPS HS 2014 : Les films d'Octobre/Novembre/Décembre

L'année 2014 n'est pas encore tout à fait terminée chez 24FPS, et nous tenions à évoquer quelques films avant de nous attaquer à 2015. Nous avons donc retenu 11 films vus pendant les derniers mois de l'année, et ceux-ci sont tous évoqués sans spoiler, à l'exception du tout dernier (Exodus : Gods And Kings) qui bénéficie d'une courte partie avec spoiler en toute fin d'émission.


Voici les films évoqués :

Mommy de Xavier Dolan
Ninja Turtles de Jonathan Liebesman
John Wick de Chad Stahelski
Le Labyrinthe de Wes Ball
La Prochaine Fois Je Viserai Le Cœur de Cédric Anger
Astérix : Le Domaine Des Dieux de Louis Clichy et Alexandre Astier
Dumb & Dumber De des frères Farrelly
La French de Cédric Jimenez
L'Interview Qui Tue de Seth Rogen et Evan Goldberg
Paddington de Paul King
Exodus : Gods And Kings de Ridley Scott



Pour rappel, vous pouvez vous abonner à 24FPS sur iTunes ou via RSS et retrouvez nous sur le site officiel de l'émission ou via nos comptes Facebook et Twitter.

Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de certains de ces films !

Crédits musicaux : Creeping Death de Metallica, issu de l'album Ride The Lightning (1984)

15 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015 : le programme complet, les jurys...

Ça y est, le programme complet de l'édition 2015 du Festival International du Film Fantastique de Gérarmer est connu, alors c'est parti pour les annonces :


11 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015, premières infos et billetterie en ligne !

Le Festival International du Film Fantastique de Gérardmer édition 2015 se rapproche à grands pas, et à quelques jours de l'annonce des membres des jurys ainsi que de la sélection officielle, il est plus que temps de faire le point sur cet événement incontournable des amateurs de cinéma fantastique.


Le président du jury long-métrages de cette édition 2015 sera le réalisateur/scénariste Christophe Gans (Crying Freeman, Le Pacte Des Loups, Silent Hill, La Belle Et La Bête).

Mais à mon avis, la grande nouveauté déjà connue de cette édition 2015, c'est la présence d'une billetterie en ligne ! Il sera en effet possible d'acheter ses pass directement sur cette page dès l'ouverture du festival, même s'il sera ensuite (malheureusement) nécessaire de les retirer à l'incontournable Espace Tilleul. Autre nouveauté de taille : la possibilité de réserver ses séances 100% en ligne : un bon moyen de ne pas rater un film que l'on voudrait absolument voir, et sans avoir besoin d'imprimer quoi que ce soit pour peu qu'on soit équipé d'un smartphone. Une initiative plus que bienvenue !

On se retrouve d'ici quelques jours pour le reste des annonces... Retrouvez toutes les infos sur le site officiel du festival.

6 janvier 2015

24FPS en crossover avec Voyagecast

Julien et moi-même, du podcast 24FPS, avons été invités à participer à un double épisode crossover avec Voyagecast !


Commençons tout d'abord par remercier Jonathan du blog/podcast Voyagecast qui a eu la sympathique idée de nous inviter à nous joindre à lui le temps d'un double épisode où nous avons pu évoquer 9 films (3 par personne) sortis entre 1969 et 2014 afin d'évoquer les thèmes du cinéma et du voyage.

Voici la liste des films évoqués (et pas forcément dans cet ordre) :

Macadam à Deux Voies de Monte Hellman
L’hexalogie Star Wars de George Lucas, Irvin Kershner et Richard Marquand
Her de Spike Jonze
Lost In Translation de Sofia Coppola
Easy Rider de Dennis Hopper
Point Limite Zéro de Richard C. Sarafian
Carnets De Voyage de Walter Salles
Dracula de Francis Ford Coppola
Stalker de Andreï Tarkovski

Dans la première partie de l'émission, nous expliquons nos choix de films et nous confrontons nos avis à leur sujet, en prenant bien soin de ne pas les spoiler (sauf peut-être en ce qui concerne Star Wars, mais on s'est dit que vous les aviez peut-être déjà vus). C'est l'épisode n°66 de Voyagecast, et vous pouvez l'écouter ou le télécharger par ici.

Dans la seconde partie, nous revenons sur ces 9 mêmes films, mais en élargissant le débat via de grandes thématiques communes ou des anecdotes personnelles de voyages, parfois avec des spoilers sur les films, mais seulement lorsque c'est nécessaire. C'est l'épisode n°67 de Voyagecast, et c'est en cliquant là que vous pourrez l'écouter ou le télécharger.

Profitez-en pour vous abonner au podcast Voyagecast, car Jonathan est un passionné de cinéma et ça se sent dans l'habillage de ses émissions qui sont toujours très intéressantes et bourrées d'informations pratiques et insolites ! D'ailleurs ne ratez pas son épisode orienté anthropologie consacré à La Planète Des Singes - L'Affrontement qui complète à merveille notre épisode n°59 sorti en aout 2014 (ici et ).

Bonne écoute, et on se retrouve très bientôt pour conclure l'année 2014 chez 24FPS (même si ça sortira début 2015).