26 octobre 2015

J'ai été invité dans le 1er épisode de Lionel Camy Talk pour évoquer la carrière de James Cameron

Lionel Camy Talk est un nouveau podcast lancé par le romancier Lionel Camy, et pour son tout premier épisode il a choisi de m'inviter afin d'évoquer la carrière du réalisateur James Cameron dans une discussion passionnée et pleine d'anecdotes qui ne devrait pas dépayser les auditeurs de 24FPS :




Un grand merci à Lionel Camy pour son invitation, et n'oubliez pas de visiter son blog afin de connaitre tous les moyens de le suivre ou de vous abonner à sa nouvelle émission !

21 octobre 2015

J'ai participé à deux événements Star Wars à Londres (et je vous les raconte).

J'ai pu participer à deux événements autour de Star Wars lors de mon passage à Londres en septembre 2015, et j'ai proposé au podcast Star Wars En Direct de partager mon expérience avec eux. Ils ont donc eu la gentillesse de me recevoir dans leur épisode 112.

Au programme : ma visite du musée Tussauds et ses statues de cire, puis l'événement interactif grandeur nature Secret Cinema avec projection de l'Empire Contre-Attaque. Tout ça commence à partir de 1h43 d'émission, mais toutes les news évoquées avant sont également très intéressantes. (Note : cette émission a été enregistrée quelques jours avant la diffusion de la dernière bande-annonce de Star Wars Le Réveil De La Force)


Tout ça est à voir dans la vidéo YouTube ci-dessous qui vous propose de nombreuses illustrations des sujets évoqués :



Merci encore à Star Wars En Direct pour m'avoir reçu (j'y retournerai peut-être de temps à autres), et si vous voulez en savoir plus sur l'émission (télécharger le mp3, vous y abonner, etc...), c'est par ici !

5 octobre 2015

J'ai été invité dans Une Fille Un Podcast

J'ai eu la chance de participer au premier tête-à-tête de l'émission Une Fille Un Podcast. Merci à Karine pour son invitation et pour cette conversation qui nous a permis d'évoquer ce qui nous a amenés au monde du podcast ainsi que certaines de nos émissions préférées :


C'est à écouter ici, tandis que vous trouverez tous les autres épisodes et les liens pour s'abonner ici. Suivez Karine sur Twitter ici.

31 mai 2015

24FPS 73 : Mad Max Fury Road

Nous y voilà enfin : 30 ans après sa dernière apparition sur grand écran, Mad Max est enfin de retour sous la houlette de George Miller pour emprunter la Fury Road sous les traits de Tom Hardy.

Comme beaucoup de spectateurs, j'ai été enchanté par ce retour cinématographique, mais je n'oublie pas que Mad Max Fury Road possède aussi quelques défauts que je détaille dans l'émission en deux partie ci-dessous :


Car avant de suivre Max Rockatansky dans cette nouvelle aventure, Julien et moi retraçons tout d'abord la carrière du réalisateur en insistant particulièrement sur les 3 films précédents de la saga, puis nous racontons la genèse complète du 4ème épisode avant de donner notre avis sans spoiler dans cette première partie de l'épisode 73.



Crédits musicaux : Dies Irae - Requiem, de Giuseppe Verdi (1874), et Rocker de AC/DC, issu de l'album T.N.T. (1975)

Puis, dans la seconde partie de l'émission, nous revenons sur l'intégralité du scénario, en donnant notre avis sur toutes les scènes principales, sans oublier de relever toutes les petites références aux précédents films :



Crédits musicaux : Survive (Extended Version) et Chapter Doof de Tom Holkenborg (aka Junkie XL), issus de l'album Mad Max Fury Road - Original Motion Picture Soundtrack - Deluxe Edition (2015)

Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé du film !

Rappel : vous pouvez vous abonner à 24FPS sur iTunes ou via RSS et retrouvez nous sur le site officiel de l'émission ou via nos comptes Facebook et Twitter.

24FPS 72 : Avengers - L'Ère d'Ultron

Comme beaucoup de spectateurs, j'ai été déçu par la seconde déclinaison cinématographique des Avengers de Marvel, mais plutôt que de détailler tout ça à l'écrit (ce qui serait plutôt long et fastidieux), je vous propose d'écouter ci-dessous le podcast 24FPS dédié à Avengers - L'Ère d'Ultron où je vous détaille tout ça à l'oral :



Comme d'habitude, Julien et moi revenons tout d'abord sur l'historique des Avengers dans les comics, mais aussi sur le parcours du réalisateur Joss Whedon, avant de donner notre avis général sur le film sans spoiler le scénario. Puis, après le signal sonore, nous revenons sur toutes les scènes du film afin (entre-autres choses) d'en révéler toutes les références cachées.



Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire si vous aussi vous êtes déçus par ce second film de Joss Whedon au sein du Marvel Cinematic Universe !

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Crédits musicaux :
- Musique et extraits sonores issus de la première bande-annonce d'Avengers - Age Of Ultron
- I've Got No Strings de Dickie Jones et Patricia Page, issu de la bande originale du film Pinocchio (1940)
- The Avengers d'Alan Silvestri, issu de l'album The Avengers (2012)

PS : certains détails que nous avons oublié de mentionner dans l'émission sont expliqués ici.

24FPS HS 2015 : Les films de Mars/Avril

Quoi de mieux que 16 films abordés sans spoiler pour en finir avec les mois de mars et avril 2015 dans 24FPS, le podcast ciné (avec ou) sans spoiler ?


Alors voici la liste des films abordés par Julien et moi-même dans cet épisode hors-série :

- It Follows de David Robert Mitchell
- The Voices de Marjane Satrapi
- These Final Hours de Zak Hilditch
- Big Eyes de Tim Burton
- Son of a Gun de Julius Avery
- Selma de Ava DuVernay
- Still Alice de Richard Glatzer et Wash Westmoreland
- Hacker de Michael Mann
- Gunman de Pierre Morel
- Night Run de Jaume Collet-Serra
- Divergente 2 : L'Insurrection de Robert Schwentke
- Diversion de Glenn Ficarra et John Requa
- Enfant 44 de Daniel Espinosa
- Indian Palace : Suite Royale de John Madden
- Lost River de Ryan Gosling
- Inherent Vice de Paul Thomas Anderson



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Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de Inherent Vice !

Crédits musicaux : Ole Man Trouble de Otis Redding, issu de l'album Otis Blue/Otis Redding Sings Soul (1965).

24FPS 71 : Fast & Furious 7

Et revoilà la saga Fast & Furious dans 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, près de deux ans après avoir évoqué le 6ème film dans notre 25ème épisode.


Dans la première partie de cet épisode consacré à Fast & Furious 7, nous évoquons tout d'abord les conditions de réalisation du film, en incluant bien sûr le décès de Paul Walker, avant de donner notre avis sur le film sans en révéler le scénario. Puis, lorsque retentit le signal sonore (vers 1h13), nous revenons sur toutes les scènes du film en livrant nos analyses et impressions.



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Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de ce 7ème film !

Crédits musicaux : Furious 7 de Brian Tyler, issu de l'album Furious 7 - Original Motion Picture Score (2015), et Highway Star de Deep Purple, issu de l'album Machine Head (1972)

5 avril 2015

Critique ciné : Fast & Furious 7

La saga Fast & Furious en est déjà à son septième film ! Et c'est pour moi un mystère car le premier Fast & Furious (2001) n'était ni plus ni moins qu'un gros plagiat de l'excellent Point Break (1991). Sympa pour l'époque, mais il a déjà beaucoup moins bien veilli que le film dont il s'inspire. 2 Fast 2 Furious (2003) jouait la carte de la suite facile et pas trop prise de tête pour un résultat assez désolant. Mais le pire était à venir avec Fast & Furious : Tokyo Drift (2006) qui atteignait des sommets de médiocrité. Fast & Furious 4 (2009) tentait de redresser la barre en quittant l'univers des courses de rue et en réorientant la saga vers le cinéma d'action plus généraliste. Malgré le retour du casting d'origine, le résultat était loin d'être concluant ! L'ensemble était un peu plus réussi avec Fast & Furious 5 (2011) qui voyait l'arrivée de Dwayne "The Rock" Johnson au sein du casting. Mais ce n'est qu'avec Fast & Furious 6 (2013) que la saga a enfin rempli ses objectifs en mêlant correctement action débridée, humour et bonne utilisation de quasiment tous les personnages (et un box-office approchant les 800 millions de dollars).

Il ne restait plus qu'à réitérer l'exploit puisque le studio Universal souhaitait enchaîner le plus vite possible sur un 7ème film prévu pour l'été 2014. C'est d'ailleurs pour cette raison que le réalisateur Justin Lin (qui a officié sur les épisodes 3, 4, 5 et 6) a choisi de ne pas rempiler, afin de ne pas sacrifier la qualité des films pour satisfaire les demandes du studio. C'est donc James Wan (Saw, Insidious, The Conjuring) qui le remplace, et si les présences de Paul Walker et Vin Diesel étaient assurées dès le départ, ce n'était pas le cas de The Rock qui devait tourner en priorité le film Hercule de Brett Ratner, même si celui-ci a finalement pu s'arranger pour apparaître dans le film.

Seulement, le 30 novembre 2013, alors que Fast & Furious 7 en est à la moitié de son tournage, Paul Walker décède dans un accident de voiture alors qu'il est le passager d'une Porsche Carrera GT conduite par un de ses amis à près de 150 km/h dans une zone urbaine de Santa Clarita (Californie) limitée à environ 70 km/h. Le véhicule a quitté la route, s'est encastré dans un palmier et a immédiatement pris feu. La production du film est stoppée dans un premier temps, mais il est finalement décidé de réécrire certains passages et de terminer le tournage en utilisant une combinaison d'effets spéciaux et des frères (Cody et Caleb) de Paul Walker afin de finaliser ses scènes. La sortie de Fast & Furious 7 a ainsi été repoussée au mois d'avril 2015.


À la fin de Fast & Furious 6, il était enfin clairement établi que l'épisode Tokyo Drift se situait chronologiquement entre le 6ème et le 7ème film, ce qui permettait d'introduire un nouvel antagoniste (interprété par Jason Statham) motivé par un sentiment de vengeance envers les héros de la saga. Malheureusement, et aussi surprenant que cela puisse paraître, cet aspect du scénario ne constitue pas tout à fait l'histoire principale de ce nouvel épisode, où nos héros sont une nouvelle fois engagés (par un nouveau personnage, collègue de The Rock, interprété par Kurt Russell) pour stopper une bande de méchants au plan machiavélique et mettant en danger la sécurité mondiale (comme dans le 6). Du coup, ces deux histoires se mélangent de façon assez bizarre, avec Jason Statham qui arrive régulièrement comme un cheveu sur la soupe, ce qui apporte davantage de confusion que d'intérêt pour ces enjeux assez inintéressants. Si l'aspect scénaristique n'a jamais été le fort de la saga, il est tout de même dommage qu'il soit aussi bancal ici, d'autant plus que le film revient également sur la perte de mémoire de Letty, alors que c'était peut-être l'un des côtés les moins glorieux de la saga sur lequel il aurait peut-être été bon de ne plus trop insister.

Était-ce bien utile de revenir dans la saga pour l'alourdir de sentimentalisme idiot ?

Côté continuité, les fans de l'intégralité de la saga seront ravis de revoir quelques anciens personnages des précédents films (notamment du 1, du 3 et du 5), même si cela ne dépasse bien souvent pas le stade du caméo pas forcément très utile. En revanche, même si le casting principal a perdu deux de ses membres à la fin du sixième film, force est de constater que le scénariste Chris Morgan (qui a écrit tous les films depuis le 3ème) a beaucoup de mal à utiliser tous ses personnages. Roman est plus souvent pathétique que drôle, et son intérêt est franchement discutable dans la majorité des scènes. Idem pour Tej, le hacker de service qui semble de moins en moins utile et qui semble avoir signé pour revenir seulement si on lui attribuait une scène de baston (complètement hors sujet lorsqu'elle survient). Letty non-plus n'a plus grand chose à faire, et si on laisse de côté cette histoire de perte de mémoire, sa participation se résume à une scène de baston (correcte, mais pas forcément mémorable).

Autrefois très drôle, désormais agaçant et inutile...

La nouvelle venue Nathalie Emmanuel (vue dans Game Of Thrones) ne sert pas non-plus à grand-chose, si ce n'est d'être en doublon par rapport à Tej. Et l'apport de Kurt Russell à la saga reste totalement anecdotique tant son personnage aurait pu être interprété par n'importe qui (un peu comme les méchants très oubliables joués par Djimon Hounsou, Tony Jaa et Ronda Rousey). Mais là où ça devient plus grave, c'est lorsque les personnages emblématiques de la saga sont mal utilisés ! The Rock est en effet absent de la grande majorité des scènes du film et il est juste assez visible pour qu'il ne s'agisse pas d'un simple caméo (ça doit être ça l'arrangement qu'ils ont trouvé pour qu'il puisse tourner le lamentable Hercule). Pire : le personnage de Dominic Torreto qui avait soigneusement évité d'être affaibli dans quelque circonstance que ce soit dans les 6 films précédents (ou plutôt dans les 4 dans lesquels il apparaissait) se trouve ici considérablement ramolli par des choix scénaristiques hautement discutables et qui concernent le plus souvent les aspects les moins intéressants du scénario. Vin Diesel était déjà hautement risible dans son registre habituel, mais il s'avère encore plus pathétique lorsqu'il tente de faire preuve de sensibilité. Le personnage de Paul Walker reste quant à lui fidèle à lui-même, sans profondeur et sauvant la mise grâce à ses sourires niais...



J'attribue tout de même à Paul Walker la meilleure scène visuelle du film (un peu trop dévoilée dans le trailer ci-dessus, comme quasiment toutes les scènes d'action d'ailleurs), un moment de bravoure à couper le souffle comme on aurait aimé en voir davantage (il y a une tentative de réitérer l'exploit avec Vin Diesel en fin de métrage, mais ça tombe complètement à plat). La seule scène d'action mémorable du film est la course-poursuite sur la route de montagne qui arrive presque au même niveau que l'excellente scène de l'autoroute espagnole dans le 6ème film. En revanche, toutes les autres scènes d'action sont assez génériques et on a déjà vu beaucoup mieux plus tôt dans la saga (notamment dans les deux films précédents). La scène des tours de Abu Dhabi (également bien trop dévoilée dans les trailers) est loin de tenir ses promesses et comporte même les effets numériques les plus dégueulasses de la saga depuis le second film (et ça rappelle également à quel point les scènes des tours de Dubaï dans Mission : Impossible - Protocole Fantôme étaient époustouflantes). Même la fameuse scène des véhicules largués depuis un avion (ultra-dévoilée dans les trailers) n'a finalement rien de bien fou, et s'avère assez plate comparé au grand moment de folie que constituait une scène similaire de L'Agence Tous Risques (2010).

Pourquoi avoir été chercher Kurt Russell si c'était juste pour lui faire faire ça ?

La scène d'action finale de Fast & Furious 7 se paye également le luxe d'être l'une des moins inspirées de la saga, alors que le fait de se dérouler en milieu urbain aurait pu rendre l'ensemble bien palpitant (en y ajoutant par exemple des forces de police en grand nombre, alors que celles-ci sont curieusement très absentes et que les divers enjeux de cette séquence sont loin d'être passionnants). N'oublions pas de préciser que l'apport de Jason Statham ne tient finalement pas ses promesses au sein de la saga. Tantôt sur-vendu quant à ses capacités (quasiment surhumaines par moments), puis arrivant n'importe-quand alors que le film s'acharne à nous présenter des enjeux différents, sans parler de ses motivations difficilement compréhensibles, il a finalement beaucoup de mal à trouver sa place au sein de cet univers, si ce n'est pour servir de némésis passager au personnage de Dominic Torreto. Décevant...

Le plus gros gâchis du film, où quand Jason Statham s'avère encore moins bien exploité que dans ses films d'action habituels...

Signalons pour terminer les efforts déployés pour terminer le film sans Paul Walker. S'il est difficile de dire quelles sont les scènes d'action auxquelles il n'a pas participé, on voit en revanche très bien trois scènes de dialogues (une avec Mia, deux avec Dom) qui ont clairement été remontées pour offrir à son personnage une porte de sortie en douceur de la saga. C'est d'autant plus flagrant que Brian ne parle quasiment pas dans ces scènes, qu'il se contente de regards ou de vagues réponses assez passe-partout, et que les scènes sont montées en "champ / contrechamp" afin qu'on ne voie pas le visage de Paul Walker en même temps que celui de son interlocuteur. Même si ces moments sont assez visibles, il est difficile d'en tenir rigueur à toute une équipe qui a clairement fait de son mieux pour que cela s'intègre au reste du film. Et il est tout aussi difficile de ne pas avoir la gorge serrée lors de l'hommage sincère qui lui est rendu en fin de métrage.

Un hommage poignant à Paul Walker, que l'on soit fan ou non de son jeu d'acteur.

Au final, Fast & Furious 7 renoue avec la médiocrité qui a presque toujours caractérisé la saga, et c'est sans parler de la première demi-heure du film qui, en dehors d'une scène de baston complètement "over the top", se contente de ressasser des informations déjà connues depuis la fin du 6ème épisode. Pourtant le film semble bien parti pour obtenir une nouvelle fois un box-office monstrueux tandis que l'annonce de nouvelles suites ne devrait plus tarder. Un mystère pour moi, je vous dis...

3 avril 2015

24FPS 70 : Chappie

Après Elysium, Neill Blomkamp est de retour avec Chappie, son nouveau film de science-fiction centré cette fois sur les robots. Que du bonheur pour 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler !


Dans la première partie de l'émission, Julien et moi revienons tout d'abord sur la genèse du film et on livre nos impressions générales sans spoiler. Puis, lorsque survient le signal sonore (vers 1:19), on détaille nos avis sur de nombreuses scènes en dévoilant toute l'histoire du film et en digressant largement par moments !



Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez du cinéma de Neill Blomkamp.

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Crédits musicaux : It's A Dangerous City de Hans Zimmer, issu de l'album Chappie - Original Motion Picture Soundtrack (2015), et Enter The Ninja de Die Antwoord, issu de l'EP 5 (2010)

30 mars 2015

Critiques ciné express : Inherent Vice, Selma, Still Alice


Inherent Vice de Paul Thomas Anderson

Je ne suis pas le plus grand fan du cinéma de Paul Thomas Anderson, c'est le moins que l'on puisse dire ! Si Boogie Nights et Magnolia étaient effectivement très sympathiques malgré leur longueur, j'avoue n'avoir pas du tout adhéré à Punch Drunk Love et je ne sais toujours pas quoi penser de There Will Be Blood. Quant à The Master, je le considère toujours comme une sacrée arnaque intellectuelle malgré de beaux efforts de mise en scène et des acteurs talentueux.

Avec Inherent Vice, Anderson déclare s'attaquer à la comédie de type "slapstick" par le biais d'une enquête de détective privé dans le Los Angeles du début des années 70. Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom, écrit par Thomas Pychon en 2009. Dans les faits, il s'agit de la même arnaque qu'avec The Master... en pire ! Les personnages sont innombrables et le scénario devient incompréhensible au bout d'une vingtaine de minutes. Tout le film repose sur une succession de dialogues ayant pour seul point commun le personnage de Joaquin Phoenix. Chaque dialogue amène de nouveaux interlocuteurs et de nouveaux éléments à l'histoire, ce qui mène au dialogue suivant, et ainsi de suite pendant un total de 2h30.

29 mars 2015

Un superbe court-métrage de SF : The Leviathan

Ruairi Robinson est un réalisateur qui a principalement officié dans le domaine du court-métrage mais qui a également sorti le long-métrage The Last Days On Mars que j'avais pu voir au Festival de Gérardmer en 2014.

Il a mis en ligne ce court-métrage intitulé The Leviathan il y a quelques jours. On y voit des esclaves humains chargés de récupérer de la "matière exotique" sur de gigantesques créatures. C'est absolument superbe et il est clair que l'homme a une grande maîtrise des effets numériques visuels :



La bonne nouvelle, c'est que le réalisateur Neill Blomkamp (District 9, Elysium, Chappie) a beaucoup aimé ce court-métrage et qu'il a décidé d'aider Robinson à porter ce projet sur grand écran en tant que producteur. Simon Kinberg (producteur et scénariste notamment des derniers film X-Men de nouvelle génération) s'est joint à lui en tant que producteur. Le studio 20th Century Fox semble être volontaire pour aider le projet.

27 mars 2015

Qui a tué le plus de monde au ciné ? Schwarzy ou Stallone ?

L'un est âgé de 68 ans et est américain (de parents d'origine italienne, française et allemande). Il est apparu dans près de 70 films (incluant ses projets en cours).

L'autre est âgé de 67 ans, il est culturiste autrichien naturalisé américain et il est apparu dans plus de 50 films (en comptant ses projets en cours).

Les deux hommes ont récemment avoué qu'ils se détestaient dans les années 80/90 lorsque leurs carrières étaient à leur apogée, mais la seule vraie question est : qui a dézingué le plus de méchants à l'écran ?

Grâce aux deux vidéos ci-dessous, il est enfin possible d'avoir un compte quasiment à jour qui permette de répondre à cette question cruciale...


26 mars 2015

Critique ciné : Big Eyes

Tim Burton s'attaque pour la seconde fois de sa carrière, après Ed Wood en 1994, à un biopic. Il s'intéresse cette fois à l'artiste Margaret Keane (Amy Adams), une peintre dont les portraits d'enfants aux grands yeux ont été extrêmement populaires dans les années 60. Seulement, à cette époque, personne ne savait qu'elle était l'auteure de ses toiles car son mari Walter Keane (Christoph Waltz) s'en était attribué la paternité tandis qu'il faisait partie des premiers "artistes" à faire sortir la peinture des galeries d'art et des propriétés des riches acheteurs par le biais de ce qu'on appellerait aujourd'hui du merchandising (posters, objets décorés fabriqués en série, etc...).

Tim Burton est un grand fan des œuvres de Margaret Keane qu'il collectionne, et il avait d'ailleurs demandé à celle-ci de réaliser un portrait de sa fille Lisa Marie dans les années 90. Il est donc assez logique qu'il ait fini par être rattaché à ce projet qui a débuté en 2007 grâce aux scénaristes Scott Alexander et Larry Karaszewski (qui devaient à l'origine réaliser le film en 2008 avec Kate Hudson et Thomas Haden Church dans les rôles principaux). Après un report, Tim Burton rejoint le projet en 2010 en tant que producteur, à une époque où les acteurs Reese Witherspoon et Ryan Reynolds sont supposés interpréter les rôles principaux. Et ce n'est qu'en 2013 que Tim Burton devient officiellement le réalisateur du film et que Amy Adams et Christoph Waltz sont castés pour interpréter les deux personnages principaux.


Si l'histoire de Margaret Keane est plutôt intéressante et mérite clairement d'être connue du grand public, il est clair que le film repose avant tout sur la prestation de Christoph Waltz pour un personnage très haut en couleurs regorgeant d'idées géniales (en termes de marketing) mais possédant également une face sombre absolument détestable. La prestation d'Amy Adams est loin d'être honteuse, elle a seulement du mal à exister dans le rôle d'une femme, certes en souffrance, mais très réservée et introvertie, face au show quasi-permanent de Waltz qui en viendrait presque à rendre son personnage trop sympathique par moments. Donc il y a peut-être un problème d'équilibre entre les deux protagonistes principaux...

Mais ce n'est pas tout ! Car plusieurs personnages secondaires qui semblent plutôt importants sont introduits assez tôt dans le métrage : le narrateur incarné par le journaliste Dick Nolan (Danny Huston), DeeAnn (Krysten Ritter vue dans Breaking Bad) la bonne copine de Margaret, Ruben (Jason Schwartzman) le directeur de galerie d'art, ainsi que le critique artistique John Canaday (Terence Stamp). Or il s'avère que ces personnages, même s'ils apparaissent de temps à autre, ne servent finalement pas à grand chose. Ils illustrent effectivement quelques étapes importantes du récit, mais il est difficile de ne pas se demander pourquoi des interprètes aux visages aussi reconnaissables sont cantonnés dans des rôles qui relèvent quasiment de la figuration. Cela est particulièrement visible dans le cas du narrateur qui ne sert à rien du tout, et ces différents passages auraient pu avoir le même sens avec un meilleur effort d'écriture et de simples figurants.



Enfin, si la photo de Big Eyes est plutôt jolie et nous replonge aisément dans les années 60/70, et même si cette histoire est loin d'être inintéressante, cette nouvelle réalisation de Tim Burton manque cruellement de rythme, et surtout de panache ! Notamment lors du dénouement final qui ressemble davantage à une farce sans grande envergure et dénuée de tension plutôt qu'à la démonstration éclatante qu'elle aurait dû être !

Bref, on ne sait plus trop dans quel domaine Tim Burton est à l'aise. Ce n'est en tout cas ni dans son domaine de prédilection rempli de monstres extravagants comme l'avait prouvé le catastrophique Dark Shadows en 2012, ni en sortant de son style habituel en traitant pourtant un sujet qui le tient à cœur comme c'est le cas ici ! Il ne lui reste visiblement plus que l'univers de Walt Disney pour espérer briller un peu (ne serait-ce qu'au box-office), comme c'était le cas en 2010 avec son Alice Au Pays Des Merveilles. Et c'est peut-être pour ça que son prochain film sera une adaptation "live" de Dumbo pour Walt Disney. Et je ne suis pas sûr d'avoir très envie qu'il se penche sur une suite de Beetlejuice comme il semble pourtant en avoir envie depuis quelques temps...

25 mars 2015

TIE Fighter - le superbe fan-film animé Star Wars

Souvenez-vous, en septembre 2012, je vous parlais ici-même d'un fan-film animé d'une durée de 2 minutes que son propre créateur hésitait à rendre public, et qu'un fan avait finalement publié en y ajoutant de la musique et des sons...

Aujourd'hui, en mars 2015, OtaKing77077 (ou plutôt Paul Johnson de son vrai nom) a terminé son fan-film consacré aux TIE Fighters de l'Empire, ou plutôt son hommage animé au jeu-vidéo TIE Fighter sorti sur PC et Mac et 1994. Le film dure désormais 7 minutes, il est visible ci-dessous et il est désormais accompagné d'une musique originale composée par Zakir Rahman. Il possède même son propre poster :


17 mars 2015

Critique ciné : Chappie

Le réalisateur/scénariste Neill Blomkamp a surpris tout le monde avec District 9 (2009), puis il a globalement déçu avec Elysium (2013), son premier film à gros budget (115 millions de dollars) aux visuels toujours aussi impressionnants, mais au scénario bien plus simpliste et qui privilégiait l'action à la profondeur de ses personnages. Malgré le semi-échec (critique et financier) d'Elysium, il n'a pas perdu de temps et a décidé d'adapter son propre court-métrage Tetra Vaal de 2003 qui imaginait la police de Johannesburg aidée par des robots policiers. Revenant à un budget plus serré (49 millions de dollars), et s'inspirant aussi bien du manga Appleseed (pour le design du robot principal), que des jeux-video Metal Gear (pour le design de l'autre robot au centre du film), sans oublier la question de l'intelligence artificielle, il nous livre Chappie en 2015, un film particulièrement influencé par la plupart des thématiques abordées dans le film RoboCop de 1987 !


Les enjeux de Chappie sont divers, et pourtant assez simplistes, car on remarque d'emblée que les différents protagonistes sont assez caricaturaux : l'ingénieur militaire incarné par Hugh Jackman (qui reprend pour l'occasion son accent australien d'origine) est un peu trop bas du front, tandis que le jeune nerd incarné par Dev Patel (Slumdog Millionaire) est un peu fade et beaucoup trop naïf par rapport à l'endroit où il travaille. On regrettera également que la présence de Sigourney Weaver se résume à quelques scènes qui n'exploitent jamais le talent de l'actrice. Impossible en revanche de passer à côté de Ninja et Yo-Landi (du groupe de rap-rave sud-africain Die Antwoord) qui interprètent plus ou moins leur propre rôle en version gangsta et qui apportent un côté visuel très cyberpunk plutôt bienvenu dans un film avec des robots, malgré les réserves que l'on pourrait adresser ici et là à la qualité de leur jeu d'acteur.

Mais celui qui vole la vedette à tout le monde, c'est bien entendu Sharlto Copley, le grand copain (d'enfance) du réalisateur Neill Blomkamp qui prête sa voix et ses mouvements au fameux Chappie, dans une prestation mêlant force et sensibilité qui prouve une nouvelle fois à quel point le réalisateur est à l'aise dans le domaine des effets spéciaux. On ne doute en effet jamais de la véracité des interactions entre les humains et le robot, malgré le fait que ce dernier n'était pas forcément physiquement présent lors du tournage de toutes les scènes (il était en revanche remplacé par Sharlto Copley qui agissait en tant que doublure et référence gestuelle pour les animateurs qui ont ensuite intégré le robot).



On peut éventuellement reprocher à Chappie sa grande naïveté, notamment dans le traitement un peu trop survolé de certaines technologies pourtant au cœur de l'histoire, mais aussi pour ses personnages qui frôlent régulièrement le ridicule, sans parler des enjeux finalement assez simplistes. Pourtant, le film est une belle réussite parsemée de beaux moments d'émotion, qui fonctionnent certainement encore plus si on est sensible à l'évolution de la robotique, mais aussi de bonnes grosses phases d'action qui s'avèrent moins gratuites et plus lisibles que dans Elysium.

On aurait tort d'enterrer le talent de Neill Blomkamp à la vue de l'échec incompréhensible de Chappie en salles ! D'une part car le metteur en scène se fait avant tout plaisir en s'inspirant des icônes cultes de sa génération comme le RoboCop original, Appelez-moi Johnny 5 (Short Circuit 2 en VO) ou encore Blade Runner, mais d'autre-part car il le fait avec une grande honnêteté et une véritable volonté de divertir et d'en mettre plein la vue, sans toutefois se prendre pour un esthète (qui a dit Michael Bay ?), et pour un budget nettement inférieur à celui de certains de ses camarades.

Donc pour résumer : malgré quelques défauts évidents mais qui ne m'ont pas gâché le film, j'ai tout simplement adoré Chappie que j'ai envie de comparer à une sorte de Real Steel (qui contenait aussi des robots, Hugh Jackman, des défauts très visibles, mais pourtant de sublimes moments d'émotion et des effets spéciaux très impressionnants) en version adulte ! Et maintenant je me demande, comme tout le monde, ce que va faire Neill Blomkamp pour son futur Alien 5 qui devrait marquer le grand retour d'Ellen Ripley au cinéma...

9 mars 2015

24FPS HS 2015 : Les films de Février

Petit bilan du mois de février 2015, principalement sans spoiler, avec quelques films qui ont tout de même pas mal fait parler d'eux, sans oublier les Oscars !


Et on commence d'ailleurs l'émission avec notre retour sur la 87ème cérémonie des Oscars. Les films nommés, ceux qui n'ont pas été nommés, les gagnants, les perdants, etc...

Puis nous évoquons 5 films sans spoiler :

- Le Septième Fils de Sergueï Brodov
- Foxcatcher de Bennett Miller
- Jupiter - Le Destin De l'Univers de Andy et Lana Wachowski
- 50 Nuances De Grey de Sam Taylor-Johnson
- American Sniper de Clint Eastwood

Et nous revenons à partir de 02h53, après le signal sonore, sur deux films, mais cette fois avec spoilers : tout d'abord American Sniper puis Foxcatcher.

Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de ces films ou des Oscars !



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Crédits musicaux : Beasts Of Burden des Rolling Stones, issu de l'album Some Girls (1978), et Witchcraft par Frank Sinatra, sorti en single en 1957 puis figurant sur la compilation All The Way en 1961 (à ne pas confondre avec la version plus rapide ré-enregistrée en 1963 pour l'album Sinatra's Sinatra, ni avec la version en duo avec Anita Baker qui figure sur l'album Duets de 1993).

2 mars 2015

24FPS 69 : Birdman

Il a fallu attendre que la 87ème cérémonie des Oscars soit passée pour que Birdman de Alejandro González Iñárritu sorte enfin en France et que nous puissions l'aborder dans 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler !


Donc après une courte présentation de la carrière du réalisateur, puis un historique de la genèse du film et de son casting, Julien et moi-même livrons notre avis sur Birdman, dans un premier temps sans spoiler, puis de manière beaucoup plus détaillée et en révélant les scènes principales du film après le signal sonore.



Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous donner votre vision du film !

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Crédits musicaux : Get Ready de Antonio Sánchez, issu de l'album Birdman Or The Unexpected Virtue Of Ignorance - Original Drum Score (2014), et Crazy de Gnarls Barkley, issu de l'album St. Elsewhere (2006)

28 février 2015

24FPS 68 : Kingsman Services Secrets

Et voici le premier épisode complet de 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, de l'année 2015, et il est consacré au film Kingsman Services Secrets de Matthew Vaughn !


Dans la première partie de l'émission, Julien et moi revenons tout d'abord sur le comic book d'origine puis sur la carrière déjà riche de Matthew Vaughn, avant de livrer nos impressions sur Kingsman Services Secrets sans le moindre spoiler. Puis, après le signal sonore, nous explorons les détails du film en racontant toute l'histoire mais aussi en relevant les références dissimulées dans celui-ci.



Bonne écoute, et n'hésitez pas à réagir aux différentes questions restées en suspens durant l'émission !

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Crédits musicaux : Manners Maketh Man de Henry Jackman & Matthew Margeson, issu de l'album Kingsman The Secret Service (2015), et Money For Nothing de Dire Straits, issu de l'album Brothers In Arms (1985)

26 février 2015

Le premier clip de mon groupe Defraktor !

Je ne parle pas souvent musique par ici, pas aussi souvent que je le voudrais en tout cas ! Mais je suis guitariste et cela fait bientôt 10 ans que j'essaie de monter un groupe de Thrash-Metal. Et les choses se sont enfin concrétisées il y a 3 ou 4 ans avec la rencontre de musiciens sérieux et motivés. Le résultat se nomme Defraktor et nous avons déjà donné quelques concerts dans l'est de la France.


Aujourd'hui nous sommes en mesure de vous proposer notre premier morceau écoutable en ligne. Il s'agit du titre Echoes Of A Dark Future que nous avons pu enregistrer dans des conditions semi-professionnelles dans le cadre d'une compilation vinyle qui devrait sortir très prochainement. C'était pour nous une première expérience d'enregistrement dans des conditions proches du studio, et nous avons décidé de rendre le morceau disponible à l'écoute via ce clip "fait-maison" :



Pour info, nous travaillons déjà sur la sortie d'un CD qui contiendra trois autres titres que celui présenté ci-dessus, et je peux déjà vous dire que la qualité de production sonore est sans commune mesure avec ce que vous pouvez entendre ici. Je vous en reparlerai lorsque ce sera disponible, mais en attendant vous pouvez rester informés de l'actualité du groupe via sa page Facebook ou également sur Twitter.

24 février 2015

Critique ciné : Kingsman - Services Secrets

Après avoir marqué les esprits avec Kick-Ass puis X-Men - Le Commencement, Matthew Vaughn a dans un premier temps commencé à travailler sur X-Men Days Of Future Past avant d'abandonner le projet pour cause de différends créatifs avec le studio. Mais il n'a pas pour autant abandonné le monde des comics puisqu'il s'est immédiatement mis au travail pour adapter The Secret Service, une BD de Mark Millar et Dave Gibbons parue en 2012/13 qu'il connait bien puisqu'il avait participé à son scénario. Quelques acteurs prestigieux au casting, une histoire légèrement réécrite et voici que débarque Kingsman - Services Secrets sur grand écran en ce début 2015.


C'est en quelque sorte un mix entre Kick-Ass et X-Men - Le Commencement : un jeune homme se retrouve propulsé dans un monde d'action et de grands méchants tels qu'on les voit dans les films de James Bond (au lieu du monde des comics de Kick-Ass), mais il doit tout d'abord faire ses preuves au sein d'une école spéciale située dans une riche demeure (un peu comme l'école du Professeur Xavier), aux épreuves aussi surprenantes que potentiellement mortelles. Quoique contrairement aux deux films pré-cités, les choses paraissent assez faciles dans l'ensemble et peu d'efforts ont été déployés pour tenter de rendre cette histoire un minimum crédible. Et Kingsman n'est pas vraiment non-plus la grosse comédie déjantée que semblent vendre les bande-annonces. Le film est certes assez drôle par moments, mais cela alterne étrangement avec des moments beaucoup plus sérieux qui ne fonctionnent pas vraiment comme ils le devraient, donc le film ressemble souvent à un gros fourre-tout mal équilibré qui a du mal à choisir son camp, et c'est un peu dommage...

Côté casting, Michael Caine reste sans surprise dans son registre habituel, Mark Strong est toujours aussi bon dans le domaine du "pince sans rire" et Colin Firth s'avère très surprenant à contre-emploi tandis que Samuel L. Jackson est un peu fatigant avec ses cabotinages incessants. Du côté des jeunes, la quasi-débutant Taron Egerton peine à être totalement convaincant en personnage principal avant la dernière partie du long-métrage, alors que ses collègues féminines, Sophie Cookson et surtout l'acrobatique Sofia Boutella sortent nettement mieux leur épingle du jeu !



Kingsman - The Secret Service est tout de même un divertissement assez honnête, et il s'avère très surprenant par moments ! Mais on est loin d'un film qui marque les esprits comme l'étaient Kick-Ass ou X-Men - Le Commencement. Matthew Vaugh reste un incontournable de l'adaptation de comics au cinéma, même si ce nouveau film peut laisser penser que le cinéaste commence à tourner en rond au niveau des thématiques abordées et des scènes choc (les points communs avec certains retournements de situation de Kick-Ass sont tout de même assez nombreux dans Kingsman), mais on n'en suivra pas avec moins d'intérêt la suite de la carrière du cinéaste.

23 février 2015

Critique ciné : American Sniper

Mine de rien, le réalisateur Clint Eastwood nous propose quasiment un film par an depuis le milieu des années 90, et depuis le milieu des années 2000, la plupart d'entre-eux sont inspirés de faits réels comme Mémoires De Nos Pères (2005), Lettres d'Iwo Jima (2006), L'Échange (2008), Invictus (2009), J. Edgar (2011) et Jersey Boys (2014).

Avec American Sniper, il s'attaque cette fois à un chapitre très récent de l'histoire des Etats-Unis puisqu'il y trace le portrait de Chris Kyle, le tireur d'élite le plus redoutable de l'histoire de l'armée américaine, puisque cette dernière lui a confirmé 160 tirs mortels (alors que la réalité serait proche de 255 tirs mortels) lors de la seconde guerre en Irak au début des années 2000, ce qui représente environ trois fois le record précédent (de l'armée américaine).


Après quelques scènes introduisant Chris Kyle dans sa jeunesse, le film ne démarre véritablement que lorsque celui-ci (interprété par un Bradley Cooper impeccable, voire même impressionnant de mimétisme selon les proches de Chris Kyle) décide de s'engager dans l'armée. On suit alors son parcours, en appuyant bien évidemment sur les moments forts de ses quatre longs séjours en Irak, mais en les alternant avec quelques passages de vie familiale qui nous montrent bien que toute l'attention de Chris Kyle se trouve en Irak et que ses proches en souffrent. Pour pousser un peu le scénario lors des phases en Irak, on a inventé un ennemi pour Chris Kyle (en se basant sur quelques faits réels). Seulement, cette rivalité mortelle entre snipers surdoués parait (à juste titre) très artificielle et beaucoup trop hollywoodienne pour être crédible. Une maladresse vraiment trop visible...

Comme souvent avec Clint Eastwood, la mise en scène est très propre et soignée, et quelques bons moments de tension ainsi que de rares scènes d'action viennent pimenter le déroulement du film. Mais comme souvent avec Clint Eastwood, ce sont les effets spéciaux qui piquent un peu, notamment le faux sang numérique qui agrémente quasiment tous les morts par balles dans le film. Mais on regrettera également la présence d'hélicoptères trop numériques et on retiendra (dans le mauvais sens du terme) une scène de tempête de sable quasiment illisible au chapitre des ratages visuels du film.



Il n'en reste pas moins que le personnage de Chris Kyle, malgré ses aptitudes exceptionnelles et sa réputation, a du mal à trouver sa place dans la société lorsqu'il ne se trouve pas sur le champ de bataille. Mais plutôt que d'essayer de rentrer dans la psychologie du personnage, on reste à la surface des choses et on n'en sait finalement pas beaucoup plus que sa femme qui ne le comprend plus. Et c'est là que le bât blesse vraiment en ce qui concerne American Sniper : on a déjà vu tout ça, et en beaucoup mieux, dans Démineurs (et d'autres films sur la guerre dont les protagonistes ont du mal à se réintégrer à la société) !

Alors si on enlève la prestation de Bradley Cooper et une ou deux bonnes scènes de tension, que reste-t-il de American Sniper ? Ben pas grand-chose en fait ! Ça n'est pas très original dans son propos, on a déjà vu des films de guerre beaucoup plus impressionnants et profonds, ça n'est pas très juste historiquement parlant, et ça ne prend pas vraiment parti en ce qui concerne cette guerre en Irak. Car American Sniper n'est pas un film sur la guerre ! C'est un film sur Chris Kyle, un point c'est tout ! Du coup, les anti guerre en Irak y verront une apologie de la guerre (où les irakiens sont réduits à l'état de sauvages déshumanisés, ce qui est assez vrai dans le film), tandis que les pro guerre en Irak y verront un hommage à un grand patriote ainsi qu'une critique du suivi des soldats après leur retour. Tous ces éléments sont effectivement présents dans le film, mais il sont largement minoritaire par rapport au sujet traité et toutes les polémiques (très américano-américaines) se situent davantage autour du film que dans le film lui-même. Bref, Clint Eastwood a juste réalisé un film assez correct (mais sans plus) et sans grande originalité sur un soldat américain, là où tout le monde aurait souhaité voir un film sur la guerre en Irak...

Quant à la fin un peu abrupte du film, il faut savoir que celle-ci n'était pas prévue lorsque le film a été mis en chantier et que cet événement s'est produit pendant la phase de pré-production du film, ce qui explique qu'on ne s'attarde pas davantage dessus, d'autant plus que l'affaire est seulement en train d'être jugée en ce moment (février 2015), donc il est légalement difficile de statuer à ce sujet dans le film alors que le jugement réel n'a pas encore été rendu.

16 février 2015

24FPS HS 2015 : Les films de Janvier

L'année 2015 débute enfin pour de bon chez 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, avec un hors-série rempli de 10 films abordés sans spoiler (sauf le dernier) !


Voici donc la liste des films dont il est question :

- A Most Violent Year de J.C. Chandor
- Les Nouveaux Sauvages de Damián Szifrón
- Hard Day de Kim Seong-hun
- Snow Therapy de Ruben Östlund
- L'Affaire SK1 de Frédéric Tellier
- Pasolini de Abel Ferrara
- The Disappearance Of Eleanor Rigby de Ned Benson
- Une Merveilleuse Histoire Du Temps de James Marsh
- St. Vincent de Theodore Melfi
- Imitation Game de Morten Tyldum (et seul celui-ci bénéficie d'une partie avec spoiler en fin d'émission).



Bonne écoute, et n'hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de ces films !

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Crédits musicaux : Eleanor Rigby des Beatles, issu de l'album Revolver (1966)

13 février 2015

Critique ciné : Jupiter - Le Destin De l'Univers

Depuis la sortie de la trilogie Matrix, les Wachowski n'ont décidément pas de bol avec la façon dont Warner Bros gère la promotion et la distribution de leurs films. Speed Racer (2008) est clairement passé à côté du succès qu'il méritait car le peu de personnes à l'avoir vu n'a souvent pas su le juger en le remettant dans son contexte (à savoir une adaptation d'un dessin-animé japonais des années 60 et culte aux Etats-Unis). Puis la sortie de Cloud Atlas avait été reportée de plusieurs mois en Europe, sortant ainsi début 2013 au lieu d'octobre 2012 alors qu'il était déjà disponible en vidéo aux Etats-Unis (avec les conséquences que cela peut avoir côté piratage), sans parler d'un manque de promotion plus qu'évident.

On a pensé pendant un temps que les Wachowski revenaient aux affaires avec Jupiter Ascending (traduit par Jupiter - Le Destin De l'Univers pour la France, mais on va faire comme si ça n'existait pas, hein ?) puisqu'il s'agit de leur premier scénario original depuis Matrix (et non pas d'une adaptation d'un matériau existant comme leurs deux précédents films). Mais la Warner a tenté une nouvelle fois de faire comprendre au monde entier qu'elle ne croyait finalement pas du tout dans le potentiel du film en repoussant sa date de sortie de juillet 2014 à février 2015, soi-disant pour des histoires d'effets spéciaux à finaliser et de campagne marketing à mieux préparer. Cela ne rassure évidemment pas sur la qualité du film, mais au final il est clair que Warner se fout de nous (et des Wachowski) puisque la campagne marketing a finalement été réduite au minimum syndical au moment de la sortie du film.


La jolie Jupiter (Mila Kunis) possède un destin incroyable qui fait d'elle l'un des enjeux principaux de la stabilité (économique, oui oui) de l'univers. Mais le beau et ténébreux Caine (Channing Tatum) a été engagé pour la sauver... Ouais le pitch de départ est pas folichon, et malheureusement ce n'est pas beaucoup mieux ensuite. En dehors de l'univers créé de toutes pièces par les Wachowski (sympa mais qui n'est malheureusement pas assez fouillé pour être véritablement passionnant), toute cette histoire sent le super-réchauffé et ne possède pas une once d'originalité. Les méchants sont à la fois insupportables, caricaturaux et prévisibles, et si les acteurs s'en sortent pas trop mal dans l'ensemble (sauf Mila Kunis qui n'a certainement pas les épaules pour porter un film à elle toute seule), force est de constater qu'ils font visiblement de leur mieux avec ce qu'on leur a donné à jouer.

Car tout ça aurait pu bénéficier d'une bonne dose de second degré pour mieux faire passer la pilule ! Mais non, il faut se contenter de personnages au premier degré très lisses, voire même franchement caricaturaux dans de cas des méchants. L'ensemble aurait pu également bénéficier d'effets spéciaux impressionnants, mais malheureusement certains de protagonistes aux maquillages à peine dignes d'une série TV des années 90, tandis que les univers à priori assez détaillés ne sont pas vraiment mis en valeur par des images de synthèses correctes mais sans plus. Pire, les Wachowski sont pour la première fois incapables de rendre leurs scènes d'actions lisibles (et ça doit être encore pire en 3D).



Bref, entre des enjeux confus, des effets spéciaux inégaux et parfois franchement ratés, un certain manque d'inspiration côté scénario et des acteurs pas super convaincants, Jupiter Ascending n'est clairement pas la claque attendue ! Mais ce n'est pas non-plus une atrocité à regarder (sauf pour sa VF qui est catastrophique), c'est juste un divertissement moyen, sans grande envergure et un peu bancal. J'en retiens tout de même la jolie Mila Kunis, quelques beaux moments de bravoure de la part de Channing Tatum, quelques jolies scènes entre les deux protagonistes principaux et un univers qui mériterait d'être mieux exploré.

Et ce qui me met en colère c'est que j'ai vu des blockbusters (qui a dit Transformers ?) bien plus merdiques que ça qui ont bénéficié d'énormes campagnes marketing (et de chiffres hallucinants au box-office). J'ai aussi vu des blockbusters tout aussi maladroits (X-Men Days Of Future Past par exemple) bénéficier de grosses campagnes marketing et de critiques dithyrambiques !

Donc même si Jupiter Ascending n'est clairement pas top, il reste tout de même bien supérieur à de nombreuses merdes que le grand public va voir en masse, et il se laisse voir tout en se laissant oublier aussitôt après. Les Wachowski ne méritaient pas un tel traitement de la part de Warner Bros, et je n'ai pas perdu espoir en ce qui concerne leur talent créatif. J'espère également qu'ils vont changer de crémerie en ce qui concerne la distribution de leurs futurs films...

12 février 2015

24FPS HS : Festival de Gérardmer 2015

Comme en 2014, je me suis rendu au Festival International de Film Fantastique de Gérardmer et je vous livre mes impressions sur tous les films vus (à savoir principalement les films en compétition) dans cette émission intégralement sans spoiler !


Voici la liste des films abordés :

- Ex_Machina de Alex Garland
- Goodnight Mommy de Veronika Franz & Severin Fiala
- Cub de Jonas Govaerts
- The Signal de William Eubank
- The Man In The Orange Jacket de Aik Karapetian
- Jamie Marks Is Dead de Carter Smith
- The Voices de Marjane Satrapi
- It Follows de David Robert Mitchell
- Réalité de Quentin Dupieux
- These Final Hours de Zak Hilditch
- Honeymoon de Leigh Janiak
- Tusk de Kevin Smith

Ainsi que mes impressions sur le palmarès...



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Bonne écoute, et n'hésitez pas à partager vos impressions si vous avez pu voir certains de ces films !

10 février 2015

Critique ciné : Foxcatcher

En 1996, un grave fait-divers secoue le monde de la lutte aux Etats-Unis. Celui-ci implique le milliardaire John E. du Pont, amateur de lutte et entraineur auto-proclamé de l'équipe Foxcatcher, et les frères Schultz, tous deux médaillés à de nombreuses reprises au Jeux Olympiques et au Championnats du Monde depuis le milieu des années 80, et proches collaborateurs de John E. du Pont. Les relations entre ces 3 personnages et le drame qui en résulte sont le sujet du film Foxcatcher de Bennett Miller.


Ce qui marque tout de suite le spectateur, dès les premières minutes, c'est le rythme très particulier de ce long-métrage. Les scènes tirent en longueur, les dialogues sont rares et parfois récités avec d'étonnantes hésitations, et le tout fait la part belle à une mise en scène très (trop ?) contemplative. On finit par s'y faire, et c'est un bon moyen d'admirer la photo sublime que l'on doit à Greig Fraser (Cogan, Zero Dark Thirty) ainsi que les décors extrêmement soignés et très bien mis en valeur dans le film. On note aussi une absence de musique dans la plupart des scènes, même lorsqu'elles sont muettes, et seules quelques petites notes discrètes viennent habiller ce qu'on voit ici et là.

Le problème en revanche, c'est que les scènes se succèdent sans que l'on prenne le temps de nous expliquer ce qui se passe. La mise en scène toujours très soignée semble indiquer une grande intensité dans ce qui est en train de se dérouler, mais on a souvent le sentiment d'avoir raté ce qui a pu conduire à la scène qu'on est en train de voir, tout comme on se demande régulièrement quel peut être le sens ou les conséquences de ce qu'on vient de voir, sans que rien ne permette jamais de répondre à ces questions. Du coup, cette volonté de rendre toutes les scènes intenses au détriment de l'histoire qu'il faudrait raconter finit par saper l'intérêt de l'ensemble, puisqu'on ne va jamais au fond des choses et qu'on se contente d'enchainer les scènes ultra-soignées et très travaillées, sans jamais tenter de se plonger dans la psychologie des personnages. On reste trop à la surface des choses...



On comprend bien évidemment qu'il y a un malaise entre John E. du Pont et sa mère concernant son intérêt pour la lutte, on comprend tout à fait que les frères Schultz n'ont pas la même façon d'appréhender la personnalité de John E. du Pont, on comprend également très bien que Mark Schultz est de moins en moins à l'aise avec la personne de John E. du Pont, et il faudrait vraiment ne pas être attentif du tout pour passer à côté du fait que John E. du Pont est quelqu'un d'étrange et inquiétant qui se préoccupe beaucoup plus de l'image que l'on peut avoir de lui que de ses réelles aptitudes à diriger une équipe sportive. Tout ça on l'appréhende donc très rapidement, mais les scènes se suivent et n'apportent jamais aucun élément supplémentaire à tout ça, durant plus de deux heures !

On assiste donc à un triste spectacle où l'on sent très bien que quelque-chose de grave va arriver, mais sans jamais qu'on nous explique pourquoi ça va arriver, et cela finit par être franchement frustrant ! C'est encore plus agaçant quand on voit le talent évident des 3 acteurs principaux (dont évidemment le méconnaissable Steve Carrell dans le rôle de John E. du Pont, aussi bien au niveau du visage que de l'attitude corporelle et de l'élocution) qui ont travaillé à fond les personnages qu'ils sont chargé d'interpréter.

Steve Carell est John E. du Pont

On dirait que le réalisateur Bennett Miller est totalement conscient de bénéficier de prestations de très haut vol de la part de ses acteurs, et d'une photo et de décors sublimes. Du coup, il réalise un film d'auteur très soigné, clinique et froid, allant presque jusqu'à rappeler la lenteur et le côté totalement contemplatif d'un certain Barry Lyndon. Mais il en oublie que son film est également supposé raconter une histoire, et cela devient particulièrement flagrant lorsque survient le drame qui conclut cette histoire, sans aucune introduction ni explication, et surtout en oubliant de préciser qu'une grosse ellipse temporelle se situe juste avant l'incident.

Il est donc légitime de ressentir un malaise à la fin de Foxcatcher, légitime de se demander si on a raté un élément de l'histoire qui a pu mener à cette fin. Car en fait l'histoire qui représente 95% de ce qu'on voit dans le film n'est absolument pas liée aux 5% qui représentent la fin du film. Ces deux histoires n'ont à priori pas de lien direct, même si le film tente de nous le faire croire très maladroitement. Alors pourquoi Bennett Miller a-t-il choisi cette histoire pour son film ? Pour amadouer les jurys des festivals ciné les plus prestigieux (Cannes, les Oscars) avec une histoire vraie tout en sachant que c'est sur son aspect purement technique que son film y est jugé ? Dans ce cas il a sûrement eu raison. Pour raconter une histoire forte et la faire connaitre au plus grand nombre ? Dans ce cas c'est un ratage quasi-complet !

Mark Ruffalo est très impressionnant, mais Channing Tatum l'est encore davantage !

Personnellement je me trouve dans la catégorie de la population pour qui un tel film s'apparente davantage à un ratage ultra-pompeux qu'à un chef-d'œuvre. Bennet Miller se moque pas mal de l'histoire qu'il est censé raconter et il préfère se concentrer sur la technique pure que sur la narration.

J'en veux pour preuve diverses libertés prises avec l'histoire réelle, certaines sont sans grande incidence mais d'autres n'apportent rien d'autre que de la confusion, comme le fait que les frères Schultz n'ont en fait jamais vécu au même moment sur la propriété de du Pont (Mark y a vécu de 1987 à 1988, tandis que Dave ne s'y est installé qu'à partir de 1989), ou le fait qu'un peu plus de 7 années séparent les Jeux Olympiques de Séoul de 1988 et l'incident qui s'est produit début 1996 à la ferme Foxcatcher (alors que le film enchaine directement les deux événements, sans aucune transition, comme s'ils étaient en corrélation). On notera tout de même que la scène du drame de 1996 est reproduite avec une très grande fidélité par rapport aux faits réels, notamment grâce aux témoignages et à la participation active sur le tournage de personnes qui étaient présentes ce jour-là.

Mais ce qui persiste chez moi après la vision de Foxcatcher, c'est l'impression d'un grand gâchis ! D'une bonne histoire sacrifiée pour se faire bien voir dans les festivals prestigieux, et c'est vraiment dommage d'avoir choisi cette voie avec tous les talents qui étaient en présence. Donc Foxcatcher n'est pour moi rien d'autre qu'un film froid, dénué d'émotions, et très prétentieux.

9 février 2015

Critique ciné : Imitation Game

Alan Turing est l'un des pères de l'informatique. Mathématicien de formation, il a participé à un projet secret en Angleterre visant à décoder les communications allemandes durant la seconde guerre mondiale, ce qui lui a permis de mettre en œuvre ses théories en construisant une machine qui allait poser les bases de ce qu'on appellerait plus tard un "ordinateur".

Bien qu'étant une expression employée par Turing dans le cadre de son célèbre test visant à distinguer un humain d'une intelligence artificielle, les mots Imitation Game servent ici de titre au film qui s'intéresse plutôt aux travaux de Turing pendant la guerre.


Et l'aspect le plus frappant et le plus intéressant dès le départ du film est sans conteste la caractérisation du personnage d'Alan Turing par le très talentueux Benedict Cumberbatch ! Bien qu'étant un génie dans son domaine (les mathématiques), il est difficile de ne pas s'attacher à ce personnage qui semble éprouver de grandes difficultés d'ordre social, ce qui le rend parfois (involontairement) drôle. En revanche, on ne peut pas en dire autant de Keira Knightley qui est censée interpréter à la fois une collègue très douée mais aussi une sorte d'intérêt amoureux pour Alan Turing, en la personne de Joan Clarke. La différence de niveau de jeu entre les deux acteurs principaux est tout simplement colossale, et cela devient très gênant dans les scènes où ils sont face à face. Heureusement, le niveau est largement remonté par les autres acteurs anglais tels que Matthew Goode, Mark Strong ou Charles Dance.

Côté histoire, on découvre avec grand intérêt cette partie de la vie Turing qui est restée secrète bien longtemps après sa mort. La tension est bien présente dans les relations avec ses supérieurs et ses collègues, et on jubile lorsqu'ils commencent enfin à trouver des moyens de décoder les messages allemands. Mais tout ça est régulièrement plombé par une pseudo-romance avec le personnage de Joan Clarke, qu'on pousse beaucoup trop en avant alors que ça ne fonctionne jamais. C'est très dommage, d'autant plus que cette relation amoureuse est grandement exagérée et embellie pour les besoins du film...



On retient tout de même de Imitation Game quelques très belles scènes, ainsi qu'une volonté de porter à l'attention du plus grand nombre l'importance des travaux de Turing qui aurait tout de même permis de raccourcir la seconde guerre mondiale de deux à quatre ans. Je regrette toutefois grandement que, même si la globalité de l'histoire reste assez proche de la réalité, de trop nombreux détails du film sont en fait complètement inventés, sans parler du fait que tous les travaux de Turing après la guerre (car ce sont surtout ceux-là qui sont à l'origine de l'informatique moderne) sont complètement occultés...

Donc Imitation Game est un film parfois bancal, mais qui contient tout de même de très bons moments et dont l'histoire mérite d'être connue !

1 février 2015

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 5

L'édition 2015 du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer touche à sa fin et l'accalmie des chutes de neige n'aura pas duré longtemps (même pas la totalité de la veille)...


Et la compétition touche donc également à sa fin avec la projection de Honeymoon du réalisateur américain Leigh Janiak où il est question d'une lune de miel (qua va forcément mal tourner) !


Bea (Rose Leslie, vue dans Game Of Thrones "You Know Nothing John Snow") et Paul (Harry Treadaway, vu dans Penny Dreadful) sont fraichement mariés et vont passer leur lune de miel dans un chalet isolé. Mais après des premiers jours de bonheur total, le comportement de la jeune femme va changer après que son mari la retrouve totalement nue dans la forêt et en pleine nuit...

Mouais... le film met bien trop longtemps à démarrer et même si les deux jeunes gens sont plutôt attachants, on finit par se moquer de ce qui pourrait leur arriver vu qu'on rechigne beaucoup trop longtemps à commencer à nous expliquer ce qui se passe. D'ailleurs la fin tombe complètement à plat et il ne reste de l'ensemble qu'une impression de patchwork de scènes ultra-déjà-vues auxquelles on a tenté tant bien que mal de trouver une vague justification. Dommage que le scénario soit si décevant, car les ingrédients étaient réunis pour un bon petit film...

Un petit tour par l'expo d'arts plastiques du festival est l'occasion de se changer les idées en cette dernière journée qui démarre bien mollement :



Et un nouveau tour au centre-ville de Gérardmer est l'occasion de constater que la neige ne faiblit pas et que les congères au bord des routes et des chemins sont de plus en plus imposantes. Sera-t-il un jour possible de repartir d'ici ?


En attendant de connaitre le palmarès, allons jeter un œil au dernier film de Kevin Smith (Clerks, Dogma, Jay & Bob Contre-Attaquent, Red State). Celui-ci s'appelle Tusk et nous permet de suivre les tribulations d'un podcasteur américain qui se rend au Canada pour interroger un passionné de morses (oui, les animaux) :



On y oscille entre quelques séquences qui tentent d'instaurer l'angoisse et une large majorité de séquences qui tiennent davantage de la grosse blague de potache (sans parler des multiples occasions de faire passer les canadiens pour des cons). On ne sait pas trop si on doit rire ou être consterné par la bêtise de ce film dont le scénario découle d'ailleurs d'un podcast que Kevin Smith animait en compagnie d'un de ses meilleurs amis. Était-ce vraiment la peine de transformer ce gros délire en film ? Pas sûr, même si l'acteur Michael Parks est toujours impressionnant, que c'est l'occasion de voir à quoi ressemble aujourd'hui Haley Joel Osment (vous savez, le petit garçon qui voit des gens qui sont morts dans Sixième Sens), et que c'est aussi l'occasion de constater que Johnny Depp (quasi-méconnaissable) ajoute un nouveau type de pitreries lamentables à son jeu puisqu'il joue un inspecteur de la sécurité du Québec en imitant l'inspecteur Clouseau (incluant l'accent français du personnage de la série des films La Panthère Rose) sous alcool ! N'importe-quoi ce film...

Bref, il est temps de prendre connaissance du palmarès du festival :

Prix du court-métrage : Habana (de loin le plus beau court-métrage présenté, mais il manquait à mon avis une véritable histoire à ce film qui n'était pas mon favori mais qui bénéficiait d'une mise en scène et d'effets de très grande qualité)

Prix de la meilleure musique originale (décerné par le jury jeunes) : These Final Hours (j'ai adoré ce film mais j'avoue ne pas avoir retenu sa musique)

Prix du jury jeunes de la région Lorraine : Goodnight Mommy (c'est l'un des films que j'ai le moins aimés cette année, entre son twist ultra-prévisible et son côté "torture porn" au ralenti et interminable, trop contemplatif, trop long, et des personnages trop impénétrables)

Prix du jury SyFy : Goodnight Mommy (même remarque que ci-dessus)

Prix de la critique : It Follows (là je suis heureux, car cette histoire d'adolescents complètement désemparés face à une menace implacable m'a vraiment pris aux tripes)

Prix du public : The Voices (sans grande surprise, et c'est amplement mérité, grâce à de nombreux fous rires et quelques moments qui font bien froid dans le dos)

Prix du jury : accordé ex-aequo à Ex Machina et The Voices (je suis très heureux que Ex Machina reparte avec un prix car malgré quelques petits défauts et longueurs, car c'est un bon film moderne sur l'intelligence artificielle)

Grand prix : It Follows (yessssss, trop content !!!!)

Hé bien cette 22ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer se conclut sur une note très positive pour moi. La sélection en compétition comportait finalement très peu de mauvais films (je n'y croyais plus après les deux années précédentes), le palmarès me satisfait dans l'ensemble, et le nouveau système de réservation des séances m'a évité les attentes interminables dans le froid de ces dernières années (malgré une météo particulièrement chargée en neige cette année).

Vivement l'édition 2016 du festival...

31 janvier 2015

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 4

Le soleil fait enfin son apparition sur Gérardmer, mais on s'en fout car la compétition continue avec It Follows, le second film de David Robert Mitchell qui nous vient des Etats-Unis.


Le film est une métaphore plus qu'évidente sur le sexe et ses conséquences (entre adolescents). Il reprend la plupart des codes du slasher, sans toutefois véritablement appartenir à ce genre puisque la menace est ici plus insidieuse et plutôt de type surnaturel. Il s'agit en effet d'une malédiction dont il est quasi-impossible de se débarrasser, si ce n'est d'une manière qui implique des choix difficiles. La détresse des jeunes gens est plus que palpable, et on s'attache véritablement à eux. La peur est aussi très présente, et c'est ce qui fait la réussite de ce film qui maîtrise très bien ses ambiances et leur progression, plutôt que de jouer la carte du gore et des jump-scares stupides.

Si on devait chercher un modèle à It Follows, il faudrait lorgner du côté du premier film Halloween réalisé par John Carpenter pour son rythme, son frisson et ses adolescents désemparés et attachants. L'hommage à Carpenter est d'ailleurs plus que flagrant au niveau de la musique du film, et même si on peut déplorer quelques manques d'explications sur l'origine des phénomènes présentés dans le film, It Follows est clairement mon grand favori de cette sélection !



On poursuit avec la compétition des court-métrages. 5 films sont en lice et très honnêtement ils sont tous d'un très bon niveau, même si j'ai eu un peu de mal à accrocher à l'énigmatique Puzzle, et que je ne me suis pas vraiment laissé emporter par le pourtant très beau Shadow. J'ai en revanche été complètement séduit par la photo et les effets spéciaux de Habana (même si celui-ci manquait finalement de scénario conséquent), la recherche visuelle et la très belle photo du pourtant bien violent L'Art Du Geste, mais celui qui m'a complètement transporté et ému c'est clairement le sublime Rien Ne Peut T'arrêter et sa magnifique musique que j'espère voir récompensés !

Puis on sort de la compétition avec la présentation en avant-première de Réalité, le nouveau film de Quentin Dupieux (Steak, Wrong, Rubber, Wrong Cops) qui réunit Alain Chabat, Jonathan Lambert et Elodie Bouchez (ces deux derniers sont d'ailleurs présents pour présenter le film.


On y suit pêle-mêle un projet de film auquel il ne manque plus qu'un détail sonore pour se concrétiser, un producteur qui supervise le tournage d'un film sur une petite fille dont le père chasse un sanglier à l'intérieur duquel on retrouve un mystérieuse VHS, un animateur TV pris de démangeaisons, un directeur d'école travesti, une psychanalyste qui analyse les rêves, etc... Tout ça finit par totalement se mélanger quand les différentes histoires s’imbriquent les unes dans les autres et que les rêves, les films et la réalité se mélangent les uns avec les autres. Bref, tout ça n'a (volontairement) aucun sens, et c'est une nouvelle occasion pour moi de vérifier que je ne suis pas du tout fan du cinéma de Quentin Dupieux, sans parler de la même musique lancinante présente ici en boucle et qui finit vite par devenir insupportable.

Et c'est au tour de These Final Hours (vraisemblablement traduit Nos Dernière Heures pour le marché français) du réalisateur/scénariste australien Zak Hilditch de conclure cette avant-dernière journée de compétition. Celui-ci est d'ailleurs présent pour présenter son film et il nous promet un film apocalyptique différent de ce qu'on a déjà pu voir (surtout dans le cas de ceux qui se déroulent toujours à Paris, Londres ou New-York), puisqu'il a choisi sa ville natale de Perth comme cadre de son histoire.


Il s'agit d'ailleurs plutôt de ce que j'ai envie d'appeler un film pré-apocalyptique, puisque la Terre est en train de vivre ses dernières heures, de nombreux pays ont déjà totalement disparu, et l'Australie sera inexorablement atteinte d'ici une dizaine d'heures. Et on y suit un bad-boy au grand cœur qui, même s'il se trouve en plein dilemme relationnel alors que la fin est proche, va tenter d'aider une petite fille à rejoindre sa famille, une mission peu aisée lorsque la totalité de la population locale n'a plus peur des conséquences de ses actes...



C'est rythmé, cohérent et crédible, et il est impossible de ne pas s'attacher au personnage de James ainsi qu'à la petite Rose. Le film tient toutes ses promesses et les temps morts quasi-inexistants. Pas grand-chose d'autre à dire si ce n'est que les situations se renouvellent suffisemment pour maintenir l'intérêt tout le long du métrage et qu'il s'agit tout simplement d'un bon film !

Festival de Gérardmer 2015 - Jour 3

Il neige, il neige sur Gérardmer, à tel point qu'on se demande s'il sera un jour possible de repartir d'ici... mais ce n'est pas important pour le moment puisque la compétition reprend avec un co-production entre la Lettonie et l'Estonie : The Man In The Orange Jacket


Le réalisateur Aik Karapetian est là pour nous présenter son film. Il nous explique que celui-ci a mis 5 ans à voir le jour car son budget était quasi-nul, et que jusqu'au bout il n'était pas sûr de pouvoir le terminer. On se croirait tout d'abord dans un slasher ou un home-invasion sur fond de crise sociale, mais le film ne démarre vraiment que lorsque celui qui vient de commettre un massacre s'installe dans la riche demeure où il a commis ses actes et tente de vivre de manière aisée.

S’enchaînent alors diverses séquences où cet homme au gilet orange tente de s'occuper mais on sent bien que quelque-chose ne tourne pas rond et qu'il pourrait lui-même se trouver en grand danger. L'ambiance au sein de cette demeure n'est pas sans rappeler celle du film Shining car on y joue beaucoup avec le sentiment d'isolation, les accès de violence gratuite et le sentiment de réalité. Un film plutôt inhabituel, qui ne lasse pas car il dure juste 1h11, et qui m'a séduit par sa narration complexe qui semble avoir laissé pas mal d'autres spectateurs sur le carreau. Le tout est en tout cas plutôt bien exécuté pour un film qui a bénéficié d'aussi peu de moyens.

Comme chaque année, j'en profite pour faire un petit tour au Grimoire, le salon littéraire du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer. C'est toujours l'occasion de voir qu'il existe mine de rien de nombreux auteurs pour la littérature de genre en France, sans parler du stand de goodies et de DVD qui annonce la tenue prochaine du Bloody Week-End édition 2015.



On retourne ensuite du côté de la compétition, du surnaturel et des Etats-Unis avec Jamie Marks Is Dead du réalisateur Carter Smith.


Des adolescents y sont confrontés à la mort d'un de leurs camarades, un camarade qui était d'ailleurs persécuté et relativement peu apprécié dans son établissement scolaire. Mais le jeune Adam, ainsi que son amie Gracie, voient le jeune Jamie Marks (ou son fantôme ?) revenir et s'adresser à eux. On comprend assez vite qu'il s'agit d'une métaphore sur la découverte de la sexualité, voire de l'homosexualité, mais le film tourne en rond et on a du mal à saisir le véritable but de l'ensemble. Les dialogues se succèdent sans que rien de nouveau ne soit apporté et divers éléments viennent perturber le récit, et on s'ennuie rapidement devant cette analogie dont on a du mal à saisir la finalité. Notons d'ailleurs que les personnages incarnés par Liv Tyler et Judy Greer ne servent strictement à rien (elles représentent l'autorité parentale, je suppose) et viennent ralentir un propos déjà peu clair. Un film à oublier...

Et on clôture la journée sur un troisième film en compétition : The Voices. Il s'agit d'une production américaine avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton et Anna Kendrick, et réalisée par Marjane Satrapi (l'auteure de la BD Persepolis qui avait été adaptée au cinéma en 2007).


On plonge ici dans l'univers de la comédie déjantée avec le personnage de Jerry qui entend les voix de son chat et de son chien et qui dialogue avec eux pour prendre des décisions importantes dans sa vie relativement guillerette et pleine de couleurs acidulées. Mais les choses vont sérieusement déraper (dans le sanglant) lorsque Jerry, très maladroit, tente de séduire la belle Fiona de la comptabilité...

Le sujet abordé ici a déjà été traité à d'innombrables reprises au cinéma, mais c'est le point de vue de l'histoire qui rend l'ensemble original et réjouissant. Car on rigole souvent, notamment grâce à la candeur du personnage un peu idiot campé avec brio par Ryan Reynolds, sans oublier les dialogues très crus qu'il peut avoir avec son chat. Et la grande beauté de Gemma Arterton et Anna Kendrick ne fait pas oublier que c'est en fait un sujet très grave, et qui fait parfois froid dans le dos, qui est abordé ici. Un film original, très malin, parfois grave (malgré les apparences) qu'on ne risque pas d'oublier de si tôt ! Ça devrait être un des favoris du palmarès...