27 septembre 2014

Critique ciné : Pride

En mars 1984, la Commission Nationale du Charbon décide de fermer 20 mines déficitaires dans tout le Royaume-Uni. En réponse, les syndicats mettent en place une grève des mineurs qui sera réprimée dans la violence mais aussi via des sanctions administratives (réduction des aides sociales, etc.) à l'encontre des grévistes. La grève durera un an et sera l'un des plus gros bras de fer du gouvernement Thatcher.

Divers films britanniques ont déjà abordé ce sujet sous différents angles, comme par exemple Billy Elliot sorti en 2000, mais il y a une histoire surprenante liée à cette grève qui circulait depuis longtemps sans qu'on ne sache vraiment si elle était vraie ou si elle relevait de la légende urbaine : des activistes homosexuels auraient collecté des fonds pour soutenir les mineurs. Voilà un sacré choc des cultures ! Sachant que l'histoire est en fait totalement authentique, le scénariste Stephen Beresford décide de rendre hommage aux acteurs de cette anecdote trop peu connue via le film Pride réalisé par Matthew Warchus.


26 septembre 2014

The Recall : un fan-film français consacré à Spawn

S'il y a bien un personnage de comics que j'ai toujours toujours trouvé hyper-classe, c'est bien Spawn créé par Todd McFarlane en 1992 ! Et même si le film sorti en 1997 ne faisait pas vraiment honneur à la qualité des comics du même nom, il faut bien avouer que le design du personnage y était tout de même particulièrement réussi (mais on ne peut pas en dire autant de tout ce qui concernait les scènes en enfer).


Bref, aujourd'hui c'est un cinéaste amateur français qui s'attaque à l'alter-ego d'Al Simmons via un fan-film, certainement dans le but d'attirer l'attention sur sa maîtrise des effets spéciaux, et il faut avouer que c'est plutôt réussi :

22 septembre 2014

Critique ciné : Sin City - J'ai Tué Pour Elle

Sin City, ce sont des comics écrits et dessinés par Frank Miller et publiés sous la forme de 7 recueils parus entre 1991 et 2000. Les récits et les dessins s'inspirent du genre "film noir", des films en noir et blanc particulièrement prisés à Hollywood dans les années 40-50 où les crimes passionnels et les femmes fatales étaient légion.

En 2005, le réalisateur Robert Rodriguez (Desperado, Une Nuit En Enfer, Planète Terreur, Machete) adapte les tomes 1, 3, 4 ainsi qu'une des histoires courtes du tome 6 (qui est un recueil) sous forme de long-métrage, avec l'aide de son pote Quentin Tarantino ainsi que de Frank Miller lui-même. Aidé par un casting "all-stars", comprenant le retour de Mickey Rourke dans un rôle de premier plan (Marv) après une carrière qui l'a défiguré dans la boxe professionnelle durant les années 90, le film reçoit de très bonnes critiques et est plébiscité par le public qui en fera un film culte.

À titre personnel, même si j'avoue avoir été vaguement séduit par l'approche graphique de l'ensemble et l'ambiance plutôt réussie, j'avoue n'avoir pas du tout saisi l'engouement autour de ce film. Seul le segment consacré à Marv (soit seulement 1/3 du film) me parait vraiment réussi, et comme celui-ci se trouve en début de métrage, je dois ensuite me désoler de voir beaucoup d'acteurs que j'apprécie en train de surjouer des scènes régulièrement gâchées par des effets spéciaux calamiteux et pas toujours du meilleur goût. Ce n'est pas parce-que c'est fait exprès que c'est forcément réussi, et Sin City prouve qu'adapter très fidèlement un comic-book n'est pas forcément une bonne idée, surtout quand des acteurs aux visages trop célèbres viennent prendre le pas sur les personnages qu'ils sont censés incarner (oui Bruce Willis, c'est surtout à toi que je pense). Heureusement, le film Watchmen viendra me prouver 4 ans plus tard qu'il est possible d'adapter très fidèlement un comic-book tout en le sublimant, et pas juste en réalisant une pâle copie remplie de stars.

Donc en ce qui me concerne, le plus grand mérite du film de Rodriguez c'est d'avoir attiré mon attention sur les comics du même nom de Frank Miller. Je considère que les volumes 1 à 3 de Sin City sont de petits bijoux (alors que je ne suis pas le plus grand fan de Frank Miller, loin de là) de graphisme, peuplés d'armoires à glace, de femmes fatales irrésistibles et d'accès de violence aussi brutaux que soudains et bien mis en scène, tandis que les volumes suivants connaissent une grosse baisse de qualité avec des histoires moins bien écrites, moins intéressantes, et surtout moins bien dessinées (même le principe d'ombres et de lumières n'est plus systématiquement respecté).

Il n'y a qu'elle qui vaille le coup d'œil dans la suite de Sin City. Mais ça ne signifie pas que le film mérite d'être vu...

21 septembre 2014

24FPS 61 : Enemy

Après tous les blockbusters évoqués ces derniers mois, ça fait plaisir de réfléchir un peu au cinéma, et c'est exactement le programme de ce 61ème épisode ou 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, s'intéresse à Enemy, le labyrinthe mental réalisé par Denis Villeneuve.


Mon avis sur Enemy en quelque mots : un thriller psychologique très sombre et labyrinthique qui risque de laisser pas mal de monde de côté car on pourrait presque crier à l'arnaque tant le manque d'éléments tangibles peut laisser libre cours aux interprétations. Mais la réalisation impeccable de lourdeur dans les ambiances, les acteurs très convaincants et quelques images choc ne laisseront pas de marbre ceux qui se laisseront accrocher. Pour une bonne tranche de rigolade, il faudra repasser par contre... ;)

Comme d'habitude deux parties dans cette émission : la première, très courte, revient rapidement sur les parcours du réalisateur et de son acteur principal, Jake Gyllenhaal, déjà évoqués dans notre épisode 39 consacré au film Prisoners. Jérôme et Julien y donnent également leur avis en prenant garde de ne rien spoiler (et c'est très important pour ce film), car c'est seulement dans la seconde partie qu'ils confrontent leurs théories dans une discussion moins chronologique que d'habitude, mais tout de même bourrée de spoilers pour ceux qui n'auraient pas vu le film.



Bonne écoute, et n'hésitez pas à partager vos théories avec nous !

Pour rappel, vous pouvez vous abonner à 24FPS sur iTunes ou via RSS et retrouvez nous sur le site officiel de l'émission ou via nos comptes Facebook et Twitter.

Crédits musicaux : After The Lights Go Out des Walker Brothers, issu de l'album Portrait (sorti à l'origine en 1966, mais titre bonus uniquement présent sur la réédition CD sortie en 1998)

9 septembre 2014

24FPS 60 : Les Gardiens De La Galaxie

Le blockbuster le plus fun de l'été 2014, c'est lui, c'est le 10ème films des studios Marvel : Les Gardiens De La Galaxie de James Gunn. C'est donc un épisode exceptionnel d'une durée de 5 heures que vous a préparé 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler pour l'occasion !


Dans la première partie, vous aurez droit à l'habituel récapitulatif des films Marvel, l'historique des Gardiens de la Galaxie version comics, le parcours du réalisateur James Gunn, l'analyse du casting et bien entendu l'avis général de Julien et moi-même sans le moindre spoiler ! Dans la seconde partie, ce sont toutes les scènes qui sont passées au crible avec en prime des anecdotes sur les années 80, des comparatifs entre VF et VO ou entre le film et les comics, etc...



Bonne écoute !

Pour rappel, vous pouvez vous abonner à 24FPS (je vous le conseille vivement vu la longueur de cet épisode quisera plus facile à écouter via des applications dédiées qu'en streamingsur iTunes ou via RSS et retrouvez nous sur le site officiel de l'émission ou via nos comptes Facebook et Twitter.

Crédits musicaux : The Final Battle Begins de Tyler Bates, issu de l'album Guardians Of The Galaxy - Original Score (2014), ainsi que l'intégralité de Guardians Of The Galaxy - Awesome Mix Vol. 1 - Original Motion Picture Soundtrack (2014)