26 février 2014

Faites connaissance avec Les Gardiens De La Galaxie de Marvel

La seule nouvelle licence Marvel à être adaptée sur grand écran dans le cadre de la Phase 2 de son univers cinématographique sera Les Gardiens De La Galaxie qui sortira le 13 août 2014. Et comme il ne s'agit pas d'un des comic-books les plus célèbres de l'éditeur, la campagne de promo du film va avoir la lourde tâche de nous donner envie de nous plonger dans cet univers peu connu. Ça tombe bien, de nombreux supports visuels du film ont enfin été dévoilés il y a quelques jours :


23 février 2014

24FPS 49 : RoboCop

Comment passer à côté du remake de RoboCop ? Impossible pour 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler !


Dans la première partie (sans spoiler) de l'émission, Julien et moi revenons donc sur la saga et ses différentes déclinaisons avant de nous intéresser au reboot signé José Padilha via son casting et son histoire mouvementée. Nous n'oublions pas, bien sûr, de livrer notre avis général avant de passer à la seconde partie de l'émission qui débute par l'habituel signal sonore, et dans laquelle toutes les scènes sont décortiquées dans les moindres détails.



Bonne écoute et n'hésitez pas à nous dire comment vous avez trouvé le film !

Crédits musicaux : Rock Shop de Basil Poledouris, issu de l'album RoboCop - Original Motion Picture Soundtrack (1987), et ED-209 de Lich King, issu de l'album World Gone Dead (2010)

20 février 2014

24FPS HS 2014 : Les films de Janvier

Nous tenions à revenir sur 3 films événements de ce début 2014 chez 24FPS, le podcast ciné avec ou sans spoiler, et les voici réunis au sein d'un épisode hors-série.


Julien et moi évoquons donc les films American Bluff de David O. Russell, Les Brasiers De La Colère de Scott Cooper et enfin Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée. Un avis rapide est donné sans spoiler sur les trois films au début de l'émission, puis après le signal sonore les discussions vont davantage dans les détails (sans toutefois revenir sur toutes les scènes des films) avec des révélations sur tous les scénarios.



Bonne écoute, et n'hésitez pas à partager votre avis sur les 3 films.

Crédits musicaux : Live And Let Die de Paul McCartney and the Wings, issu de la bande originale du film Vivre Et Laisser Mourir (1973)

10 février 2014

24FPS HS : Festival de Gérardmer 2014

Pour terminer ma série d'articles sur le 21ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer, voici un épisode hors-série du podcast 24FPS consacré aux 11 films que j'ai vus là-bas :



Et n'oubliez pas que les bande-annonces de (presque) tous les films évoqués sont visible dans cet article.

Bonne écoute !

8 février 2014

Les bande-annonces des films vus à Gérardmer 2014 !

En complément de mes articles concernant la 21ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, je vous propose de retrouver ci-dessous les bande-annonces des différents films que j'ai pu voir là-bas.

Et pour commencer, voici Mindscape de Jorge Dorado avec Mark Strong et Taissa Farmiga. Il s'agit de l'histoire d'un enquêteur qui peut se plonger dans la mémoire d'une personne afin d'aider des enquêtes de police :


(Un film efficace et déroutant)

Poursuivons avec Dark Touch de Marina De Van, l'histoire d'une petite fille capable de générer de la télékinésie lorsqu'elle repense à des événements tragiques de son passé :


(Très réussi dans la forme, mais au final très creux dans le fond...)

Dans le teen-movie All Cheerleaders Die de Lucky McKee et Chris Sivertson, des pom-pom girls en colère vont utiliser la sorcellerie pour se venger des garçons qui leur ont fait du mal :


(Aussi bête, pas drôle, visuellement moche et mal réalisé qu'il en a l'air...)

Du côté de Hong Kong avec le très esthétisant Rigor Mortis de Juno Mak, les vampires et les phénomènes paranormaux en tous genres infestent un immeuble aux étranges habitants :


(Très beau, mais aussi très lent et relativement impénétrable pour le public occidental)

L'étrange Miss Zombie de Sabu qui a hérité du Grand Prix du festival nous montre comment le quotidien d'une famille japonaise va sérieusement se trouver ébranlé après leur acquisition d'une jeune fille zombie à qui ils vont faire effectuer diverses tâches ménagères :


(Un bel exemple de bande-annonce mensongère sur le rythme très ennuyeux du film, sans parler des acteurs catastrophiques...)

Dans l'OFNI belge Tombville de Nikolas List, un jeune homme se rend dans une petite et mystérieuse bourgade afin de chercher des réponses et de se venger :


(Très fidèle au rythme du film, mais ça donne mal à la tête au bout de 5 minutes, alors imaginez au bout de plus d'une heure...)

Le remake américain de Ne Nous Jugez Pas se nomme We Are What We Are (qui était également le nom du film mexicain d'origine). Il est réalisé par Jim Mickle et nous montre une famille très pieuse mais aux habitudes alimentaires particulières dans une région où les personnes disparues sont de plus en plus courantes :


(Des enjeux trop faibles vu que quasiment tout est révélé dans la bande-annonce, et beaucoup trop tôt dans le film...)

La mission martienne de The Last Days On Mars de Ruairí Robinson avec Liev Schreiber et Elias Koteas touche à sa fin lorsqu'une découverte inattendue vient chambouler le programme et infecter certains membres :


(Une histoire d'infectés ultra classique à la sauce hollywoodienne, mais efficace !)

Le premier long-métrage du français Arnold De Parscau se nomme Ablations et on y suit l'enquête d'un homme qui se réveille un matin dans un terrain vague après une opération chirurgicale dont il n'a aucun souvenir :


(Rien de fantastique là-dedans, mais de belles piques d'humour noir inattendues)

Dans le film australien The Babadook de Jennifer Kent qui a raflé la plupart des prix du festival, une jeune mère veuve et son fils qui voit des monstres partout vont se trouver confrontés à un mal terrifiant qui les tourmente à domicile :


(Quelques bons moments de flippe dans ce film qui tourne quand-même un peu en rond...)

(Edit 04/03/14) Et comme promis voici la bande-annonce de The Sacrament réalisé par Ti West et produit par Eli Roth, où on suit des journalistes de Vice qui vont enquêter dans une communauté religieuse coupée du monde :


(On est plus proche du documentaire sur un fait divers tragique que d'un film d'horreur, mais bon... c'est assez correct)

4 février 2014

Les bande-annonces du Super Bowl XLVIII (+ quelques publicités)

Comme chaque année, la fin du mois de janvier est synonyme de Super Bowl, et donc de bande-annonces de films très attendus dans le courant de l'année.


Commençons avec Captain America : Le Soldat De l'Hiver qui sortira le 26 mars 2014 en France et qui se trouve être le seul film de la phase 2 de Marvel dans lequel je place encore quelques espoirs :




Des espoirs qui se confirment à la vue du trailer ci-dessus ! Du coup, on en remet une couche avec le trailer international au montage légèrement différent. D'ailleurs j'aime bien le fait qu'on n'insiste pas trop sur l'identité du Soldat de l'Hiver alors que c'était un personnage déjà présent dans le premier film :



L'autre super-héros qui fera son retour cette année c'est le tisseur avec The Amazing Spider-Man 2, ou plutôt devrais-je dire The Amazing Spider-Man : Le Destin d'Un Héros puisque ce sera son titre français officiel lorsqu'il débarquera en salles le 30 avril 2014 :


Même les couleurs de l'affiche piquent les yeux, alors que dire de la bande-annonce :



Mouais, c'est toujours aussi laid et c'est fou qu'il faille une bande-annonce de près de 4 minutes pour montrer à quel point ça a l'air taillé pour les pré-adolescents à l'humour foireux... C'est moi ou ils ont réussi à enlaidir Emma Stone ? Et les dialogues de Peter avec sa tante sont juste pitoyables, non vraiment, je n'attends pas du tout ce nouveau massacre cinématographique.


L'autre film que je n'attends pas du tout c'est Transformers : L'Âge De l'Extinction de Michael Bay qui sortira le 16 juillet 2014 en France dont on a un premier court aperçu ici :



Bon OK, comme j'aime bien Mark Wahlberg et que les Dinobots ont l'air gigantesques, je ferai peut-être l'effort d'aller le voir quand-même...

Sinon, il y avait des publicités bien sympa lors de ce Super Bowl. Comme par exemple celle de la chaine de magasins RadioShack qui donne des étoiles dans les yeux à tous ceux qui ont grandi dans les années 80 :



Et on continue dans le domaine des films qui ont bercé ma jeunesse avec cette publicité Kia :



Pour terminer, une pub complètement dingue pour une simple bière. Quoiqu'en fait cette pub n'est pas si ouf que ça, c'est juste que l'un de mes acteurs fétiches y apparait à la fin dans une tenue complètement improbable :

3 février 2014

Festival de Gérardmer 2014 - Jour 5 (+ palmarès)

Heureusement, la pluie s'est calmée et c'est sous la brume que débute la dernière journée de la compétition en compagnie des lève-tôt déterminés à braver la fatigue de la soirée de samedi :


Et la compétition se termine donc avec le très attendu The Sacrament produit par Eli Roth (Cabin Fever, Hostel, Hostel Part II, The Green Inferno) et réalisé par Ti West (The Roost, The House Of The Devil et des segments de The ABCs Of Death et V/H/S) :


On suit dans ce film de type "found-footage" (il en fallait bien un !) le voyage dans un pays indéterminé de trois journalistes partis récupérer la sœur de l'un d'eux au sein d'une communauté religieuse ayant complètement coupé les ponts avec les Etats-Unis. Si tout semble normal à première vue, les événements vont bien entendu se précipiter pour se terminer de manière tragique. Mais le problème avec ce film qui s'inspire d'une histoire réelle (le massacre de Jonestown en 1978), c'est qu'il ne s'agit en aucun cas d'un film d'horreur ou d'un film fantastique !!! Cela s'apparente plutôt à une reconstitution violente d'un fait divers, mais on reste bien en dessous d'un film d'horreur moyen en termes visuels. Donc si le film en lui-même est assez correct, je m'interroge tout de même assez sérieusement sur sa présence au sein d'un festival du film fantastique, et encore plus au sein de la compétition officielle de celui-ci...

Un petit tour par la conférence donnée dans le cadre des Rencontres Du Fantastique ayant pour sujet la musique dans les films de genre (avec des explications et des témoignages très intéressants sur les difficultés du travail entre compositeur et réalisateur d'un film), et il est temps de découvrir le palmarès annoncé lors de la cérémonie de clôture :

Prix du Jury Court-Métrages : The Voice Thief de Adan Jodorowski
Même si le film était assez étrange et réussi visuellement pour mériter un prix, j'avoue être très surpris qu'on n'ait pas préféré privilégier de jeunes réalisateurs inconnus qui ont certainement eu bien plus de mal à monter leur projet, pour des résultats parfois sublimes !

Prix du Jury Jeunes de Lorraine : The Babadook de Jennifer Kent
Un film correct et capable de procurer quelques frissons, mais qui souffre de longueurs et d'un léger manque d'explications. Mais ce n'est pas très surprenant qu'il soit primé vu sa ressemblance avec Mama primé l'année précédente.

Prix du Jury SyFy : The Sacrament de Ti West
Décidément, SyFy ne mérite pas son nom, et ce docu-fiction n'a obtenu cette place dans le festival que grâce à la notoriété de son producteur et de son réalisateur dans le cinéma d'horreur. Mais ça n'en fait pas un film d'horreur pour autant !

Prix de la Critique : The Babadook de Jennifer Kent

Prix du Public : The Babadook de Jennifer Kent

Prix du Jury Long-Métrages : The Babadook de Jennifer Kent et Rigor Mortis de Juno Mak
Pas très étonnant que Rigor Mortis ait remporté un prix vu sa richesse visuelle. Mais son manque de rythme et de clarté le rendront imperméable à beaucoup de monde, surtout pour un public occidental qui aura bien du mal à déceler toutes les références au films de vampires chinois des années 80 auxquels le réalisateur a voulu rendre hommage.

Grand Prix : Miss Zombie de Sabu
Alors là c'est du grand n'importe-quoi ! D'accord, c'était de loin le film le plus conceptuel de la sélection, mais qui voudra voir cette fresque familiale peu crédible (même dans un monde avec des zombies) portée par des acteurs minables (la mère de famille qui déclenche l'hilarité générale dans la salle alors qu'elle est censée transmettre un sentiment de désespoir total, un comble !) et des scènes qui finissent par devenir énervantes à force de se répéter à l'infini ?

Vraiment, la sélection de cette édition 2014 était plus que décevante (surtout quand elle contenait des films qui n'avaient rien à voir avec le fantastique) et le palmarès final traduit bien cette médiocrité générale (il fallait bien récompenser quelque-chose alors autant donner la récompense suprême à l'OVNI de la sélection si je comprends bien). Personnellement je retiens plutôt le film d'ouverture Mindscape (hors-compétition) qui était bien sombre et complexe, The Last Days On Mars qui était certes un produit hyper-formaté mais qui au moins ne provoquait pas l'ennui, et enfin certains court-métrages qui traduisaient une véritable démarche artistique et un talent visuel dont le Grand Prix (qui justement aurait été nettement moins chiant s'il avait été un court-métrage) était dénué.

Vivement l'année prochaine ? Pas sûr... D'autant que les conditions d'accès aux salles étaient cette année particulièrement difficiles pour ceux qui étaient là pour travailler (mais aussi pour le public) en raison d'un nouveau système de priorités d'accès qui manquait sérieusement de bon sens. De plus, la sélection des films est toujours loin d'être à la hauteur des attentes, ce qui ne cesse de conforter les détracteurs de ce festival.

2 février 2014

Festival de Gérardmer 2014 - Jour 4

Ça y est le week-end est arrivé ! Pas de soleil en vue mais les températures remontent, ce qui fait que les éventuelles chutes de neige se sont transformées en chutes de pluie. Pas marrant de faire la queu dans ces conditions...


Et la compétition repart avec Ablations, un film français réalisé par Arnold De Parscau (qui avait réalisé le clip de Good Day Today de David Lynch en 2010), écrit par Benoit Delépine (Louise Michel, Mammut, Le Grand Soir) et interprété par Denis Ménochet (Inglorious Basterds) qui étaient tous présents pour introduire le film.


Et on reconnait effectivement que le jeune réalisateur est fan de David Lynch grâce à ses quelques plans bizarres et oniriques insérés ici et là. Mais en de hors de ça, cette histoire d'un homme qui se réveille un matin dans un terrain vague puis qui se rend compte qu'on l'a opéré pour lui retirer un rein pendant la nuit ne relève en aucun cas du domaine fantastique. Il s'agit au mieux d'un fait divers tragique et ce film porté par l'enquête assez molle du personnage principal se voit alourdi par ses problèmes de couple qui ne cessent de casser le rythme de cette histoire tout de même parsemée de petites touches d'humour noir assez bienvenues et d'un acteur principal très convaincant. Il faudra suivre la carrière de réalisateur d'Arnold De Parscau car l'ensemble se révèle tout de même assez intéressant...

Un petit tour à l'exposition d'arts plastiques pour se changer les idées et il faut avouer que cette collection de fausses affiches bourrées de jeux de mots et de références détournées se révèle très surprenante et agréable. Morceaux choisis :




(Retrouvez d'autre affiches de l'expo sur ce site)

On continue avec la compétition des court-métrages. 8 films sont présentés et on y retrouve pêle-mêle de la (bonne) SF, du torture porn, de la comédie et un trip baroque bien kitsch concocté par Adan Jodorowsky (le fils d'Alejandro) avec Asia Argento et Cristobal Jodorowsky (l'autre fils d'Alejandro). Mes préférences vont à Entity qui risque de souffrir de la comparaison avec Gravity à cause de son concept de départ mais qui hérite de plans spatiaux absolument magnifiques, Silence (2 jeunes bruyants enfermés une nuit dans une bibliothèque universitaire) qui fourmille de petites idées sympathiques, et On/Off (encore une sortie spatiale qui tourne mal) et son concept futuriste et surprenant.

Retour à la compétition des long-métrages pour finir la journée avec le film australien The Babadook :


C'est l'histoire d'une maman épuisée qui élève seule son fils hyperactif et persuadé que les monstres vont l'attaquer à n'importe quel moment. Seulement, après la lecture d'un étrange livre pour enfants nommé Mister Babadook, il semble que ces attaques se concrétisent. Le problème du film est que ces attaques mettent un temps fou à arriver et que la situation des deux personnages principaux peine à évoluer efficacement. C'est long, ça se répète beaucoup, mais pourtant il faut avouer que certaines interventions du Babadook donnent la chair de poule et sont particulièrement efficaces dans le domaine du hors-champs et du design sonore. Malgré tout, et surtout malgré une thématique sous-jacente assez politiquement incorrecte du point de vue familial, on a ici affaire à une banale histoire de croque-mitaine (qui n'est pas sans rappeler Mama pour certains de ses aspects) peu passionnante et dont le final manque cruellement de clarté. Mais l'actrice principale Essie Davis (vue dans Matrix Reloaded & Revolutions) y est très impressionnante !

1 février 2014

Festival de Gérardmer 2014 - Jour 3

Le soleil est de la partie pour la reprise de la compétition et à l'approche du week-end, les spectateurs commencent à être de plus en plus nombreux :


Et on reste dans le domaine du cinéma asiatique avec Miss Zombie du réalisateur japonais Sabu.


Cette histoire d'une famille aisée qui acquiert une jeune zombie pour lui faire effectuer ses tâches ménagères (ou plutôt lui faire récurer inlassablement les pavés à l'extérieur de la maison avec une lenteur impressionnante) peine à passionner le spectateur à cause des mêmes scènes quotidiennes qui se répètent à l'infini et d'acteurs très peu convaincants (mention spéciale à la mère de famille qui repousse les limites de la médiocrité et de l'humour involontaire). On a d'ailleurs énormément de mal à croire à cette zombie qui n'aurait pas été très différente s'il avait été simplement question d'une jeune droguée. Bref on s'ennuie ferme devant cette histoire répétitive, inintéressante au possible et manquant cruellement de contexte. Seuls quelques rires nerveux parcourent le public lors de scènes pourtant supposées être sérieuses, voire tragiques. La photo en noir et blanc est très réussie mais aussi inutile et gratuite que le reste de l'ensemble dont il n'y a rien à sauver. À oublier d'urgence !

Un petit tour au salon littéraire Le Grimoire donne l'occasion de découvrir de nombreux auteurs fantastiques ainsi que quelques stands de vente de vente, dont celui qui fait la promotion du prochain festival Bloody Week-End d'Audincourt.


Changeons un peu d'univers avec Tombville, un film belge francophone hors-compétition assez conceptuel. Peut-être même trop conceptuel car même avec une durée totale de seulement 1h10, il faut avouer que ce montage épileptique privilégiant les gros plans, les scènes de violence sans explications et l'absence de décors (fonds noirs la plupart du temps) finit par taper sur le système. D'autant que le scénario (s'il y en a un) peine à de dévoiler de façon claire. Bref, n'est pas David Lynch (celui de Eraserhead) qui veut !

Revenons à la compétition avec We Are What We Are, le remake américain d'un film sur une famille très pieuse aux mœurs et aux croyances un peu particulières sur fond de disparitions inquiétantes dans une région reculée des États-Unis.


Contrairement à ce que pourrait laisser croire l'image ci-dessus (si on ne prête pas attention au frigo tout à gauche), l'histoire ne se déroule pas au far-west, mais bien à notre époque. Malheureusement, cette réalisation emprunte le ton du thriller glauque alors que les enjeux sont révélés très tôt dans le film. Bien trop tôt pour que cela ait le moindre intérêt en tout cas puisqu'on s'ennuie en suivant des personnages auxquels on ne s'attache pas et dont le sort nous importe peu. En plus de tout ça, cette histoire effectivement glauque et tragique s'apparente plutôt au drame familial à tendance sanglante qu'au genre fantastique. Je ne comprends donc pas ce qu'il fait dans la sélection du festival...

Pour terminer la journée, encore un film en compétition avec The Last Days On Mars.


Enfin un peu de SF dans cette sélection ! L'histoire est assez basique (une découverte révolutionnaire à la veille du départ de la mission pour retourner sur Terre), et tout ce qui en découle est très classique pour le genre horrifique auquel il appartient (car oui, au final c'est tout de même un film d'horreur). Les situations sont hyper déjà vues et souvent sans surprise si on excepte le fait que le tout se déroule sur Mars. Mais l'ensemble est plutôt efficace et se révèle être le film en compétition le plus plaisant vu jusque-là. Ce qui est tout de même dommage pour un film sans originalité et aux forts accents hollywoodiens...