21 août 2013

Critique ciné : Kick-Ass 2

Souvenez-vous, en avril 2010 sortait sur les écrans français un film tiré d'un comic-book bien moins consensuel que les habituelles adaptations de licences Marvel ou DC Comics. Il s'agissait de "Kick-Ass" (ma critique du premier film : ici), le film qui a révélé les jeunes acteurs Aaron Taylor-Johnson et surtout Chloë Grace Moretz (qui n'avait que 13 ans à l'époque) qui y incarnaient de jeunes justiciers masqués qui officiaient aux côtés de (ou contre) les personnages incarnés par Nicolas Cage et Mark Strong.

Violent, intransigeant, drôle et jouissif, ce film inspiré du comic-book du même nom de Mark Millar et John Romita Jr. avait connu un très beau succès au box-office et avait permis à son réalisateur Matthew Vaughn ("Layer Cake") de se faire remarquer à Hollywood pour s'y voir confier la réalisation du très bon "X-Men : Le Commencement" ! On a rapidement appris que "Kick-Ass" connaitrait une suite mais Matthew Vaughn a préféré passer la main à Jeff Wadlow ("Cry Wolf", "Never Back Down") pour s'occuper du nouveau film de la saga des mutants : "X-Men : Days Of Future Past". Or Matthew Vaughn a également quitté ce projet il y a quelques mois (qui est alors revenu dans les mains de Bryan Singer, le réalisateur/scénariste des meilleurs épisodes de la saga) pour aller réaliser une adaptation du comic-book "The Secret Service" une nouvelle fois écrit par Mark Millar mais cette fois dessiné par Dave Gibbons ("Watchmen").

Quoi qu'il en soit, Matthew Vaughn reste producteur de ce nouveau film adapté des comics "Kick-Ass 2" et "Hit Girl" (toujours par les mêmes auteurs que "Kick-Ass") et Aaron Taylor-Johnson et Chloë Grace Moretz y reprennent bien évidemment leurs personnages de Kick-Ass et Hit-Girl. Christopher Mintz-Plasse (inoubliable McLovin dans "Supergrave") est également de retour mais son personnage de Red Mist change de nom dans cette suite logiquement appelée "Kick-Ass 2" (et non-pas "Kick-Ass : Balls To The Wall" comme cela avait pourtant été annoncé au départ). Jim Carrey complète le casting dans le rôle surprenant du Colonel Stars & Stripes, un nouveau venu dans cette histoire...


18 août 2013

Critique ciné : Elysium

Après avoir mis en scène quelques sympathiques court-métrages (qui montraient déjà une prédilection pour les bidonvilles et/ou les robots), le réalisateur sud-africain Neill Blomkamp est repéré par Peter Jackson et est embauché pour diriger l'adaptation du jeu-vidéo "Halo" sur grand écran. Mais les exigences trop nombreuses de la part de Microsoft et surtout le budget beaucoup trop élevé de l'ensemble aura raison du projet. Peter Jackson souhaite tout de même utiliser une bonne partie de tout le travail effectué jusque-là et permet à Blomkamp de réaliser une adaptation en long-métrage de l'un de ses courts nommé "Alive In Joburg". Le résultat, produit par Jackson, se nomme "District 9" et connait un beau succès lors de sa sortie en 2009. Il révèle notamment l'acteur Sharlto Copley (ami de longue date de Blomkamp) aux yeux du grand public, et celui-ci ira faire ses premiers pas à Hollywood en 2010 dans l'adaptation cinématographique de "L'Agence Tous Risques" en reprenant avec brio le rôle du déjanté Looping.

Il aura fallu attendre 5 longues années avant que Blomkamp ne revienne sur le devant de la scène grâce à sa nouvelle production nommée "Elysium". Alors, maintenant que le réalisateur a les faveurs d'Hollywood et qu'il a pu se payer des acteurs de premier plan comme Matt Damon et Jodie Foster, est-ce qu'il confirme son talent ?


15 août 2013

24FPS HS 2013 : les films de Juillet/Août

En complément de l'article précédent, si vous êtes tentés d'en savoir davantage sur mes critiques de "Le Congrès", "R.I.P.D.", "American Nightmare" et "Insaisissables", je vous invite à écouter cet épisode hors-série du podcast 24FPS où j'évoque ces films en compagnie de Julien. Je m'attarde assez peu sur "Le Congrès" et "R.I.P.D." mais en revanche "American Nightmare" et "Insaisissables" ont droit à un traitement particulier car nous sommes deux à les avoir vus et nous pouvons en débattre plus longtemps, tout d'abord sans spoiler, puis avec spoilers lorsque retentit le signal sonore.


Comme d'habitude, il suffit de cliquer sur l'image ci-dessus afin de vous rendre sur la page officielle du podcast afin de l'écouter en streaming, de le télécharger au format mp3 ou de vous y abonner via ses flux iTunes ou RSS. Bonne écoute !

8 août 2013

Critiques ciné express : Le Congrès, R.I.P.D., American Nightmare, Insaisissables

Bon, c'est les vacances alors voici quelques critiques ciné en vrac. Cliquez sur les titres des films pour voir leur bande-annonce :

"Le Congrès" de Ari Folman

Après s'être fait remarquer en 2008 avec son film d'animation "Valse Avec Bachir", Ari Folman revient avec un nouveau produit hybride puisqu'il s'agit d'un film à moitié en prises de vues réelles, et à moitié en film d'animation (à l'ancienne). L'histoire est celle de l'actrice Robin Wright ("Princess Bride", "Forrest Gump", "Incassable", "La Légende De Béowulf", "Millénium") y joue son propre rôle, même si de nombreux éléments de sa vie ont été inventés pour cette histoire. Dans un futur proche, l'industrie du cinéma a changé et les acteurs se font désormais numériser afin que les studios puissent les faire apparaitre dans n'importe-quel film, avec toutes les nuances de leur jeu, sans que ceux-ci puissent intervenir d'une quelconque manière. La première moitié de ce long-métrage aborde cette problématique, avec une Robin Wright parfois bouleversante qui se fait régulièrement bousculer afin qu'elle se décide enfin à se faire scanner tout en renoncant à tout contrôle sur sa future carrière virtuelle. L'image est superbe, l'émotion est palpable, mais le rythme est assez peu soutenu et il est parfois déroutant de voir Harvey Keitel qui joue un personnage de fiction (alors qu'on connait bien son visage) face à une Robin Wright qui joue son propre rôle.

La seconde partie du film part du côté de l'animation, et aussi bizarre que cela puisse paraître, cela n'a rien à voir avec le fait que l'actrice se soit fait numériser (ou non). Il est d'ailleurs dommage que cela ne soit pas plus clairement expliqué car cela n'aide pas à appréhender cette deuxième moitié parfois très psychédélique, où les narrations s'entrecroisent et où les événements s'enchainent sans qu'on n'y comprenne parfois quoi que ce soit. Mais visuellement, on passe par diverses ambiances très différentes et toutes très réussies, avec un hommage poignant aux films d'animation à l'ancienne (en l'occurrence les studios Fleischer qui avaient créé Betty Boop dans les années 1920). Tout s'éclaircit heureusement vers la fin mais encore une fois, le grand manque de rythme de l'ensemble risque de décourager plus d'un spectateur car le public risque de s'ennuyer ferme devant ce qu'il serait tentant de considérer comme un spectacle psychédélique incompréhensible. Mais malgré ce manque de rythme et le manque de lien entre les enjeux des deux parties du film, je dois avouer avoir apprécié l'expérience qui a au moins le mérite de proposer quelque-chose de totalement inédit pendant deux heures. Je le conseillerais donc uniquement aux amateurs d'expériences cinématographiques évoluant hors des sentiers battus...

"R.I.P.D. - Brigade Fantôme" de Robert Schwentke

Adapté du comic-book du même nom paru chez Dark Horse, "R.I.P.D." (qui signifie Rest In Peace Department) nous conte l'histoire de deux flics chargés de mettre de l'ordre chez les morts (surnommés les crevures) qui essaieraient d'échapper à leur montée au ciel. Évidemment, les deux coéquipiers n'ont pas du tout envie de bosser ensemble, évidemment ils vont découvrir un complot qui menace l'humanité toute entière, évidemment tout ça aura un rapport avec la mort tragique d'un des protagonistes, évidemment les gags seront légion, et évidemment tout ça rappelle beaucoup trop les "Men In Black" ! Les gags sont débiles et éculés, l'histoire est tout à fait inintéressante, mais surtout ce qui ne fonctionne absolument pas c'est l'alchimie entre les deux personnages principaux. Ryan Reynolds (abonné aux adaptations ratées de comics après "Blade : Trinity", "X-Men Origins - Wolverine" et "Green Lantern") campe le personnage de Nick, un flic souvent trop sérieux, sans le moindre second degré, et au final assez peu intéressant. Jeff Bridges ("Tron", "The Big Lebowski", "Iron Man", "Tron : l'Héritage", "True Grit") joue quant à lui le rôle de Roy, un Marshal tout droit venu du far-west qui a le mérite de déclamer les rares dialogues amusants du film.

À part ça, rien ne va ! Les effets spéciaux sont parfois (en fait, assez rarement) très réussis, comme lorsqu'un personnage meurt et que tout est figé autour de lui alors qu'il continue à se déplacer dans les décors, de jolis plans qui ne sont pas sans rappeler les images révolutionnaires de "Matrix" en 1999. Mais pour le reste, les effets spéciaux sont très laids et très visibles, avec une mention toute particulière aux "crevures" souvent bien mal intégrées dans les plans. La réalisation essaie d'être dynamique et enjouée, mais se contente souvent de ce qui est ultra-classique dans ce type de film. De plus, le montage et l'écriture de l'ensemble sont spécialement ratés puisque dès qu'une scène se termine, on passe à la suivante sans la moindre forme de transition. Signalons également le méchant interprété par un Kevin Bacon ("Footlose", "Tremors", "Apollo 13", "Sleepers", "Hollow Man", "X-Men : Le Commencement") peu inspiré face à son personnage aussi mal écrit que tous les autres. Bref, un ratage total, à éviter absolument ! Le réalisateur (allemand) de "Flightplan" et "Red" rate donc complètement sa chance de mettre un scène un blockbuster fun et surtout rentable (130 millions de budget pour cette daube qui ne rentrera pas dans ses frais).

"American Nightmare" de James DeMonaco

Le phénomène "The Purge" arrive enfin en France sous un titre totalement différent, histoire de bien perdre en route ceux qui auraient entendu parler de ce film réalisé pour un budget ridiculement bas de 3 millions de dollars et dont les recettes atteignent déjà près de 80 millions dans le monde, avant sa sortie française. Ce qui a aidé le film à se faire connaitre, c'est son concept pour le moins original. En effet, aux Etats-Unis en 2022, tous les crimes sont permis une fois par an pendant 12 heures afin d'assurer la tranquillité et la prospérité du pays (où la crise n'est plus qu'un lointain souvenir) le reste de l'année. Bien entendu, cette nuit de "la purge" (qui donne son titre original au film, alors que le titre français semble renvoyer à un jeu de mots sur "le rêve américain") soulève énormément de questions d'éthique que le long-métrage n'hésite pas à nous balancer régulièrement à la figure. Mais "American Nightmare" reste avant tout un film de type "home invasion", soit un genre rarement original et souvent très violent. Et celui-ci ne déroge pas à la règle puisque les scènes sanglantes y sont légion. Le comportement de certains personnages est parfois incompréhensible ou injustifiable, mais n'est-ce pas le cas de nombreux protagonistes dans les films de ce genre ?

"American Nightmare" n'est peut-être pas révolutionnaire, mais il a au moins le mérite de renouveler ses enjeux 2 ou 3 fois en cours de route, et rien que ça c'est déjà très peu courant ! Les amateurs de violence pure seront peut-être déçus car on a déjà pu voir des films qui allaient beaucoup plus loin dans ce sens comme "The Strangers" ou "Mother's Day". Mais le gros point fort de "American Nightmare" c'est cette histoire de "purge" et toutes les conséquences qu'elle peut avoir, notamment sur des jeunes gens qui  y prennent beaucoup de plaisir et qui ne sont pas sans rappeler les adolescents flippants de "Funny Games". En tout cas le film a le mérite d'explorer différentes facettes de son concept et de ses conséquences, dans un enrobage très correct pour son petit budget, avec une réalisation de bonne facture et deux bons acteurs (Ethan Hawke et Lena Headey) à sa tête. Ça fait quand-même pas mal de bons points pour une réalisation qui a coûté aussi peu cher et qui a été écrite par son réalisateur. L'effort mérite d'être souligné et soutenu !

"Insaisissables" de Louis Leterrier

Après avoir réalisé "Le Transporteur", "Danny The Dog", "Le Transporteur 2", "L'Incroyable Hulk" (celui avec Edward Norton) et le remake de "Le Choc Des Titans", le français Louis Leterrier réunit un casting assez impressionnant (même si principalement composé d'habitués des seconds rôles dans de très grosses productions) pour un film de cambriolage de haute volée qui se veut l'égal d'un "Ocean's Eleven" avec de la magie en plus. Pour être franc, dès les bande-annonces, j'étais surpris (et agacé) par les tours de magie remplis d'images de synthèse et auxquels il est impossible de croire une seule seconde (un comble au cinéma si on y réfléchit un instant) ! Et c'est malheureusement exactement pareil dans le film ! Comment peut-on croire à ces magiciens et à leurs braquages rocambolesques si on ne croit même pas à leurs tours les plus basiques (mention spéciale à l'hypnose, particulièrement abusée), alors que le film est censé confronter la réalité de l'enquête avec ces éléments fantastiques mais supposés être uniquement du show-business ? Rien qu'à cause de ça, impossible de rentrer dans cette histoire, mais ce n'est malheureusement pas le seul problème du film.

La réalisation de Louis Leterrier s'avère assez efficace lors des scènes d'actions, mais pourquoi avoir mis autant de plans tournoyants dans ce film, surtout lors des tours de magie ? C'est bien la première fois qu'un film arrive à me donner le tournis et que je suis tenté de fermer les yeux pour éviter de me sentir vraiment mal, et c'est loin d'être une expérience appréciable au cinéma. Si on y réfléchit un instant, les personnages n'ont pas la moindre profondeur et ils fonctionnent uniquement grâce à leurs caractères très différents (presque stéréotypés) et le rythme de film qui ne s'arrête jamais (pour justement nous éviter de trop réfléchir). On ne sait absolument rien des "4 Cavaliers" qui commettent les braquages, si ce n'est que Jesse Eisenberg nous ressert exactement la même prestation que lorsqu'il interprétait Mark Zuckerberg dans "The Social Network", sauf qu'ici il est juste totalement détestable de bout en bout et qu'il est impossible de s'attacher à lui (alors que le film de David Fincher réussissait ce tour de force). Heureusement que le personnage de Woody Harrelson ("Tueurs Nés", "Larry Flint", "Zombieland") le chahute de temps en temps et qu'il possède des répliques très drôles, car on rigole bien dans "Insaisissables", il faut l'avouer ! On retiendra aussi la très très jolie Isla Fisher et les prestations toujours très classes de Michael Caine et Morgan Freeman. Du côté des enquêteurs, Mark Ruffalo ("Zodiac", "Shutter Island", "Avengers") nous livre son interprétation habituelle du personnage sympathique mais un peu largué, tandis que la française Mélanie Laurent interprète une employée d'Interpol très peu crédible et en décalage total avec leu jeu de tous les acteurs américains qui l'entourent.

Mais le pire là-dedans, c'est bien évidemment le scénario qui se croit très malin et est persuadé de mener le spectateur en bateau alors que des ficelles vraiment énormes révèleront très tôt la vérité à ceux qui n'auraient pas débranché leur cerveau pendant la séance. Les retournements et les révélations s'avèrent alors plus lamentables qu'autre-chose, et le tout n'est au final qu'une gigantesque esbroufe visuelle (censée renvoyer au monde de la magie) qui ne sert qu'à cacher une pauvreté scénaristique vraiment navrante ! Ça se croit très intelligent, et c'est principalement pour cette raison que ce film m'a exaspéré car il n'arrive bien sûr pas à la cheville de petits bijoux comme "Ocean's Eleven" et un autre de mes films cultes que je ne peux pas nommer sous peine de révéler l'intrigue de "Insaisissables". Il serait toutefois malhonnête de nier qu'il s'agit d'un bon divertissement qui plaira au plus grand nombre, mais les divertissements qui prennent les spectateurs pour des cons, ça n'est pas ma tasse de thé...

Le point sur le futur film X-Men : sentinelles, vidéos, mutants, posters, etc...

Vous le savez peut-être, le réalisateur Bryan Singer ("X-Men", "X-Men 2", "Superman Returns") revient aux commandes de la saga de la saga qui a lancé le phénomène des adaptations de comics sur grand écran au début des années 2000. "X-Men Days Of Future Past" sortira en 2014 et verra les X-Men du passé (ceux vus dans "X-Men - Le Commencement") combattre une menace qui met en danger les X-Men du futur (ceux de la première trilogie).

Cette menace, bien connue dans les comics, est celle représentée par la société Trask Industries et ses sentinelles géantes chargées de traquer les mutants sur notre planète. Et dans une campagne de communication similaires à celles déjà vues pour "Prometheus" ou le futur remake de "RoboCop", Trask Industries a décidé de se présenter au public via quelques jolis posters de propagande délicieusement rétros ainsi qu'une vidéo de présentation visible ci-dessous :

(Cliquez sur toutes les images de l'article pour les agrandir)

7 août 2013

Une nouvelle bande-annonce pour Thor : Le Monde Des Ténèbres

"Avengers" a marqué la fin de la Phase 1 des studios Marvel au cinéma en 2012. La Phase 2 (qui mènera vers "Avengers 2", ou plutôt "Avengers : Age Of Ultron" puisque c'est son titre officiel, qui sortira en 2015) a débuté en avril 2013 avec "Iron Man 3", et celui qui a la lourde tâche de prendre sa suite est le dieu d'Asgard puisque "Thor - Le Monde Des Ténèbres" est le suivant sur la liste. Après avoir montré ses premiers poster et bande-annonce en avril dernier, le film se dévoile à nouveau via un nouveau poster (qui ressemble quand-même énormément au dernier poster de "Iron Man 3") ainsi qu'une nouvelle bande-annonce visible ci-dessous :


Un dernier trailer pour La Stratégie Ender !

L'adaptation du livre éponyme de Orson Scott Card sera vraisemblablement l'un des événements science-fiction de cette fin 2013, notamment grâce à son casting assez prestigieux qui réunit les célèbres Harrison Ford et Ben Kingsley aux côtés des jeunes Asa Butterfield ("Hugo Cabret"), Hailee Steinfeld ("True Grit") et Abigail Breslin ("Little Miss Sunshine", "Zombieland"). Le film réalisé par Gavin Hood ("Mon Nom Est Tsotsi", "X-Men Origins : Wolverine") vient de livrer une nouvelle affiche ainsi que ce qui devrait être sa dernière bande-annonce (visible ci-dessous) :


4 août 2013

Critique ciné : Wolverine - Le Combat De l'Immortel

Les X-Men ont été créés en version papier dès 1963 par les légendaires Stan Lee et Jack Kirby, mais le personnage de Wolverine, l'un des grands favoris de la franchise, ne les a rejoints qu'en 1975, un an après avoir été créé par Len Wein et John Romita Sr. dans un comic-book consacré à Hulk. Il a fait sa première apparition au cinéma en chair et en os en 2000 dans le film "X-Men" de Bryan Singer ("Usual Suspects") dont il était, de l'avis général, une des plus grandes réussites sous les traits de l'acteur Hugh Jackman. Cet australien inconnu du grand public jusque-là avait en effet réussi à en retranscrire tout le côté animal du personnage tout en rendant parfaitement crédibles les griffes en adamantium qui lui sortaient des mains, sans parler de la ressemblance physique très poussée. On pourrait quasiment dire qu'il était le personnage principal du film puisque le spectateur découvrait l'école de Xavier et le monde des X-Men par ses yeux, et c'est sans grande surprise qu'on le retrouvait très en avant en 2003 dans "X-Men 2", toujours réalisé par Singer, lorsqu'il tentait de reconstituer les événements de son passé traumatique. La popularité de l'acteur ne cesse alors de grandir et il se retrouve encore plus mis en avant en tant que leader des mutants dans le très lucratif (mais très mauvais) "X-Men - L'Affrontement Final" (le chiffre 3 n'est pas présent dans le titre du film, mais est symbolisé par la présence des griffes au dessus du X) réalisé par Brett Ratner (la trilogie "Rush Hour") en 2006. Maintenant que la saga consacrée à l'ensemble des mutants semble terminée, deux projets nommés "X-Men Origins" sont mis en chantier et le premier à voir le jour est bien évidemment celui consacré à celui que les français appelaient Serval de la fin des années 70 à la fin des années 90. "X-Men Origins : Wolverine" voit donc le jour en 2009 sous la direction de Gavin Hood ("Mon Nom Est Tsotsi"). Malgré des critiques catastrophiques et le fait qu'il s'agisse du premier blockbuster a être disponible illégalement sur internet avant sa sortie en salles, le film connait un beau succès et une suite est rapidement prévue. Mais avant ça, le mutant griffu fait une courte (mais hilarante) apparition dans l'autre projet consacré aux origines d'un personnage (en l'occurrence Magneto) qui a évolué pour devenir un prélude à toute la saga : "X-Men Le Commencement" réalisé en 2011 par Matthew Vaughn ("Kick-Ass") et scénarisé par un Bryan Singer revenu s'occuper de sa saga fétiche après l'échec retentissant de "Superman Returns" en 2006.

Fin 2010, le réalisateur Darren Aronofsky ("Requiem For A Dream", "The Wrestler", "Black Swan") est engagé pour réaliser le nouveau film centré sur le personnage de Logan. Le but est de regagner la confiance du public après deux films de piètre qualité et cela semble chose faite grâce à la nomination de ce réalisateur. On annonce en plus que l'histoire du film désormais appelé "The Wolverine" s'inspirera d'un comic-book de Chris Claremont et Frank Miller paru en 1982 qui voyait ce personnage voyager au Japon pour y affronter les personnages et la culture locale (cela avait déjà été indiqué par l'une des scènes post-crédits du film de 2009 où l'on pouvait voir Logan dans un bar au Japon). Comme il s'agit d'une des histoires les plus populaires consacrées à Wolverine, le projet semble sur de très bons rails. En mars 2011, quelques mois après avoir été oscarisé pour "Black Swan", Aronofsky quitte soudainement le projet en prétendant ne pas vouloir s'éloigner trop longtemps de sa famille avec ce tournage au Japon (c'est donc la seconde fois qu'Aronofsky passe à côté de l'opportunité de s'occuper d'un super-héros puisqu'il avait failli réaliser un film consacré à Batman au début des années 2000, tous les détails à ce sujet sont dans cet article). Officieusement, on parle plutôt d'une notoriété grandissante chez le réalisateur qui l'aurait poussé à vouloir s'impliquer davantage dans tous les aspects du film, ce qui n'aurait pas plu au studios Fox qui n'étaient plus en accord avec la vision du metteur en scène. Le même mois, le Japon est frappé par un tremblement de terre de grande ampleur qui retarde encore le démarrage de cette production qui n'a plus de réalisateur. En juin 2011, le réalisateur James Mangold ("Cop Land", "Identity", "Walk The Line", "3 h 10 Pour Yuma") rejoint le navire. Mais ce film qui avait d'abord été présenté en 2008 comme une suite directe à "X-Men Origins : Wolverine", avant d'évoluer sous la forme d'un long-métrage indépendant de tous les autres épisodes de la saga comme l'annonçait Aronofsky en 2010, se voit désormais placé après "X-Men - Le Commencement" puisque le script est partiellement réécrit en septembre 2011. Le tournage qui doit avoir lieu entre fin 2011 et début 2012 est reporté pour que Hugh Jackman puisse tourner ses scènes dans la comédie musicale "Les Misérables". Pendant l'été 2012, le casting (essentiellement japonais) est dévoilé, et si on savait déjà que Wolverine affronterait le Silver Samouraï, on apprend aussi que le personnage féminin de Viper serait de la partie, à priori sous les traits de Jessica Biel ("Massacre À La Tronçonneuse", "L'Agence Tous Risques", "Total Recall - Mémoires Programmées"). Ce rôle sera finalement attribué à l'actrice russe Svetlana Khodchenkova ("La Taupe").

Étant donné que le titre original "The Wolverine" est visiblement bien trop complexe pour le public français, le film sort en France le 24 juillet 2013 sous le titre "Wolverine - Le Combat De l'Immortel" (un titre bien ironique quand on pense au scénario). Bien entendu, la question que tout le monde se pose est : est-ce qu'il est mieux que le film de 2009 ? Si l'interrogation est légitime, on se demande tout de même si cette comparaison est suffisante pour juger de la qualité globale du film...