28 février 2013

Iron Man 3 balance ses derniers posters !

La sortie française de "Iron Man 3" n'est après tout plus si lointaine puisqu'elle arrivera le 24 avril prochain, c'est à dire dans moins de deux mois maintenant ! Et le film réalisé par Shane Black a commencé à dévoiler ses nouveaux posters depuis déjà quelques jours, en terminant aujourd'hui par celui qui était le plus attendu, c'est à dire celui qui montre le personnage d'Iron Man (toujours interprété par Robert Downey Jr.) et qui servira d'affiche principale au film. Vous retrouverez donc l'affiche définitive du film juste ci-dessous, tandis que tous les autres posters sont visibles dans la suite de l'article, dans l'ordre où ils ont été dévoilés. N'oubliez pas que vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir :

(Les 7 autres armures sont là pour aider le héros... ou le défoncer ?)

20 février 2013

Critique ciné : Die Hard - Belle Journée Pour Mourir

La saga "Die Hard" (qui pourrait se traduire en français par "difficile à tuer" ou "long à mourir") a débuté en grande pompe en 1988 avec un premier film, renommé "Piège De Cristal" en France, réalisé par John McTiernan ("Predator", "Last Action Hero"). Le projet avait à la base été conçu pour être une suite du film "Commando" (1985) avec Arnold Schwarzenegger qui y reprendrait son rôle de John Matrix. Le projet du studio 20th Century Fox était à ce moment-là d'adapter le livre "Nothing Lasts Forever" (1979) de Roderick Thorp. Mais cela posait un problème pour le casting...

"Nothing Lasts Forever" était en effet la suite directe d'un premier roman nommé "The Detective" (1966), et celui-ci avait été adapté au cinéma en 1968 avec Frank Sinatra qui y interprétait le rôle principal, c'est-à-dire celui de l'inspecteur Joe Leland. Or Frank Sinatra possédait un contrat qui le liait à ce rôle si jamais une suite était mise en chantier. Du coup, lorsque la Fox décide d'adapter "Nothing Lasts Forever" à la fin des années 80, elle se voit obligée de contacter le célèbre chanteur, et celui-ci décline très logiquement l'offre puisqu'il est alors âgé de plus de 70 ans ! Maintenant que la voie est libre, la Fox peut enfin commencer les négociations avec Arnold Schwarzenegger mais celui-ci refuse également l'offre ! Le studio décide alors que le film sera autonome et présenté comme une nouvelle histoire qui part de zéro. Le rôle principal est alors proposé à Sylvester Stallone (et d'autres acteurs) mais il refuse à son tour ! On pense alors à Bruce Willis qui n'a jusque là interprété que quelques rôles mineurs au cinéma mais qui est très célèbre pour la série télévisée "Clair De Lune". Divers détails de l'histoire originale (le héros devait y sauver sa femme et sa fille du gratte-ciel d'une compagnie pétrolière prise en otage par des terroristes allemands) sont légèrement modifiés et le nom du personnage principal devient John McClane. Le tournage s'effectue à Los Angeles dans la toute nouvelle tour qui sert de quartier général à la Fox dont certains étages sont encore en travaux. Le Fox Plaza (qui est toujours en place à l'heure actuelle) est donc renommé Nakatomi Plaza dans le film.

Le succès est énorme dès la sortie et le film devient le nouveau mètre-étalon du cinéma d'action, sans parler du fait que Bruce Willis devient immédiatement une icône du genre. Une suite simplement nommé "Die Hard 2" est donc rapidement mise en chantier, cette fois sous la direction de Renny Harlin ("Cliffhanger", "Au Revoir À Jamais", "Peur Bleue") qui se débrouille pour faire revenir tous les principaux protagonistes du premier film (John McClane mais aussi sa femme, son ami policier et également le journaliste véreux) même si le scénario s'inspire cette fois d'un roman n'ayant aucun lien avec celui qui avait été adapté pour le premier film. Le livre qui est cette fois adapté est d'ailleurs le seul moyen de comprendre pourquoi cette suite se nomme "58 Minutes Pour Vivre" en France, alors que les 58 minutes en question ne sont jamais évoquées dans le film (et pour cause, puisque cette partie de l'histoire n'a pas été reprise dans le scénario du long-métrage) ! Dans le livre, le policier Frank Malone doit en effet sauver sa fille dont l'avion est forcé de tourner autour de l'aéroport de New-York (c'est celui de Washington dans le film) à cause d'un terroriste qui bloque les communications. L'avion n'aura bientôt plus de kérosène et il risque de se crasher si Frank Malone n'arrive pas à résoudre la situation en moins de 58 minutes. C'est pour cette raison que ce roman écrit en 1987 par Walter Wager se nomme "58 Minutes", alors que le titre français du film n'a aucun sens...

Le succès de "Die Hard 2" est encore plus grand que pour "Die Hard" et John McTiernan revient en 1995 sur la saga qu'il a débuté en offrant une suite directe à l'histoire du premier film tout en modifiant complètement son cadre (en y réfléchissant bien, c'est l'exact contraire de ce qui a été fait pour le second film qui n'était en gros qu'une resucée du premier). C'est donc un scénario totalement original qui est écrit pour l'occasion et "Die Hard With A Vengeance" (renommé "Die Hard 3 : Une Journée En Enfer" en France) surpasse le succès commercial des deux premiers épisodes.

Il faudra pourtant attendre 2007 (soit 12 ans) pour revoir John McClane sur grand écran dans "Live Free Or Die Hard" (renommé "Die Hard 4 : Retour En Enfer" en France et "Die Hard 4.0" dans la plupart des autres pays) sous la direction de Len Wiseman ("Underworld", "Underworld 2 : Evolution" et le récent remake de "Total Recall"). L'histoire est cette fois inspirée d'un article paru dans le magazine Wired intitulé "A Farewell To Arms" (1997) qui décrivait ce que pourrait donner une attaque cyber-terroriste sur le territoire américain. Même si beaucoup de fans (incluant l'auteur de ces lignes) sentent qu'on a collé les noms de "Die Hard" et John McClane dans cette histoire uniquement pour en faire un succès commercial même si le ton n'a strictement rien à voir avec celui des autres films, "Live Free Or Die Hard" réalise le meilleur score de la saga au box-office en battant de peu le troisième épisode.

On apprend en 2012 que la saga va compter un cinquième épisode nommé "A Good Day To Die Hard" (le titre prévu à l'origine était "Die Hard 24/7") dont l'action se déroulerait cette fois en Russie et où le héros (toujours interprété par Bruce Willis) croiserait cette fois la route de son fils Jack (ou John Junior). Ce n'est pas la première fois qu'un enfant de John McClane est utilisé pour un film puisque sa fille Lucy jouait déjà un rôle important dans le quatrième film sous les traits de l'actrice Mary-Elizabeth Winstead. Pour rappel, les deux enfants de John McClane et Holly Gennero étaient brièvement visibles dans le tout premier "Die Hard" en 1988. Ce cinquième film possède un scénario original écrit par Skip Woods ("X-Men Origins : Wolverine", "L'Agence Tous Risques") et il est réalisé par John Moore (le remake de "La Malédiction", "Max Payne"). Le rôle de Jack McClane est confié à Jai Courtney (qu'on a récemment pu voir dans "Jack Reacher"). Signalons que contrairement à tous les autres films dont la durée était toujours d'approximativement 2 heures, ce cinquième épisode ne dure qu'1h30. Et puisque tous les films de la saga ont des titres différents en France, celui-ci a été renommé "Die Hard : Belle Journée Pour Mourir" chez nous, ce qui, il faut bien l'avouer, marque la toute première fois que le titre français a quasiment la même signification que le titre original.

Mais la vraie question est : est-ce que ce cinquième film s'inscrit dans la démarche de qualité du premier et du troisième épisode, ou plutôt dans la démarche purement commerciale du second et du cinquième ?

(J'ai rarement vu une affiche aussi laide, et la présence du fils ne présage rien de bon pour le futur de la saga...)

L'histoire : grâce à l'un de ses collègues de la police de New-York, John McClane apprend que son fils, avec qui il a perdu contact depuis longtemps, va bientôt être jugé en Russie. Souhaitant en savoir davantage sur les événements qui ont mené Jack à se trouver là-bas, John McClane se rend à Moscou...

Dans quasiment tous les films de la saga (sauf le 3), il était amusant de voir un flic new-yorkais en train de mettre le foutoir hors de sa juridiction tout en étant confronté à des autorité locales incompétentes. Mais Moscou ça fait un peu loin non ? Loin de New-York certes... mais surtout loin du concept de "Die Hard" ! Parce-que si les ennuis lui tombent dessus sans qu'il le veuille la plupart du temps, là il les cherche quand-même pas mal en s'interposant en plein milieu d'une opération qui le dépasse complètement ! Mais ça n'a pas l'air de trop le déranger quand on voit à quel point il prend tout ça à la légère et semble même totalement ignorer tout ce qui se passe autour de lui, alors que n'importe-quel personne dotée de bon sens prendrait ses jambes à son cou lorsque des bâtiments public explosent, que des hommes armés et des véhicules blindés débarquent de partout ! On notera d'ailleurs la grande absence de toute forme d'autorités russes dans l'intégralité du long-métrage ! Mais John McClane s'en fout, il est avant-tout là pour chercher son fils (alors qu'à partir d'un certain point du film il passe son temps à dire qu'il est en vacances) et se moque bien de tuer quiconque se mettrait en travers de son chemin !

Ridicule, non ? Ce n'est malheureusement pas tout ! Le fait que les événements aient tendance à se déchainer autour d'un John McClane qui n'a rien demandé engendrent généralement de nombreuses répliques ironiques, cyniques ou drôles de sa part (et certaines sont entrées dans la légende), mais ici on a plutôt affaire à un vieux con qui ne cesse de râler tout en se croyant très spirituel ! Ses répliques tombent donc souvent à plat et le font plutôt passer pour un vieil emmerdeur réac' ! L'un des flics les plus cools de l'histoire du cinéma d'action est donc officiellement passé au statut de vieux ringard, et le premier à le souligner est bien sûr son fils Jack qui ne goûte pas du tout l'humour de son père et ne cesse de rappeler au spectateur que John McClane appartient à une autre époque. Comment ne pas considérer que le charisme du célèbre inspecteur est mort et enterré lorsqu'on assiste à une scène ahurissante où on voit Jack très concentré pour conduire à toute vitesse et échapper à un blindé tout-terrain armé jusqu'à la gueule, un blindé lui-même poursuivi par John McClane qui s'égosille "Jack ! J'ai pas terminé ce que j'avais à te dire !!!" dans une vieille camionette volée. Franchement, pour détruire un personnage culte, c'est plutôt bien trouvé !

(Vous attendez avec impatience cette scène du film ? Vous allez être déçus...)

D'ailleurs, une fois que John a mis la main sur son fils, on se demande bien ce qui le motive à continuer à mettre le foutoir en Russie. Il ne respecte ni les autorités américaines, ni les méchants russes, et passe son temps à se moquer de son fils qui a effectivement toutes les raisons d'avoir coupé les ponts avec son père. Pour continuer dans la liste des passages obligés de la saga : la fameuse réplique "Yippee Kay pauvre con !" ("Yippe Ki Yay Motherfucker" en VO) est bien présente, mais elle est balancée à un moment tellement étrange et inopportun qu'on se demande à qui s'adresse ce "pauvre con" ! Même ça, ils ont réussi à le foirer dans ce film alors que ce n'est pourtant pas bien difficile de le placer au moment où le grand méchant passe de vie à trépas...
De toute façon, le film regorge d'incohérences hallucinantes et il vaudra mieux rapidement oublier les boites de nuit tchétchènes en plein Moscou, la voiture qui semble être le moyen de transport le plus logique pour effectuer le trajet Moscou-Pripyat en une nuit (alors que les deux villes ne sont pas dans le même pays et sont tout de même distantes d'environ 1300 km !!!) ou encore les radiations qui disparaissent d'un coup de baguette magique, sous peine de se faire une luxation des rares neurones encore actifs à la vision de ce ramassis de conneries ! Signalons également l'existence de deux dialogues pseudo-émotifs entre un père et son fils qui finalement ne se connaissent pas si bien que ça et regrettent le temps perdu, sauf qu'on frôle plus la psychologie de comptoir que l'écriture vraiment profonde, et que ces passages mal écrits et mal amenés ne pourront que susciter l'ennui ou le désintérêt total.

Rien de bien folichon à signaler en ce qui concerne le casting en général ! Les méchants sont des gros cons qui se la racontent à mort en expliquant leur plan (et accessoirement, en mâchant un morceau de carotte et en parlant avec un accent ridicule), le fils McClane est très sérieux et très costaud mais ne possède pas une once de charisme (sauf quand il remet son père en place de temps à autre) et tous les autres personnages sont complètement transparents, voire inexistants...
Un mot tout de même sur la jeune actrice russe Yuliya Snigir qui ne porte pas grand-chose sous sa combinaison de moto ! Il sera beaucoup plus simple de se rincer l'œil en faisant une recherche Google Images (c'est pour ça que je vous ai donné son nom) plutôt qu'en regardant "Die Hard : Belle Journée Pour Mourir" car la scène où elle se désappe est bien plus courte que dans la bande-annonce et ne va même pas jusqu'au moment qu'on peut voir sur l'image ci-dessus (sans parler du fait que je me demande encore ce qu'est censée nous faire comprendre cette scène totalement gratuite et insignifiante). Son personnage a portant pas mal d'importance dans l'intrigue (un bien grand mot !) du film qui se croit d'ailleurs très intelligent grâce à ses twists ridicules qui n'ont pas le moindre impact émotionnel chez le spectateur. Mais il sera tout de même difficile d'oublier la belle après avoir vu le film, non pas à cause de ses différentes tenues serrées (mais très habillées), mais à cause de l'incommensurable niveau de bêtise dont elle fait preuve à la toute fin du film !

Un petit mot tout de même au sujet de la musique composée par Marco Beltrami ("Scream", "Resident Evil", "Hellboy", "I, Robot", etc...). Quand on arrive à l'entendre entre deux explosions et rafales de tirs, on s'aperçoit que des petits bouts de la BO composée par Michael Kamen pour le premier film de la saga ont été repris ici et là. Mais seuls les fans les plus hardcore s'en apercevront et le reste n'a rien de mémorable...



Le quatrième film tentait déjà désespérément de s'accrocher à un héritage avec lequel il ne partageait pas grand-chose (si ce n'est quelques détails ici et là), mais "Die Hard : Belle Journée Pour Mourir" va nettement plus loin dans l'entreprise de démolition de l'icône John McClane en le transformant en vieux râleur aigri et gonflant (et pas drôle) ! Comment Bruce Willis a t'il pu accepter accepter de participer à une telle trahison ? La réponse se trouve certainement du côté de son compte en banque...

Et comme si ça ne suffisait pas, le film est loin d'être bon, même si on renonce à l'associer à une saga avec laquelle il n'a strictement rien en commun ! Le scénario ne propose même pas le minimum requis pour être vaguement intéressant et se contente d'enchainer les scènes de fusillades et d'explosions à un rythme très soutenu, histoire qu'on n'ait pas trop de temps pour réfléchir à la nullité de l'ensemble. Et mise à part sa nouvelle manie de sauter à travers des vitres dans des ralentis hyper-dégueulasses, John McClane n'utilise même plus ses poings pour se défendre (sauf face à un automobiliste innocent), il flingue à tout va, et il aurait bien tort de se priver puisque même dans des lieux soi-disant secrets et sécurisés on lui met des grosses pétoires juste à portée de main.

Alors, rien ne sauve ce 5ème volet de la saga "Die Hard" ? Bon OK, il y a une grosse et longue scène de course-poursuite véhiculée vers le début du film, mais il vaut mieux ne pas trop réfléchir au poids des différents véhicules impliqués si on ne veut pas sortir du film quand un petit 4x4 tente de déséquilibrer un gros blindé (entre-autres manœuvres improbables) avec des petits coups de pousse-pousse. Et ceux qui se sont déjà intéressés à la (vraie) ville de Pripyat feraient mieux d'oublier ce qu'ils en savent lorsqu'on leur montre des bâtiments qui n'existent pas, mais en dehors de ça on va dire que c'est un film où on casse des tas de choses (voitures, bâtiments, hélicoptères) de façon très impressionnante et en faisant beaucoup de bruit (pour rien) histoire de masquer le vide intersidéral de tous les autres aspects de la production...

Inutile donc de préciser à quelle catégorie de "Die Hard" appartient ce 5ème volet honteux ! Et même si Bruce Willis a déjà affirmé qu'un 6ème film verra le jour (ce qui est loin d'être certain car ce n'est pas lui qui décide de ces choses-là), on ne peut qu'espérer qu'Hollywood foutra enfin la paix à cette saga qui s'était achevée avec brio en 1995...

PS : En fait, les seuls (très rares) moments que j'ai vraiment appréciés dans ce film sont ceux où on peut voir Mary Elizabeth Winstead dans le rôle de Lucy McClane. Mais ça je le savais déjà avant d'aller au ciné donc on va dire que je ne suis pas objectif sur ce coup-là...

Podcast 24FPS HS Festival de Gérardmer 2013

Comme vous le savez certainement, j'ai pu me rendre au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer du 30 janvier au 3 février 2013, et il aurait été dommage de ne pas en profiter pour enregistrer une émission spéciale de 24FPS, le podcast avec ou sans spoilers, pour revenir sur tous les films vus sur place !



C'est donc en compagnie de Julien (qui n'était pas au festival mais qui a vu certains des films qui y étaient projetés) que je reviens sur les 17 séances auxquelles j'ai assisté en l'espace de 5 jours, mais pour une fois sans le moindre spoiler car je suis conscient que les films évoqués ne sont en général pas encore sortis en Europe !

Parmi les long-métrages vus lors du festival, on s'attardera forcément sur quelques incontournables comme "The Bay" de Barry Levinson, "Hansel & Gretel : Witch Hunters 3D" de Tommy Wirkola, "Mamà" (un gros succès du début 2013 au box-office américain avec Jessica Chastain) de Andrés Muschietti et bien évidemment un avis exclusif sur l’incroyable "Cloud Atlas" des Wachowski et de Tom Tykwer qui y a été projeté en avant-première !

Il vous suffit donc de cliquer sur l'image ci-dessus afin de vous rendre sur la page de l'émission pour écouter le podcast en streaming, le télécharger au format mp3 ou encore vous y abonner grâce à ses liens iTunes ou RSS.

Bonne écoute et n'hésitez surtout pas à nous faire part de vos commentaires sur les films évoqués mais aussi sur le festival en général si vous le souhaitez !

15 février 2013

Critique ciné : Flight

Robert Zemeckis possède une carrière déjà bien remplie de films cultes comme "À La Poursuite Du Diamant Vert" (1984), "Retour Vers Le Futur" (1985), "Qui Veut La Peau De Roger Rabbit" (1988), "Retour Vers Le Futur II" (1989), "Retour Vers Le Futur III" (1990) ou encore "Forrest Gump" (1994). Mais après s'être diversifié grâce à des films nettement plus sérieux comme "Contact" (1997), "Apparences" (2000) et "Seul Au Monde" (2000), il n'a tourné que des films entièrement réalisés en images de synthèse comme "Le Pôle Express" (2004), "La Légende De Beowulf" (2007) et "Le Drôle De Noël De Scrooge" (2009). "Flight" est donc son premier film en prises de vues réelles depuis 12 ans (puisqu'il est sorti en 2012 aux Etats-Unis) !

Pour ce film, le scénariste John Gatins ("Real Steel") s'est inspiré de la mésaventure du vol 261 d'Alaska Airlines qui s'est crashé le 31 janvier 2000 en ne laissant aucun survivant. Comme lors de l'accident réel, c'est une défaillance mécanique qui est à l'origine du fait qu'il est impossible d'empêcher l'avion de piquer sans aucune chance de le redresser, et comme dans les faits réels, les pilotes tentent de voler à l'envers afin de rétablir l'équilibre de l'avion. Mais contrairement à la réalité, le capitaine (ici nommé Whitaker et interprété par Denzel Washington) parvient à poser l'avion et à sauver de nombreuses vies.


13 février 2013

Le poster teaser et la date de sortie française de Wolverine !

"Wolverine : Le Combat De L'Immortel" (puisque ce sera son titre français vu que le titre original "The Wolverine" était visiblement trop court et trop difficile à comprendre chez nous) ne sera pas la suite directe de l'incroyablement mauvais "X-Men Origins : Wolverine" sorti en 2009.

Souvenez-vous : ce premier épisode des aventures du griffu se déroulait avant la trilogie "X-Men" en partie écrite et réalisée par Bryan Singer (mais après ce que l'on voit dans "X-Men - Le Commencement", vous suivez ?). Or ce nouveau film centré sur l'homme au squelette en adamantium se déroulera après cette trilogie (donc après l'hécatombe de "X-Men - L'Affrontement Final") et pourrait même comporter quelques personnages déjà croisés dans les autres films.

Bref, après une période de production chaotique (ce nouveau film devait à l'origine être une suite directe de celui de 2009 et il devait être réalisé par Darren Aronosfky), "Wolverine - Le Combat De L'Immortel" semble enfin avoir trouvé le chemin des salles obscures sous la direction de James Mangold (à qui on doit déjà "Cop Land", "Walk The Line", "3h10 pour Yuma" ou encore "Night And Day") et on connait désormais sa date de sortie française qui est fixée au 24 juillet 2013 (soit deux jours avant la sortie américaine).


Bon, si on en croit ce poster promotionnel, ça va essayer de se la jouer bien sombre (comme tout ce qui sort depuis "The Dark Knight", non ?) mais on attendra une première bande-annonce (prévue pour le mois de mars) pour se faire une meilleure idée de ce qui attend les fans de ce personnage désormais incontournable dans la carrière de l'acteur Hugh Jackman.

5 février 2013

Nouveau trailer pour The Lords Of Salem de Rob Zombie

La nouvelle réalisation de Rob Zombie n'a toujours pas de sortie prévue en France mais c'est le 26 avril 2013 qu'elle sortira aux Etats-Unis. Il est donc logique que sa campagne de promotion s'accélère un peu car après tout on n'avait eu droit qu'à un trailer en octobre 2012 et plus grand-chose depuis...

Mais une nouvelle bande-annonce vient de faire son apparition et elle est visible ci-dessous !


4 février 2013

Les trailers du Superbowl XLVII 2013 !

Comme chaque année sur ce blog, le lendemain de la finale du Superbowl est l'occasion de découvrir les (courtes) bande-annonces qui y ont été diffusées. Elles sont visibles ci-dessous et on commence forcément par celle qui doit être la plus attendue, à savoir "Iron Man 3" :


3 février 2013

Gérardmer 2013 - Jour 5 (+ palmarès)


Maintenant que le paysage est entièrement figé dans la neige et la glace (mais avec quelques rayons de soleil), la compétition du Festival du Film Fantastique de Gérardmer touche à sa fin avec le bien nommé "The End", un film espagnol dans lequel un groupe d'anciens amis se retrouvent dans un endroit isolé après une longue période sans s'être vus.

(Éclats de rire dans la salle quand le titre original "Fin" se voit sous-titré en français par "The End")

Non-seulement les soi-disant amis ont finalement plus de raisons de se détester que de se retrouver, mais en plus ils disparaissent mystérieusement les uns après les autres alors que tous les habitants de la région semblent également avoir disparu. C'est un film plutôt étrange, réalisé de façon correcte mais sans plus, qui traine un peu en longueur et s'avère surtout très avare en explications et en scènes mémorables. Certains appelleront ça un bon film minimaliste, d'autres s'ennuieront franchement...

Comme le programme de la journée est plutôt léger, on en profite pour faire un petit tour par l'exposition qui, cette année, ne concerne pas vraiment les arts graphiques mais se concentre plutôt sur les 20 ans du festival. C'est donc l'occasion de (re)découvrir toutes les affiches, tous les jurys et tous les palmarès qui ont eu lieu ici depuis 1994. Au centre de la pièce, on peut également découvrir des photos des films de Carlos Enrique Taboada à qui le festival rendait hommage cette année.


On continue par un petit tour via le salon littéraire du festival où de nombreux auteurs présentent leurs œuvres et se font un plaisir d'en discuter et de les dédicacer. On y retrouve également un stand de maquillage (gore) et diverses boutiques dont celle de Loïc qui en profite pour faire la promotion de son festival Bloody Week-End qui se tiendra fin juin à Audincourt (25). Toutes les informations à ce sujet sont d'ailleurs à retrouver sur le site http://www.bloodyweekend.fr


Mais toutes les choses ont une fin puisqu'arrive la cérémonie de cloture dont voici le palmarès :

Prix du court-métrage francophone : "Mort d'Une Ombre"

Prix du jury SyFy : "You're Next"

Prix du jury jeunes de la région Lorraine : "Mamà"

Prix de la critique : "Berberian Sound Studio"

Prix du public : "Mamà"

Avant de nommer les deux prix les plus importants de la compétition, Christophe Lambert, président du jury long-métrages, tient à préciser que "certains films de la sélection n'avaient pas leur place dans un festival fantastique" et on aurait du mal à lui donner tort étant donné que le Festival du Film Fantastique de Gérardmer a tendance à devenir le Festival du Film Sanglant de Gérardmer (ce qui n'est pas tout à fait la même chose) depuis quelques années ! Il soutient toutefois toujours autant l'existence du festival et espère que la sélection de l'année prochaine collera mieux avec sa véritable thématique.

Prix du jury : "Berberian Sound Studio" + "The End" (ex-aequo)

Grand prix : "Mamà"

Et la soirée se termine avec le film de clôture "Doomsday Book" qui est en fait formé de trois moyen-métrages réalisés par les coréens Kim Jee-woon ("Le Bon, La Brute Et Le Cinglé", "J'Ai Rencontré Le Diable" et "Le Dernier Rempart") et Pil-Sung Yim.


Seuls quelques éclats de rire viendront me tirer de la somnolence qui hante ces trois histoires oscillant entre les zombies pour cause d'intoxication alimentaire, le robot qui a atteint le plus haut niveau de l'éveil bouddhiste et la météorite géante qui se dirige vers la Terre suite à une erreur de site internet...

L'essentiel, c'est que la 21ème édition du festival a été confirmée (avec, on l'espère, une sélection plus drastique) et que j'y serai ! Et vous ?

Gérardmer 2013 - Jour 4

Avec les températures qui baissent de jour en jour, on retrouve tout doucement le paysage habituel du Festival du Film Fantastique de Gérardmer puisque la pluie à laissé sa place à la neige.


Et on attaque la journée sur l'un des derniers succès du box-office américain avec Mamà (en compétition) dans lequel on retrouve Jessica Chastain (Take Shelter, Zero Dark Thirty). Le réalisateur et la scénariste du film sont d'ailleurs présents pour nous présenter brièvement leur travail en quelques mots pleins d'humour. Il s'agit d'un thriller dans lequel le mal vient (encore) des enfants, mais la formule est relativement inédite puisqu'on débute par deux petites filles livrées à elle-mêmes dans la forêt pendant 5 ans suite à un drame familial. Elles sont recueillies par leur oncle et sa copine rockeuse mais il devient rapidement évident que quelqu'un (ou quelque-chose) a protégé les filles pendant tout ce temps...


Le début du film est plutôt efficace et les gamines font régulièrement froid dans le dos mais l'histoire s'enfonce dans des longueurs bien trop perceptibles et tarde à se dévoiler en essayant de combler les vides par des effets faciles censés faire bondire les spectateurs dans leur siège. Heureusement que la réalisation est variée et soignée car cela évite qu'on s'ennuie pour de bon, et Jessica Chastain (presque méconnaissable en rockeuse brune aux cheveux courts) s'en sort merveilleusement bien puisque la majeure partie du film repose sur ses épaules. Il arrive tout de même un point où on a hâte d'en finir et malheureusement la conclusion du film s'empêtre dans la facilité et les clichés. Dommage car l'effort était louable...

On poursuit avec Dagmar - L'Âme Des Vikings, un film norvégien par le réalisateur du premier épisode de la trilogie Cold Prey qui nous replonge ici dans l'une des époques les plus violentes de l'histoire de son pays via un survival brutal et sans concession.


Sauf que le tout est terriblement convenu (toutes les scènes de tension se finissent exactement comme on l'imagine) et devient rapidement ennuyeux, avant de sombrer dans le ridicule et l'improbable dans la dernière partie. L'ensemble n'est d'ailleurs pas aussi violent que le titre français (aussi inadapté que trompeur) pourrait le laisser croire. On n'en retiendra pas grand-chose d'intéressant en dehors des décors froids et montagneux...

On revient dans les films en compétition avec Berberian Sound Studio, un film anglais (présenté par son propre réalisateur dans une petite vidéo avant la projection) qui nous plonge dans l'univers de la post-production sonore du cinéma d'horreur italien des années 70 via l'histoire d'un ingénieur du son britannique chargé de travailler sur ce type de long-métrage alors qu'il n'aime pas ça.


Une réalisation sublime et ultra-léchée grâce notamment à des éclairages tamisés qui servent bien la tension permanente de ce huis-clos psychologique. Le souci vient du fait que c'est tellement psychologique qu'il est difficile de véritablement comprendre où tout cela nous mène... Difficile tout de même de blâmer le film tant sa forme est hyper-soignée, mais il est dommage qu'on ne nous donne pas vraiment les clés pour en saisir le fond ! Un film qui risque de laisser pas mal de monde de côté (des dizaines de personnes ont d'ailleurs quitté la salle pendant la projection). À voir tout de même pour découvrir comment de nombreux effets sonores sont (ou étaient) réalisés.

On conclut la journée avec l'événement de ce 20ème Festival du Film Fantastique de Gérardmer : la projection en avant-première de Cloud Atlas de Lana Wachowski, Andy Wachowski et Tom Tykwer (les trois réalisateurs ont d'ailleurs enregistré un petit message vidéo pour souhaiter un bon anniversaire au festival). Ce film très ambitieux raconte six histoires qui se déroulent à six époques différentes, mais qui s'entremêlent et se complètent sans arrêt par le biais de thématiques, d'objets, de personnages et aussi des acteurs qui jouent parfois des protagonistes différents selon le segment que l'on est en train de voir.


Il est difficile de décrire l'expérience que constitue la vision de Cloud Atlas en quelques mots mais le moins que l'on puisse dire ce que l'on est vite happés dans ces différents destins qui ne cessent de s'appeler les uns les autres. Toutes les histoires sont riches et passionnantes, et pourtant très différentes (et en même temps liées) ! Pas une seconde d'ennui pendant 2h50 de film, c'est très fort ! On n'est jamais perdus et la virtuosité ainsi que la diversité visuelle de l'ensemble ne peuvent qu'imposer le respect le plus total ! Un petit bijou qui a tout à fait sa place dans un festival comme celui-ci. Il faudra d'ailleurs une bonne demi-heure de déneigement et de dégivrage de son propre véhicule pour que l'auteur de ces lignes se sorte complètement la tête des nuages...

2 février 2013

Gérardmer 2013 - Jour 3

La pluie est de retour (en force) sur Gérardmer et on en viendrait presque à regretter les températures frigorifiques des années précédentes !

(Et encore, sur cette photo il ne pleuvait pas beaucoup...)

Mais après tout, le déluge extérieur est une bonne façon de se mettre en condition pour se replonger dans les méandres de l'hôtel Overlook avec le documentaire "Room 237" qui tente d'analyser et de décrypter le chef-d'œuvre "The Shining" de Stanley Kubrick. Plusieurs théories y sont très sérieusement exposées dans un montage d'extraits de films (de Kubrick ou autres) censés illustrer ce qu'on nous explique (les intervenants ne sont jamais montrés à l'écran). Des nombreux plans de "The Shining" y sont disséqués (image par image, avec des zooms sur de petits détails mais aussi en passant le film à l'envers) pour tenter de démontrer qu'il s'agit au choix : d'une métaphore sur le massacre des Indiens d'Amérique, d'une manière codée de raconter l'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, ou encore de Kubrick qui avouerait implicitement avoir truqué les images de la mission Apollo 11 sur la Lune (entre-autres lectures).


Ça va très loin dans l'analyse de ce qui n'était peut-être souvent que des coïncidences fortuites ou des erreurs de continuité et ce documentaire au ton conspirationniste (tout était là, sous nos yeux, et on n'avait rien vu) n'intéressera que les gros fans de l'œuvre de Kubrick. Les autres risquent de décrocher rapidement devant cette avalanche de conclusions souvent très tirées par les cheveux (même si certaines sont assez intéressantes). Ceux qui auront vu "Room 237" ne regarderont en tout cas plus jamais "The Shining" de la même manière...

On reste dans le domaine du documentaire avec "Ray Harryhausen : Le Titan Des Effets Spéciaux" qui revient sur l'ensemble de la carrière de l'homme qui a beaucoup apporté au cinéma moderne grâce à ses créatures animées au sein de films comme "Jason Et Les Argonautes", "Le Choc Des Titans" ou encore la série des "Sinbad". Des réalisateurs ultra-célèbres comme Steven Spielberg, James Cameron, Peter Jackson, Guillermo del Toro ou encore Joe Dante nous expliquent (et nous montrent par le biais d'extraits de leurs propres films) à quel point les effets spéciaux du bonhomme ont influencé leur cinéma et les histoires qu'ils ont eu envie de mettre en images.


Un très bon documentaire (réalisé par un français !), surtout pour le jeune public qui connaîtrait mal l'ère pré-numérique des effets spéciaux.

On enchaîne avec "You're Next", un film américain en compétition de type home invasion. Il y est donc question d'une réunion de famille dans une maison isolée qui dérape sérieusement à partir du moment où des individus arborant des masques d'animaux se mettent à les massacrer.


Le film prend une tournure intéressante lorsque l'un des nouveaux membres de la famille (la petite amie de l'un des fils) montre un sang froid exemplaire, surprenant ainsi les tueurs et la famille. Le scénario s'avère malin, surprenant (même si pas forcément original) et souvent drôle ! Le public conquis applaudit à plusieurs reprises pendant la séance de ce qui s'annonce comme l'un des grands favoris du palmarès.

Vient ensuite une première pour le Festival du Film Fantastique de Gérardmer : une projection en 3D ! Une double projection d'ailleurs puisque nous avons d'abord la possibilité de découvrir un extrait de 4 minutes de "G. I. Joe Conspiration" qui sortira en mars prochain (avec plein de ninjas qui sautent dans tous les sens puis la bande-annonce complète du film où l'on retrouvera Bruce Willis et Dwayne The Rock Johnson). C'est enfin le moment de découvrir "Hansel & Gretel : Witch Hunters 3D", la nouvelle version hollywoodienne sur-vitaminée du célèbre conte pour enfants. Jeremy Renner et la belle Gemma Aterton y incarnent les célèbres frère et sœur qui ont bien grandi et qui se sont spécialisés dans l'extermination de sorcières à grands coups pétoires anachroniques et de mandales au ralenti !


L'histoire n'est qu'un vague prétexte pour enchainer les scènes d'action à un rythme endiablé, les personnages n'ont aucune profondeur (un comble pour un film en 3D !) et les sorcières sont plus ridicules les unes que les autres (avec à leur tête une Famke Janssen affublée d'un maquillage outrancier dans la plupart de ses scènes). Ça tente aussi d'être drôle de temps à autre mais la plupart des gags sont éculés et aussi lourdingues que les objets qui volent régulièrement vers l'écran pour tenter de justifier la projection en relief. On ne compte pas les ellipses temporelles ni les incohérences du scénario, le seul but est de faire en sorte que les deux héros hyper-poseurs se battent toutes les 5 à 10 minutes ! Personnellement je retiens tout de même deux choses de ce long-métrage : de beaux costumes et un rythme effréné qui fait qu'on ne voit pas le temps passer (car le film a le bon goût de durer un peu moins d'1h30).

On revient à quelque-chose de nettement plus sérieux pour conclure la journée grâce à "The Conspiracy", un faux documentaire sur deux jeunes gens qui décident de réaliser un documentaire sur un adepte des théories du complot (vous suivez toujours ?). Après que le sujet de leur film ne disparaisse sans laisser de traces, l'un des deux réalisateurs va commencer à s'intéresser à ses théories pour retrouver la trace du conspirationniste disparu, mais cela va les mener vers un monde dans lequel il est difficile de pénétrer...


En fait "The Conspiracy" s'apparente surtout à un thriller qui, il faut bien l'avouer, n'a pas vraiment sa place dans un festival du film fantastique... Il a le mérite d'aller assez loin dans son sujet mais a le mauvais goût d'avoir un dernier tiers entièrement tourné en caméra espion (soi-disant) cachée, ce qui nuit soudainement à la lisibilité de l'ensemble même si cela aide à exacerber la tension de ces scènes. On pourra tout de même être déçu du manque de folie de l'ensemble qui a tendance à nous laisser sur notre faim...

1 février 2013

Gérardmer 2013 - Jour 2

Quoi de mieux pour débuter la première vraie journée du Festival du Film Fantastique de Gérardmer que de constater que les pluies diluviennes de la veille ont disparu ! Bon, c'est pas comme si c'était vraiment important quand on est enfermé dans une salle de ciné mais c'est tout de même plus agréable quand on fait la queue.

(En revanche, qu'est-ce qu'il y a comme vent !)

Trêve de point météo, la journée débute par un documentaire centré sur l'un des styles majeurs du cinéma d'horreur avec "Slice And Dice : The Slasher Film Forever". Des réalisateurs, scénaristes et acteurs du genre reviennent tout d'abord sur l'historique de ce style populaire en commençant bien évidemment par le Psychose de Hitchcock suivi des références que sont "Massacre À La Tronçonneuse", "Halloween", "Vendredi 13" et "Les Griffes De La Nuit", avant de s'attarder sur "Scream" qui a su transcender les codes d'un genre que l'on croyait moribond, pour terminer sur le manque de renouvellement qui a engendré une horreur bien plus visuelle récemment comme avec la saga "Saw". La seconde partie du docu revient sur les codes du slasher, un passage un peu redondant puisqu'ils sont bien connus et que tous les intervenants citent plus ou moins les mêmes.


On revient ensuite sur les effets gores qui ont tant popularisé certains de ces films, puis sur la place des jeunes filles souvent tendance à se dénuder mais aussi à survivre à la fin des films (pour quelques-unes d'entre-elles en tout cas), avant de disserter sur les tueurs eux-mêmes (et leurs inévitables masques et armes de prédilection) pour finir sur une réflexion sur le futur du slasher qui a bien du mal à se sortir de la spirale actuelle des suites et des remakes. Un documentaire qui n'apprendra pas grand-chose aux plus grands amateurs du genre mais qui a le mérite de comporter quelques remarques intéressantes et surtout des tonnes d'extraits plus gores et sanglants les uns que les autres !

On continue avec "La Maison Au Bout De La Rue" (qui sortira en DVD/Blu-Ray en France le 20 février 2013). Heureusement que l'une des plus jolies jeunes actrices actuelles (Jennifer Lawrence, vue dans "X-Men Le Commencement", "Hunger Games" et "Happiness Therapy") joue dedans car il n'y a pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent dans cette histoire qui débute de façon très classique avec une jolie jeune fille et sa mère qui emménagent dans un quartier tranquille où une famille a été massacrée. OK on apprend vite que le voisin sympa est un gros enfoiré et que le seul survivant du massacre dont tout le monde de méfie est finalement plutôt cool, sans compter divers secrets révélés et rebondissements qui interviennent tout au long du film, mais le problème vient du fait que tout ça est soit trop téléphoné, soit trop tiré par les cheveux. Jamais de juste milieu ! En plus de ça on a droit à des effets de réalisation très fatigants comme des flashs lumineux, des ralentis/accélérés et des caméras parkinsoniènes durant les scènes les plus stressantes. Non vraiment, on ne retiendra que Jennifer Lawrence, son (très) petit débardeur et le sens de la repartie de son personnage qui permet de sourire lors de quelques dialogues piquants. Le reste n'est que cliché et ne satisfera que le public qui sursaute facilement (même quand on le voit venir de loin).


On enchaine avec un film philippin en compétition : "Remington And The Curse Of The Zombadings". Une vraie curiosité car il est ici question d'un jeune homme un peu macho victime d'une malédiction qui le transforme peu à peu en grande folle parce-qu'il se moquait des gays travestis de sa ville quand il était petit. Des gays travestis qui sont d'ailleurs victimes d'un mystérieux serial killer... Original non ? Sauf qu'il s'agit avant tout d'une comédie romantique poussive avec seulement quelques éléments de surnaturel, de science-fiction à deux balles et de zombies (un bien curieux mélange). On rit de temps à autre, notamment grâce aux quiproquos gênants et au double jeu de l'acteur principal, mais l'ensemble ne vole pas bien haut et frise parfois l'homophobie tant les gags sont caricaturaux et lourdingues...


Après quelques mots pour rendre hommage au réalisateur mexicain Carlos Enrique Taboada (dont quatre films sont projetés pendant le festival) c'est maintenant le moment de voir l'un des films événements de cette 20ème édition de Fantastic'Arts avec "The Bay" de Barry Levinson ("Good Morning Vietnam", "Rain Man", "Sleepers", "Sphere", "Bandits") qui ne sortira en France qu'au mois de juin 2013. On est ici face à un habile mélange de divers genres comme le film catastrophe, le film d'épidémie, le "found footage" (mêlant images d'archives et documents amateurs), ou encore le film de complot. Et c'est une excellente surprise car le procédé de montage utilisé (qui évite les écueils classiques du genre) est immersif à souhait et dégage un tel sentiment de réalisme qu'on ne peut que se sentir mal à l'aise et réticent à aller mettre les pieds dans l'eau (car c'est par là que l'épidémie arrive dans cette paisible bourgade du Maryland). On frissonne devant la panique qui ravage la population, on sursaute devant le quotidien qui tourne à la violence incontrolable et on est dégoûtés devant quelques scènes très crues ! Barry Levinson a trouvé là l'un des moyens les plus extrêmes de faire passer un message écologique et "The Bay" est le premier véritable choc du festival et à priori une valeur sûre du palmarès final !


Pour finir la journée : séance détente avec "Les Trailers de La Peur", une compilation de 50 ans de bande-annonces de films fantastiques et d'horreur en 35 mm. Du plus effrayant au plus ridicule, du teasing maitrisé à l'hilarité la plus incontrolable, du plus gros nanar aux films cultes ("Terminator", "Jack Burton Dans Les Griffes Du Mandarin", "S.O.S. Fantômes", "The Thing", "Highlander", "Tron", "Terminator 2") cette projection spécialement sélectionnée pour le 20ème anniversaire de festival a fait le bonheur des quelques amateurs de cinéma fantastique (et de bande-annonces) qui avaient fait le déplacement. Espérons que la seconde séance connaitra un peu plus de succès car ces bobines en 35 mm ont un charme (incluant l'interruption de séance à cause du film qui casse) et un grain qui ont disparu avec les projections numériques !