31 janvier 2013

Gérardmer 2013 - Jour 1

Le Festival du Film Fantastique de Gérardmer débute sa 20ème édition sous des conditions climatiques inhabituelles : il fait bien plus chaud que d'habitude (on avoisine les 10° C !) mais la pluie est particulièrement virulente ! Pas grave, on est là pour passer nos journées enfermés dans des salles de ciné après tout...

La cérémonie d'ouverture nous permet de faire connaissance avec le jury long-métrages qui se compose cette année de Nicolas Boukhrief, Marc Caro, Marina De Van, Xavier Gens, Pascal Laugier, Xavier Palud et Pitof sous la présidence de Christophe Lambert. Ce dernier semble s'être fait désirer depuis un certain nombre d'années mais il est heureux d'être enfin présent et promet de faire de son mieux pour assurer le rôle qu'on lui a confié, tout en faisant preuve d'une grande réserve que l'on pourrait presque qualifier de timidité.

(Le jury sur scène)

On poursuit avec un hommage à l'acteur/scénariste/producteur Simon Pegg dont trois films seront diffusés pendant le festival : "Shaun Of The Dead", "Star Trek" et "Paul". Après une projection de nombreux extraits de films couvrant toute la carrière, l'acteur (arborant des cheveux mi-longs et noirs) monte sur scène et prononce un (court) discours relativement peu surprenant avant de s'éclipser plutôt rapidement avec la coupe que l'on vient de lui remettre (et dans laquelle il a promis de boire du brandy jusqu'au bout de la nuit).

(Simon Pegg, à droite, fait son discours)

Pour terminer cette première soirée, on assiste à la projection de "The Complex", le nouveau film de Hideo Nakata qui avait imposé le cinéma d'horreur japonais comme nouvelle référence à la fin des années 90 grâce à "Ring" et "Ring 2", puis "Dark Water" (l'original) et "Le Cercle 2" (le remake) au début des années 2000. Hideo Nakata est là pour présenter son film et il se délecte déjà d'éventuels cris ou pleurs qui pourraient survenir durant la projection. Il prend tout de même le temps de nous expliquer que son tournage a connu des problèmes techniques étranges et inexplicables à certains moments. Mouais, on a vu mieux comme méthode de promotion... A la fin de la séance, le film recevra une salve d'applaudissements polis qui auront tout de même du mal à cacher le fait que l'on s'est fermement ennuyés devant cette réalisation sans grosses surprises, qui multiplie les longueurs et dont les effets lumineux (pour les scènes de fin) laissaient franchement à désirer.

(Hideo Nakata présente "The Complex")

Mais ce n'est que le début de la compétition, et le festival reprend dès demain pour une multitude de séances qui, on l'espère, s'avèreront bien plus passionnantes que cette cérémonie d'ouverture finalement très convenue et légèrement expéditive.

Critiques ciné express : Lincoln, The Master & Ralph

"Lincoln" de Steven Spielberg

Spielberg était supposé tourner son "Lincoln" en 2006, après en avoir acquis les droits en 1999 et avec Liam Neeson dans le rôle principal. Mais le projet est sans cesse retardé faute d'un scénario convaincant et Neeson finit par quitter le projet en 2010 suite au décès de sa femme. Après une seconde tentative avortée pour sortir le film fin 2009, c'est finalement fin 2012 (aux Etats-Unis) que sort le film événement consacré à la plus grande personnalité politique de l'histoire américaine !

Comme le titre du film ne l'indique pas, il n'est ici question que des deux derniers mois de la vie d'Abraham Lincoln, deux mois passés à préparer le vote de l'amendement qui mettra fin à l'esclavage dans le pays tout en réfléchissant à un moyen de mettre fin à la guerre civile (alors que l'incroyablement mauvais "Abraham Lincoln : Chasseur De Vampires" également sorti en 2012 couvrait quasiment toute la vie du bonhomme).

La période couverte est tout de même suffisante pour découvrir un homme réfléchi et cultivé, passionné de citations et de paraboles, et déchiré entre sa famille et le sort de son pays. La tâche qui lui incombe est colossale et historique, et les obstacles sont nombreux. L'une des surprises du film réside d'ailleurs dans le fait de découvrir que certains des opposants à l'abolition de l'esclavage le sont uniquement pour contrer la politique de Lincoln (bien qu'étant favorables à l'abolition), tandis que certains de ceux qui seront convaincus de voter pour l'amendement le feront pour des raisons n'ayant strictement rien à voir avec la situation des Noirs dans le pays. Pire, la guerre civile complique tout, comme le fait que l'amendement doit absolument passer avant la fin du conflit faute de pouvoir exister quand la paix sera revenue. Bref, le film parle surtout de manœuvres politiques en tous genres et cela a tendance à plomber le métrage à travers de très nombreuses scènes de dialogues, certes essentielles pour raconter cette histoire, mais qui finissent par lasser...

La plupart des scènes se déroule en intérieurs (richement décorés et volontairement assez sombres, certainement pour tenter de reproduire la luminosité en intérieur de l'époque) et les dialogues entre Lincoln et sa femme Mary (Sally Field) sont souvent l'occasion pour le réalisateur de jouer avec les miroirs présents dans la pièce. Les seconds rôles sont légion et s'il ne fallait en retenir que deux, on évoquerait forcément Thaddeus Stevens (Tommy Lee Jones) qui vole la vedette à Lincoln lors des scènes les plus fortes du film et Robert Todd Lincoln (le fils ainé du président, interprété par Joseph Gordon-Levitt) qui semble avoir un rôle important à jouer dans cette histoire mais qui n'a jamais le temps d'être approfondi.

En conclusion, ce "Lincoln" est l'occasion de découvrir un homme politique pas aussi charismatique qu'on aurait pu l'imaginer, mais tout de même très attachant par sa détermination et son humanisme exacerbés ! Dommage tout de même que le film soit aussi bavard et politique car cela risque de perdre en chemin les spectateurs les moins informés sur la période traitée. On se réjouira des très nombreux second rôles marquants mais on regrettera la présence de scènes d'extérieurs (les rares visibles sont pourtant extrêmement soignées). Une semi-réussite donc pour Spielberg qui signe là un beau film mais trop destiné à un public vraiment passionné par le sujet...

"The Master" de Paul Thomas Anderson

Paul Thomas Anderson est, semble t'il, un grand cinéaste ! Et il est effectivement difficile de prétendre le contraire à la vue de "The Master" tant les cadres, les lumières et les plans en général sont soignés. Le problème ici, c'est que Paul Thomas Anderson ne sait visiblement pas quelle histoire raconter...

Depuis fin 2009, le réalisateur tente d'écrire un film sur le fondateur d'une secte (en s'inspirant notamment de L. Ron Hubbard, le créateur de l'Église de Scientologie) après la Seconde Guerre Mondiale. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il veut que le personnage soit interprété par Phillip Seymour Hoffman, mais il ne sait pas vraiment où va cette histoire. Il continue tout de même à écrire (en reprenant des idées non-utilisées pour son précédent film "There Will Be Blood") tout en soumettant régulièrement ses idées à l'acteur qui finit par lui suggérer de se concentrer sur celui qui en était au départ le principal personnage secondaire : Freddie Quell (qui devait tout d'abord être interprété par Jeremy Renner avant que Joaquin Phoenix ne prenne le rôle).

À partir de là, le concept de "The Master" est clair : opposer le charismatique Lancaster Dodd (fondateur charismatique et respecté de La Cause) à Freddie Quell (vétéran de guerre imprévisible, alcoolique et obsédé sexuel). OK, pas mal comme idée de départ... Sauf que ce n'est pas la base du scénario, c'est le scénario ! "The Master" ne raconte pas d'histoire, le film se contente d'enchainer les scènes sans se soucier des ellipses temporelles pour mettre sans cesse en opposition ses deux personnages principaux. Personnellement je n'appelle pas ça un scénario, j'appelle ça des variations sur un même thème qu'on fait durer pendant plus de 2h15 !

Cinématographiquement parlant, The Master est une véritable leçon de mise en scène ponctuée de plans-séquence sublimes et portée par deux grands acteurs au talent impressionnant (surtout Joaquin Phoenix, incroyable et presque méconnaissable uniquement grâce à son jeu). Mais pourquoi gâcher autant de maîtrise en ne proposant aucune histoire digne de ce nom ? Les deux protagonistes majeurs sont figés dans leur rôle respectif pendant toute la durée du film, et seuls les environnements et les personnages secondaires (ou en tout cas les rares qui gravitent régulièrement autour des deux autres) évoluent un peu. Certains appellent ça un chef-œuvre, moi j'appelle ça un gâchis et une perte de temps (ou éventuellement un bon somnifère car la somnolence a pointé à plusieurs reprises alors que j'ai vu le film en plein après-midi) !

On va dire que ce n'est pas mon type de cinéma car je ne peux que reconnaître les qualités de tous les aspects du film en dehors du scénario...

"Les Mondes De Ralph" de Rich Moore

Je dois bien l'avouer, les films d'animation, ce n'est plus ma tasse de thé depuis bien longtemps. Mais quand il y a quelque-chose qui me parle dans le concept, je fais tout de même l'effort de m'y intéresser et là il était très difficile d'échapper au côté cross-over/retro-gamer des "Mondes De Ralph". Bien conscient qu'il s'agit avant tout d'un film pour enfants, je dois pourtant admettre avoir pris mon pied devant un spectacle coloré, rythmé, varié et plein de personnages attachants (mentions spéciales à Vanellope von Schweetz et la fantastique sergent Calhoun).

Les quelques références "gamer" disséminées ça et là dans le film feront le bonheur des spectateurs les plus attentifs (sans parler du fait que les personnages de Felix et Ralph sont clairement inspirés de Mario et Donkey Kong) tandis que les autres ne s'ennuieront jamais face à un scénario malin et qui se renouvelle assez régulièrement.

Je ne vais pas en dire beaucoup plus car le film n'est certainement plus à l'affiche mais c'était sans conteste une très belle surprise de la fin 2012 que je regrette amèrement de n'avoir vu que début 2013...

29 janvier 2013

Critique ciné : Zero Dark Thirty

Kathryn Bigelow est loin d'être une réalisatrice débutante : elle s'est fait remarquer en 1987 grâce à son second film "Aux Frontières De L'Aube" consacré aux vampires, elle a signé l'un des plus grands chefs-d'œuvre du cinéma d'action en 1991 avec "Point Break", et elle a su synthétiser les craintes pré-millénariste dans son très bon techno-thriller "Strange Days" en 1995.

Mais la véritable reconnaissance arrive en 2009 avec "Démineurs", un film sublime centré sur la guerre en Afghanistan qui se concentre essentiellement sur les militaires américains qui y sont postés. Le film remporte les deux Oscars les plus prestigieux de son année : meilleur film et meilleur réalisatrice (c'était d'ailleurs la première fois qu'une femme remportait ce dernier).

Kathryn Bigelow souhaite ensuite réaliser un film sur la traque de Ben Laden à partir du 11 septembre 2001. Un premier script est rédigé par Mark Boal (qui avait également scénarisé "Démineurs", ce qui lui a valu un Oscar du meilleur scénario) et celui-ci doit se terminer sur la bataille de Tora Bora qui a eu lieu en décembre 2011 dans la région afghane du même nom où l'on pensait que Ben Laden se cachait. Mais en mai 2011, alors que le tournage du film est sur le point de commencer, on apprend que l'armée américaine a localisé et tué Ben Laden au Pakistan. La production du film est alors totalement stoppée dans le but d'écrire un nouveau script qui raconterait la traque sur une période bien plus longue, en finissant bien évidemment sur l'opération qui a mis fin à cette chasse à l'homme. Cette nouvelle histoire a pu être développée rapidement grâce aux contacts acquis pendant la production du film d'origine, et elle se concentre sur le point de vue d'une femme agent de la CIA (qui existe vraiment et qui est toujours sous couverture à l'heure actuelle, donc son identité reste secrète) ici nommée Maya et interprétée par Jessica Chastain ("Take Shelter", "Tree Of Life").

Selon Kathryn Bigelow, l'expression "Zero Dark Thirty" serait un terme militaire désignant l'heure de minuit et demi, et elle l'aurait choisi comme titre pour son film car cela évoquait assez bien le secret et les zones d'ombre entourant l'ensemble de l'opération de recherche.

Avant même sa sortie aux Etat-Unis, le film a été l'objet de plusieurs controverses. On lui a tout d'abord reproché de faire l'apologie de l'administration Obama dans le but d'aider à sa réélection à la présidence du pays. Bien que le studio ait nié tout parti pris politique, la date de sortie originale du 19 décembre 2012 a été repoussée au 11 janvier 2013 (avec tout de même une sortie très limitée dans quelques salles le 19 décembre, certainement pour pouvoir faire partie des prétendants aux Oscars de l'année 2012).
Durant la campagne présidentielle, le parti républicain a ouvertement accusé l'administration Obama d'avoir livré des informations confidentielles à l'équipe du film. Ces allégations n'ont jamais pu être prouvées et rien n'indique que l'équipe du film ait pu avoir accès à des informations classifiées (le scénario du film a uniquement été construit à partir d'informations publiques et de témoignages). Malgré cela, une enquête officielle est toujours en cours.
Enfin, le fait que certaines informations aient pu être obtenues lors de l'enquête grâce à des actes de tortures sur des prisonniers semble diviser l'opinion américaine. Certains préféreraient ne pas le savoir, d'autres y voient l'apologie de la torture, et certains prétendent même que le film déclare clairement qu'on n'aurait jamais retrouvé Ben Laden sans ces techniques. Chacun se fera son avis sur le sujet, mais à priori le film se contente de montrer des choses qui ont réellement existé puisque la CIA a admis en 2008 avoir pratiqué des séances de "waterboarding" (ou "simulation de noyade") avec l'aval de l'administration du président George W. Bush, cette dernière prétendant d'ailleurs que ces séances avaient permis de déjouer des dizaines d'attaques contre les forces armées ou le peuple américain (ce qui n'a jamais été prouvé jusqu'ici). L'administration Obama a mis fin à l'usage de ces techniques contestées en janvier 2009.


26 janvier 2013

Festival de Gérardmer 2013 : le programme complet !

Le Festival International du Film Fantastique de Gérardmer se tiendra tout prochainement (du 30 janvier au 3 février 2013) au cœur des Vosges et sa programmation complète a enfin été dévoilée ! Cette édition marque le 20ème anniversaire de l'événement qui a pris la suite du Festival du Film Fantastique d'Avoriaz depuis 1994, et sa sélection officielle (en compétition ou non, visible ci-dessous) réserve de nombreuses surprises et avant-premières, notamment pour le public français, ainsi qu'un bon nombre de titres qui débutent par le mot The !

Notez que la cérémonie d'ouverture du festival comprendra un hommage au comédien/scénariste/réalisateur Simon Pegg (en présence de l'intéressé), et que trois des films dans lesquels il apparait (Shaun Of The Dead, Star Trek et Paul) seront projetés durant le festival.


23 janvier 2013

Critique ciné : Le Dernier Rempart

Depuis son élection au poste de gouverneur de l'état de Californie en octobre 2003, on n'a vu Arnold Schwarzenegger qu'à 4 reprises au cinéma : dans le rôle du Prince Hapi dans "Le Tour Du Monde En 80 Jours" (2004, un film avec Jackie Chan tourné avant l'élection de Schwarzy), en images de synthèse (ratées) vers la fin de "Terminator Renaissance" (2009), lors d'un très court (mais génial) caméo dans "Expendables" (2010), et enfin dans quelques scènes de "Expendables 2" (2012) qui étaient les premières qu'il ait pu tourner après la fin de son mandat politique.

Autant dire que les fans de l'acteur vedette des années 80/90 n'ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis une bonne dizaine d'années ! Car oui, on peut être fan d'Arnold Schwarzenegger (et c'est mon cas !) malgré le fait qu'il s'agisse certainement du plus mauvais acteur ayant jamais atteint un tel niveau de popularité. Son jeu ultra-stéréotypé et souvent approximatif, son accent autrichien incroyable et toujours à la limite du compréhensible alors qu'il est aujourd'hui âgé de 65 ans (Daniel Beretta, son doubleur français, est génial, mais si vous n'avez jamais regardé un film avec Schwarzy en VO, vous êtes passés à côté de 50% des raisons qui l'ont rendu si célèbre), ses innombrables punchlines cultes ("I'll be back" n'est que la plus connue parmi des dizaines d'autres qui sont entrées dans la culture populaire aux USA) et évidemment sa présence physique ont fait de lui une légende du cinéma (d'action) incontournable et identifiable par n'importe qui !

Mais avant de revenir à ses rôles les plus célèbres par le biais des futurs "Terminator 5" et "La Légende De Conan" (les titres sont provisoires mais les deux projets sont bien confirmés), l'acteur fait son vrai retour au cinéma en tenant le premier d'un rôle d'un gros film d'action burné nommé "Le Dernier Rempart" réalisé par le coréen Kim Jee-woon. Ce dernier fait ici ses premiers pas à Hollywood après s'être fait largement remarquer à l'international, notamment grâce à ses deux derniers films : "Le Bon, La Brute Et Le Cinglé" (2008), un hommage déjanté au western-spaghetti teinté de nombreuses influences chinoises, japonaises et coréennes, et "J'ai Rencontré Le Diable" (2010), une histoire de vengeance qui repoussait les limites de la violence physique et mentale dans ses derniers retranchements. Un peu à l'image de John Woo au début des années 90 ("Chasse À L'Homme" avec Jean-Claude Van Damme), le réalisateur asiatique annoncé comme étant l'un des plus originaux de sa génération fait donc ses débuts aux Etats-Unis avec un film d'action contenant une grande star du genre.

Kim Jee-woon a t'il su conserver son grain de folie lors de son passage au continent américain ? Arnold Schwarzenegger est-il toujours en forme dans le premier film dont il est la star depuis "Terminator 3 : Le Soulèvement Des Machines" (qui date de 2003 et dans lequel il apparaissait déjà bien fatigué) ? Telles sont les questions qu'on est en droit de se poser en allant voir "Le Dernier Rempart"...


22 janvier 2013

Telekom Event 01 : le CES c'est moche !

Nouvel épisode de Telekom et premier module spécial Event consacré au CES. Le premier épisode d’une longue série consacrée aux évènements du monde High-tech. Nous comptons en effet vous proposer à chaque gros évènement (Keynote, salon de l’électronique, sortie de produit,…) un épisode spécial détaillant les différentes annonces.


A l’occasion de ce première podcast spécial Event nous accueillons un petit nouveau dans l’équipe en la personne d’Alex connu pour avoir créé et participé au podcast LiveTile. Un épisode assez long comme à notre habitude (plus de 2h pour celui-ci) mais où on s’amuse à décortiquer les grosses annonces de ce CES 2013.

Au programme :

- Les nouveautés en matière de Mobiles et tablettes
- Les nouveautés en matière de Jeux-vidéos
- Les nouveautés en matière de Télévisions

Il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessus pour vous rendre sur la page officielle de l'émission afin de l'écouter en streaming, de la télécharger au format mp3 ou de vous y abonner via iTunes ou RSS. Bonne écoute et n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !

20 janvier 2013

Critique ciné : Django Unchained

La sortie d'un nouveau film de Quentin Tarantino n'est jamais un événement anodin ! Après tout, l'homme est en activité derrière la caméra depuis 20 ans et "Django Unchained" n'est que son 8ème film (ou le 7ème si on compte les 2 "Kill Bill" comme un seul film) !

L'idée pour Tarantino d'écrire et de réaliser un film qui parlerait de la période esclavagiste des Etats-Unis sous la forme d'un western-spaghetti remonterait à 2007, même s'il n'a terminé d'écrire son script qu'en 2011. Le titre du film (et le nom de son personnage principal) fait d'ailleurs référence à un western-spaghetti italien de 1966 simplement nommé "Django" (qui bénéficie actuellement d'un sacré coup de projecteur grâce au film de Tarantino et une ressortie en DVD bien opportune) réalisé par Sergio Corbucci dont l'acteur principal, Franco Nero, fait d'ailleurs une petite apparition dans "Django Unchained". Le titre s'inspirerait également du péplum franco-italien de 1959 "Hercule Et La Reine De Lydie" qui avait été renommé "Hercules Unchained" aux Etats-Unis.

Pour le scénario, Quentin Tarantino est notamment allé piocher du côté de "Mandigo", un film réalisé par Richard Fleischer en 1975, qui raconte l'histoire d'un esclave entrainé pour des combats à mort et à mains nues. Enfin, les quelques scènes de "Django Unchained" se déroulant dans des décors neigeux seraient des références au film "Le Grand Silence", un autre western-spaghetti réalisé par Sergio Corbucci en 1968.

Côté casting, le personnage de Django avait à l'origine été écrit pour Will Smith mais celui-ci a refusé le rôle qui est finalement revenu à Jamie Foxx ("L'Enfer Du Dimanche", "Collateral", "Ray", "Jarhead", "Miami Vice", "Le Royaume" et bientôt en grand méchant dans "The Amazing Spider-Man 2"). Pour le second rôle le plus important de son film, Tarantino fait à nouveau appel à l'acteur autrichien Christoph Waltz (l'incroyable Colonel Hans Landa de "Inglorious Basterds"). Samuel L. Jackson (qui a participé à presque tous les films de Tarantino jusqu'ici de façon plus ou moins visible par le spectateur, à l'exception de "Reservoir Dogs" et "Boulevard De La Mort") est à nouveau de la partie, tandis que le réalisateur travaille pour la première fois avec Leonardo DiCaprio. On notera également la présence de Don Johnson (la série TV "2 Flics À Miami") au casting, ainsi que quelques autres acteurs ayant déjà travaillé avec Quentin Tarantino et que seuls les fans les plus assidus arriveront à reconnaître lors de leurs brèves apparitions dans "Django Unchained"...

Kevin Costner, Kurt Russell, Sacha Baron Cohen ("Borat", "Brüno", "The Dictator") et Joseph Gordon-Levitt ("The Dark Knight Rises", "Looper") se sont tous vus proposer des rôles dans ce film, mais la plupart d'entre-eux a dû refuser car ils n'étaient pas disponibles pour le tournage. Les personnages qu'ils devaient interpréter ont d'ailleurs été retirés du scénario final. Le personnage écrit pour Jonah Hill ("Supergrave", "21 Jump Street") a connu le même sort mais l'acteur a fini par se libérer le temps de tourner une courte scène, totalement différente de celle qui lui était destinée au départ.


13 janvier 2013

Telekom 36 : de quoi 2013 sera fait !

2013 est là et le podcast Telekom démarre l'année en fanfare avec un épisode exceptionnel comprenant les interventions d'illustres podcasteurs francophones (issus des podcasts Appload, Le Rendez-Vous Tech et Niptech de NoWatch, ou encore LiveTile) qui ont eu la gentillesse de nous livrer leur sentiment sur l'évolution probable des nouvelles technologies pour cette nouvelle année !

À titre d'info, sachez que je ne présenterai plus Telekom dans le futur (essentiellement à cause de problèmes d'emploi du temps) mais je reste bien évidement intervenant dans l'émission qui sera désormais présentée par Nicolas (qui le faisait déjà de temps à autre, et qui le faisait d'ailleurs au tout début de l'émission).

Rendez-vous ci-dessous pour plus de détails sur les intervenants et les sujets abordés dans ce 36ème numéro de Telekom :

10 janvier 2013

Un dernier trailer bourrin pour Le Dernier Rempart de Schwarzy !

Depuis qu'Arnold Schwarzenegger en a fini avec la politique, il compte bien revenir sur le devant de la scène à Hollywood, et après être apparu dans une poignée de scènes de "Expendables 2" en 2012, c'est en 2013 qu'il reviendra dans ses propres films !

Le premier d'entre-eux sera "The Last Stand", renommé "Le Dernier Rempart" en France, qui sera réalisé par Kim Jee-woon, un réalisateur sud-coréen qui fait ses débuts aux Etats-Unis après s'être fait remarquer, notamment grâce à ses deux dernier films qui étaient "Le Bon, La Brute Et Le Cinglé" (2008) et "J'ai Rencontré Le Diable" (2010).

Le projet semble tout à fait dans les cordes de Schwarzy puisqu'on aura visiblement droit à une bonne dose d'humour gras et de violence bien sanglante dans "Le Dernier Rempart", comme semble l'attester la dernière bande-annonce visible ci-dessous.


8 janvier 2013

Quelques images de plus dans le nouveau trailer de Pacific Rim !

Des bande-annonces dévoilées fin 2012, celle du futur "Pacific Rim" de Guillermo del Toro figure clairement parmi celles ayant le plus marqué les esprits ! En effet, ce mix hautement improbable entre "Godzilla", "Evangelion""Goldorak" ou "Devilman" rappelle forcément quelque-chose à pas mal de fans de ce type d'œuvres, et j'en veux pour preuve l'engouement autour de la nouvelle bande-annonce dévoilée aujourd'hui qui ne contient pourtant que peu de nouvelles images comparée à celle du mois de décembre 2012.

Mais honnêtement, tout ça semble tellement excitant qu'on aurait tort de se priver ! La nouvelle vidéo est visible ci-dessous :


Toujours plus gore : le nouveau trailer du remake de Evil Dead !

Souvenez vous, en novembre 2012, le remake du classique "Evil Dead" se dévoilait à travers un teaser bien gore histoire de marquer les esprits. Quelques jours plus tard, le premier poster officiel du film était dévoilé et nous n'avions plus de nouvelles depuis...

Sauf qu'une nouvelle bande-annonce longue durée a été mise en circulation il y a quelques jours et celle-ci enfonce le clou de l'approche hyper-gore que semble emprunter ce remake. La vidéo est visible ci-dessous :


6 janvier 2013

Critique ciné : Jack Reacher

Après "Night And Day" (2010) et surtout "Mission : Impossible - Protocole Fantôme" (2011), Tom Cruise revient doucement mais sûrement dans le domaine du cinéma d'action en incarnant cette fois le personnage de Jack Reacher, le héros d'une série de 17 romans policier (dont seuls 14 ont été traduits en français à ce jour) écrits entre 1997 et 2012 par l'auteur britannique Lee Child.

Comme son nom ne l'indique pas, le film "Jack Reacher" est l'adaptation du neuvième roman mettant en scène ce personnage : "One Shot" (titre français : "Folie Furieuse") sorti en 2005.

À la réalisation de "Jack Reacher", on retrouve Christopher McQuarrie dont ce n'est que le second long-métrage (après "Way Of The Gun" en 2000) mais qui est surtout connu en tant que scénariste de "Usual Suspects" et "Walkyrie" de Bryan Singer, mais aussi les futurs "The Wolverine" et "Mission : Impossible 5". Il est également co-auteur du scénario de cette adaptation de "Jack Reacher".


L'histoire : cinq personnes sont abattues par un sniper à Pittsburgh. Le suspect est rapidement appréhendé mais celui-ci refuse de parler et demande qu'on fasse appel à un certain Jack Reacher, un ancien officier de police militaire à priori introuvable qu'il a déjà croisé par le passé. Et lorsque ce dernier finit par faire son apparition, il commence à mener l'enquête à sa manière, c'est à dire de façon parfois expéditive et sans le moindre cadre légal...

Il faut reconnaitre une chose à Christopher McQuarrie : il sait comment rythmer son film en fonction des scènes que l'on a vraiment envie de voir. Par exemple, tout le début du film (environ la première demi-heure) bénéficie d'un montage très nerveux qui n'hésite pas à enchainer les plans rapides et les dialogues superposés sur des flash-backs afin d'expliquer le plus rapidement possible tout ce qu'on a besoin de savoir sur la situation de départ. Une très bonne idée pour à la fois plonger le spectateur dans l'intrigue de manière intense, mais également arriver au cœur du film (c'est-à-dire l'enquête menée par Jack Reacher) sans perdre trop de temps à présenter tous les personnages et les enjeux. Il aurait été tentant de passer une bonne heure à montrer tous ces éléments d'introduction, mais cela aurait certainement plombé le film. Un premier bon point pour le réalisateur/scénariste qui n'hésite pas à ralentir le rythme au fur et à mesure que l'on s'approche de la fin du métrage pour laisser la place à de plus en plus d'action et de baston !

Le scénario de "Jack Reacher", qui pourra sembler un peu confus dans la première partie du film, ne cesse en fait de se renouveler au fur et à mesure que l'on progresse dans l'enquête qui, comme on le constate assez vite, est nettement plus complexe que ce que l'on pourrait penser de prime abord. Sans être formidablement originale ou inédite, l'histoire est tout de même assez intéressante pour nous tenir en haleine jusqu'au bout, d'autant plus que le caractère imprévisible du personnage de Jack Reacher relance sans cesse l'intrigue en surprenant aussi bien les autres personnages du film (amis ou ennemis) que les spectateurs.

(Le jeu de Rosamund Pike manque un peu de conviction mais son duo avec Tom Cruise fonctionne à merveille !)

Le personnage de Jack Reacher qu'interprète ici Tom Cruise est loin d'être un rôle de composition pour l'acteur. On retrouve en effet quasiment le même protagoniste hyper bad-ass, efficace et sûr de lui qu'on avait déjà pu voir dans sa carrière à de multiples reprises, notamment dans des films très récents comme "Night And Day" ou certains épisodes de la saga "Mission : Impossible". Mais on ne va pas bouder son plaisir car on adore ce type de personnage, d'autant plus s'il fait régulièrement preuve de cynisme ou d'ironie ! Tom Cruise reste en tout cas plus que convaincant dans la peau d'un tel personnage, et il reste toujours aussi impressionnant dans les scènes les plus physiques (il a effectué toutes les cascades lui-même).

Le reste du casting est malheureusement un peu plus variable : Richard Jenkins ("La Cabane Dans Les Bois") apporte un peu de sérieux à l'ensemble mais il n'est pas souvent présent à l'écran dans le rôle du procureur Alex Rodin. Le réalisateur allemand Werner Herzog interprète quant à lui un antagoniste plutôt inquiétant, bien qu'un peu cliché par moments. Le seul autre personnage réellement physique et charismatique du film est interprété par Jai Courtney (bientôt à l'affiche de "Die Hard : Belle Journée Pour Mourir" dans le rôle du fils de John McClane), tout aussi impressionnant que Tom Cruise, mais pas aussi charismatique !
Malheureusement, les prestations de David Oyelowo et Rosamund Pike ne sont pas vraiment à la hauteur. Le premier est un détective (Emerson) qui est au centre de l'histoire mais qui n'a aucune profondeur et se contente la plupart du temps de froncer les sourcils pour avoir l'air sérieux. Il n'a aucune présence et s'efface totalement derrière le personnage de Jack Reacher auquel il s'oppose pourtant très régulièrement. Rosamund Pike ("Meurs Un Autre Jour", "Doom", "Orgueil Et Préjugés", "Clones", "La Colère Des Titans") interprète la jeune (et jolie) avocate idéaliste nommée Helen Rodin qui se repose totalement sur Jack Reacher pour savoir comment elle va essayer de défendre son client (le tireur présumé). Le souci c'est que son personnage est bien trop léger pour être crédible et qu'elle ne semble jamais avoir le contrôle de la situation. La faute en revient peut-être à un léger problème d'écriture du personnage mais surtout à l'actrice qui passe son temps à ouvrir ses yeux et sa bouche en grand pour bien montrer à quel point elle est constamment surprise par la tournure des événements. Dommage car Rosamund Pike est vraiment canon (enfin perso, je la trouve canon !) et on va dire qu'elle se rattrape dans toutes les scènes où elle agite son décolleté sous le nez des personnages et des spectateurs... En tout cas, il serait grand temps (si ce n'est pas déjà trop tard) qu'elle interprète un rôle marquant (ce sera peut-être le cas dans le futur "The World's End" de Edgar Wright aux côtés de Simon Pegg et Nick Frost) si elle veut continuer à être engagée sur des films à gros budget...



"Jack Reacher" est sans aucun doute une belle surprise, et un incontournable pour les amateurs de personnages charismatiques, cyniques et en roue libre comme pouvaient l'être par exemple l'inspecteur Harry Callahan (Clint Eastwood) ou Snake Plissken (Kurt Russell). Le film se démarque par une mise en scène très lisible et plutôt sobre dans l'ensemble, avec tout de même quelques séquences de baston très percutantes et une splendide scène de course-poursuite automobile bien old-school, sans effets tapageurs comme on en voit trop souvent aujourd'hui, et qui ne comporte que le rugissement incessant du moteur d'une vieille Camaro comme seule bande sonore pendant de longues minutes ! Jouissif !!!

Quelques fautes de goût entachent légèrement le sérieux de l'ensemble, comme par exemple une scène de combat dans une salle de bains qui ressemble plus à une scène de Laurel & Hardy qu'à autre chose pendant quelques secondes... Heureusement, cela ne gâche pas le film qui reste hautement jubilatoire grâce à quelques éléments bien sentis comme l'ajout tardif d'un second rôle de qualité (par un acteur de qualité) ou un affrontement final qui rappelle quelques classiques du cinéma d'action des années 90.

J'aurais beaucoup aimé que ce personnage créé par l'auteur Lee Child (qui fait un petit caméo dans le film, dans le rôle d'un policier chargé de remettre ses affaires aux détenus libérés) devienne une nouvelle franchise du cinéma d'action mais cela semble bien incertain à cause des recettes du film qui sont certes bonnes, mais pas assez élevées pour qu'une suite ne soit mise en chantier (pour le moment). Vraiment dommage car je suis certain que "Jack Reacher" aura une belle carrière lors de sa future sortie en vidéo...

2 janvier 2013

Podcast 24FPS 13 : L'Odyssée De Pi

Pas évident de décrire les qualités d'un film essentiellement visuel comme "L'Odyssée De Pi" dans une critique écrite (et sans spoiler), alors pourquoi ne pas tenter le coup dans le cadre de 24FPS, le podcast cinéma avec ou sans spoiler ?


Julien et moi avons donc décidé de revenir sur cette belle surprise de la fin de l'année 2012, et dans la première partie (sans spoiler) de l'émission, nous revenons tout d'abord sur la carrière du réalisateur Ang Lee ainsi que sur le livre à l'origine de l'histoire avant de vous faire part de notre avis sur l'ensemble du long-métrage. Et c'est seulement après le signal sonore que nous entrons dans la seconde partie de l'émission (avec spoiler) en revenant sur toutes les scènes marquantes du film !

Il vous suffit donc de cliquer sur l'image ci-dessus afin de vous rendre sur la page officielle de l'émission pour l'écouter en streaming, la télécharger au format mp3 ou vous y abonner grâce à iTunes ou son flux RSS.

Bonne écoute à vous et bien sûr n'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires éventuels sur le film ou l'émission !