31 juillet 2012

Skyfall : un second trailer pour l'agent du MI6 le plus classe du monde !

Après avoir regagné ses lettres de noblesse grâce à "Casino Royale" en 2006 (et les avoir en partie re-perdues avec "Quantum Of Solace" en 2008), le célèbre agent James Bond s'apprête à faire son retour sur grand écran en octobre 2012, une nouvelle fois sous les traits de l'acteur Daniel Craig, dans le 23ème film de la saga qui se nomme "Skyfall".

Et après des premières images très intrigantes, une nouvelle bande-annonce vient de faire son apparition sur la toile. Celle-ci nous en dévoile un peu plus sur une histoire qui s'annonce sombre, tordue (puisque l'agent 007 y sera considéré comme mort) et violente :


28 juillet 2012

Telekom 25 : Marissa on t'aime !

Malgré mon absence exceptionnelle de cet épisode afin de ne pas le polluer par ma voix nasillarde et mes éternuements (je ne souhaite à personne de choper des maladies hivernales en plein mois de juillet par des températures dépassant régulièrement les 30°), je vous propose d'écouter ce 25ème numéro du podcast Telekom présenté par Nicolas en compagnie de Julien, Renaud et Monsieur Smith :


22 juillet 2012

La saga Batman au cinéma (part. 3) : l'ère Schumacher

(Cliquez ici pour lire la 2ème partie du dossier)

Les studios Warner sont persuadés que "Batman Returns" (1992) aurait pu rapporter nettement plus d'argent s'il n'avait pas été aussi sombre et dépressif. Ils font donc comprendre à Tim Burton (qui avait déjà de nombreuses idées concernant un ou deux films supplémentaires) que sa présence en tant que réalisateur n'est plus souhaitée. On lui propose toutefois le poste de producteur sur ce troisième film consacré à Batman.

Joel Schumacher ("Génération Perdue", "L'Expérience Interdite", "Chute Libre", "Le Client")  est engagé (par le studio et avec l'aval de Tim Burton) pour la réalisation. Celui-ci souhaite "rebooter" la saga et développer une adaptation sombre et réaliste du comic-book "Batman - Year One" (paru en 1987 et qui revient sur la toute première année de Bruce Wayne et James Gordon combattant le crime à Gotham City) mais l'idée est rejetée par la Warner qui préfère continuer sur les bases déjà établies dans les films de Burton. La volonté du studio est alors de proposer un nouveau film qui serait plus abordable, plus léger et surtout plus clair (visuellement parlant) que les deux précédents. En un mot : un film plus familial !

Michael Keaton est toujours censé incarner Bruce Wayne / Batman et le premier rôle féminin (le docteur Chase Meridian, une psychologue créée pour le film) est attribué à Rene Russo (la copine de Martin Riggs dans "L'Arme Fatale" 3 et 4, aperçue également dans "Thor"). Mais l'acteur vedette quitte le projet (et une rémunération très élevée de 15 millions de dollars, alors qu'il avait négocié un contrat à 10 millions pour "Batman Returns") car il n'apprécie pas la nouvelle direction prise par la saga...

"Batman Forever" (1995) :

(Cliquez sur les images de l'article pour les agrandir)

21 juillet 2012

Thomas Jane reprend le rôle du Punisher le temps d'un court-métrage nommé Dirty Laundry

Le personnage Marvel du Punisher n'est peut-être pas le plus connu du grand public, mais il a pourtant été déjà adapté à trois reprises en long métrage, sans grand succès...

Créé dans les comics en 1974 en tant qu'ennemi de Spider-Man, il obtint sa propre publication à partir de 1986. Vu sa popularité, un premier film nommé "The Punisher", avec l'acteur Dolph Lundgren ("Rocky IV", "Les Maîtres De L'Univers", "Universal Soldier", "The Expendables") dans le rôle titre, vit le jour en 1989. Considéré comme assez mauvais, ce film n'aura pas franchement marqué les esprits. On en retiendra tout même le fait qu'il ne soit jamais sorti en salles aux Etats-Unis (à cause des difficultés financières de la société de distribution, les fans américains durent attendre 1991 pour le voir en VHS), que les origines de l'anti-héros étaient relativement différentes de celles exposées dans les comics, et que celui-ci n'y portait jamais le t-shirt noir orné d'un crâne blanc pourtant indissociable du personnage !

Un autre film nommé "The Punisher" vit le jour en 2004. Le personnage était cette fois interprété par Thomas Jane tandis que le grand méchant de l'histoire était joué par John Travolta. Si cette nouvelle adaptation connut un léger succès au box-office, elle fut largement critiquée pour ses acteurs principaux (notamment John Travolta) et son grand manque de violence, ce qui est pourtant également un élément indissociable du personnage. (NDR : bien qu'étant conscient de ces défauts, l'auteur de ces ligne avoue énormément apprécier cette version pour la prestation de Thomas Jane et l'ambiance très "film noir" du métrage)
Un version longue de ce film est sortie en DVD en 2006, mais elle n'ajoute qu'une sous-intrigue inintéressante qui n'apporte rien de très important à l'histoire.

(Thomas Jane en 2004 dans le rôle de Frank Castle, alias le Punisher)

Une suite avec Thomas Jane fut longtemps prévue, mais celle-ci ne vit jamais le jour et un troisième film dirigé par une équipe différente fut produit en 2008 avec la promesse d'offrir aux fans toute la violence présente dans les comics. Ray Stevenson interprétait cette fois le justicier dans "Punisher - Zone De Guerre" mais le film ne rentra pas dans ses frais et sortit directement en DVD à l'international (il demeure aujourd'hui comme l'un des films inspirés d'un personnage Marvel ayant rapporté le moins d'argent, aux côtés du long-métrage "Elektra", un spin-off de "Daredevil" sorti en 2005). Si cette dernière adaptation offrait enfin toute la violence visuelle qu'on pouvait en attendre, ses qualités cinématographiques étaient plutôt faibles, notamment à cause de son scénario classique et de ses méchants très très caricaturaux...

Mais lors du San Diego Comic Con 2012, l'acteur Thomas Jane a dévoilé un court-métrage non-officiel nommé "Dirty Laundry" (trad : "Linge Sale") dans lequel il reprend le rôle de Frank Castle. Lors de cette projection, l'acteur a déclaré : "Je voulais faire un fan-film pour un personnage que j'ai toujours aimé et dans lequel j'ai toujours cru, une lettre d'amour à Frank Castle et à ses fans."


L'acteur Ron Perlman ("La Guerre Du Feu", "Le Nom De La Rose", "Alien, La Résurrection", "Blade II, "Hellboy", "Hellboy II", "Drive", "Conan" et la série TV "Sons Of Anarchy") fait une apparition dans ce court-métrage visible ci-dessous :

19 juillet 2012

La saga Batman au cinéma (part. 2) : l'ère Burton

(Cliquez ici pour lire la 1ère partie du dossier)

Durant les 20 années qui suivent la diffusion originale de la série TV (de 1966 à 1968), Batman est synonyme de gags débiles et d'onomatopées comme "KA-POW", "WHAP", "BIFF" ou "SWOOSH" pour le grand public. La version BD du personnage continue pourtant d'évoluer : après une modernisation nécessaire en 1964, le ton décalé du show TV ultra-populaire finit par déteindre sur les comics qui se vendent comme des petits pains entre 1966 et 1968. Mais après l'annulation de la série TV, les ventes chutent à nouveau et c'est la volonté de s'éloigner une fois pour toute de ce ton ridicule qui motive l'auteur Dennis O'Neal et l'artiste Neal Adams à proposer une nouvelle version de Batman à partir de 1970, initiant ainsi l'âge de bronze (Bronze Age) des comics consacrés à ce personnage. Leur intention est de revenir aux bases posées par Bob Kane et Bill Finger en 1939 : un justicier nocturne, solitaire (donc sans Robin) et agissant dans l'ombre. Cette vision similaire à celle des films les plus appréciés de la saga cinématographique du Chevalier Noir (qui ne verront le jour que 20 à 35 ans plus tard) est bien accueillie par les fans des années 70, mais elle ne permet pas d'enrayer la chute des ventes qui continue jusqu'à atteindre son plus bas historique en 1985 (au point d'être à deux doigts de provoquer l'annulation du personnage en kiosques).

On ne peut pas parler des films (modernes) consacrés à Batman sans mentionner Michael Uslan. Né en 1952, Uslan fait parler de lui lorsqu'il estt étudiant à l'université d'Indiana : cet établissement accepte en effet les idées de cours venant des étudiants et Michael Uslan réussit à convaincre le doyen de l'université de l'intérêt d'un cours sur les héros de comic-books en lui faisant prendre conscience du fait que tout le monde connait la mythologie de Superman ou Batman au même titre que les mythologies antiques classiques. Uslan devient alors le premier américain à donner un cours officiellement reconnu sur l'histoire des comics.
Après avoir terminé ses études et surtout après avoir constaté l'immense succès de l'excellent premier film consacré à Superman en 1978, Michael Uslan décide de produire un film consacré à Batman. Mais étant lui-même un grand fan de comics et ayant détesté la série des années 60, il veut que ce film soit sombre et sérieux ! Avec l'aide du producteur Benjamin Melniker, il acquiert les droits d'adaptation de Batman en 1979 et joint deux autres producteurs à sa cause, mais échoue à convaincre tous les grands studios américains de l'intérêt d'un tel film. Ceux-ci sont en effet incapables d'envisager un film qui serait différent du ton de la série des années 60.

Note : Uslan et Melniker sont producteurs exécutifs de tous les films consacrés à Batman depuis les années 80 jusqu'à aujourd'hui.

Étant donné le succès rencontré par leur film "Superman" et ne voulant pas laisser l'autre grand personnage de DC Comics à d'autres, les studios Warner Bros finissent tout de même par accepter le projet de film consacré à Batman en 1981. Tom Mankiewicz (l'un des scénaristes du film "Superman") est engagé pour écrire le script et celui-ci livre sa copie en 1983 : dans un ton épique proche de celui employé pour l'Homme d'Acier, l'histoire se concentre ici sur les origines de Batman puis celles de Robin en fin de récit, les deux héros luttant contre le Joker et Rupert Thorne (un chef mafieux introduit dans les comics en 1977), ce dernier étant celui qui a embauché Joe Chill (identifié depuis une BD parue en 1948 comme celui qui a tué les parents Wayne) pour assassiner Thomas Wayne sur fond d'élections au conseil municipal de Gotham City. Le personnage féminin de Silver St. Cloud (apparu dans les comics en 1977) y est présent pour une romance avec Bruce Wayne. Le script est à ce moment-là intitulé "The Batman" et le projet avance puisqu'on parle d'une sortie sur les écrans à la mi-1985 (période où la popularité du personnage est au plus bas). Mais le studio n'arrive pas à se décider sur l'orientation du film et change sans cesse d'avis sur le ton à employer. Ils envisagent d'embaucher Joe Dante ("Gremlins" 1 & 2) ou Ivan Reitman ("S.O.S. Fantômes" 1 & 2) pour la réalisation mais font régulièrement réécrire le script jusqu'au point d'arriver à l'exact opposé du projet de départ (une version comique avec Bill Murray dans le rôle de Batman et Eddie Murphy dans le rôle de Robin a été envisagée à un moment donné, pour le plus grand effroi du producteur Michael Uslan).

Le projet est dans une impasse ! Mais en 1986, la BD "The Dark Knight Returns" écrite et dessinée par Frank Miller révolutionne l'industrie des comics et initie son âge moderne (Modern Age). Cette histoire devenue culte montre un Bruce Wayne vieillissant obligé de sortir de sa retraite pour ré-endosser le costume de Batman afin de combattre le crime organisé qui ronge Gotham City. Il finit par s'opposer à la police qui ne veut pas de son aide, ainsi qu'à de vieux ennemis et mêmes d'anciens amis afin de mener à bien sa mission. Ce comic-book dépressif et brutal (situé hors de la continuité des publications régulières) redéfinit complètement les attentes du public de l'époque, et les ventes de bat-comics repartent enfin à la hausse pour la première fois depuis presque 20 ans. Warner Bros comprend alors enfin l'intérêt (financier) d'un film sombre consacré à Batman et décide d'impliquer un jeune réalisateur dont le premier film nommé "Pee-Wee's Big Adventure" a connu un beau succès au box-office en 1985...

"Batman" (1989) :

(Cliquez sur les images de l'article pour les agrandir)

17 juillet 2012

On connait les futurs films Marvel de 2013/14 !

La San Diego Comic Con qui s'est tenue du 12 au 15 juillet 2012 a été l'occasion pour les studios Marvel de révéler de nombreux détails sur les futurs films qui composeront la phase 2 de leur grand projet cinématographique ("Avengers" ayant cloturé la phase 1 avec brio).

Celui qui ouvrira le bal en mai 2013 sera "Iron Man 3" réalisé par Shane Black.


15 juillet 2012

La saga Batman au cinéma (part. 1) : les années 40/60

À l'image de la série (pour l'instant inachevée) d'articles consacrée à la saga Superman au cinéma, je pense qu'il est temps de s'intéresser au Chevalier Noir et à sa longue carrière cinématographique...

Batman est à ce jour le héros de comics ayant été le plus adapté au cinéma. "Batman v Superman" de ZackSnyder marque en effet la 11ème apparition sur grand écran (oui oui, 11, sans compter les long-métrages animés sortis directement en VHS et DVD/Blu-Ray !) de ce personnage ultra-célèbre qui a déjà connu de multiples déclinaisons au tons très différents !

Mais commençons par les origines de Batman : il fait sa toute première apparition papier en mai 1939 dans le 27ème numéro de "Detective Comics" sous le nom de The Bat-Man (avec un tiret au milieu), avant que le nom ne soit changé en The Batman au bout de quelques mois. Ce nouveau héros est créé par l'artiste Bob Kane et le scénariste Bill Finger en réponse au succès de Superman, apparu un an plus tôt, avec la volonté de créer un justicier qui en serait l'exact contraire, c'est-à-dire un personnage sombre et ancré dans le réel. Sa véritable identité est Bruce Wayne, un jeune milliardaire ayant assisté au meurtre de ses parents alors qu'il était enfant, qui utilise régulièrement des informations obtenues par le biais de son ami le Commissaire Gordon pour combattre des gangsters et des savants fous sous un costume inspiré de l'apparence d'une chauve-souris (lui-même inspiré de divers croquis de machines volantes aux ailes de chauve-souris imaginées par de Leonard de Vinci 500 ans auparavant).


Les super-vilains sont encore très rares à l'époque et le premier à croiser la route de Batman est le Dr. Death (dans le 29ème numéro de "Detective Comics" en juillet 1939). Il faut attendre le printemps 1940 pour faire la connaissance de Robin, Catwoman et le Joker tandis que la ville (jusque-là sans nom) où se déroulent ces aventures est pour la première fois identifiée comme Gotham City durant l'hiver de la même année (une ville qui était, et est toujours, fortement inspirée par New-York la nuit).

Malgré son succès, et contrairement à Superman, le personnage de Batman ne connait pas immédiatement de déclinaison sous la forme d'un feuilleton "drama" radiophonique. Il faut donc attendre 1943 pour qu'il fasse sa première apparition en dehors des pages de BD, et cela se déroule directement sur grand écran :

"The Batman" (1943) :


14 juillet 2012

Le Monde Fantastique D'Oz, le nouveau film de Sam Raimi, se dévoile avec des visuels magnifiques !

On n'avait plus trop entendu parler de Sam Raimi (le créateur de la trilogie originale "Evil Dead" qui va bientôt connaître un reboot en 2013) depuis qu'il avait abandonné la saga "Spider-Man", si ce n'est avec son très sympathique "Jusqu'En Enfer" en 2009. Mais son nouveau projet qui sortira en 2013 s'annonce très prometteur et aussi très différent de ce qu'il a fait jusqu'ici :


13 juillet 2012

Un premier extrait très violent pour Dredd !

Après un premier poster puis une bande-annonce, on avait compris que la campagne de promotion de "Dredd" était lancée. Mais il fallait encore convaincre que l'ultra-violence omniprésente dans le comic-book consacré au célèbre juge était bien retranscrite dans ce futur film...

De nouveaux éléments dévoilés depuis le SDCC 2012 (San Diego Comic Con) vont dans ce sens :


Telekom 24 : Surface, Nexus et autres Retina

Nouvel épisode de Telekom où nous accueillons un nouveau chroniqueur venu tout droit des contrées de Nowatch. Renaud alias Nutt, animateur du Meuporg Show, se joint à nous pour parler de l’actualité technologique de ces derniers jours.


11 juillet 2012

Le dernier trailer de The Dark Knight Rises comprend des scènes de toute la trilogie !

On ne l'attendait pas vraiment, mais une nouvelle bande-annonce longue durée pour "The Dark Knight Rises" vient de faire son apparition à moins de 10 jours de la sortie US du film.

Celle-ci s'intitule "Journey" et a pour particularité de reprendre des scènes issues de "Batman Begins" et "The Dark Knight" avant de proposer des nouvelles images, des nouvelles musiques et de nouveaux dialogues de "The Dark Knight Rises".

Le tout est visible (en HD) dans la suite de l'article, juste après ce nouveau poster consacré à Bane pour la version IMAX du film :

(Oh les jolis sourcils !)

10 juillet 2012

Pour patienter avant la sortie ciné de The Dark Knight Rises : écoutez la B.O. complète et regardez un making-of ainsi que tous les spots TV !

Dur dur de patienter jusqu'au 25 juillet 2012 pour voir "The Dark Knight Rises", la conclusion de la trilogie cinématographique consacrée à Batman et concoctée par Christopher Nolan !

Heureusement, la campagne marketing du film nous livre sans arrêt de nouveaux éléments promotionnels et cet article en compile un bon paquet puisque vous allez pouvoir y écouter l'intégralité de la bande-originale composée par Hans Zimmer pour le long-métrage mais également y admirer un  making-of de 13 minutes ainsi que tous les spots publicitaires (en VO) diffusés à la TV.


8 juillet 2012

Un poster somptueux pour The Dark Knight Rises en IMAX !

La dernière fois que j'ai vérifié, il n'y avait pas de salle de cinéma IMAX à moins de 500 km de chez moi ! Je n'aurai donc pas la chance de voir "The Dark Knight Rises" de Christopher Nolan dans ces conditions sublimes et exceptionnelles...

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

6 juillet 2012

Critique ciné : The Amazing Spider-Man

Il aura fallu très longtemps pour que Spider-Man, l'un des personnages de comics les plus connus au monde, soit adapté au cinéma. Créé en 1962 par Stan Lee et Steve Ditko, le tisseur a pourtant fait ses débuts au cinéma entre 1977 et 1979 via trois films qui n'étaient en fait que des épisodes remontés de la série TV américaine produite à cette époque (visuellement ridicule aujourd'hui mais plutôt correcte selon les standards de la fin des années 70, cliquez ici pour voir le trailer de l'épisode ayant servi de base au second film). Deux de ces "films" avaient d'ailleurs été distribués en France sous les titres "L'Homme-Araignée" (1977) et "La Risposte De L'Homme-Araignée" (1978).

Mais après ça, et surtout après l'échec cuisant de "Superman III" en 1983, les films de super-héros n'étaient plus une priorité à Hollywood. Pourtant, différents projets successifs de films consacrés à Spider-Man étaient en préparation dans les années 80. Certains s'éloignaient énormément du concept d'origine (avec par exemple une version mutant radioactif à 8 bras) et d'autres ont bien failli arriver à terme (le jeune Tom Cruise, alors âgé d'environ 25 ans, a été envisagé pendant un temps pour le rôle de Peter Parker). Ces projets n'aboutissant à rien (souvent pour des raisons budgétaires), les droits de l'adaptation passent de studio en studio avant d'atterrir dans les mains de James Cameron ("Terminator", "Aliens", "Abyss", "Terminator 2", "True Lies") au début des années 90.

Celui-ci rédige plusieurs scripts complets en songeant régulièrement à Arnold Schwarzenegger pour le rôle du Dr. Octopus. Mais d'innombrables (et extrêmement complexes) problèmes légaux et contractuels entre les différentes compagnies et personnes impliquées empêchent une nouvelle fois le projet de James Cameron d'aboutir.

En 1999, Marvel (qui sort d'énormes difficultés financières survenues 2 ans auparavant) finit par vendre les droits aux studios Columbia (qui appartiennent à Sony) tandis que les studios MGM déclarent eux-aussi posséder les droits d'une telle adaptation (suite à divers rachats de studios et de contrats effectués en 1995). Les deux studios concurrents qui possèdent légalement les droits annoncent alors leur intention de développer un film basé sur l'homme-araignée, tout en espérant secrètement que l'autre finira par abandonner son projet car ils savent très bien que 2 films basés sur la même franchise et sortant quasi-simultanément n'ont aucune chance d'être de gros succès au box-office. Courant 1999, un accord financier est finalement trouvé entre les 2 compagnies : Columbia accepte d'abandonner son projet de développer une série parallèle de films sur James Bond (ce qui aurait été légalement possible via d'autres étranges rachats de contrats) tandis que la MGM garde l'exclusivité de l'agent 007 mais délaisse ses projets concernant Spidey...

Ouf ! En 2000, Columbia démarre enfin la production du premier "vrai" film consacré à Spider-Man en se basant en partie sur les travaux effectués dans le passé par James Cameron. Après avoir écarté Cameron de la réalisation du film, le studio envisage de faire appel à Roland Emmerich ("Universal Soldier", "Stargate", "Independence Day", "Godzilla"), Tim Burton ("Batman", "Batman, Le Défi", "Mars Attacks !"), Chris Colombus ("Maman, J'ai Raté L'Avion" I et II, "L'Homme Bicentenaire") ou David Fincher ("Alien 3", "Fight Club", "The Game", "Zodiac", "The Social Network", "Millénium") avant de porter son choix final sur Sam Raimi ("Evil Dead" I, II et III, "Darkman").

Le "Spider-Man" de Sam Raimi sort en 2002 et connait un énorme succès, aussi bien critique que commercial (+ de 820 millions de dollars de recettes en tout), devenant quasi-instantanément une nouvelle référence cinématographique en terme d'adaptation de comics (aux côtés du "Superman" de 1978 et du "Batman" de 1989) et ouvrant la voie à un nouveau filon commercial pour Hollywood deux ans après une première adaptation des "X-Men" également très réussie. Seule ombre au tableau : les fans "hardcore" acceptent mal le fait que les toiles générées par Spider-Man soient d'origine organique et non-pas créées par des web-shooters portés aux poignets par le héros, comme on peut le voir dans les comics. Cette idée trouve son origine dans les scripts de James Cameron et a été conservée par le réalisateur qui pensait que des web-shooters fabriqués de toutes pièces par un jeune étudiant seraient assez peu crédible...

Sam Raimi confirme son talent à la tête de la saga avec l'excellent "Spider-Man 2" en 2004 (+ de 780 millions de dollars de recette) mais déçoit avec "Spider-Man 3" en 2007, notamment à cause d'incohérences, de lourdeurs et de personnages mal exploités (Gwen Stacy, L'Homme-Sable et surtout Venom), malgré le plus gros succès de la trilogie au box-office (+ de 890 millions de dollars de recette et désormais le second meilleur score de l'histoire des adaptations Marvel derrière "Avengers"). Le réalisateur et les 2 principaux acteurs (Tobey Maguire et Kirsten Dunst) restent toutefois attachés à "Spider-Man 4" qui doit sortir durant l'été 2011 en se concentrant cette fois (entre-autres) sur le Lézard, un méchant déjà présent dans la saga via son alter-égo, le docteur manchot Curt Connors (mentionné dans le 1er film et visible dans les 2 suites sous les traits de l'acteur Dylan Baker).

Mais le studio et le réalisateur n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'orientation du scénario et Sam Raimi finit par quitter le projet. Plutôt que de simplement embaucher un autre réalisateur, Columbia et Marvel annoncent début 2011 que "Spider-Man 4" est annulé et que la franchise va repartir à zéro (c'est ce qu'on appelle un reboot) via un nouveau réalisateur, un casting rajeuni (à priori surtout moins gourmand en termes de rémunération) et un film tourné en 3D.

Le réalisateur Marc Webb ("(500) Jours Ensemble") est rapidement nommé à la tête du projet tandis qu'Andrew Garfield ("L'Imaginarium Du Docteur Parnassus", "The Social Network") et Emma Stone ("Supergrave", "The Rocker", "Zombieland") sont annoncés comme les nouveaux interprètes du héros Peter Parker et de la blonde au serre-tête noir Gwen Stacy, la belle rousse Mary-Jane Watson (l'autre grand amour de Peter Parker) ayant finalement été écartée du projet. Des acteurs célèbres comme Martin Sheen ("Apocalyspe Now", "Wall Street", "Spawn") et Sally Field ("Mrs. Doubtfire", "Forrest Gump") endossent cette fois les rôles de l'Oncle Ben et de la Tante May, et on finit par apprendre que le grand méchant sera bien le Lézard, interprété cette fois par le gallois Rhys Ifans ("Coup De Foudre A Notting Hill", "Hannibal Lecter, Les Origines Du Mal", "Elizabeth, L'Âge D'Or", "Mr. Nice", "Anonymous").

Le célèbre super-héros aura donc une fois de plus eu beaucoup de mal à trouver le chemin des salles obscures ! Mais est-ce que la nouvelle équipe créatrice, le nouveau casting, la 3D et la présence des fameux web-shooters convaincront les fans de la nécessité du reboot de la série seulement 10 ans après ses véritables débuts (très réussis) sur grand écran ? Ce nouveau film intitulé "The Amazing Spider-Man" (le nom officiellement adopté par la principale publication consacrée au personage dès 1963) est en tout cas attendu au tournant avec sa nouvelle orientation à priori plus sombre et surtout visiblement plus juvénile...


3 juillet 2012

Publicité : Super Nike Bros.

Les geeks (et dans ce cas précis : les gamers) seraient-ils tellement à la mode qu'ils constituent désormais une cible privilégiée pour les annonceurs ? En fait, ça n'est ni très nouveau ni vraiment surprenant, mais lorsqu'une publicité est de qualité et qu'elle contient quelques belles références, elle mérite certainement d'être signalée et je pense que c'est le cas de la nouvelle vidéo publiée par Nike dans le cadre de la promotion de sa gamme Game On, World :