29 novembre 2011

Critique ciné : Time Out

Ayant beaucoup aimé le superbe "Bienvenue A Gattaca" (1997) écrit et réalisé par Andrew Niccol, je ne pouvais manquer la nouvelle œuvre de science-fiction à nouveau écrite et réalisée par le même homme !

D'autant plus qu'il y a Cillian Murphy ("28 Jours Plus Tard", "Batman Begins", "Sunshine""Inception") et Olivia Wilde ("Dr. House", "Tron : L'Héritage", "Cowboys & Aliens") qui figurent au générique ! Ah ouais et il y a aussi Justin Timberlake... bon pas grave il était plutôt convaincant dans "The Social Network". Par contre, Amanda Seyfried : connais pas ! Mais ça doit être parce-que je n'ai pas vu "Le Chaperon Rouge" sorti il y a quelques mois...

Et avant de passer au vif du sujet, je tiens une fois encore à clamer toute l'admiration que je porte aux gens qui adaptent les titres des films étrangers pour leur distribution en France. Donc cette fois le titre original était "In Time" avant de devenir "Time Out" chez nous ! Bravo, ça valait vraiment la peine de le changer (sans parler du fait que la signification du titre se retrouve inversée) ! Je ne comprendrai jamais cette incroyable connerie qui consiste à changer un titre anglais pour le remplacer par un autre titre anglais (parfois plus long que l'original)...


L'histoire : dans le monde où vit Will Salas (Justin Timberlake), les gens arrêtent de vieillir à l'âge de 25 ans. Dès que cet âge est atteint, un décompte situé sur leur avant-bras se met en route et leur laisse un an à vivre. Mais il est possible d'augmenter ce compteur en travaillant ou en effectuant des transactions, tandis que chaque dépense de la vie quotidienne coûte du temps. Lorsque le compteur atteint zéro : on meurt. Et comme la seule monnaie ayant cours est le temps, les plus riches ne meurent jamais...

Dès les premières minutes du film, on sent l'énorme potentiel du concept "le temps c'est de l'argent" et on réalise à quel point diverses expressions de la vie quotidienne comme "tu as une minute ?" prennent tout leur sens, surtout pour les plus démunis...
Il en va ainsi pendant toute la première demi-heure du film, où l'on découvre (parfois avec effroi) les avantages mais surtout les limites d'un tel système tandis que les événements se précipitent autour de Will Salas.

Esthétiquement, un monde où tout le monde est âgé de 25 ans et où les filles (toutes canon !) se baladent en permanence dans des tenues assez courtes et sexy est plutôt agréable à regarder. Et on retrouve un design rétro-futuriste similaire (mais pas identique) à celui qu'Andrew Niccol avait proposé dans "Bienvenue A Gattaca", notamment en ce qui concerne les véhicules... L'ambiance des quartiers riches et le côté froid et méthodique des policiers (ici : les gardiens du temps) ne sont pas sans rappeler le design et les personnages des Ecclesiastes d'"Equilibrium" (2002), un excellent film d'anticipation qui avait trop souffert d'une comparaison exagérée avec "Matrix" à l'époque de sa sortie en salles.


Malheureusement, le concept commence à s'essouffler vers la moitié du film et à mesure que l'on s'approche de la fin, on se rend compte que l'on a affaire à un polar très banal dont le principal intérêt n'est que le cadre dans lequel il se déroule. Quelques petites scènes d'actions correctes (à défaut d'être palpitantes) ponctuent régulièrement le déroulement de l'histoire, mais rien n'y fait : on ne retrouve jamais la tension et la profondeur qui étaient palpables en début de métrage ! Quel dommage...

Tous les personnages sont interprétés avec brio mais il leur manque à chacun un petit plus qui ferait en sorte qu'on s'attache vraiment à eux et qu'on s'inquiète de leur sort. C'est même plutôt le contraire : plus le film avance, plus on s'en balance ! Le manque d'ambition du scénario et des personnages devient de plus en plus flagrant et finit par peser sur le film à partir du moment où le concept de départ n'a plus de réelle surprise à offrir au spectateur...

Néanmoins, Andrew Niccol réussit une nouvelle fois à dénoncer les limites d'une société lisse et parfaite en apparence à travers un sujet qui fait fortement écho aux crises économiques qui traversent actuellement le monde. Il est en revanche fort regrettable que le résultat final soit bien moins convaincant et poignant qu'il ne l'était dans "Bienvenue A Gattaca".

Un dernier mot au sujet des effets spéciaux : ceux-ci sont relativement peu présents dans le film mais le meilleur (les décomptes sur le bras) côtoie malheureusement le pire (un crash en voiture particulièrement raté et peu crédible).



On ne peut que regretter le manque d'ampleur du scénario de "Time Out" tant son concept était prometteur ! Sans être un grand film, il se laisse tout de même regarder grâce à des acteurs très justes (difficile de ne pas se laisser happer par le regard papillonnant d'Amanda Seyfried) et une esthétique minimaliste mais réussie. Mais il est indéniable qu'on attendait beaucoup plus de cette réalisation et de son concept !

PS : Vous avez remarqué que je n'ai pas dit un mot au sujet de "Lord Of War" avec Nicolas Cage (2005) également écrit et réalisé par Andrew Niccol ? C'est simplement parce-que je ne l'ai pas encore vu et que j'en ai honte...

25 novembre 2011

Critique ciné : Les Immortels

Honnêtement, la première fois que j'ai vu le trailer de "Les Immortels", je me suis dit : "c'est quoi ce mauvais mix entre "Le (déjà très mauvais) Choc Des Titans" et le sublime "300", avec une pâle copie des effets spéciaux de ce dernier ???". Autant dire qu'il n'était pas question que j'aille voir ce qui avait tout l'air d'être une belle daube...

Et puis je me suis rendu compte que le réalisateur était un certain Tarsem Singh, un homme qui m'avait ébloui avec son thriller à la fois riche et dérangeant "The Cell" en 2000 (oui oui, le film bizarre avec Jennifer Lopez). Alors finalement je me suis laissé tenter, d'autant que c'était l'occasion de voir Henry Cavill (le futur Superman de Zack Snyder) sur grand écran, ainsi que le très rare Stephen Dorff (le méchant Frost du premier film "Blade")...


L'histoire : Lorsque Hypérion, le roi de Crète, décide de libérer les Titans afin de renverser les Dieux de l'Olympe, ces derniers suivent de près les tribulations du jeune Thésée qui pourrait bien leur sauver la mise...

Dès les premières secondes du métrage, il y a une chose (que je présageais déjà dans le trailer) qui m'a fortement dérangé : tous les décors, qu'il s'agisse de grands paysages en images de synthèse ou de petits coins d'habitation, donc tous les décors dégagent une désagréable impression de faux ! Les décors de petite échelle semblent être des éléments en carton-pâte sortis d'un théâtre fauché, tandis que les images de synthèse sont lisses à souhait, à un tel degré que même les cinématiques de jeux-vidéos actuelles possèdent largement plus de grain !

Un grain d'ailleurs totalement absent de l'image générale de "Les Immortels". L'image est tellement crue que tous les défauts sus-cité sautent aux yeux pendant la totalité du métrage, ce qui risque de maintenir le spectateur hors du film pendant toute sa durée (ce fut mon cas). Et ce n'est pas la lumière orangée quasi-permanente et les quelques ralentis très anecdotiques qui pourront sauver la mise du film. A côté de ça, "300" pourrait presque passer pour une fresque historique et les détracteurs du film de Zack Snyder feraient bien de jeter un œil à "Les Immortels" afin de constater à quel point ce type de direction artistique peut être catastrophique et très artificielle lorsqu'elle est dans les mains de personnes peu inspirées.

En fait, visuellement, on a l'impression de regarder un téléfilm, et ça fait un peu mal au cul quand on a payé sa place de cinéma !

(Et encore... Vous n'avez pas vu les autres costumes de ces Dieux !)

Malheureusement, la direction des acteurs, les dialogues et la majorité des costumes ne font que renforcer cette impression désagréable d'être en train de regarder un (mauvais) téléfilm. Henry Cavill (Thésée) n'est pas mauvais mais il fait exactement tout ce qu'on attend de lui sans la moindre surprise, Stephen Dorff (Stavros) est insignifiant, Freida Pinto (l'oracle Phèdre) se contente la plupart du temps d'être très mignonne et disparaît mystérieusement pendant toute la dernière partie du film, tandis que l'un des personnages principaux est finalement si inutile qu'on ne lui attribue jamais de nom et que tout le monde se contente de l'appeler "le moine" (c'est également le nom qu'il porte dans le générique de fin). N'oublions pas Mickey Rourke (Hypérion) qui nous sert un méchant très classique, légèrement surjoué et qui se promène un peu trop souvent sans pantalon à mon goût...

Mais la palme du ridicule revient forcément aux Dieux de l'Olympe qui ne sont au final qu'une bande d'adolescents vêtus de costumes d'opéra ridicules en plastique ! Quoique les Titans qui ont l'air de pouilleux décérébrés ne sont pas mal non-plus dans leur genre...

Et le scénario ? C'est plutôt correct dans l'ensemble, mais sans la moindre originalité ni surprise. Enfin c'est correct si on excepte une scène en particulier (que je ne peux dévoiler en détails à cause de la politique "anti-spoiler" de ce blog) où un personnage semble soudainement se téléporter à un endroit supposé être difficile d'accès, rendant ainsi toutes les scènes précédentes complètement inutiles. On a également droit à quelques scènes relativement maladroites mais au moins on ne s'ennuie pas pendant 1h50...



Qu'est-il arrivé à Tarsem Singh ? Manque d'inspiration ? Manque de moyens ? Les deux ? Difficile à dire aujourd'hui mais "Les Immortels" s'avère décevant sur de nombreux points ! On sent tout de même qu'un gros travail a été effectué et quelques bonnes idées de mise en scène surgissent ici et là mais l'esthétique particulière du réalisateur et son sens de la symétrie s'effacent derrière un parti-pris visuel complètement factice et une narration sans la moindre ampleur. Heureusement que les combats sont particulièrement lisibles et hyper sanglants pour maintenir l'attention du spectateur.

Encore deux exemples qui m'ont fait mal aux yeux : un arc mythique est au cœur du film, or cet accessoire semble avoir été acheté au magasin de sport du coin et simplement peint en noir (alors qu'il est blanc dans le trailer ci-dessus, allez comprendre...) et incrusté de paillettes bon marché. Franchement ça le fait pas du tout !
D'autre part, une scène consacrée à l'un des Dieux de l'Olympe est complètement pompée sur l'introduction du premier jeu "God Of War" sorti sur PS2 en 2005. Il est clair que ces jeux ont servi d'inspiration pour le film (notamment pour le côté très violent) mais il aurait été plus intelligent que ce ne soit pas aussi flagrant !

Légèrement meilleur que "Le Choc Des Titans" mais à des années lumière de la richesse de "300", "Les Immortels" aurait dû sortir directement en DVD (et même là, j'aurais difficilement conseillé de l'acheter). A réserver uniquement à ceux qui rêvent de voir les cinématiques des jeux "God Of War" en film (mais sans le côté parfois grandiose de celles-ci).

Espérons que Tarsem Singh fera preuve de beaucoup plus d'inventivité avec son "Mirror, Mirror" (une nouvelle version du comte de Blanche-Neige avec notamment Julia Roberts dans le rôle de la méchante reine) qui sortira en 2012 !

22 novembre 2011

La première affiche officielle du film sur le Marsupilami !

Le film "Sur La Piste Du Marsupilami" sortira le 4 avril 2012, il est réalisé par Alain Chabat et ce dernier jouera également l'un des rôles principaux aux côtés de Jamel Debbouze.


Voici le pitch officiel : Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

21 novembre 2011

XXIT, le court-métrage inspiré de Blade Runner

Que l'on aime ou pas le film "Blade Runner" sorti en 1982, il est indéniable que son aspect visuel (révolutionnaire à l'époque) a marqué toute une génération de spectateurs. Et son influence cyber-punk perdure encore aujourd'hui au cinéma, dans les jeux-vidéo ou l'animation...

Et si vous êtes fan de "Blade Runner" (comme moi), vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi pourrait ressembler un film se déroulant dans le même univers mais avec les effets spéciaux d'aujourd'hui... et le court-métrage "XXIT" (prononcez "Exit") ci-dessous peut répondre à cette interrogation de bien belle manière.

Mais avant d'en venir au court-métrage, signalons que Ridley Scott lui-même a annoncé début novembre 2011 qu'il avait peut-être trouvé un scénariste pour l'aider à écrire la suite de son chef-d'œuvre "Blade Runner" afin de le tourner après "Promotheus" (qui se déroule dans le même univers que "Alien", son autre chef-d'œuvre) sur lequel il travaille actuellement.

Revenons à "XXIT" : la première partie du court-métrage s'inspire donc largement de l'esthétique de "Blade Runner", mais c'est également le cas de son scénario. On y voit donc une répliquante une bio-clone (interprétée par la MILF l'ex-"Desperate Housewives" Nicolette Sheridan) dont le matricule est XXIT-7724 retourner dans le passé afin de protéger Nikki Williams, la donneuse à l'origine de son apparence.

Bon, n'allez pas chercher une scénar' révolutionnaire, ce qui compte ici c'est l'aspect visuel alors démarrez la vidéo, mettez la HD et passez en plein écran :



Ce court-métrage a été réalisé par les Stargate Studios (n'hésitez pas à aller voir leurs autres travaux ici), les prises de vues ont été faites à l'aide d'une caméra professionnelle petit format Canon EOS C300, et si vous voulez en savoir un peu plus, un making-of est visible ici (qui ressemble plus à une grosse pub pour la caméra citée ci-dessus qu'à un véritable making-of).

Sinon ben moi je l'attends déjà avec impatience cette suite à "Blade Runner", et par "suite" je pense qu'il faut comprendre qu'il s'agira d'un film explorant les mêmes thématiques en évoluant dans le même univers. D'ailleurs, saviez-vous que le plutôt mauvais "Soldier" (1998) de Paul W.S. Anderson avec Kurt Russell dans le rôle titre se déroulait justement dans l'univers de "Blade Runner" ? Si si ! Mais bon, ça ne changeait rien au fait qu'il était nul...

15 novembre 2011

Premier teaser de Chronicle, le documenteur des superpouvoirs

Le style documenteur a de nouveau la cote ces derniers temps ! Le documenteur ? Mais si, vous savez, ces films tournés au caméscope dont on a retrouvé la cassette mais dont les auteurs ont mystérieusement disparu.

Ce genre a explosé à la face du monde en 1980 avec le très dégueulasse "Cannibal Holocaust" qui fit scandale lors de sa sortie (à tel point que le réalisateur dût demander aux acteurs de sortir de leur anonymat afin de prouver qu'ils étaient encore en vie). Mais rares sont les films qui ont vraiment connu le succès grâce à ce format, à part peut-être le génialissime "C'Est Arrivé Près De Chez Vous" en 1992 ou encore le très flippant "Le Projet Blair Witch" en 1999.

Pour une raison que j'ignore, ce genre est donc revenu sur le devant de la scène depuis quelques années avec notamment le provocateur de migraines (mais néanmoins très bon) "Cloverfield" en 2008 ou l'arnaque la saga "Paranormal Activity" (déjà 3 films !) qui sévit depuis 2009 et qui terrifie tous ceux qui craignent de voir un rideau bouger à cause d'un courant d'air. Je me permets d'ailleurs de signaler que les vrais amateurs de trouille filmée "comme à la maison" devraient plutôt s'intéresser à ".Rec" et à sa suite (les originaux en provenance d'Espagne, et pas les remakes pourris made in USA intitulés "En Quarantaine 1 & 2") ou éventuellement au sympathique "Troll Hunter" (qui porte bien son nom) en provenance de Norvège !

Bref, tout ça pour parler de "Chronicle" (qui n'est pas un film d'horreur) :


Dans "Chronicle", il sera question de jeunes gens ayant développé des pouvoirs surnaturels après avoir été exposés à quelque-chose de mystérieux (pour l'instant) au sein d'une forêt. Mais ces nouveaux pouvoirs pourraient bien avoir des conséquences fâcheuses...

Et la 20th Century Fox croit visiblement dans ce film (qui sortira en France le 14 mars 2012) puisque nous avons déjà droit à une bande-annonce en VOSTFR :



Espérons qu'il ne s'agira pas d'un pétard mouillé de plus (Qui a dit "Apollo 18", que je n'ai pas eu la chance de voir mais qui n'a eu que des critiques hyper-négatives ?) qui n'a pour intérêt que sa campagne marketing très mystérieuse.

Afin d'être complet, notons que "Chronicle" est réalisé par Josh Trank (un illustre inconnu) et écrit par Max Landis (fils de John Landis, l'illustre réalisateur de "Blues Brothers", "Le Loup-Garou De Londres", "Un Fauteuil Pour Deux", "Un Prince A New-York" et évidemment le clip de "Thriller" de Michael Jackson).

En tout cas, les documenteurs fantastiques semblent bénéficier d'effets spéciaux de plus en plus convaincants depuis les années 2000 (alors qu'avant ils étaient synonymes de tous petits budgets), et rien que pour ça, ça vaut la peine qu'on s'y intéresse !

11 novembre 2011

Avez-vous déjà entendu un "Wilhelm Scream" ?

Ne cogitez pas, la réponse est oui ! Et pas qu'une fois ! Même si vous ne savez pas de quoi il s'agit...

Le "Wilhelm Scream" (ou "Cri Wilhelm" en bon français) est un son cinématographique qui date de 1951 et qu'on peut entendre dans plus de 225 films (et pas les moins connus, vous verrez), dessins animés ou même jeux vidéo. Voici son histoire :

En 1951 sort le western "Les Aventures Du Capitaine Wyatt" ("Distant Drums" en VO) avec Gary Cooper dans le rôle titre. Dans l'une des scènes du film, un homme se fait dévorer par un alligator. Une personne (dont l'identité exacte est longtemps restée inconnue) fut chargée d'enregistrer le cri accompagnant cette scène en post-production. Plusieurs cris successifs plus ou moins aigus furent enregistrés en une seule prise et l'un d'eux fut retenu pour la scène. D'autres cris (relativement similaires) issus du même enregistrement furent également utilisés plus tôt dans le film lorsque des indiens sont abattus. Voici la fameuse scène de l'alligator :



Les cris rejoignirent alors la banque de sons de la Warner et furent notamment réutilisés en 1953 dans le film "The Charge At Feather River" (dont il n'existe apparemment aucune version française mais qui est sorti à l'époque en 3D dans les salles américaines, au cas où vous pensiez que cette technologie était une mode récente). On peut entendre ce cri particulier à 3 reprises dans le film, dont une fois lorsqu'un soldat du nom de Wilhelm est touché par une flèche à la jambe :



Les différents cris enregistrés en 1951 furent régulièrement utilisés par la suite, la plupart du temps pour des westerns ou des films d'épouvante Warner jusqu'au milieu des années 70. Mais un certain Ben Burrt, génial designer sonore à l'origine par exemple de tous les sons de la saga Star Wars, découvrit un jour ces enregistrements sous la désignation "Man Being Eaten By Alligator" (traduction : "Homme Dévoré Par Un Alligator") et décida d'utiliser l'un de ces cris dans une scène de "Star Wars Episode IV : Un Nouvel Espoir" en 1977. Ben Burrt a renommé le son "Wilhelm Scream" (en référence au personnage du film de 1953) et il l'a ensuite utilisé (comme une signature sonore personnelle) dans la plupart des film sur lesquels il a travaillé, dont tous les films des sagas Star Wars et Indiana Jones.

Le "Wilhelm Scream" ou plutôt les "Wilhelm Scream", car un des cris les moins aigus est également régulièrement utilisé, sont devenus une blague récurrente chez les designers sonores qui s'amusent à les inclure dans n'importe-quel film où figure un personnage en train de chuter. La vidéo ci-dessous recense la grande majorité des "Wilhelm Scream" utilisés depuis 1951 dans des films ou des films d'animation. On y trouve par exemple "Poltergeist", Willow", "Gremlins 2", "Batman : Le Défi", "Die Hard 3 : Une Journée En Enfer", "L'Arme Fatale 4", divers films de Quentin Tarantino, "Spider-Man", "Pirates Des Caraïbes", "Hellboy", "Sim City", "King Kong", des films Pixar, "Transformers", "Le Seigneur Des Anneaux", "Speed Racer", "Le Cinquième Elément", "Machete" et même le récent "Tron : L'Héritage", ainsi que des tas d'autres :



Le "Wilhelm Scream" a également été utilisé dans des séries TV comme "Chuck", "Hero Corp" (Cocorico !), "Docteur House", "Game Of Thrones", "Mentalist", etc... ainsi que des jeux vidéo comme "Halo Reach", "Red Dead Redemption", "God Of War : Ghost Of Sparta", "Dante's Inferno" et bien sûr quelques jeux utilisant la licence Star Wars, sans oublier quelques publicités aux Etats-Unis.

Ben Burrt a tenté de retrouver le nom de la personne qui avait enregistré ces cris. D'après les listings d'époque de la Warner ainsi que quelques témoignages, il semblerait qu'il s'agisse d'un acteur/chanteur du nom de Sheb Wooley. Celui-ci a joué le rôle de Ben Miller (le frère du criminel qui revient en ville pour se venger) dans "Le Train Sifflera Trois Fois" (1952) et est décédé en 2003.

Après avoir travaillé sur "Star Wars Episode III : La Revanche Des Sith", Ben Burrt a annoncé qu'il n'utiliserait plus le "Wilhelm Scream". Ce son peut toutefois être entendu dans des dizaines de nouveaux films chaque année, y compris des films amateurs...

9 novembre 2011

Critique ciné : Intouchables

Ceux qui me connaissent IRL le savent, les films français ça n'est pas ma tasse de thé ! En plus, quand on m'a proposé d'aller voir "Intouchables", je pensais que c'était un film qui parlait des exclus du système de castes ayant vigueur en Inde, c'est dire à quel point je me tiens au courant du cinéma produit dans mon pays...


L'histoire : Philippe est un aristocrate devenu tétraplégique à la suite d'un accident de parapente. Il a donc besoin d'un auxiliaire de vie et le jeune Driss, issu de la banlieue parisienne et fraîchement sorti de prison, qui se présente à l'entretien d'embauche dans le seul but de continuer à toucher ses prestations sociales, pourrait bien faire l'affaire...

Le sujet du film n'est pas aussi simple à traiter qu'il en a l'air puisqu'on aurait pu avoir droit à une comédie un peu lourdingue qui oublie largement le sujet de fond en route, ou à un film chiant sur le handicap et son acceptation dans la société avec toutefois quelques moments drôles qu'on aurait tous déjà vus dans la bande-annonce. Et ici : ni l'un ni l'autre ! On se marre d'un bout à l'autre de "Intouchables" sans jamais oublier le sujet traité.

Et cette grande réussite on la doit avant tout à un duo d'acteurs absolument parfaits dans leurs rôles respectifs : François Cluzet en aristo un poil pompeux mais néanmoins très ouvert et bien sûr Omar Sy plus qu'à l'aise en jeune banlieusard blagueur... Les deux gaillards n'en font ni trop, ni trop peu, ne tombent jamais dans la caricature et donc le résultat fonctionne à merveille !

(chaque situation de la vie quotidienne est l'occasion d'une bonne séance de déconnade)

Les seconds-rôles ne sont pas en reste avec notamment Anne Le My (photo ci-dessus) très juste dans le rôle d'Yvonne, la maîtresse de maison un peu coincée, et surtout la splendide Audrey Fleurot (la dame du lac de la série "Kaamelott") qui illumine le métrage par sa beauté et sa rousseur à chacune de ses apparitions (trop rares, mais qui ont systématiquement fait exploser mon électro-encéphalogramme).

Le scénario fait évidemment la part belle aux situations qui mettent en exergue les différences des deux protagonistes mais quelques moments plus intimistes nous permettent aussi d'en savoir davantage sur leur personnalité et leur passé, sans toutefois alourdir le film.

Notons enfin l'image superbe du film grâce à des éclairages qui mettent toujours en valeur les (somptueux) décors et qui sont toujours adaptés aux situations.



"Intouchables" est une excellente comédie dont la principale réussite est d'être au service d'une belle histoire, sans jamais tomber ni dans le larmoyant ou l'humour facile et graveleux.
Un film superbe ! Des acteurs superbes ! Un incontournable de l'année 2011 !

PS : merci à mon pote qui m'a emmené voir ce film !

8 novembre 2011

Nouveau trailer de Mission : Impossible - Protocole Fantôme

Le 14 décembre 2011, la saga "Mission : Impossible" revient sur grand écran pour un 4ème épisode qui fait suite à un premier film à la fois efficace et décevant (1996), un second film catastrophique (2000) et un troisième film agréablement surprenant (2006).


L'agent Ethan Hunt (Tom Cruise) est une nouvelle fois au cœur d'une histoire qui verra (comme d'hab') son agence mise en grande difficulté :



Le film étant réalisé par Brad Bird, qui signe là son premier métrage en prises de vues réelles puisqu'il est plutôt un grand spécialiste de l'animation ("Le Géant De fer", "Les Indestructibles" et "Ratatouille"), on est en droit d'attendre un "Mission Impossible - Protocole Fantôme" qui devrait proposer une expérience visuelle forte et peut-être même inédite sur certains points. Espérons-le en tout cas...

6 novembre 2011

Affiche et trailer de Star Wars Episode I en 3D

Je vous en avais déjà parlé en 2010, la saga Star Wars va ressortir au cinéma en 3D en allant de l'épisode I à l'épisode VI. Et c'est donc logiquement "Star Wars Episode I : La Menace Fantôme" qui ouvrira le bal le 8 février 2012 en France.

Une affiche et une bande-annonce sont désormais disponibles pour cette ressortie, et elles permettent d'en savoir un peu plus :


On note tout d'abord que Dark Maul est le personnage qui est le plus mis en avant sur l'affiche, ce qui est toutefois logique quand on sait qu'il s'agit (de loin) du protagoniste le plus populaire du film, surtout auprès des fans "hardcore" de la saga. Lucasfilm est évidemment au courant de la grande popularité du personnage puisqu'on annonce son retour (ah bon ???) dans la 4ème saison de la série animée "Clone Wars" dont la diffusion a débuté aux Etats-Unis en septembre 2011.

On remarque aussi la présence d'un Yoda en images de synthèse, ce qui confirme le fait qu'on aura droit à la version Blu-Ray du film. Et c'est sûrement le changement le plus bienvenu de toute la saga, parce-que la marionette dégueulasse de l'épisode I qui ne ressemblait pas du tout à Yoda, beurk...

Contrairement aux USA, le film ne sera projeté chez nous qu'en 3D ! Dommage pour ceux qui voulaient (re)découvrir la saga sur grand écran sans payer la surtaxe honteuse pour la 3D...

Enfin, il est difficile de ne pas remarquer l'absence de personnages clés comme Qui-Gon Jinn, Padmé Amidala, Anakin Skywalker, Z-6PO (oui enfin C-3PO quoi !) et surtout Jar Jar Binks.

Bon allez, place aux images qui bougent (en 2D) :



Avez-vous noté l'absence totale de Jar Jar Binks dans ce trailer ? Ça ne signifie pas qu'il a été effacé du film mais les services marketing de chez Lucas ont vraisemblablement décidé de caresser les fans dans le sens du poil... pour une fois... même si le mal a déjà été fait depuis longtemps (et à plusieurs reprises) !

Résultat : je courrai voir l'épisode I en 3D au cinéma...
- Parce-que je suis faible et que je crève d'envie de voir la course de pods et le combat final contre Dark Maul en 3D.
- Parce-que ça me donnera l'occasion de critiquer ce film et de dire tout le mal que j'en pense sur ce blog.
- Parce-qu'il faut absolument financer les conversions 3D des films suivants, du moins jusqu'à ma scène favorite de la saga : l'attaque de la tranchée de l'Etoile Noire à la fin de l'épisode IV ! Le reste, je m'en fous si ça sort pas en 3D... Quoique je ne cracherai pas sur l'attaque de l'Etoile De La Mort par le Faucon Millenium en 3D à la fin de l'épisode VI...

Et vous ? Irez-vous le voir ?

2 novembre 2011

Premier trailer de GTA V en VOSTF

Les spéculations allaient bon train depuis quelques mois et la réponse est enfin arrivée dans cette première bande-annonce : l'action de GTA V se déroulera à... Los Santos !!! C'est-à-dire la version GTA de Los Angeles qu'on pouvait déjà arpenter (ou survoler) dans GTA San Andreas sorti en 2004 sur PS2 :



Pas de date de sortie mais déjà une grande impatience qui se dessine chez les amateurs de jeux-vidéo...