31 octobre 2011

Une publicité geek répugnante pour Halloween !

Des références aux films "Halloween", "Scream", "La Nuit Des Morts-Vivants" et "Shining" au sein d'une pub, il ne m'en fallait pas plus pour que ça me plaise !

C'est simple (et con), mais ça fonctionne :



Joyeux Halloween à tous !

29 octobre 2011

Critique DVD : Batman - Year One

Parmi les BD cultes consacrées au Dark Knight, "Year One" tient évidemment une bonne place. Ce chef-d'œuvre publié à l'origine en 4 parties en 1987, scénarisé par Frank Miller et illustré par David Mazzucchelli, a eu un fort impact sur l'univers de Batman puisqu'il est désormais considéré comme son point de départ officiel.

Il aurait dû être adapté au cinéma au début des années 2000 mais le projet avait été abandonné au profit du "Batman Begins" de Christopher Nolan qui conservait tout de même pas mal d'éléments (ambiance, décors, personnages, scène des chauve-souris) issus de "Year One".

C'est donc avec une joie non-dissimulée que les bat-fans accueillent enfin (aux USA) une adaptation animée de cette BD vieille de 24 ans qui proposait pour la première fois cet univers sombre et réaliste qui réussit si bien aujourd'hui aux dernières déclinaisons cinématographiques du Chevalier Noir...


L'histoire : Bruce Wayne, le jeune playboy milliardaire, revient à Gotham City 12 ans après le meurtre de ses parents. Au même moment, le lieutenant James Gordon est muté dans les services de police de la ville. Les deux hommes ne se connaissent pas, mais leurs chemins vont finir par se croiser au cours de cette première année semée d'embuches pendant laquelle chacun trouvera sa façon de nettoyer les rues de Gotham City...

Bon forcément, ce qui fait le plus flipper les fans dans le cadre des adaptations, c'est la fidélité au matériau d'origine. Rien à craindre ici, il serait même difficile d'être plus fidèle à la BD de 1987 ! Les dialogues (originaux) sont quasi-identiques, de tous petits éléments sont rajoutés au scénario mais uniquement dans le but de fluidifier l'ensemble, et même les détails des décors visibles dans la BD ont été fidèlement reproduits dans l'animé (exemple : les objets sur le bureau du Commissaire Loeb).

Le scénario est donc strictement identique à celui écrit il y a plus de 20 ans par Frank Miller, avec un déroulement identique et surtout un découpage identique, à savoir des scènes plus ou moins longues situées dans le temps par leur date. Ce qui passait relativement bien dans la BD (certaines scènes ne durent que le temps de 2 ou 3 cases) risque d'être un peu plus difficile à appréhender pour les spectateurs qui ne connaissent pas du tout "Year One" tant certaines scènes très courtes pourront leur sembler dispensables...


Avec son ton très ancré dans le réel, "Year One" risque également de déboussoler les amateurs de super-héros en version animée puisqu'on est ici assez loin d'une succession de scènes d'action (même s'il y en a quelques-unes) au détriment d'un scénario conséquent. C'est plutôt le contraire ici : chaque scène (même les plus courtes) sert à faire avancer l'histoire qui n'est ni plus ni moins que celle de deux hommes qui luttent contre une ville gangrenée par ses excès et son système établi. Les quelques scènes d'actions sont tout de même mises en scène de façon très énergique et sauront contenter les amateurs d'explosions et de castagne.

En fait, la seule chose qui soit réellement critiquable dans cet animé, ce sont les dessins ! Soyons clairs : ils sont très beaux, l'animation est impeccable, et l'ensemble ne trahit pas trop le travail original de David Mazzucchelli. Mais il manque une chose essentielle : l'aspect sombre et un peu cradingue qui faisait tout le charme de la BD car il était en totale adéquation avec l'ambiance de la ville et de l'histoire. C'est étrange à dire, mais "Year One" version animée serait bien plus réussi avec des dessins moins lumineux et surtout beaucoup moins propres.



"Batman - Year One" est un animé d'une durée de 1 heure et de bonne facture, avec une histoire intéressante et des personnages dont on a rarement autant côtoyé l'intimité. Pour autant, "Year One" n'était peut-être pas l'histoire la plus apte à être déclinée en version animée, et si la BD ne risque pas de perdre son statut culte de sitôt, son adaptation animée ne risque pas d'atteindre le même statut d'incontournable, notamment à cause d'une narration un peu lente et d'un découpage déconcertant.

Cette adaptation se retrouve donc dans une position intermédiaire un peu étrange : l'animé est de très bonne qualité mais il risque de déplaire aussi bien aux fans "hardcore" de la BD qu'aux amateurs d'animation qui recherchent une déclinaison de super-héros différente de ce qu'on peut voir au cinéma. En revanche, les amateurs du traitement réaliste de Batman à la Christopher Nolan mais qui ne sont pas trop amateurs de BD peuvent se jeter sur "Year One" sans hésiter !

Personnellement, je lui préfère tout de même largement l'animé "Batman Et Red Hood - Sous Le Masque Rouge" sorti en 2010, moins réaliste dans le fond, mais bien plus sombre et violent.

Notons également que "Batman - Year One" est sorti en DVD le 18 octobre 2011 aux Etats-Unis mais qu'il n'est à ce jour pas annoncé pour la France. Espérons qu'il finira par sortir et surtout qu'il bénéficiera d'un doublage français correct, contrairement au massacre effectué sur la version française de "Batman Et Red Hood".

Edit 08/2012 : le DVD/Blu-Ray français est sorti début juillet 2012. Il est également disponible en bonus de l'édition limitée de la BD du même nom rééditée en juillet 2012 par Urban Comics.

Un dernier mot au sujet du court-métrage "Catwoman" (14 minutes) qui figure également sur le DVD "Year One" : situations, dialogues, personnages, tout est très convenu dans cet animé à voir une fois par curiosité, qui aurait peut-être constitué un très bon épisode de série, mais qui n'a pas grand intérêt aux côtés du film principal (à part peut-être pour les inconditionnels du personnage de Catwoman, et encore...).

26 octobre 2011

Critique ciné : Les Aventures De Tintin - Le Secret De La Licorne

Tintin et Steven Spielberg, voilà des noms fortement liés à la culture de l'imaginaire ! L'un étant un grand fan de l'autre (je vous laisse deviner lequel), il était logique qu'un long métrage finisse par voir le jour, et sur le papier c'est plutôt alléchant puisqu'on retrouve également Peter Jackson (réalisateur de la trilogie du "Seigneur Des Anneaux") à la co-production, un casting plutôt classe (on y reviendra) et un scénario mijoté par un trio anglais/écossais : Steven Moffat (qui a travaillé sur la série "Docteur Who"), Edgar Wright (réalisateur/scénariste de "Shaun Of The Dead", "Hot Fuzz" et "Scott Pilgrim") et Joe Cornish (réalisateur du sympathique "Attack The Block").

Ce qu'on peut espérer avant tout du film "Les Aventures De Tintin - Le Secret De La Licorne" c'est une bonne adaptation qui ne trahit pas le matériau d'origine, ainsi qu'un grand film d'un Steven Spielberg plutôt mou depuis quelques années... Alors qu'en est-il ?


L'histoire : Tintin, un jeune reporter intrépide, va se retrouver embarqué dans une aventure internationale après avoir acquis le modèle réduit d'un bateau qui semble générer bien des convoitises...

Ce qui frappe dès les premières secondes du métrage (outre le joli petit hommage à Hergé), c'est la beauté des images. L'animation est fluide, les modèles 3D (de synthèse) très détaillés et le rendu des objets et de certains visages est vraiment somptueux. Du point de vue technique, c'est donc une grande réussite, avec quelques scènes d'ores et déjà d'anthologie comme celle du crash de l'avion, de l'attaque des pirates ou encore l'exceptionnel plan séquence de course-poursuite.

Je ne peux en revanche pas vous conseiller d'aller voir le film en 3D (relief) car même si celle-ci est plutôt bien réalisée, elle gâche un peu la lisibilité des scènes les plus mouvementées, sans parler de la luminosité générale souvent déjà très sombre et encore plus assombrie par cette satanée 3D...

(Des scènes d'action très réussies et hyper mouvementées qu'on n'attendaient pas forcément dans un film sur Tintin)

Le scénario s'inspire largement des albums "Le Crabe Aux Pinces D'Or", "Le Secret De La Licorne" et "Le Trésor De Rackham Le Rouge" en mélangeant le tout d'une manière qui fera certainement hurler les puristes mais qui s'avère au final relativement efficace. Certains passages des albums passent complètement à la trappe, d'autres sont insérés dans des scènes d'autres albums, de nouvelles séquences voient le jour et certains éléments ou personnages sont issus d'autres albums que les 3 pré-cités. Un joyeux méli-mélo qui aura au moins l'intérêt de surprendre ceux qui connaissent les histoires originales par cœur...

Quelques changements risquent tout de même de faire grincer les dents des fans "hardcore", notamment en ce qui concerne le personnage de Sakahrine. Le rythme extrêmement soutenu du film tranche toutefois un peu avec le style posé d'Hergé, ce qui a également tendance à induire un sentiment de facilité qui fait qu'on ne sent jamais vraiment que les protagonistes sont en danger, un peu comme dans le très mauvais "Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal". Dommage...

(Milou n'a pas été oublié et se retrouve souvent au cœur de l'action)

Même s'il est plus difficile de juger une "performance capture" qu'un vrai jeu d'acteur, on peut tout de même dire que les personnages sont bien interprétés, ou tout du moins de la façon logique par rapport à la façon dont on conçoit les personnages. Tintin est donc joué par le jeune Jamie Bell (révélé en 2000 dans "Billy Elliot"), le Capitaine Haddock est interprété par Andy Serkis (un grand habitué des rôles en "performance capture" dans la trilogie du "Seigneur Des Anneaux", "King Kong" et "La Planète Des Singes - Les Origines"), Rackham Le Rouge tire sa présence du jeu de Daniel Craig (le dernier interprète de James Bond en date), les pitreries des Dupondt viennent logiquement de Simon Pegg et Nick Frost (le duo star de "Shaun Of The Dead", "Hot Fuzz" et "Paul"), sans oublier Gad Elmaleh dont on a à peine le temps de reconnaître la voix lors des apparitions éclair d'Omar Ben Salaad.

En VF, les voix des personnages sont plutôt réussies, même si elles sont bien moins typées et marquantes que celles de l'excellente série animée de 1991.

Un mot tout de même au sujet de la musique de John Williams : même si l'on reconnaît aisément le style du compositeur grâce à quelques similitudes avec des thèmes de "Star Wars" ou "Indiana Jones", il ne se dégage en revanche aucun grand thème dédié à Tintin (qui comptera pourtant encore 2 films). Les compositions restent tout de même très réussies dans l'ensemble...



"Les Aventures De Tintin - Le Secret De La Licorne" est, malgré quelques déceptions, une réussite ! Techniquement irréprochable, le film plaira au public le plus large (de 7 à 77 ans) grâce à une mise en scène inventive et rythmée (Spielberg s'est vraiment fait plaisir et ça se sent) sans trop trahir le matériau d'origine (mais sans être vraiment fidèle non-plus sur certains points). Un bon film qui aurait presque pu être un grand film si les personnages n'étaient pas aussi lisses et si l'histoire générale était habitée d'un véritable souffle épique au lieu de cet enchainement trop facile de bonnes scènes d'action...

Nul doute que la suite (normalement inspirée des albums "Les Sept Boules De Cristal" et "Le Temple Du Soleil") sera rapidement mise en chantier, et avec un peu de chance elle corrigera les quelques défauts du premier film...

24 octobre 2011

Un magnifique générique (de fan) pour Tintin !

Cette superbe vidéo ne sera pas le générique officiel du film "Les Aventures De Tintin" qui sort dans les salles obscures dans moins de 48 heures, mais c'est tout de même le concept qu'a voulu développer son auteur, tout en rendant hommage à tous les personnages et à l'univers des BD de Hergé (sans oublier la série animée télévisée de 1991) :

20 octobre 2011

Telekom 14 : Une nouvelle ère...

L'actualité était particulièrement dense pour ce 14ème Telekom exceptionnellement présenté en duo par Jerome/Draven et Julien/Stetson ! Donc au programme de cette émission d'une durée de 2 heures on retrouve :

- Le décès de Steve Jobs, le succès de l'iPhone 4S et les premiers retours sur Siri
- La semaine noire du BlackBerry
- The Pirate Bay banni en Belgique (mais tout de même accessible)
- Le succès annoncé du Kindle Fire d'Amazon, le Kindle enfin dispo en Europe et la riposte de la Fnac
- Des chiffres désastreux et de vives critiques pour Google+
- Quelques news en vrac dont HP, Dell et Microsoft Kinect...


Le serveur qui héberge habituellement les fichiers mp3 des émissions est actuellement en rade (comme vous aviez peut-être déjà pu le constater). Je vous propose donc de récupérer ce fichier via Megaupload en cliquant sur ce lien en attendant la mise en place d'un nouveau serveur. Bepod.be et moi-même sommes désolés de cette situation et nous vous prions de bien vouloir accepter nos excuses pour la gêne occasionnée.

Veuillez d'ailleurs noter que l'article de l'émission précédente a été modifié et qu'il y est également possible de télécharger le podcast via Megaupload.

19 octobre 2011

Critique ciné : The Thing

En 1982, le réalisateur John Carpenter redéfinissait le cinéma d'épouvante avec "The Thing" (remake de "The Thing From Another World" ou "La Chose D'Un Autre Monde" en VF, daté de 1951), un chef-d'œuvre de paranoïa teinté d'effets spéciaux atteignant un niveau de gore jamais vu jusque-là, sans oublier la musique oppressante d'Ennio Morricone. Le film fut un échec à sa sortie mais est devenu un film culte depuis, notamment pour ses effets visuels qui ont inspiré bon nombre de films d'horreur et de jeux vidéo.

C'est avec une grande surprise qu'on a appris en 2011 qu'une "préquelle" portant exactement le même titre allait voir le jour, d'une part car il est toujours risqué de s'attaquer à un film culte, et d'autre part car à priori le film original se suffisait à lui-même. Alors qu'en est-il ?


L'histoire : Kate Lloyd est une paléontologue appelée en urgence dans une base scientifique norvégienne en Antarctique. Ce qui a été découvert sous la glace à cet endroit pourrait bien remettre en question notre perception de l'univers, mais également mettre en danger l'humanité toute entière...

L'impression ressentie à la vision de la bande-annonce se confirme quasiment tout au long du film : cette "préquelle" dissimule en fait un remake de l'œuvre de John Carpenter. La trame du film est quasiment la même, sans parler du cadre des événements...

Alors pour ceux qui (comme moi) vénèrent la version de 1982 : ce nouveau "The Thing" n'est qu'une pâle copie de l'original, avec des enjeux identiques mais malheureusement une tension bien moins glaçante, des personnages moins charismatiques et des effets spéciaux moins impressionnants (même s'ils sont réussis). Il est tout de même intéressant de le voir afin de déceler tous les petits détails qui font le lien avec le film de John Carpenter car un grand soin a véritablement été apporté à de nombreux éléments du scénario et des décors pour que tout corresponde à 100% à ce qu'on pouvait voir de la base norvégienne dans le film de 1982.

(Mary Elizabeth Winstead, je te trouvais nettement plus canon dans tes films précédents, mais je t'aime toujours autant...)

Pour les autres spectateurs, "The Thing" version 2011 reste tout de même un film d'horreur à peu près correct contenant quelques effets spéciaux saisissants (en images de synthèse). Le scénario, en revanche, n'est pas très original et utilise les grosses ficelles du genre (par exemple : "n'appelons pas de secours afin de ne pas ébruiter notre découverte incroyable"), sans parler de twists plus ou moins convenus dont un tout près de la fin du film qui frôle le ridicule absolu.

La plupart des personnages ne marquent pas vraiment les esprits, à l'exception bien sûr de celui interprété par Mary Elizabeth Winstead (déjà vue dans "Boulevard De La Mort", "Die Hard 4" et "Scott Pilgrim"). Le rôle principal n'aurait pas été confié à un homme afin de ne pas trop souffrir de la comparaison avec le personnage ultra-charismatique interprété par Kurt Russell en 1982, et c'est finalement un bon choix puisque Miss Winstead s'en sort plutôt pas mal face à des protagonistes masculins tous plus lisses et plus dispensables les uns que les autres.

La musique du film n'a rien à voir avec celle composée à l'origine par Ennio Morricone et se contente d'être très classique pour un film d'horreur actuel. Heureusement que le thème original est joué à 2 ou 3 reprises pour filer des frissons de bonheur aux fans...



"The Thing" (2011) n'arrive pas à la cheville de "The Thing" (1982) car il lui est inférieur en tous points (même pour les effets spéciaux gores, un comble !). Il reste néanmoins un film d'horreur assez correct, plutôt sombre et bien rythmé, mais où le sentiment de paranoïa est bien moins poussé que dans l'original. Dommage, il ne lui manque pas grand-chose pour être un très bon film d'horreur...

Les fans absolus de la version de John Carpenter pourront tout de même y jeter un œil afin de constater à quel point de nombreux petits détails ont été respectés afin de coller à 100% au film original. De ce point de vue là, c'est une grande réussite car cette "préquelle" ne trahit aucun élément du chef-d'œuvre de 1982 !

Vidéo bonus :

Et si les acteurs du film original regardaient cette nouvelle version ? Une vidéo très drôle réalisée par un fan :


(activez les sous-titres avec le bouton CC)

Critique express : Polisse

Le dernier film de Maïwenn ("Le Bal Des Actrices") fait beaucoup parler de lui en ce moment, d'autant plus qu'il avait reçu le Prix du Jury au Festival de Cannes 2011.


Voici ce que j'en ai pensé en quelques mots (tout en gardant à l'esprit que ce n'est pas du tout un type de film que j'ai l'habitude d'aller voir en salles) : un côté documentaire extrêmement réaliste, des acteurs au sommet dont un Joey Starr très impressionnant, quelques scènes très dures (âmes sensibles, s'abstenir d'aller le voir), des moments de rires bienvenus et une romance qui ralentit inutilement le film.

"Polisse" est un film très impressionnant de justesse avec quelques moments chocs qui en font un incontournable de l'année en ce qui concerne le cinéma français. On regrette toutefois une romance (à mon avis) inutile qui prend de plus en plus de place à mesure que le film avance et qui gâche un peu le côté documentaire si réussi de toutes les autres scènes du métrage.

17 octobre 2011

Critique ciné : The Artist

Le trio gagnant du film "OSS 117 - Le Caire Nid D'Espion" (2006) est de retour ! Je parle bien sûr des acteurs Jean Dujardin (qui a déjà remporté le prix d'interprétation masculine pour "The Artist" au festival de Cannes 2011) et Bérénice Bejo, ainsi que du réalisateur Michel Hazanavicius. "The Artist" est un film muet en noir et blanc dont l'action se déroule à Hollywood en 1927. Mais au delà de l'exercice de style, est-ce qu'un film de ce type peut encore fonctionner aujourd'hui ?


L'histoire : George Valentin est une grande star du cinéma muet, dont la célébrité n'a d'égal que son égo. Mais sa rencontre avec une jeune starlette nommée Peppy Miller ainsi que l'avènement du cinéma parlant pourraient bien changer sa vie...

Bon, je ne vais pas tourner autour du pot : le film fonctionne plutôt bien dans l'ensemble. La narration n'est évidemment pas du tout comparable à celle d'un film parlant, mais on comprend toujours très bien de quoi il est question, notamment grâce au jeu des acteurs mais aussi à la musique quasi-omniprésente (sauf en quelques moments stratégiques).

Le rôle principal va comme un gant à Jean Dujardin, même s'il surjoue par moments (quoique cela est certainement dû aux codes du cinéma muet), tandis que Bérénice Bejo illumine l'écran de son sourire à chacune de ses apparitions. Quelques seconds rôles d'importance sont également interprétés par de grands acteurs comme James Cromwell ("Spider-Man 3") en majordome touchant ou John Goodman ("Blues Brothers 2000", "The Big Lebowski", "Speed Racer") en patron de studio, sans oublier le chien très bien dressé qui accompagne Jean Dujardin dans la plupart de ses scènes. On regrettera tout de même que l'apparition de Malcolm McDowell (le fameux Alex de "Orange Mécanique" en 1971) soit si brève et insignifiante.

Les costumes, les maquillages, les décors, la lumière, la musique, etc... tout est extrêmement soigné et "The Artist" pourrait aisément passer pour un véritable film d'époque (même le format de l'image est respecté). Le réalisateur s'est véritablement donné les moyens d'aller jusqu'au bout de son exercice de style et c'est une grande réussite.



"The Artist" est un OVNI de par son style très désuet mais qui fonctionne à merveille en grande partie grâce à ses acteurs principaux. Il est toutefois dommage que le scénario soit si convenu (même si très en phase avec les réalisations de l'époque) et surtout qu'une grosse baisse de régime dans le dernier quart du film fasse un peu décrocher les spectateurs avant le final. Quelques surprises agréables sont tout de même au rendez-vous de ce film qui ne conviendra en revanche pas à tout le monde.

14 octobre 2011

Bande-annonce de Raven, dans la peau d'Edgar Allan...

"Raven" (ou "The Raven" en VO) est le 3ème film du réalisateur James McTeigue qui nous a déjà proposé l'excellent "V Pour Vendetta" en 2006 et le plus mitigé "Ninja Assassin" en 2009.

Le titre du film fait bien sûr référence au célèbre poème "Le Corbeau" d'Edgar Allan Poe (dont un extrait était d'ailleurs cité dans une scène du film "The Crow" en 1994).

"Raven" est un thriller dont Edgar Allan Poe (interprété par John Cusack) est le personnage principal et dont l'action (fictionnelle) se déroule durant les derniers jours de la vie de l'auteur américain.


La police est sur la piste d'un tueur en série qui semble s'inspirer des écrits de Poe. Elle va donc s'adresser à l'écrivain pour mettre la main sur l'auteur des crimes :



Une bien belle ambiance gothique qui n'est pas sans rappeler celle de "From Hell" sorti en 2001 (en mieux j'espère). Sortie sur les écrans français le 21 mars 2012 !

Edit : le titre français du film sera finalement "L'Ombre Du Mal" (ce qui n'a strictement rien à voir avec le titre original) et la date de sortie française a été repoussée au 20 juin 2012.

13 octobre 2011

The Divide : le futur film post-apocalyptique de Xavier Gens

Après avoir réalisé le très (trop ?) gore "Frontière(s)" puis la très mauvaise adaptation du jeu vidéo "Hitman", le frenchie Xavier Gens revient sur grand écran avec un film post-apocalyptique tourné en langue anglaise : "The Divide".


A la suite d'une attaque thermo-nucléaire qui frappe la ville de New-York, un groupe de survivant est forcé de cohabiter dans le sous-sol de leur propre immeuble. Mais le danger ne vient peut-être pas de l'extérieur...



Avec ce concept qui rappelle fortement celui de "The Walking Dead" (les relations entre survivants sont au premier plan de l'histoire) et la présence des très rares Michael Biehn (Kyle Reese dans "Terminator" en 1984) et Rosanna Arquette ("Le Grand Bleu" en 1988), "The Divide" pourrait être vraiment pas mal. En tout cas j'irai sûrement le voir rien que pour la séquence d'ouverture !

Si la sortie du film est prévue pour début 2012 aux Etats-Unis, la date de sortie française n'est en revanche pas encore connue. En espérant qu'il ne sorte pas directement en DVD chez nous, ce qui est monnaie courante pour les films de genre...

12 octobre 2011

Critique ciné : Real Steel

Une histoire inspirée d'une nouvelle de Richard Matheson (également auteur de "Je Suis Une Légende"), Hugh Jackman dans le rôle principal, des robots qui se tapent dessus, une production Steven Spielberg...

A priori je n'ai pas besoin d'en savoir plus pour foncer voir "Real Steel" ! Mais est-ce que tous ces ingrédients suffisent à faire un bon film de science-fiction ?


L'histoire : dans un futur proche, Charlie Kenton est un ancien boxeur professionnel de haut niveau reconverti en entraîneur/manager de robots. Mais ses motivations trop souvent tournées vers l'appât du gain lui font régulièrement faire de mauvais choix. Sa rencontre avec son propre fils de 11 ans qu'il ne connaît pas pourrait bien lui faire reprendre goût aux vraies valeurs sportives et familiales...

Bon OK, ce scénar' c'est du ultra-déjà-vu ! En plus, dès les premières minutes du film on se rend compte que la tonalité générale est assez légère et surtout que Hugh Jackman surjoue complètement son personnage. Les amateurs de SF froide, futuriste et hyper-mécanisée peuvent donc passer leur chemin. Pourtant, ce futur finalement très proche de nous (essentiellement rural pendant la majorité du film) où seuls les robots combattants semblent être l'objet de véritables avancées technologiques fonctionne plutôt pas mal et est assez crédible dans l'ensemble. Un bon point pour le film !

Mais pour revenir aux personnages, celui incarné par Hugh Jackman est au final le plus réussi car tous les autres (sans exception) sont hyper-clichés et aussi téléphonés que les rebondissements du scénario. En premier lieu : le gamin qui rappelle énormément Anakin Skywalker dans l'épisode I de Star Wars (surtout pour les côtés les plus gonflants) avec sa motivation sans limites et sa maturité bien trop exagérée pour un enfant de cet âge. N'oublions pas non-plus Evangeline Lilly (de la série "Lost") qui est très mignonne mais absolument pas crédible dans la peau d'une mécano spécialisée dans les robots boxeurs, d'autant qu'on ne la voit quasiment jamais mettre les mains dans le cambouis...

(j'aimerais bien qu'une mécano comme ça jette un œil sous mon capot)

Pourtant, d'autres aspects du film sont extrêmement bien réussis, à commencer par les robots eux-mêmes qui ne donnent jamais vraiment l'impression d'être en images de synthèse. Ils sont parfaitement intégrés à l'image et leurs mouvements sont plutôt réalistes mêmes si ils se déplacent parfois de façon bien trop légère par rapport à leur poids supposé. Ces robots sont tout de même de loin la plus grande réussite du film !

Les scènes de combats de robots sont également très soignées. Elles se déroulent dans des ambiances différentes (de la petite foire de campagne jusqu'à la grande salle ultra-moderne) et certaines d'entre-elles rappellent même fortement l'ambiance cyber-punk ultra violente qu'on pouvait voir dans les pages de l'excellent manga "Gunnm". Il s'agit clairement des meilleurs moments du film, d'autant que le tout est mis en scène de façon très lisible (une denrée rare de nos jours !) avec une tension et une excitation croissantes à mesure que les combats progressent.



"Real Steel" est une sorte de mélange hybride entre une comédie familiale (à la Walt Disney avec des bons sentiments qui coulent à flot) et un film chargé d'émotion et de combats intenses (qui rappellent les meilleurs moments de la saga "Rocky Balboa"). Si on regrettera la légèreté du scénario et du jeu des acteurs, on s'enthousiasmera en revanche devant des scènes de combat hyper-convaincantes et surtout une longue scène finale chargée d'adrénaline qui justifie à elle-seule qu'on aille voir ce film sans regret !

Malgré quelques problèmes de rythme et un scénario sans la moindre originalité, "Real Steel" ne restera peut-être pas dans les annales du genre mais permet tout de même de passer un bon moment, essentiellement grâce à des effets spéciaux très soignés et des scènes de combats lisibles et concluantes.

11 octobre 2011

Avengers : la première bande-annonce !

En fait, c'est plutôt la seconde bande-annonce de ce futur événement cinématographique de 2012 puisque les spectateurs les plus patients (et je les en félicite) avaient déjà pu admirer un premier trailer pour "Avengers" à la fin du générique de "Captain America : First Avenger".


Captain America, Iron Man, Thor, la Veuve Noire, Œil De Faucon, Hulk, ils seront tous au rendez-vous sous les ordres de Nick Fury pour nous protéger d'une menace qui n'est pas encore clairement identifiée mais qui semble bien avoir un lien avec l'infâme Loki (qui ne sera certainement pas seul dans cette histoire). Allez, voici les images :

Edit 13/10/2011 : ajout de la version sous-titré ci-dessous et de la version française en fin d'article.



Bon ben rendez-vous le 25 avril 2012 sur les écrans français !

Et voici la bande-annonce en français :

Problème de téléchargement des podcasts...

Vous l'aurez sans doute remarqué si vous avez récemment tenté d'écouter/télécharger un podcast Telekom auquel je participe régulièrement : les liens ne fonctionnent pas !

La raison est simple : il y a quelques semaines, le site internet podcastfrance.com nous a mis dans sa sélection de la semaine (et nous en sommes très reconnaissants) mais le trafic généré par cette publicité inattendue a eu raison des serveurs qui hébergent les émissions. Ces serveurs ont d'ailleurs tellement surchauffé que le métal en fusion qui en a découlé est actuellement en train de percer la croûte terrestre...

Je vous prie donc de bien vouloir patienter un peu avant d'essayer d'accéder à ces podcasts à nouveau, le temps que les serveurs soient à nouveau fonctionnels et qu'on vide 1 ou 2 océans afin d'éteindre l'incendie géant du datacenter.

Merci de votre patience, je vous préviendrai ici-même dès que les choses seront rentrées dans l'ordre.

Et merci encore à podcastfrance.com !

10 octobre 2011

Telekom 13 : L'interface Metro de la Timeline on Fire

Au programme de ce 13ème numéro de Telekom, trois poids lourds du monde de l'informatique (je ne parle pas des intervenants du podcast) dont les récentes annonces pourraient avoir de grandes répercussions sur l'avenir du web et la façon dont on l'utilise, et également les habituelles news en vrac commentées par Julien/Stetson et Thomas dans une émission exceptionnellement présentée par mes soins.

Le programme :

- Microsoft dévoile ses objectifs pour 2012 et l'interface Metro de Windows 8
- La conférence F8 et toutes les nouveautés de Facebook
- Amazon lance une nouvelle gamme de Kindle dont une tablette tactile 7"
- Les licenciements chez HP
- Kazaa devient légal
- Démission chez Groupon
- Profits en chute libre chez Zynga
- Quelques supputations sur la keynote Apple qui avait lieu 48h plus tard…

Cliquez sur l'image ci-dessous pour écouter/télécharger le podcast :


Edit : il y a visiblement un souci avec le serveur qui héberge le mp3 de l'émission. Ça devrait être corrigé rapidement, n'hésitez pas à repasser un peu plus tard...

Bonne écoute et surtout n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur la page officielle de l'émission afin de donner votre avis sur les sujets évoqués. Vous y trouverez également les liens pour vous abonner au podcast via iTunes ou RSS.

Magnifique pub PS3 avec plein de guest-stars !

Il n'y a pas si longtemps, je vous proposais quelques publicités destinés aux geeks et là, il y a quelques jours, Sony dévoilait une très belle publicité pour la PS3 avec beaucoup de personnages issus des titres phares de la console. Les reconnaîtrez-vous tous ?

7 octobre 2011

Critique ciné : Drive

Nicolas Winding Refn est un réalisateur danois atypique, et ceux qui se sont pris "Bronson" (2009) en pleine tronche pourront difficilement dire le contraire. C'est donc avec une certaine appréhension mais aussi beaucoup d'impatience qu'on attendait la sortie de "Drive", son premier film américain qui a déjà reçu le prix de la mise en scène lors du Festival De Cannes 2011...


L'histoire : un cascadeur pour le cinéma le jour propose ses services de chauffeur pour braqueurs la nuit. Extrêmement professionnel et très précis dans les règles qu'il impose, il va toutefois finir par faire une exception, ce qui va le mettre dans une position inconfortable, voire très dangereuse...

Avouez-le ! Vous vous dites : "C'est quoi ce gros pompage de la trilogie "Le Transporteur" ? Alors c'est clair, si pour vous cette trilogie représente le summum du cinéma d'action et répond à toutes vos attentes en matière de narration et d'émotion, vous allez vous faire sérieusement chier en regardant "Drive".

Mais si pour vous, les bons thrillers avec des bagnoles vous les cherchez plutôt du côté des cultissimes "Bullit" (1968) ou "Point Limite Zero" ("Vanishing Point" en VO, 1971), vous pouvez déjà réserver une place à "Drive" dans votre DVDthèque (sans parler du fait que je vous félicite pour vos goûts en matière de cinéma). J'ai d'ailleurs repéré des références assez flagrantes aux deux chef-d'œuvres pré-cités, dont une dès les toutes premières minutes de "Drive"...


Donc l'un des principaux intérêts de "Drive", c'est qu'il est l'antithèse totale d'un blockbuster hollywoodien, et ce, malgré son scénario relativement classique pour un film de ce genre. Tout d'abord grâce à son principal protagoniste (brillamment interprété par un Ryan Gosling tout en retenue). Il exprime bien plus de choses par ses silences, ses regards et ses expressions faciales que lorsqu'il ouvre la bouche (ce qui est rare), et ça fait du bien d'avoir affaire à un réalisateur qui ne mâche pas tout le boulot à ses spectateurs. Les personnages secondaires sont également tous très réussis. Ils sont authentiques, quelle que soit la durée de leur présence à l'écran, et certains d'entre-eux sont interprétés par des pointures des séries TV U.S. actuelles comme Christina Hendricks ("Mad Men"), Bryan Cranston ("Breaking Bad") ou Ron Perlman ("Sons Of Anarchy").

Le rythme du film est lui aussi très particulier (bien qu'habituel pour Nicolas Winding Refn). Les plans sont posés (parfois même très posés), les cadrages très étudiés, les lumières toujours en corrélation avec l'ambiance de la scène, bref à des années lumière du gloubi-boulga visuel des films d'action habituels en ce XXIème siècle. Pour autant, des scènes d'action particulièrement crispantes viennent nous secouer de temps en temps. Parfois on les voit venir, parfois pas ! Mais quasiment dans tous les cas, elles trimballent une quantité impressionnante de tension et de violence sans concession.

Pour finir, n'oublions pas les choix musicaux très pop des 80's de Nicolas Winding Refn qui aident à entretenir le malaise et le décalage entre des situations graves et une ambiance qui s'en retrouve encore plus appesantie (exactement comme dans "Bronson"). Les compositions originales de Cliff Martinez sont également très réussies.



"Drive" est un film à part qui fait plaisir à voir, pour autant qu'on ait envie de sortir des sentiers battus. Servi par un casting très juste et des personnages extrêmement crédibles, le scénario qui ne brille pourtant pas par son originalité arrive à nous tenir en haleine de bout en bout, sans oublier une ambiance particulièrement lourde et old-school qui alterne de longues séquences ralenties qui mettent toujours les personnages en valeur et d'autres moments où la violence crue éclate à la figure du spectateur.
Un film brillant. Une belle performance de l'acteur Ryan Gosling. Un vrai film de cinéma.

6 octobre 2011

"Soyez insatiables, soyez fous" !

Merci pour tout Steve ! 


"Se souvenir que je serai mort bientôt est l'outil le plus important que je connaisse pour m'aider à prendre de grandes décisions dans la vie. Parce que presque tout - toutes les attentes, toute la fierté, toute les craintes d'échec - toutes ces choses disparaissent face à la mort, vous laissant seul face aux choses vraiment importantes. Se souvenir que vous serez bientôt mort est le meilleur moyen d'éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n'y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur."

Steve Jobs (lors d'un discours à Stanford en 2005, et c'est au cours du même discours qu'il a prononcé les mots repris dans le titre de cet article)

5 octobre 2011

Condensé des annonces de la Keynote Apple du 4 octobre 2011. Sans iPhone 5 mais avec un podcast spécial......

Bon, vu que j'ai pas foutu grand-chose sur ce blog durant le mois de septembre 2011, je reprends tout doucement avec un résumé (ultra-condensé) des annonces les plus importantes d'Apple lors de la keynote du 4 octobre 2011. Et autant dire que les déçus sont nombreux puisqu'il n'est pas vraiment question d'un iPhone 4 "low-cost" ou encore moins d'un iPhone 5.


Bon, en gros, après tous les chiffres (ventes, téléchargements, parts de marché, etc...) hyper-impressionnants (ou présentés comme tels), il a été question d'iOS 5, c'est-à-dire le système d'exploitation des iPhone, iPad et iPod Touch :


- Application gratuite "Cards" pour créer en envoyer des cartes postales à partir de photos (tarifs US : 2,99$ l'envoi vers les US et 4,99$ vers le reste du monde.
- Application gratuite "Reminders" pour gérer les listes de tâches avec possibilité de travailler en corrélation avec la géolocalistaion du téléphone.
- Meilleure intégration de Twitter dans la plupart des applications "made in Apple".
- Les notifications du téléphone sont désormais moins invasives et se consultent en faisant glisser l'écran vers le bas.
- Fonction iMessage qui permet d'envoyer gratuitement des messages entre les iPhone, les iPad et le iPod Touch.
- L'appareil photo s'active maintenant plus rapidement en double-cliquant sur le bouton "Home" et il est possible d'utiliser l'un des boutons de volume pour prendre la photo (sur iPhone).
- Le Game Center a quelques nouvelles fonctions comme les photos des amis et des trophées.
- Le navigateur Safari permet de mettre une page web dans une liste de lecture (à consulter plus tard ou quand on veut) qui se partage sur tous les iAppareils qu'on possède.
- Plus besoin de relier l'iPad ou l'iPhone à un ordinateur lorsqu'on l'active pour la première fois.
- Les mises à jour du système pourront se faire par Wifi.
- iOS 5 sera disponible gratuitement à partir du 12 octobre 2011.

Ensuite, il a été question du futur service iCloud qui nous permettra de stocker plein de trucs en ligne :


- Service gratuit avec 5 Go d'espace stockage en ligne (et + en allongeant la monnaie).
- Sauvegarde possible du contenu des appareils iOS.
- Service iTunes Match pour écouter tous nos morceaux stockés dans iTunes "en streaming" pour 25 $ par an.
- Service Photo Stream pour consulter les photos stockées dans iPhoto.
- Sauvegarde automatique des documents de la suite Pages, Numbers et Keynote d'Apple.
- Application "Family And Friends" pour savoir où se trouvent nos proches à tout moment (c'est louche ce truc-là).
- Dispo avec iOS 5.

Ensuite on attaque enfin le matériel avec la gamme iPod :


- Les iPod Shuffle, Nano et Touch ne changent pas d'un pouce matériellement parlant.
- L'iPod Classic (le seul avec un vrai disque dur à l'intérieur) n'a pas été mentionné lors de la présentation mais il reste en vente. Il devrait toutefois disparaître rapidement.
- L'iPod Nano va hériter d'icônes plus grosses pour faciliter la navigation et de nouvelles interfaces "montre" pour ceux qui le portent au poignet avec un bracelet.
- Les sportifs (surtout les joggeurs) n'auront plus besoin d'un accessoire pour bénéficier des différents services (podomètre, etc..) Nike+.
- Désormais dispo en 7 couleurs, modèle 8GB pour 129$ et 16GB pour 149$ dès aujourd'hui.
- L'iPod Touch bénéficiera de iMessage, du Game Center et des services iCloud.
- Dispo en noir + un nouveau modèle blanc, modèle 8GB pour 199$, 32GB pour 299$ et 64GB pour 399$.
- Pour l'iPod Shuffle, absolument rien ne change.

Et on finit avec le gros morceau, la nouvelle gamme iPhone qui n'est pas exactement celle qu'on espérait :


- Le nouveau modèle se nomme iPhone 4S. Identique à l'iPhone 4 à l'extérieur mais totalement différent à l'intérieur.
- Désormais équipé d'un CPU A5 double cœur (2x plus rapide que son prédécesseur) et d'un GPU double cœur (7x plus rapide que son prédécesseur).
- La durée de vie de la batterie a été légèrement améliorée, jusqu'à 8 heures en mode voix.
- Le système d'antenne a été revu et il switche désormais entre 2 antennes pour une meilleure qualité audio.
- Transfert de data 2x plus rapide qu'avant, quasiment aussi rapide que de la 4G.
- Appareil photo 8 Megapixels avec nouveau capteur de lumière beaucoup plus performant, filtre infrarouge, meilleure balance des blancs automatique et focale de 2.4.
- Prise de photos successives beaucoup plus rapide (2 à 3x plus rapide que la concurrence).
- Enregistrement vidéo en 1080p avec stabilisateur d'image.
- Nouvel assistant audio : Siri. On peut lui dicter des messages, lui faire lire des messages, enregistrer des RDV, demander son chemin, demander la météo, etc...
- Siri fonctionne en parallèle avec d'autres apps comme les contacts, le calendrier ou "Reminders" et s'améliore au fil du temps à mesure qu'il s'habitue à notre voix. Il analyse ce qu'on lui demande pour bien proposer le bon type de solution, on peut s'adresser à lui sur le ton de la conversation même dans un milieu bruyant, même pour faire des recherches Wikipedia.
- Siri sera tout de suite dispo (en beta) en anglais, français et allemand (uniquement sur iPhone 4S) !

- L'iPhone 3GS 8 GB est toujours en "vente" et sera dispo gratuitement avec abonnement.
- L'iPhone 4 n'est plus disponible qu'en 8 GB mais toujours en noir ou blanc à 99$ avec abonnement.
- L'iPhone 4S en noir ou blanc : 16GB pour 199$, 32GB pour 299$, et pour la première fois 64GB pour 399$ (prix avec abonnement).
- L'iPhone 4S sera dispo le 14 octobre aux USA, Canada, Australie, UK, France, Allemagne et Japon, puis le 28 octobre dans 22 pays dont la Belgique.

Voilà c'est tout ! Assez peu de surprises au final, aucun nouveau design, pas d'iPhone 5, pas vraiment d'iPhone 4 "low-cost" mais une mise à jour niveau puissance, un iOS 5 qui s'annonce sympa et la fonction Siri qui pourrait être vraiment très intéressante si elle fonctionne aussi bien qu'elle en a l'air.

Il se trouve d'ailleurs que j'ai enregistré un podcast Telekom hors-série d'1h15 qui revient sur toutes ces annonces très peu de temps après la fin de la keynote en compagnie de mon collègue Stetson du collectif Bepod. On y reprend chaque annonce une par une, on les commente à chaud, et surtout on fait part de nos éventuelles déceptions par rapport à cette conférence qui était tant attendue et qui n'a finalement pas tenu toutes ses promesses.

Cliquez ici pour écouter ou télécharger le podcast, et n'hésitez pas à vous rendre sur la page officielle de l'émission pour y laisser des commentaires et trouver les liens pour vous abonner via RSS ou iTunes.

Edit : il semblerait que le lien pour choper le mp3 ci-dessus ne fonctionne pas. En attendant, vous pouvez télécharger l'émission ici via MegaUpload.

Bonne écoute !