31 août 2011

Une scène légèrement modifiée dans le Blu-Ray du Retour Du Jedi !

George Lucas adore faire joujou avec ses films (et par la même occasion faire enrager ses fans). Il avait déjà retouché les épisodes IV, V et VI de la saga Star Wars pour l'édition spéciale de 1997 (au ciné puis en VHS) et une nouvelles fois les mêmes films pour leur première sortie en DVD en 2004.


C'est donc sans grande surprise qu'on a aujourd'hui la confirmation que ces films des années 70/80 contiendront à nouveau quelques retouches dans leurs versions Blu-Ray qui sortiront le 14 septembre prochain. La première à être dévoilée est cette scène de la fin du "Retour Du Jedi" où (spoiler alert !) Dark Vador empoigne l'Empereur afin de l'envoyer valdinguer au cœur du générateur de l'Etoile De La Mort. Cette scène était auparavant muette, mais on pourra maintenant entendre le Seigneur noir des Sith crier "Nooooooooooooo !" (voir la 1ère vidéo) au moment où il sauve la vie de son fils, afin de faire écho à la fin de l'épisode III "La Revanche Des Sith", lorsqu'il pousse un cri similaire après avoir appris la mort de sa bien-aimée (voir la seconde vidéo) :





Perso, je trouve que ça fusille un peu l'effet dramatique de la scène mais bon, visiblement la colère du monde entier n'empêche George Lucas de trouver le sommeil...

On est également à peu près certains aujourd'hui que la marionette (assez moche) de Yoda que l'on voyait dans l'épisode I "La Menace Fantôme" sera remplacée par une version en images de synthèse bien plus réussie, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous :



Veuillez toutefois noter que les 2 scènes modifiées montrées dans cet article ne proviennent pas vraiment des Blu-Ray qui sont sur le point de sortir. Dans le premier cas, il s'agit d'un montage effectué par un fan à partir d'une piste audio qui a fuité sur le net. Pour la seconde vidéo, le Yoda en image de synthèse de l'épisode I figurait en fait dans les bonus du DVD de l'épisode III.

Update 14h30 : L'épisode IV "Un Nouvel Espoir" semble également avoir droit à une petite modification sonore lors de la scène où Ben (Obi-Wan) Kenobi imite le cri du dragon Krayt afin de faire fuir les pillards Tusken (les hommes des sables) qui viennent d'agresser Luke Skywalker. C'est le cri lui-même qui a été modifié, et même si le cri original semblait difficilement pouvoir provenir de la gorge d'un vieillard, on s'y était largement habitués depuis plus de 30 ans et George Lucas va encore se faire incendier :



(il s'agit une nouvelle fois d'une vidéo réalisée par un fan à partir d'une piste audio qui a fuité sur le net)

27 août 2011

Mon hommage perso à la carrière de Steve Jobs...


Pour être honnête, je suis plutôt un admirateur de Steve Jobs, sans toutefois le considérer comme un Dieu descendu sur Terre pour nous fournir tous les objets indispensables à la vie quotidienne auxquels nous n'aurions jamais pensé. Je ne fais pas partie de tous ces "fanboys" d'Apple qui défendent la compagnie bec et ongles (et parfois en dépit du bons sens) depuis que l'iPhone est devenu l'accessoire le plus en vue de ce début de XXIème siècle...

Mais Apple est entré dans ma vie en 1989 (j'avais 10 ans si vous voulez tout savoir), lorsque mon père a acheté ce qui fut notre premier ordinateur individuel familial : un Macintosh SE/30 équipé d'un processeur cadencé à 16 MHz, d'un disque dur de 40 Mo, d'une RAM de 1 Mo, d'un incroyable écran noir & blanc de 9" et tournant sous le système Mac OS 6.0.3

(le SE/30, symbole du début de ma vie informatique)

Et aujourd'hui, un peu plus de 20 ans plus tard, et surtout 20 ordinateurs Macintosh plus tard (à titre familial, puis professionnel, puis personnel), du Centris 610 de 1993 (la boite à pizza) avec son lecteur CD-ROM externe (vitesse 1x) à l'iMac quadri-core i3 de 2010, en passant par divers appareils comme les portables PowerBook (à écran noir et blanc), iBook puis MacBook, les Performa, les incontournables iMac multicolores puis G5 puis Intel et diverses générations de Mac Mini, c'est forcément une page qui se tourne avec le départ de Steve Jobs de la direction d'Apple (même s'il reste président du conseil d'administration) à cause d'évidentes raisons de santé (un cancer du pancréas qui le ronge depuis 2004).


Mais je n'ai pas (encore) l'intention de rédiger sa nécrologie, et encore moins l'intention de raconter les mêmes conneries que ce que j'ai pu entendre à la radio et à la TV depuis qu'il a officialisé sa démission de la présidence d'Apple le 25 août 2011. Tout ce que je veux dire, c'est le respect que j'éprouve envers cet homme qui a mis toute son énergie à imaginer, fabriquer et vendre sa vision de la micro-informatique personnelle pendant 35 ans !

Voici ce que je retiens du parcours de Steve Jobs :

- 1976 (le 1er avril) : Il co-fonde Apple dans son garage familial et y construit l'un des premiers micro-ordinateurs individuels vraiment performant : l'Apple I (alors qu'IBM considère alors que la micro-informatique individuelle n'a aucun avenir).

- 1983 : Il lance l'ordinateur Lisa qui est le premier ordinateur individuel à posséder une interface graphique et une souris (des idées piquées à Xerox qui considérait que ces concepts n'avaient aucun avenir).

- 1984 : Il lance son ordinateur individuel le plus abouti (pour l'époque) : le Macintosh ! Avec pour support une publicité inoubliable (qui n'a été diffusée qu'une seule fois à la TV) réalisée par Ridley Scott et qui s'attaque clairement au conformisme et au côté vieillot de firmes comme IBM.

- 1985 : Il se fait virer comme une merde d'Apple à cause de son caractère anticonformiste, imprévisible et parfois anti-commercial.

- 1986-1996 : Il fonde la société d'informatique NeXT (dont le système d'exploitation servira plus tard de base à Mac OS X en 2001) et il rachète le studio d'animation Pixar (racheté en 2006 par Disney).

- 1997 : Apple est au bord de la faillite et après le rachat de la société NeXT en 1996, Steve Jobs revient à la tête de la société. Il fait le ménage au niveau des dirigeants et de la gamme des appareils, et il surprend tout le monde en faisant appel à Microsoft pour injecter des fonds et éviter la banqueroute.

- 1998 : Il lance l'iMac et l'ordinateur individuel devient pour la première fois coloré et design. Apple est sauvée de la faillite.

- 2002 : Il lance le premier iPod alors que le secteur des lecteurs mp3 n'est qu'un marché de niche à l'époque.

- 2003 : Il créé l'iTunes Store alors que les grands acteurs du secteur considèrent que la vente de musique en ligne n'a aucun avenir. Il est aujourd'hui le plus gros vendeur au monde de musique dématérialisée.

- 2007 : Il lance l'iPhone alors que tout le monde se demande ce qu'Apple va bien pouvoir faire face aux grands constructeurs de téléphone. Aujourd'hui, la plupart des smartphones s'inspirent de l'iPhone et l'annonce de chaque nouveau modèle est attendue avec impatience par le grand public et les médias.

- 2010 : Il lance l'iPad et c'est une nouvelle fois un énorme succès. Jusqu'ici, tous les autres fabricants qui ont essayé de se lancer sur le marché des tablettes tactiles s'y sont cassés les dents et ont dû revoir leurs prévisions de vente à la baisse ou même stopper la fabrication de leurs appareils.


Voilà en gros ce que je retiens de la carrière de Steve Jobs : un homme qui s'est toujours moqué des grands courants du moment et qui n'a jamais hésité à se lancer dans des marchés auxquels personne ne croyait. Sans en être forcément l'inventeur, il a toutefois révolutionné les marchés des ordinateurs individuels, des lecteurs mp3, des smartphones et des tablettes tactiles, ce qui n'est pas rien quand on regarde quels sont les terminaux informatiques dont on se sert le plus aujourd'hui.

Il a aussi connu des échecs dans sa carrière, il serait bête de l'occulter, notamment avec le Power Mac Cube en 2000 (qui a ensuite fortement inspiré la gamme Mac Mini), le Newton (lancé en 1993 avant le retour de Steve Jobs mais stoppé en 1998) qui a pourtant été le précurseur de la mode des PDA dans les années 2000, sans oublier la récente Apple TV qui est trop limitée dans ses fonctions pour arriver à s'imposer sur ce marché.

Nota : Apple a connu d'autres échecs notables comme l'appareil photo QuickTake (1994-1997) qui était l'un des tous premiers appareils photo numériques à destination du grand public, ou la console de jeux vidéo Pippin (1996) qui n'arriva jamais à se faire une place aux côtés de la Nintendo64, la Saturn et la PlayStation. Mais ces échecs ne concernent pas la période où Steve Jobs était aux commandes d'Apple.

Donc Steve Jobs est peut-être un despote qui n'hésite pas à engueuler copieusement ses employés et dont les déclarations parfois un peu sèches à l'égard de ses clients ont souvent déplu, il n'en reste pas moins un visionnaire anticonformiste pour lequel j'ai un grand respect.
Et ne nous faisons pas d'illusions, car vu son caractère, si il quitte aujourd'hui son poste à la tête d'Apple c'est que sa santé est vraiment au plus bas. Je me vois donc mal lui souhaiter de bien profiter de sa retraite bien méritée mais en tout cas j'ai toute confiance en son successeur Tim Cook (qui est aux côtés de Steve Jobs depuis 1998) qui va certainement continuer à diriger Apple de bien belle manière dans le futur.

Finalement, la plus grande victoire de Steve Jobs est peut-être d'avoir fait en sorte que ceux qui se foutaient de ma gueule dans les années 90 en critiquant Macintosh à tout va sont peut-être aujourd'hui ceux qui se jettent sur chaque nouvel iPhone et demandent des conseils pour s'acheter un Mac...

Merci pour tout Steve !

Et si vous croyez connaître Steve Jobs, je vous invite fortement à regarder le film "Les Pirates De La Silicon Valley" (1999) qui raconte les débuts de Steve Jobs (interprété par Noah Wyle surtout connu pour la série "Urgences") et la création d'Apple jusqu'à son éviction en 1985. La version française de ce film n'existe pas en VHS ou DVD et devrait également surprendre ceux qui croient connaître Bill Gates, le PDG historique de Microsoft :

24 août 2011

Critique ciné : Cowboys & Envahisseurs

Le développement du film "Cowboys & Envahisseurs" a débuté en 1997 mais l'échec commercial de "Wild Wild West" en 1999 et divers rachats des droits par différents studio ont eu pour conséquence l'abandon du projet. En 2006, Scott Mitchell Rosenberg, l'homme a l'origine du concept et du scénario, a finalement publié "Cowboys & Envahisseurs" sous forme de comic-book. Cette publication a relancé l'intérêt des studios pour adapter cette histoire sur grand écran.

L'acteur Robert Downey Jr. était en négociations pour jouer le rôle principal du film en 2008. Il tournait alors "Iron Man 2" sous la direction de Jon Favreau et il a parlé du projet à son ami réalisateur. En 2009, Jon Favreau a été officiellement placé à la tête du projet tandis que Robert Downey Jr. le quittait début 2010 pour reprendre son rôle de Sherlock Holmes dans le second film de Guy Ritchie consacré à ce personnage.

Aujourd'hui, "Cowboys & Envahisseurs" voit finalement le jour avec un casting impressionnant : Harrisson Ford ("Blade Runner", "Star Wars", "Indiana Jones", etc...), Daniel Craig (le nouveau James Bond officiel, très convaincant dans "Casino Royale" en 2006) et la belle Olivia Wilde (n°13 dans la série "Dr. House" et déjà vue sur grand écran récemment dans "Tron : L'Héritage").

Alors, est-ce que ce concept prometteur qui semble s'adresser autant aux fans de western que de science-fiction tient vraiment la route ?


L'histoire : le far-west, sauvage et peuplé d'hommes impitoyables. Un homme se réveille en pleine nature, il est blessé et porte un étrange dispositif à l'un de ses poignets. Il ne sait pas qui il est, ni comment il est arrivé là. Mais il va bientôt être confronté à un danger que ni les cowboys, ni les indiens n'ont jamais connu...

Deux éléments frappent immédiatement dès les premières minutes du film : le côté western cradingue et violent, ainsi que le personnage de Daniel Craig, impassible et brutal ! L'aspect western est sans aucun doute l'une des plus grandes réussites du film, des décors aux costumes, en passant par les sales tronches de la plupart des protagonistes. On aurait pu craindre qu'un film de cowboys mâtiné de SF ait l'air très propre, très hollywoodien et ce n'est heureusement pas le cas !

On croirait vraiment retrouver le Daniel Craig qu'on a tant aimé dans "Casino Royale" : d'apparence très calme et sûr de lui, il peut soudainement faire preuve d'une violence impressionnante qui ne manquera pas de provoquer quelques éclats de rire essentiellement dus à la surprise. Mais son personnage est loin d'être comique, comme tous les autres personnages d'ailleurs, et on peut remercier le réalisateur de n'avoir pas transformé ce concept en grosse farce !

(soyez francs, vous allez voir le film pour les extra-terrestres ou Olivia Wilde ?)

Tous les protagonistes du film savent à un moment ou à un autre révéler leur valeur, même si le nombre assez important de seconds rôles (dont un joué par le toujours très juste Sam Rockwell) reste toujours un peu en retrait derrière le duo de fortes têtes brillamment interprété par Harrisson Ford et Daniel Craig. Seule Olivia Wilde arrive progressivement à sortir de l'ombre et finit par s'imposer comme la troisième force en puissance du film.

Malgré un mélange des genres surprenant, le scénario plutôt correct ne brille pas forcément par son originalité. Les situations sont relativement convenues et on voit venir les rebondissements de loin. Quelques longueurs se font même sentir après la première grosse scène d'action. Au final, peu de surprises sont donc au programme de ce concept qui semblait inédit, mais au moins le film tient ses promesses : il y a des cowboys, il y a des "envahisseurs", et les deux s'affrontent lors de scènes d'action variées et impressionnantes ! Les quelques trous du scénario ainsi que des grosses ficelles (voire des clichés du genre) ne devraient toutefois pas empêcher les spectateurs de passer un bon moment, et ce du début à la fin du métrage.

Personnellement, je mettrai un petit bémol aux effets spéciaux qui m'ont paru trop visibles (en plein jour) et assez moyens en termes de design, ou en tout cas pas très originaux. Il est vraiment dommage que la différence de finition soit si nette entre tout ce qui concerne les extra-terrestres et le côté western, qui lui, est vraiment très abouti.



Avec son concept original qui tient ses promesses, "Cowboys & Envahisseurs" est un bon divertissement mené par des acteurs convaincants et un aspect western très réussi. On regrette tout de même que le scénario manque de vraies surprises et regorge de situations assez téléphonées. Les effets spéciaux sont parfois assez moyens mais l'ensemble fonctionne au final plutôt bien et on n'a pas trop le temps de s'ennuyer pendant les 2 heures du métrage !

23 août 2011

Nouveau clip d'Alice Cooper : I'll Bite Your Face Off

Le 13 septembre prochain, l'increvable Alice Cooper va sortir la suite d'un de ses albums les plus célèbres, le fameux "Welcome To My Nightmare" de 1975, sur le label Universal Music.


Ce nouvel album astucieusement intitulé "Welcome 2 My Nightmare" reprendra l'histoire cauchemardesque là où elle s'était arrêtée dans l'album précédent et le producteur historique d'Alice Cooper, Bob Ezrin, sera de nouveau de la partie. Des musiciens qui faisaient partie du groupe en 1975 feront aussi des apparitions sur plusieurs titres, et l'un des morceaux intitulé "What Baby Wants" sera interprété en duo avec la chanteuse américaine Ke$ha.

Le premier single tiré de cet album se nomme "I'll Bite Your Face Off" et son clip vient d'être dévoilé :



19 août 2011

Le second film consacré au Ghost Rider se dévoile...

Le premier film "Ghost Rider" daté de 2007 et adapté du comic-book du même nom n'avait pas franchement marqué les esprits, ou alors dans le mauvais sens du terme. La faute à un scénario plutôt léger, des méchants nullissimes, et aussi pour certains la présence de Nicolas Cage dans le rôle titre.

J'avoue néanmoins avoir plutôt apprécié ce métrage, notamment pour son côté esthétique (le Ghost Rider lui-même, sa moto, Eva Mendes, etc...) sans toutefois le placer au panthéon des meilleures adaptations de comics.

Quoiqu'il en soit, une suite est en route et devrait sortir sur les écrans français le 15 février 2012. Son titre original est "Ghost Rider : Spirit Of Vengance", tandis que les spectateurs français qui sont trop bêtes pour comprendre qu'il s'agit de la suite du premier film auront droit à l'ajout d'un chiffre dans le titre traduit, ce qui donne "Ghost Rider 2 : L'Esprit De Vengeance".


Une suite oui, mais pas dans tous les sens du terme car si Nicolas Cage y reprend effectivement le rôle de Johnny Balze, on nous promet de faire table rase de tous les autres éléments du premier film (y compris Eva Mendes) ! Ici, l'action se déroule 8 ans après les événements de San Vengenza et notre héros va devoir se rendre en Europe pour affronter une nouvelle incarnation du Diable.

On nous promet également un héros plus sombre et tourmenté, une ambiance plus ténébreuse et un peu plus d'action. On est tentés d'y croire car David S. Goyer (qui a, entre-autres, signé les histoires de "Batman Begins", de "The Dark Knight" et des futurs "The Dark Knight Rises" et "The Man Of Steel") a écrit le scénario de ce nouveau film. Mais d'un autre côté, c'était déjà lui qui avait officié pour le premier...

Quand on sait également que Christophe Lambert jouera le rôle d'un prêtre qui manie l'épée dans ce nouveau film, on n'est pas vraiment rassurés, mais bon, on verra bien ce que ça donne !

Bref, voici la première bande-annonce de ce futur film, présentée par les réalisateurs Mark Neveldine et Brian Taylor :



Ça se présente plutôt pas mal...

Critique ciné : Captain America - First Avenger

Créé en 1940 pour concurrencer le tout-puissant Superman de chez DC Comics, Captain America fait enfin ses premiers pas au cinéma (si on oublie volontairement le très mauvais film américano-yougoslave de 1990 sorti directement en VHS qui lui avait été consacré).

Ce personnage qui est aujourd'hui l'un des plus emblématiques de l'écurie Marvel n'est pourtant pas si simple à adapter sur grand écran, non-pas à cause du milieu dans lequel il évolue (il ne s'agit pas de monde parallèle ou extra-terrestre comme pour Thor ou Green Lantern), mais peut-être à cause de son costume quasi-intégral qui pourrait facilement tourner au ridicule, et sûrement à cause de son patriotisme exacerbé qui était certainement bienvenu dans les années 40 (où la propagande anti-nazie était monnaie courante dans les comics) mais qui peut sembler ridicule, voire même arrogante aujourd'hui.

Heureusement, aux commandes du film "Captain America - First Avenger", on trouve Joe Johnston qui n'est pas n'importe-qui car il a déjà pas mal de chouettes films à son actif comme "Chérie J'Ai Rétréci Les Gosses" (1989), "Rocketeer" (1991), "Jumanji" (1995) ou "Hidalgo" (2004). Il a également été directeur artistique des trois premiers Star Wars et des deux premier Indiana Jones, ce qui n'est tout de même pas rien (et les plus attentifs auront noté qu'il n'est donc pas un débutant en ce qui concerne les films à caractère historique).

Dans le rôle du Captain America, on trouve le sympathique Chris Evans qui n'est pas étranger aux adaptations de comics puisqu'on a déjà pu le voir dans le rôle de la Torche Humaine dans les deux métrages "Les Quatre Fantastiques" (2005 & 2007), ainsi que dans "Push" (2009), "The Losers" (2009) et "Scott Pilgrim" (2010).

Alors avec tout ce beau monde et un scénario pas trop idiot, on devrait donc pouvoir éviter une catastrophe comme "Green Lantern" ou une semi-déception comme "Thor", d'autant plus que "Captain America - First Avenger" est le dernier super-héros Marvel à être adapté au ciné avant le grand cross-over "Avengers" qui débarquera sur grand-écran en avril 2012...

(l'affiche française définitive est vraiment moche, je préfère largement celle-ci qui servait de teaser il y a quelques mois)

L'histoire : Steve Rogers est un jeune américain qui rêve de servir son pays en s'engageant dans les forces armées afin d'aller se battre en Europe contre les allemands. Malheureusement pour lui, sa constitution chétive et fragile empêche systématiquement son incorporation, mais son acharnement va finir par attirer l'attention d'un scientifique qui travaille sur le programme du Super Soldat...

Le moins que le puisse dire, c'est que les origines du héros sont extrêmement bien respectées (du moins, d'après ce que j'en sais) et que le fait que l'action du film se déroule dans les années 40 apporte un vrai cachet à cette adaptation. Les costumes et les décors sont très soignés et largement dignes d'un film "sérieux" qui se déroulerait à cette époque. La lumière a également bénéficié d'un grand travail et contribue largement à la crédibilité du côté historique, mais l'image est malheureusement très assombrie pour les projections 3D (qui présentent quelques beaux effets de profondeur mais qui restent, comme d'habitude, très dispensables), ce qui a tendance à gâcher le travail effectuer de ce côté-là.

(OK, Chris Evans est taillé pour le rôle...)

Le scénario ne présente pas de temps mort et trouve un bon équilibre entre la présentation des protagonistes, les débuts du super-héros et la mise en place de l'affrontement final. Pas le temps de s'ennuyer, les scènes musclées sont entrecoupées de dialogues intéressants qui montrent l'évolution des personnages. Une réussite !

Chris Evans est absolument parfait en Steve Rogers. D'abord maigrichon et faiblard (un tour de force numérique dont je suis impatient de découvrir les coulisses dans le futur DVD), il est tout de suite attachant grâce à son incroyable force de caractère et ses pointes de naïveté. Après sa transformation, il se révèle encore plus touchant grâce à un scénario habile qui le place dans des situations qui l'obligent à prendre des décisions pas toujours évidentes, mais qui lui permettent d'évoluer toujours plus aux yeux du spectateur. Encore une réussite !

(j'adore ce type de bagnole !)

Les autres personnages sont tout aussi réussis, à commencer par Hugo Weaving (le Smith de "Matrix", l'elfe Elrond du "Seigneur Des Anneaux") qui interprète un agent nazi impitoyable nommé Johann Schmidt dont les desseins dépassent largement ceux de son parti d'origine. Mais aussi cruel et déterminé soit-il, il peine tout de même à sortir de l'ombre du Captain America dont l'aura illumine vraiment l'intégralité du métrage. Il s'agit tout de même d'un antagoniste très réussi incarné par un acteur très à l'aise dans ce type de rôle.

Aux côtés de Steve Rogers on trouve également son fidèle ami James "Bucky" Barnes (Sebastian Stan), le colonel Chester Phillips (incarné par le toujours très juste Tommy Lee Jones dont le doubleur français a malheureusement été changé ici) qui va de surprise en surprise et surtout la très belle Peggy Carter (Hayley Atwell), à mille lieues des clichés du personnage féminin qui motive le héros et dont la romance discrète a le bon goût de ne jamais ralentir ni alourdir le rythme du film, tout en restant bien intégrée à l'histoire.
Mention spéciale à Howard Stark (Dominic Cooper), le papa de Tony Stark (plus connu en tant qu'Iron Man pour ceux qui n'ont pas suivi) qui révèle ici quelques points communs avec son futur rejeton...

Les effets spéciaux, bien que très présents, sont toujours très discrets et bien intégrés au déroulement des événements, ce qui fait qu'on ne les remarque même pas la plupart du temps ! Et encore une fois le Steve Rogers du début du film est une grande réussite technique quasiment impossible à déceler.



"Captain America - First Avenger" est une grande réussite comme on aimerait en voir plus souvent dans le monde des adaptations de super-héros au cinéma. Tous les codes du genre sont là et en même temps on sort suffisamment des sentiers battus pour garder le spectateur en haleine jusqu'au bout ! L'une des plus grandes réussites du film est de nous proposer un personnage à la fois fort et sensible, et dans tous les cas profondément attachant. Le Captain America a été si bien travaillé qu'il ne paraît jamais ni ridicule ni arrogant (notamment grâce à un costume très réussi et bien intégré à son univers), et surtout il ne prend jamais le pas sur son identité civile, Steve Rogers, qui s'annonce comme un personnage hautement sympathique et plus complexe qu'on pourrait l'imaginer de prime abord. Il s'agit sans le moindre doute du meilleur film de super-héros (de l'univers Marvel) qu'on ait pu voir depuis le premier film "Iron Man" en 2008 !

Ça y est, la dernière pierre est posée avant le grand cross-ver "Avengers" qui envahira nos écrans en avril 2012, et dont les spectateurs les plus patients de "Captain America - First Avenger" pourront avoir un petit aperçu. Nick Fury, Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, la Veuve Noire et Œil De Faucon y seront réunis pour lutter contre les forces du mal sous la direction de Joss Whedon ("Buffy Contre Les Vampires", "Angel", "Firefly", "Dollhouse") qui va devoir donner le meilleur de lui-même pour diriger tous ces personnages (sans compter les méchants) dans ce qui s'annonce comme l'un des plus grands événements cinématographiques de l'année prochaine ! Une affiche teaser française a d'ailleurs été dévoilée il y a quelques jours :


Un fan avait d'ailleurs réuni les différentes affiches dévoilées lors du dernier Comic Con de San Diego en un seul poster, ce qui nous donne une assez bonne idée de l'apparence des héros dans ce futur film :

(cliquez dessus pour agrandir l'image)

18 août 2011

Critique ciné : Conan

Conan le Cimmérien est une icône de la littérature d'heroïc-fantasy, et par extension une icône de la culture geek. Créé en 1932 par le romancier Robert E. Howard, il a depuis été décliné sous diverses formes telles que des comics, des jeux-vidéo, des jeux de rôle, un dessin animé, une série télévisée et bien sûr des films !

Dans l'inconscient collectif, l'image de Conan est souvent liée à celle de l'acteur Arnold Schwarzenegger puisqu'il l'a incarné à deux reprises sur grand écran, dans "Conan Le Barbare" en 1981 puis dans "Conan Le Destructeur" en 1984. Les deux films connurent un énorme succès commercial (surtout le premier) mais le phénomène s'essoufla en 1985 avec l'échec critique et commercial du film "Kalidor" qui était centré sur le personnage de Red Sonja (une autre création de Robert E. Howard) et dans lequel Schwarzenegger devait à nouveau incarner le célèbre barbare. Mais le nom de Conan ne pouvant être utilisé à cause d'un problème de droits, le personnage fut finalement renommé Kalidor.

Un troisième film nommé "Conan Le Conquérant" fut mis en chantier au milieu des années 90 mais Schwarzenegger refusa de reprendre le rôle qui l'avait rendu célèbre et son remplaçant Kevin Sorbo (la star de la série TV "Hercule") ne souhaitait pas incarner un personnage qui avait déjà été joué par un autre acteur. Le principal protagoniste du film fut donc renommé Kull (encore un personnage issu de l'œuvre de Robert E. Howard) et le film "Kull Le Conquérant" sorti en 1997. Ce métrage de qualité très moyenne ne réussit pas à relancer le genre et on n'entendit plus parler de Conan au cinéma pendant un moment...

Mais c'était sans compter sur le réalisateur allemand Marcus Nispel, grand spécialiste des remakes (il n'a pour l'instant fait que ça à Hollywood) qui a ré-imaginé "Massacre A La Tronçonneuse" en 2003, "Pathfinder" en 2007, "Vendredi 13" en 2009 avec des qualités très variables, et aujourd'hui une nouvelle version de "Conan The Barbarian" en 3D, simplement renommée "Conan" pour la France.


L'histoire : Conan est un guerrier dont la naissance et la jeunesse ont été bercées de tragédies. Mais ses dons pour le combat et ses pérégrinations vont lui donner l'occasion de se venger de celui qui a exterminé son peuple...

Si le point de départ de l'aventure rappelle un peu celui du premier film consacré à Conan par John Milius en 1981, les deux films n'ont pourtant absolument rien en commun, si ce n'est les premiers mots prononcés par la voix off dès le début du métrage.

Dès la scène d'introduction (la naissance de Conan), on comprend qu'on ne va pas avoir droit à un traitement réaliste et crédible du personnage et de son univers. Bon OK, il s'agit d'heroïc-fantasy avec des guerriers surpuissants et des sorciers maléfiques, mais il y a tout de même certaines choses qui arrivent à rendre tout ça crédible (lorsque c'est bien fait) et on en est très loin dans cette nouvelle adaptation du personnage culte de Robert E. Howard.
Exemple (spoiler) : un gamin d'une dizaine d'années qui massacre plusieurs méchants à mains nues, c'est déjà difficile à avaler. Mais lorsque le même personnage se retrouve en difficulté (sans raison apparente) 20 ans plus tard devant un seul guerrier, c'est toute la crédibilité du film qui s'effondre !

(euh... t'es pas censé la sauver, elle ?)

Le scénario (si tant est qu'on puisse appeler ça comme ça) se contente d'enchaîner les décors et les scènes de combat (qui se ressemblent toutes) sans la moindre transition. Les motivations du héros sont incompréhensibles tant elles se contredisent d'une scène à l'autre et les aberrations sont légion ! Exemple (spoiler) : comment est-il possible qu'un personnage qui débarque d'un bateau pour se réfugier dans une grotte située dans les falaises de la côte se retrouve dans une forêt lorsqu'il retourne au bateau ? Exemple 2 (spoiler) : ça vous paraît logique que le captif le plus costaud d'une prison puisse s'y balader tranquillement avec seulement une paire de menottes aux poignets tandis que les autres prisonniers qui meurent de faim sont enchaînés au plafond ?

Non mais sérieusement, lorsque les trous et les raccourcis du scénario (et il y en a plein d'autres dans ce genre) atteignent ce niveau de foutage de gueule, on ne peut qu'en conclure qu'il a été sciemment décidé de prendre le spectateur pour un con. Et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une fin aussi nulle et vide de sens...

Jason Momoa ("Alerte A Malibu", "Stargate - Atlantis", "Le Trône De Fer") incarne le nouveau Conan à l'écran. Si physiquement ça pourrait à peu près convenir (alors que certains seconds rôles sont plus barraqués que le héros, mais bref), le jeu très monotone de l'acteur n'arrive jamais à rendre son personnage intéressant et convaincant. Il se contente de lancer des sourires en coin à ses amis, de baisser la tête et de froncer les sourcils face à ses ennemis, puis il bondit partout lors des scènes d'actions. Voilà, c'est tout, et c'est comme ça pendant tout le film !

(vous en connaissez beaucoup, des méchants qui attendent 20 ans pour finir leur quête, histoire d'être bien sûrs que le héros sera assez grand pour les défoncer ?)

Les autres acteurs ne sont pas beaucoup plus expressifs et se contentent d'être des caricatures de leurs rôles : le grand méchant est très très vilain et veut conquérir le monde (sauf qu'à part au tout début du film, on ne le voit jamais vraiment perpétrer d'actes qui pourraient le rendre véritablement détestable, et il se déplace en bateau même au milieu du désert, ce qui est profondément ridicule), la sorcière (pourtant interprétée par la pas trop mauvaise Rose McGowan) se repose essentiellement sur son maquillage hideux et ses mimiques hyper-clichés tandis que la donzelle en détresse (la plutôt canon Rachel Nichols avec ses faux airs de Jodie Foster) se contente de se retrouver dans des situations de merde et de hurler afin que Conan vienne la sauver. D'autres personnages secondaires viennent prêter main forte à Conan ici et là mais ils sont tellement anecdotiques qu'on oublie leur existence bien avant la fin du film.
Mention spéciale à Ron Perlman ("Hellboy", "Sons Of Anarchy") tout de même, qui est assez juste dans le rôle du père de Conan !

Signalons que tous ces personnages (Conan compris) n'ont pas non-plus l'occasion de briller lors des scènes de dialogues dont le vocabulaire limité et les phrases pré-mâchées contribuent au naufrage de cette catastrophe cinématographique.

Les effets spéciaux ne sont pas légion (une grosse bête qu'on voit mal, du sang qui gicle à chaque coup d'épée, des décors, de très rares tours de magie) mais au moins ils ont le bon goût de n'être ni trop ratés ni trop visibles. Quelques ralentissements inutiles (n'est pas Zack Snyder qui veut !) ponctuent parfois des scènes d'action qui ont du mal à rester lisibles et vraiment passionnantes.

Ah, et j'allais oublier : la 3D n'apporte rien du tout ! Mais était-ce vraiment nécessaire de le préciser ?



"Conan" n'est pas seulement un ratage, c'est surtout un gros doigt d'honneur aux amateurs de fantasy qui attendaient un film mature et bénéficiant des avantages du cinéma du XXIème siècle ! Un ennui profond : c'est tout ce que j'ai ressenti pendant près de 2 heures, avec toutefois quelques sursauts lorsque je relevais de bien trop nombreux défauts dans le scénario. Faire gicler du sang à chaque coup d'épée ne suffit pas à faire un film mature (et pas si gore que ça au final), et on joue plutôt ici dans la cour de métrages comme "Le Roi Scorpion" avec des bouts de "Pirates Des Caraïbes" et "Le Choc Des Titans" ici et là, en beaucoup moins bien ! "Conan" n'est ni plus ni moins qu'un spectacle décérébré qui s'adresse à un public tout aussi décérébré, à peine digne d'une soirée DVD entre potes...

Profitons plutôt de cette occasion pour (re)voir le fabuleux "Conan Le Barbare" de 1981 ! John Milius y avait mis en image un personnage imposant et charismatique (qu'on n'aime Schwarzenegger ou pas) en respectant les codes de la fantasy pour adultes dans un univers sans pitié et bien loin des conventions cinématographiques du genre. Un chef-d'œuvre accompagné d'une musique somptueuse qui ne connaît toujours pas d'équivalent ! Les suites sont en revanche bien plus communes et peuvent être oubliées...

13 août 2011

Telekom 10 : Le club des pseudos

Nouveau Telekom avec un grand débat sur le sujet des pseudos et de l’anonymat sur Internet, mais pas seulement...

On y parle également de :

- Google + et l’affaire des pseudos
- La baisse de prix de la 3DS
- Les résultats financiers des grands fabricants de smartphone
- Un retour d’expérience sur Mac OS X Lion
- Et beaucoup d’autres news en vrac

Cliquez sur l'image pour écouter/télécharger l'émission :


Et rendez-vous sur la page officielle du podcast pour y laisser vos commentaires et trouver les liens pour vous abonner à l'émission via iTunes ou RSS.

Bonne écoute !

11 août 2011

Critique ciné : Green Lantern

Exceptés Superman et Batman, les super-héros de la firme DC Comics (éternelle concurrente de Marvel Comics) ont jusqu'ici brillé par leur absence sur grand écran. Seuls Wonder Woman et Flash ont eu la chance d'apparaître sur le petit écran via des séries télévisées (respectivement dans les années 70 et 90), mais à part ça : nada !

Alors quand on sait que les deux plus gros vendeurs de comic books made in DC Comics aux U.S. sont aujourd'hui Batman et Green Lantern, il était logique que ce dernier finisse par avoir son adaptation "live" au cinéma !

Le film "Green Lantern" est donc un gros coup pour DC Comics. Ce personnage apparu pour la première fois en BD en 1940 (soit plus de 20 ans avant les célèbres X-Men ou Spider-Man de chez Marvel) arrivera-t'il à se faire une place au panthéon du cinéma de super-héros aux côtés de ses collègues Superman et Batman ?

(l'acteur Ryan Reynolds étant un peu plus connu chez nous que le super-héros, il perd son masque sur l'affiche française)

L'histoire : Hal Jordan est un pilote de chasse aussi doué qu'indiscipliné. Mais lorsque le Green Lantern Abin Sur, chargé de la protection d'une partie de l'Univers comprenant notre système solaire, se crashe sur la Terre, l'anneau qui donne sa puissance à ces défenseurs de la galaxie va devoir choisir un nouveau porteur. Et à la grande surprise du Corps des Green Lantern, il va s'agir pour la toute première fois d'un humain, Hal Jordan, qui va être confronté à la plus grande force destructrice de la galaxie, Parallax, qui menace non-seulement la Terre, mais aussi le Corps des Green Lantern tout entier...

Malgré une bonne introduction des personnages et des forces en puissance, il faut avouer que le scénario reste très léger et se contente du strict minimum (et encore). Pourquoi Hal Jordan est-il choisi comme nouveau porteur de l'anneau ? Il ne le sait pas lui-même (et même si ça fait partie de l'intrigue générale du film, on s'en balance un peu une fois qu'il a été choisi). Pourquoi Parallax décide tout d'un coup de s'attaquer à une planète insignifiante comme la Terre alors qu'il était en bonne voie pour se venger de tous les Green Lantern ? Mystère ! Pourquoi Hector Hammond, ami de Hal Jordan, décide-t'il de tuer les gens qui ont été vilains avec lui après avoir été infecté par Parallax au lieu d'utiliser ses nouveaux pouvoirs pour de plus grands desseins ? Mystère ! Pourquoi les personnages secondaires sont-ils si insignifiants que certains d'entre-eux (alors qu'ils étaient sympathiques) ne reviennent plus jamais à l'image à partir du milieu du film ? Mystère, quoique non ça je sais : parce-que le scénario est tellement bancal et mal équilibré qu'on se rend compte après-coup qu'ils étaient déjà inutiles dans la première moitié du film !

(finalement, il est peut-être mieux sans le masque)

Hal Jordan / Green Lantern est assez bien interprété par Ryan Reynolds. Physiquement, ça colle bien (sauf le brushing et le côté mal rasé qui cassent un peu le charisme du personnage) et l'acteur est plutôt doué pour jouer pour jouer un mec un peu blagueur. Sauf que toutes ses tentatives d'humour sont assez nazes et tirent le film vers le bas ! La romance avec Carole Ferris (interprétée par la très canon Blake Lively) est particulièrement inintéressante et mal amenée, ce qui fait qu'on s'en fout un peu ! Quant au méchant Hector Hammond (Peter Saarsgard) : j'avais rarement vu un antagoniste avec aussi peu d'ambition ! Et c'est quoi ce look affreux (avant ou après sa transformation crânienne) qu'on croirait sorti d'un porno des années 70 ???
Seul le personnage de Sinestro (Mark Strong), le leader du Corps des Green Lantern, impose un peu par sa présence lorsqu'il est présent à l'écran, mais c'est pas souvent...

Deux des seconds rôles sont interprétés par des acteurs de grand talent, à savoir Tim Robbins et Angela Bassett. Mais leurs personnages sont tellement mineurs (alors qu'ils ne devraient pas l'être) qu'on les remarque à peine et qu'ils auraient pu être interprétés par n'importe-qui...

(salut, je suis ton chef et aussi le seul personnage réussi du film)

Les effets spéciaux sont au cœur du film puisque le costume et le masque du Green Lantern sont en images de synthèse, ainsi que tout ce qui peut être matérialisé par l'anneau. Si on finit par s'habituer à l'aspect dynamique et plutôt sympathique du costume, ce n'est pas le cas du masque qui semble toujours mal intégré et dont les angles trop arrondis cassent encore une fois le charisme du personnage. L'anneau peut générer tout ce que son porteur imagine, et là c'est vraiment très réussi et fidèle à l'aspect de la BD. Dommage en revanche que les scénaristes n'aient pas eu plus d'imagination en ce qui concerne ces matérialisations qui font passer le héros pour un bouffon dans la plupart des cas...

Le Corps des Green Lantern étant exclusivement composé d'extra-terrestres se réunissant sur une lointaine planète, les images de synthèse sont là aussi à la fête ! Si l'ensemble est plutôt convaincant, il se démarque tout de même beaucoup trop des prises de vues réelles et donne un aspect "plastoc" à tout ce qui concerne de près ou de loin le Corps des protecteurs de l'Univers.

Pour finir, la musique composée par James Newton-Howard est vraiment bonne et accompagne à merveille certaines scènes épiques. On regrette juste qu'un thème principal (nécessaire à tout bon super-héros au cinéma) ne s'en dégage pas...



"Green Lantern" est une grosse déception ! Surtout pour les fans du comic-book bien sûr, mais aussi pour le grand public qui risque de décrocher après une première demi-heure sympathique et dynamique suivie de gros problèmes de rythme (de longues scènes de dialogues peu intéressants qui alternent avec des scènes d'action très courtes). Les personnages manquent de charisme et sont pour la plupart inutiles tandis que le scénario manque d'ampleur et d'enjeu global ! Un film à voir éventuellement en DVD mais qu'on oubliera aussitôt...

Quel dommage ! Ce personnage et son univers ont pourtant un énorme potentiel ! Pari raté donc, pour ce nouveau venu au cinéma issu du catalogue DC Comics. Une suite est toutefois déjà prévue, mais le studio est conscient de ses erreurs et tentera de redresser la barre pour le prochain opus si on en croit les déclarations de Jeff Robinov (président du groupe Warner) qui a dit : "Pour la suite, il faudra que cela soit plus sombre, plus noir, et beaucoup plus porté sur l'action. Il faudra aussi trouver le bon équilibre entre le temps passé sur Terre et le temps passé dans l'espace."

On verra...

10 août 2011

Critique ciné : La Planète Des Singes - Les Origines

C'est officiel : la saga "La Planète Des Singes" compte désormais plus de films que la saga "Star Wars" ! Il y a eu 5 films "classiques" (dont le premier avec Charlton Heston dans le rôle principal) qui ont été réalisés entre 1968 et 1973 et un remake/reboot du premier film qui avait été réalisé par Tim Burton en 2001. Sans compter la série TV U.S. de 1974 (14 épisodes), la série animée U.S. de 1975 (13 épisodes) et la série TV japonaise de 1987 (26 épisodes)...

"La Planète Des Singes - Les Origines" est donc le 7ème long-métrage basé sur le monde décrit par le roman du français Pierre Boulle paru en 1963. Mais il ne faut pas se laisser abuser par son titre (à mon avis mal adapté en français, comme souvent), car il ne s'agit pas d'un "prequel" des précédents films ! En effet, l'origine de la société simiesque que l'on pouvait voir dans les deux premiers films de 1968 et 1970 avait été brièvement racontée dans le troisième film "Les Evadés De La Planète Des Singes" (1971) et était largement montrée et expliquée dans le quatrième film "La Conquête De La Planète Des Singes" (1972). Quant au film de Tim Burton, l'origine de l'histoire était au cœur du scénario et se dévoilait vers la fin du métrage.

"La Planète Des Singes - Les Origines" doit donc être considéré comme un nouveau départ qui pourrait donner lieu à une nouvelle saga et qui n'a aucun lien avec tout ce qui avait été fait jusqu'ici. Alors, que vaut ce nouveau film que personne n'attendait au sein d'une saga qu'on ne pensait pas revoir sur grand écran ?


L'histoire : Will Rodman est un jeune scientifique déterminé à trouver un traitement contre la maladie d'Alzheimer. Pour cela, il teste des virus pouvant éradiquer la maladie sur des singes dans son laboratoire de San Francisco. Mais ses recherches vont avoir des conséquences inattendues...

Ce scénario est plutôt bien trouvé et constitue un point de départ bien ancré dans notre époque. En revanche, il s'éloigne énormément des considération humanistes, anti-ségrégationnistes et anti-nucléaires des films des années 60/70 qui étaient marqués par la Guerre Froide et les questions raciales. Malgré tout, cette nouvelle approche se révèle très efficace et l'histoire (bien que moins profonde sur les questions qu'elle soulève) s'enchaine très bien et tient le spectateur en haleine pendant 2 heures sans le moindre temps mort. On note tout de même pas mal de raccourcis un peu faciles (surtout dans le domaine scientifique) qui auraient tendance à décrédibiliser l'ensemble si on y réfléchissait trop, ainsi qu'un côté manichéen un peu trop présent, une tendance hollywoodienne qui rend souvent les films trop lisses à mon goût et qui prend un peu le spectateur pour un idiot naïf qui ne serait pas capable de comprendre qu'un personnage plutôt gentil ne pourrait pas devenir méchant sans croiser des gens très très méchants (ou très cons) dans sa vie.

Les fans de la première heure seront ravis d'apercevoir des références aux 5 vieux films "classiques" (surtout au 1er film en fait) tout au long du métrage sous la forme de noms, de situations et d'objets d'apparence anodine mais qui ont clairement été mis là pour rendre hommage au matériau d'origine.


Les personnages principaux sont brillamment interprétés par James Franco (déjà vu entre-autres dans la trilogie "Spider-Man") et la belle Freida Pinto (la révélation féminine de "Slumdog Millionnaire"). D'autres personnages secondaires tout aussi bien interprétés agrémentent le métrage mais à la moitié du film, les humains passent clairement au second plan et les singes en deviennent les principaux protagonistes.

Mention spéciale à l'acteur Andy Serkis qui prête ses mouvements et ses expressions particulièrement crédibles à César, le singe à l'origine de la révolution simiesque, dans des scènes qui se révèlent parfois très émouvantes. Andy Serkis une pointure dans ce domaine puisqu'il avait déjà interprété le singe géant dans le "King-Kong" de Peter Jackson, ainsi que le personnage de Gollum dans la trilogie du "Seigneur Des Anneaux" du même réalisateur. Aucun singe véritable n'a été utilisé pour le tournage du film et tout les animaux visibles à l'écran ont donc été modélisés et animés en images de synthèse. Les effets spéciaux sont de grande qualité et tous les singes sont extrêmement crédibles, aussi bien dans leur apparence que dans leurs mouvements. C'est la plus grande réussite du film et cela permet d'assister à des scènes dynamiques très impressionnantes qui auraient été impossibles à mettre en scène avec de vrais animaux et des décors réels.

Un dernier mot pour la musique du film qui a été composée par Patrick Doyle (qui s'était déjà occupé de "Thor" sorti plus tôt cette année) qui m'a semblé (une nouvelle fois) un peu pompée sur la musique de "The Dark Knight" composée par Hans Zimmer et James Newton-Howard. Mais elle accompagne bien les différentes scènes du film sans être trop pesante...



"La Planète Des Singes - Les Origines" est une bonne surprise, surtout pour un film qu'on n'attendait pas. Ses petits défauts et son manque de profondeur ne lui permettront sans doute pas de marquer l'histoire de la SF mais au moins le film tient ses promesses et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Une suite serait déjà envisagée et si jamais elle présente le même niveau de qualité, j'irai la voir avec plaisir...

6 août 2011

The Man Of Steel : première photo officielle du nouveau Superman au cinéma

Superman fera son retour sur grand écran en juin 2013 (aux USA), et non-pas en 2012 comme cela était annoncé jusqu'ici. Et pour la première fois depuis plus de 30 ans, ce nouveau film intitulé "The Man Of Steel" n'aura aucun lien avec le premier (et excellent) film "Superman" de Richard Donner sorti en 1978.

"The Man Of Steel" devrait nous proposer une vision inédite et originale (c'est ce qu'on nous promet en tout cas) des débuts de la carrière de l'homme d'acier. Et on est tentés d'y croire car ce sont des gens de qualité qui s'y collent : Christopher Nolan à la production (réalisateur, producteur et scénariste de "Batman Begins", "The Dark Knight" et "The Dark Knight Rises"), Jonathan Nolan et David S. Goyer au scénario (scénaristes de "Batman Begins", "The Dark Knight" et "The Dark Knight Rises") et mon chouchou Zack Snyder à la réalisation (réalisateur de "300", "Watchmen" et "Sucker Punch").

Avec Zack Snyder aux commandes, il ne faut certainement pas s'attendre à un traitement aussi réaliste que celui de Christopher Nolan pour Batman, mais en y réfléchissant un peu, est-il vraiment possible de traiter le personnage de Superman de façon réaliste ?

On ignore tout du scénario et de son orientation pour le moment. Il faut donc se contenter du casting pour se faire une première idée de l'aspect du film, à commencer par le rôle de Kal-El / Clark Kent / Superman qui sera donc interprété par l'anglais Henry Cavill (surtout connu pour son rôle de Charles Brandon dans la série TV "The Tudors") et dont une première photo officielle a été dévoilée il y a peu :

(cliquez sur l'image pour l'agrandir et apprécier les détails du costume)

Juste pour info (et pour les gros geeks) : à l'occasion du reboot des comic books consacrés à Superman à partir de septembre 2011 aux Etats-Unis, le costume de celui-ci va légèrement évoluer. Il aura un aspect un peu plus moderne, la ceinture n'est plus jaune et surtout il n'y aura plus le célèbre slip rouge porté par dessus les collants bleus comme on peut le voir sur cette illustration :


Les plus pointilleux auront noté que la première photo officielle du film "The Man Of Steel" ne permet pas de déterminer clairement si le slip rouge sera de la partie ou si c'est le costume "moderne" de Superman qu'on pourra voir sur grand écran. Et ça a l'air d'un détail comme ça, mais c'est une information absolument essentielle pour tous les fans...

Mais bref, revenons au reste du casting car c'est également assez impressionnant et surprenant (surtout pour les rôles masculins):

- Les parents biologiques de Kal-El, c'est à dire Jor-El et Lara Lor-Van, qui placent leur fils dans une capsule à destination de la Terre avant la destruction inéluctable de leur planète Krypton seront respectivement interprétés par Russell Crowe ("Gladiator") et Julia Ormond.

- Les parents adoptifs de Clark Kent, à savoir Jonathan et Martha Kent, qui recueillent le jeune exilé extra-terrestre dans leur ferme à Smallville avant que celui-ci ne soit assez grand pour aller travailler à Metropolis seront interprétés par Kevin Costner ("Danse Avec Les Loups") et Diane Lane.

- Une fois embauché comme reporter au journal "The Daily Planet", Clark Kent fera la connaissance de son patron et rédacteur en chef Perry White qui sera interprété pour la toute première fois par un acteur afro-américain (c'est à la mode) puisqu'il s'agira de Laurence Fishburne (célèbre pour le rôle de Morpheus dans la trilogie "Matrix").

- Au sein du même journal, Clark Kent fera également la connaissance de son grand amour Lois Lane, et elle sera interprétée par la pétillante Amy Adams (déjà aperçue dans "Arrête-Moi Si Tu Peux", "Il Etait Une Fois" ou "La Nuit Au Musée 2") qui va malheureusement devoir faire disparaître sa chevelure rousse au profit d'une teinture beaucoup plus sombre pour les besoins du rôle.

- Les méchants du film, en tout cas certains d'entre-eux puisqu'on n'a pas encore entendu parler d'une éventuelle présence de Lex Luthor, sont déjà connus et il s'agira du Général Zod et de la terrifiante Faora, deux survivants de la planète Krypton, qui viendront donner du fil à retordre à Superman sous les traits de Michael Shannon (vu dans "Les Noces Rebelles" ou dans la série "Boardwalk Empire") et Antje Traue (une allemande à la beauté glaciale déjà vue dans le très bon "Pandorum"). Notez que le Général Zod était déjà le grand méchant du film "Superman II" (1980) et que sa compatriote Ursa était un personnage créé pour l'occasion mais qui s'inspirait fortement du personnage de Faora.

(Antje Traue, Henry Cavill, Michael Shannon, Amy Adams, Diane Lane, Julia Ormond, Kevin Costner et Russell Crowe)

- Christopher Meloni, l'inspecteur Elliot Stabler de la série "New-York - Unité Spéciale", a également rejoint le casting du film il y a peu dans le but d'interpréter un certain Colonel Hardy dont on ignore tout à l'heure actuelle.

Voilà, c'est à priori tout ce qu'on sait pour le moment sur le film "The Man Of Steel" mais c'est déjà plutôt excitant ! Qu'en pensez-vous ?

PS : si vous voulez en savoir plus ou même tout savoir sur les films consacrés à Superman sortis jusqu'à aujourd'hui, permettez-moi de vous conseiller la lecture de cet article consacré au premier film de 1978. Un article consacré au second film devrait être publié d'ici quelques temps et les autres films seront également traités dans un futur proche...

4 août 2011

Critique ciné : Super 8

Dès le premier teaser, ça avait l'air alléchant, violent, sombre et bien mystérieux. Et dès la première véritable bande-annonce, on découvrait un univers rappelant furieusement le bon vieux cinéma de Steven Spielberg (qui est producteur de "Super 8"). Donc jusque-là, c'était plutôt cool, surtout pour quelqu'un (comme moi) qui place un film comme "Rencontres Du Troisième Type" (1977) au panthéon de sa vidéothèque personnelle.

Mais lorsque le cinéma de Spielberg est tellement mis en avant (sur les affiches) qu'il en devient un argument marketing, là ça commence à me gêner. Est-ce que J.J. Abrams ("Alias", "Lost", "Fringe", "Mission Impossible III", "Star Trek") se serait contenté de pomper tonton Steven (façon de parler) pour faire son nouveau film, ou est-ce qu'il s'agit simplement d'un hommage appuyé à l'homme qui a révolutionné le cinéma de fiction dans les années 70/80 mais avec un traitement digne du XXIème siècle ? Voilà la question que je me posais en entrant dans la salle...

("Tout va changer" : la phrase d'accroche la plus vide de sens de toute l'histoire du marketing ciné)

L'histoire : en 1979 dans une petite ville de l'Ohio, une bande de jeunes cinéastes amateurs occupe son été en réalisant un film de zombies à l'aide d'une caméra Super 8. Durant le tournage d'une scène, ils vont être témoins du déraillement spectaculaire d'un train militaire dont le contenu avait certainement plus d'importance que ce que laissent penser les déclarations évasives de l'armée...

OK, crevons l'abcès tout de suite : "Super 8" risque de décevoir en masse les spectateurs qui avaient été accrochés par le premier teaser. Même si le métrage s'articule autour de ce qui était dans le train et des conséquences de sa libération, ce n'est pas vraiment cette histoire-là qui est au cœur du film ! La véritable histoire est celle d'une bande de gamins confrontée à des événements extraordinaires, mais aussi à des difficultés assez ordinaires quand on a moins de 15 ans et qu'on habite une petite bourgade du Middle-West des Etats-Unis à la fin des années 70.

(C'est à moi que tu parles, zombie ?)

Ceux qui attendaient un gros film de SF conspirationniste original et inédit risquent donc de s'ennuyer pendant près de 2 heures en assistant aux tribulations d'une bande de mômes. Mais les "mômes" en question sont plutôt attachants et j'ai personnellement passé un très bon moment en leur compagnie ! Les deux principaux protagonistes (visibles sur l'affiche ci-dessus) interprétés par Joel Courtney (le petit Joe) et Elle Fanning (la petite Alice) sont particulièrement convaincants et leurs petites bouilles ne devraient laisser personne de marbre. Les autres gamins sont tout aussi sympathiques et on retient vite le caractère de chacun, particulièrement celui qui vomit n'importe-quand ou celui dont le seul intérêt dans la vie se résume à mettre le feu à tout ce qui ressemble à un feu d'artifice ou un pétard...

On ne peut pas en dire autant des adultes ! Ceux-ci sont pourtant très bien interprétés (dont un par le sympathique Kyle Chandler) mais force est de constater qu'ils ne servent quasiment à rien. Leurs "histoires de grands" apportent peut-être un peu d'émotion à certains passages du film mais dans l'ensemble s'ils n'étaient pas là ça ne changerait pas grand-chose au scénario. Dommage, du coup ça fait un peu remplissage pour rien...

(Tout ce qui est petit est mignon, tout ce qui est grand est inutile !)

Le scénario est d'ailleurs loin d'être irréprochable. Là où on était en droit d'attendre quelque-chose d'incroyablement original de la part de J.J. Abrams, on n'a finalement droit qu'à une enfilade de grosses ficelles, de clichés du genre et même de situations qui frisent le ridicule absolu vers la toute fin du film, sans mentionner quelques sous-intrigues à la limite de l'inutile. Quel dommage ! Heureusement que la pilule passe grâce à la sympathique bande de copains...

L'aspect "fin des années 70" est très bien rendu par le biais de tout un tas de costumes et d'accessoires d'époque. Quant aux effets spéciaux, ils sont de très bonne qualité mais ils sont loin d'être omniprésents, ce qui est un peu bizarre pour ce genre de film. A part la scène du déraillement du train, il n'y a finalement pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent au niveau "grand spectacle". Et à bien y réfléchir, elle est vraiment très impressionnante cette scène, à la limite du "too much" quand on sait à quelle vitesse roulent les trains de marchandises aux Etats-Unis... Mais bon, au moins on en prend plein les mirettes à ce moment-là !



"Super 8" n'est donc clairement pas le blockbuster SF à grand spectacle qu'on attendait ! Mais il reste tout de même un très bon divertissement porté par de jeunes acteurs talentueux et touchants ainsi que par une mise en scène soignée. Le scénario n'est ni surprenant ni passionnant, mais il est juste suffisant pour passer un bon moment. Les références à "Rencontres Du Troisième Type", "E.T." et "Les Goonies" (film produit et écrit par Spielberg) sont flagrantes mais on ne s'approche jamais du génie de ces films-là. Ça rappelle aussi parfois "Cloverfield" réalisé par Matt Reeves (ami d'enfance de J.J. Abrams) qui a lui aussi fait ses débuts d'amateur grâce au format Super 8, tout comme J.J. Abrams et Steven Spielberg qui ont d'ailleurs voulu rendre hommage à ce format grâce à ce sympathique film que je reverrai avec plaisir...

En conclusion, revenons sur cette histoire de cinéma de Spielberg : pour moi, avec "Super 8", J.J. Abrams a réalisé un film pop-corn typique des années 70/80 où on promet beaucoup et on montre finalement assez peu. Ça a déjà été fait 793 459 fois par des tas de gens, ça s'appelle le cinéma de série B (voire parfois de série Z quand le résultat est vraiment ridicule) et la seule différence c'est qu'ici ça a été fait avec de très gros moyens hollywoodiens.
Et c'est là que je ne suis pas du tout d'accord avec la campagne marketing de "Super 8" ! Car ce qu'a fait Steven Spielberg dans les années 70/80, c'était de prendre des concepts dignes de série B et d'en faire de grands spectacles où il se donnait les moyens de mettre en scène ce qu'on ne voyait jamais dans les films à petit budget. Ça a donné des chef-d'œuvres comme "Les Dents De La Mer", "Rencontres Du Troisième Type", "E.T." ou la trilogie "Indiana Jones" (oui, c'est une trilogie, il n'y a jamais eu de 4ème film !).

"Super 8" est donc l'antithèse de ces bons vieux film : c'est un blockbuster hollywoodien qui accouche d'une (bonne) série B tandis que tonton Spielberg avait fait exactement l'inverse !

1 août 2011

Telekom 09 : Les réseaux sociaux c'est le mal !

Après plus d'un mois d'absence, le podcast Telekom est de retour avec des tas de news et de sujets de discussion :

Un Telekom qui revient aux sources avec l’équipe au complet. Kirby accompagné de ses trois chroniqueurs Thomas, Draven et Stetson. Ensemble, ils reviennent sur ce qui a fait l’actualité des deux dernières semaines (ici 4, étant donné l’épisode spécial de la semaine dernière)

Au programme, peu de news consistantes mais tout un tas de sujets très variés sur lesquels il nous fallait revenir :

- Google +
- Google VS La presse belge
- Le marché de la télédistribution belge ouvert
- Et un bon gros paquet de news en vrac!


Cliquez sur l'image ci-dessous pour écouter/télécharger l'émission :


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Bonne écoute !