28 février 2011

Critique ciné : True Grit

Je suis loin d'être un expert en westerns, non-pas que ce soit un style que je n'aime pas, c'est tout simplement que je n'en ai pas vu énormément dans ma vie. Mais avec "True Grit" qui réunit les frangins réalisateurs Joel et Ethan Coen ainsi que Jeff Bridges pour la première fois depuis le cultissime "The Big Lebowski" de 1998, j'ai trouvé une bonne raison d'aller en voir un sur grand écran !


Bon, l'ambiance est quand-même beaucoup moins axée sur la déconnade et la bêtise humaine que dans "The Big Lebowski" puisqu'on est ici en 1870 et qu'il est ici question d'une jeune fille de 14 ans qui veut retrouver l'assassin de son père en engageant un U.S. marshal qui a la réputation de s'encombrer d'assez peu de bonnes manières, de bonne humeur et de chances de survie pour l'homme recherché.

La première chose qui saute aux yeux dans le film c'est la force de caractère de la jeune Mattie Ross (interprétée par Hailee Steinfeld qui aurait bien mérité son Oscar pour ce rôle). Là où il aurait été facile de mettre une fillette qui aurait vite tapé sur les nerfs des protagonistes et des spectateurs, les frères Coen nous proposent une jeune fille dont la ténacité est véritablement impressionnante, à tel point qu'on se demande si le titre "True Grit" (grit = détermination, courage) s'adresse au marshal Cogburn ou à cette incroyable adolescente qui ferait presque de l'ombre aux plus charismatique des cowboys.

Mais cela ne signifie pas que les autres personnages sont complètement transparents puisque le marshal Rooster Cogburn (Jeff Bridges, à des années lumière de son rôle dans "Tron : L'Héritage") est également un protagoniste haut en couleurs. Rarement bien luné, toujours grognon et aux manières plutôt rudes, il forme un duo improbable mais réjouissant avec la jeune Mattie Ross.

Matt Damon et Josh Brolin en revanche, pâtissent un peu du charisme des deux personnages principaux mais leurs interprétations sont convaincantes et leurs personnages sont bien écrits.



Au final, c'est un film très sympathique et vraiment réussi où on sourit, on vibre et on voyage dans de beaux décors qui évitent les clichés de type carte postale (le film se déroule en hiver), pour un résultat authentique ! Un très chouette western donc, malgré une petite baisse de régime à la toute fin...

23 février 2011

3ème trailer de "Sucker Punch" : ça va chauffer !

Après une seconde bande-annonce qui tentait de nous exposer le scénario (qui s'annonce tout de même assez tordu) de ce futur film 100% Zack Snyder (production, réalisation, scénario), un troisième trailer vient de faire son apparition et celui-ci met l'accent sur l'action, l'action, l'action et l'action (comme ça, y a pas besoin de sous-titres) :



Amateurs d'écolières qui défoncent des soldats germaniques, des samouraïs géants amateurs de gros calibres, des dragons et des armées de robots (qui nous foutront quand-même sur la gueule un jour), rendez-vous le 30 mars 2011 dans les salles obscures !

Pour rappel, "Sucker Punch" nous permettra de suivre un groupe de jeunes filles qui tenteront d'échapper au quotidien sordide de l'institution psychiatrique qui les retient prisonnières.


Et rendez-vous également sur ce blog fin mars pour une critique ciné qui débordera d'objectivité. Enfin, autant que possible...

22 février 2011

Undergeek (documentaire sur les jeux-vidéo)

Le site Pianitza And Co. a pour but de proposer des films documentaires sur la culture alternative. Qu'est-ce que la culture alternative ? Ils la définissent très simplement :

La culture alternative en opposition à la contreculture ne cherche pas à entrer en conflit avec la culture établie mais plutôt à la détourner vers des buts moins institutionnels ou marchands.

Fatigués par la subjectivité et le sensationnalisme des médias télévisuels, nous laissons la parole à ceux qui connaissent le mieux leurs sujets : les interviewés.

Nous espérons que nos vidéos vous feront découvrir une culture soi-disant "marginale" et qu'elles vous aideront à vous forger votre propre opinion.


Et dans leur dernier documentaire en date, ils ont décidé de s'intéresser aux geeks, et plus particulièrement aux fans français de jeux vidéos (récents ou anciens) qui partagent leur passion via des sites internet, des blogs ou des vidéos, qu'ils soient professionnels ou amateurs.



Alors c'est sûr que ce documentaire ne va pas faire exploser votre culture vidéoludique, que tout ce qui est dit n'est pas forcément parole d'évangile et qu'à un moment ça tourne un peu au "c'était mieux avant" mais au moins c'est l'occasion de retrouver des gens que j'aime beaucoup comme Gameblog (avec Cyril Drevet, l'un des héros de mon adolescence), Le Joueur Du Grenier ou encore Press Start Button, et d'entendre ce qu'ils pensent vraiment de l'industrie des jeux-vidéo.

19 février 2011

Critique ciné : Black Swan

A priori, un film sur le milieu de la danse classique avec Natalie Portman dans le rôle titre, une actrice que je trouve généralement assez jolie mais aussi très lisse dans ses interprétations, ce n'est pas le genre de projet qui me donne envie d'aller m'enfermer dans une salle obscure pendant moins de deux heures...

Mais quand il s'agit de Darren Aronofsky à la réalisation, ça change tout ! Je dois dire que j'apprécie fortement le cinéma décalé de cet homme qui m'a déboussolé avec "Pi" (1998), choqué avec "Requiem For A Dream" (2000), profondément emmerdé avec "The Fountain" (2006) et ému avec "The Wrestler" (2009).


(l'affiche ci-dessus est quand-même beaucoup plus flippante et proche du film que l'affiche française)

Il est donc ici question d'une danseuse talentueuse mais fragile et perfectionniste qui rêve d'interpréter le rôle titre du célèbre ballet "Le Lac Des Cygnes". Mais son environnement, son caractère et la pression engendrés par une telle position pourraient bien avoir raison de son équilibre mental...

Autant le dire tout de suite : Natalie Portman est parfaite dans le rôle de Nina Sayers ! Son côté lisse et toute en retenue convient idéalement à cette jeune danseuse qui se trouve avoir exactement les mêmes défauts. Les détracteurs de Natalie Portman seront donc à la fois confortés et impressionnés par cette justesse de ton, mais également surpris de temps à autre lors de la progression du film, avec pour finir un final paroxystique qui ne peut que convaincre du grand talent d'une actrice plus polyvalente qu'on ne l'aurait cru, avec un côté sombre réellement inquiétant.

Dans sa forme, le film partage beaucoup de points communs avec "The Wrestler". On retrouve la même image brute, le même personnage principal habité par ce qu'il fait, les mêmes corps torturés et surtout le même point de vue (derrière l'épaule du protagoniste central ou en gros plan sur les visages). Du coup, encore une fois, on ne se contente pas de regarder l'héroïne. On voit ce qu'elle voit, on sent ce qu'elle sent, on vit ce qu'elle vit ! Et c'est encore une fois à cette narration particulièrement immersive qu'on doit une très grande partie de la réussite du film.

Mais là où "The Wrestler" pouvait presque s'apparenter à un documentaire, on sent que l'univers de "Black Swan" est nettement plus travaillé car on réalise rapidement que l'histoire du ballet "Le Lac Des Cygnes" s'immisce dans la vie réelle des protagonistes. Cela passe par des situations, des décors et des costumes extrêmement bien choisis et qui s'intègrent bien dans la réalité brute du film. Mention spéciale à la quasi-omniprésence de miroirs dans les décors (un lien avec la personnalité de l'héroïne, non sans blague ?), ça doit être un cauchemar de filmer dans ces conditions, même si quelques effets spéciaux discrets permettent parfois quelques plans normalement impossibles.



Malgré l'intensité générale du film, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Peut-être est-ce dû à l'univers "classique" qui ne me parle pas trop, je ne sais pas... J'ai même failli m'ennuyer pendant certains passages mais une chose est sûre : rien que pour la tension et les frissons ressentis lors des scènes finales, ce film vaut largement le déplacement ! Mais je dois avouer qu'en ce qui concerne l'équilibre général du métrage et l'originalité du récit, j'ai largement préféré "The Wrestler", et pas seulement parce-que j'ai regardé 1000 fois plus de catch à la TV que de danse classique...

Et puis ça fait toujours plaisir de (re)voir Winona Ryder sur grand écran. D'ailleurs il faudra peut-être un jour que je dise à la fille de mon bureau de poste local qu'elle lui ressemble en plus jeune, mais je m'égare...

Au fait, si vous aussi vous avez reconnu la place et la fontaine du Lincoln Center qui abrite le New-York City Ballet (visible dans le trailer ci-dessus à la 23ème seconde) comme étant le lieu où le professeur Venkman expose ses théories à Dana Barrett tout en traitant l'un des plus grands musiciens du monde de "coincé", c'est que vous avez sûrement regardé le film "S.O.S. Fantômes" (1984) autant que moi : c'est-à-dire beaucoup trop !

Ah, et si vous êtes fan de l'excellent thriller d'animation "Perfect Blue" (qu'il faudrait vraiment que je revoie) du regretté Satoshi Kon, il paraît qu'il y a plein de points communs avec "Black Swan"...

Bon allez, vivement le prochain film de Darren Aronofsky qui va cette fois s'attaquer au plus célèbre des X-Men dans "The Wolverine" avec un Hugh Jackman plus gonflé que jamais et une franchise qui a bien besoin d'originalité et de sang neuf !

15 février 2011

Un jour, les robots nous foutront sur la gueule ! (2)

Après les mains robotiques indestructibles, imaginez...

Imaginez un réseau mondial où les robots peuvent se connecter pour dialoguer, pour échanger des données, pour apprendre, pour évoluer, pour nous foutre sur la gueule !

Dans la fiction, ce réseau se nomme Skynet et si vous avez vu les films (comment ça, lesquels ?) vous savez que ça se termine plutôt mal pour le genre humain.

Dans la réalité, ce réseau vient d'être lancé par l'Institut Fédéral Suisse de Technologie de Zürich (ETHZ), il est entièrement financé par l'Union Européenne et il se nomme RoboEarth !


Donc ça y est, les robots ont leur propre réseau internet, parallèle au nôtre, qui leur permet de se concerter, d'échafauder des plans machiavéliques, de se moquer de nous, de devenir le premier maillon de la chaîne alimentaire !
Oui je sais, c'est pas logique, les robots ne mangent pas... ou alors pas encore !


La seule chose qui manque encore pour que tout ça s'emballe, c'est un language commun pour que ces satanées boites ferraille se comprennent...
Quoi ? Ça aussi c'est prévu ? Bon ben on est foutus...

En attendant, pas de panique, pour l'instant ça ne leur sert qu'à nous apporter du jus d'orange au lit. Comme c'est gentil !



Mais après ?

Au fait, je me demande, est-ce que l'internet des robots sera également pourri par du language sms, des trolls, des lolbots, des émoticones, etc... ?
Si oui, on a peut-être une chance de survie !
Mais j'en doute...

11 février 2011

Critique ciné : Tron L'Héritage

Si on m'avait dit il y a encore 3 ou 4 ans que je verrais du "Tron" partout dans les rues et sur les bus, dans les magasins de CD, dans les rayons jouets ou encore sur internet, je n'en aurais pas cru un mot !
"Tron" faisait partie de ces petits secrets de geek, ces films totalement cultes pour nous mais dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler...
Et là, 29 ans après un premier film (trop en avance sur son temps) qui avait été un échec cuisant pour Disney, voici débouler une suite qu'on n'attendait pas mais qui a immédiatement suscité un grand intérêt : "Tron - L'Héritage"


Pourquoi les fans de la première heure ont-ils immédiatement été séduits ? Car dès les premiers teasers, Disney a clairement communiqué sur la continuité avec le matériau d'origine (l'univers virtuel, les combinaisons lumineuses, les motos, etc...) avec une mise-à-jour (mais pas une trahison) tout à fait appréciable du design général.

Et le sentiment est le même à la vision du métrage complet : les références au film de 1982 sont nombreuses (des noms, des lieux, des situations) et même si elles ne trouvent pas toutes un intérêt dans le scénario, elles auront au moins l'avantage de faire plaisir au fan (sans qui "Tron" aurait disparu des mémoires depuis bien longtemps).

Pour autant, les nouveaux venus dans "la grille" ne seront pas perdus car on suit le déroulement des évènements du point de vue d'un nouveau personnage qui a lui-même tout à apprendre de cet environnement inédit.


Ce personnage, c'est Sam Flynn, le fils du légendaire concepteur Kevin Flynn. Je tiens d'ailleurs à signaler que j'ai particulièrement apprécié le fait que ce protagoniste principal ne soit pas un teenager écervelé (mais qui finit par trouver sa voie) comme on en voit tant dans les films destinés au public jeune et à fort potentiel de merchandising. Ici, le héros est un pré-trentenaire qui, même s'il a tout à apprendre et commet parfois des erreurs, a le bon goût d'être plutôt posé et de ne pas taper sur les nerfs des spectateurs de plus de 16 ans.

Mais malgré l'apparition de Sam Flynn, c'est bien Kevin Flynn (Jeff Bridges) qui reste au cœur des enjeux de ce nouveau film de la franchise "Tron" !


Ce programmeur et visionnaire de génie, accro à la perfection et post-hippie ne manquera pas de nous rappeler Steve Jobs (co-fondateur et président d'Apple) tandis que son côté promoteur du logiciel libre évoquera peut-être également Linus Torvalds (créateur du système Linux). Côté références, Microsoft n'est pas en reste puisqu'on reconnaîtra éventuellement le côté obscur du passé de cette compagnie dans la gestion de la société fictive Encom, qui était le point de départ des aventures de 1982.

Je craignais d'ailleurs que l'aspect "informatique pure" soit plus absent de ce nouveau film afin de ne pas trop effrayer le grand public, mais finalement ça peut aller, ça reste reste relativement présent sans toutefois atteindre le niveau de technicité (de complexité ?) de la trilogie Matrix.

N'oublions pas la jolie Quorra (Olivia Wylde), un nouveau personnage féminin qui réussit facilement à capter notre attention pour nous guider dans "la grille" car il est difficile de lui résister, à la fois à cause de son charme évident mais aussi pour ses capacités physiques impressionnantes.


Même si je suis persuadé que le potentiel de ce personnage est énorme et qu'il aurait mérité d'être beaucoup plus approfondi, Quorra apporte une dimension humaine (bien qu'elle n'en soit pas une) et de la profondeur à la thématique du film qui justifient sa présence, bien au delà d'une simple potiche créée pour appâter le chaland.

Pour finir ce tour d'horizon des personnages majeurs, il est impossible de ne pas aborder le maléfique Clu !


Déjà (brièvement) présent dans le film de 1982, je me demandais vraiment comment il allait être réintégré à cette nouvelle histoire. Finalement, la réponse arrive dès les premières minutes du film et c'est suffisamment simple pour être convaincant.

Mais ce qui marque immédiatement avec Clu, c'est forcément le fait qu'il s'agit d'un personnage au visage entièrement virtuel, puisqu'il s'agit d'une modélisation du visage de Kevin Flynn lorsqu'il était jeune. Si la texture du visage est extrêmement convaincante (voire même bluffante dans certains plans), l'animation du visage garde en revanche toujours un côté artificiel. En résumé : c'est voyant mais ce n'est pas choquant, et je suis sûr que cette technologie (déjà relativement impressionnante) continuera d'évoluer pour atteindre des résultats plus crédibles.

Techniquement d'ailleurs, le film ne propose rien d'aussi révolutionnaire que la trilogie Matrix à son époque, mais les scènes d'actions sont tout de même nombreuses et d'une grande richesse, tout en restant lisibles (une qualité de plus en plus rare).

Le design général du film est somptueux, et comme je le disais en début d'article il s'agit essentiellement d'une mise-à-jour du design original avec des textures plus modernes (mention spéciale pour les combinaisons en latex ou vinyle moulant) et des lumières omniprésentes du plus bel effet qui respectent bien le code de couleurs du film d'origine (un bleu devenu blanc/bleuté pour les gentils et un rouge devenu orangé pour les vilains). Je crois également avoir reconnu quelques références visuelles qui rappellent les films "2001 : L'Odyssée De L'Espace" (1968) et "Blade Runner" (1982), et ce sont des références que j'apprécie particulièrement.

Comme en 1982, les véhicules font partie des éléments visuels les plus marquants et ce sont encore une fois les splendides motos que l'on retiendra certainement le plus.


Les jeux sont donc toujours au cœur des activités de "la grille" et le plus populaire d'entre-eux reste évidemment le "Cycle Lumineux" qui avait tant marqué les esprits en 1982. Moi-même, j'ai toujours veillé à avoir un jeu vidéo similaire au "Cycle Lumineux" sur mon Mac depuis 10 ans, et j'en ai même une version simplifiée sur mon vieux téléphone Nokia... On a donc logiquement droit à une séquence très réussie de ce jeu qui a subi une évolution au même titre que le reste de l'univers.

Un mot d'ailleurs sur les jeux vidéos officiels inspirés de ce nouveau film (sur PS3, Wii, PSP et DS) : au mieux ils sont très moyens, au pire ils sont carrément minables. Quel gâchis !

Allez, on se rapproche de la fin de cette longue critique avec le point qui semble ne pas faire l'unanimité : le scénario ! Depuis que le film est sorti aux Etats-Unis (il y a près de 2 mois) j'entendais dire que le scénario était trop léger et cela m'effrayait beaucoup. Pourtant, même s'il est vrai que beaucoup d'aspects mériteraient d'être beaucoup plus approfondis, l'histoire est suffisante pour maintenir le spectateur en haleine jusqu'au bout. Elle est peut-être un poil légère, certes, mais elle n'est pas anecdotique et regorge tout de même de moments forts et de quelques petits rebondissements. Un seul point très précis m'a vraiment déplu (ou plutôt manqué pour être exact) mais il m'est impossible d'en parler sans spoiler donc je m'abstiendrai.



Pour finir, un mot tout de même sur la bande-originale composée et jouée par les Daft Punk. N'étant pas un grand fan de musique électronique en général (bien que Daft Punk soit l'un des très rares groupes que j'écoute parfois dans ce genre) et étant de toute façon complètement séduit par cette suite d'un de mes films cultes, je n'ai pas vraiment prêté attention à la campagne marketing qui a précédé la sortie du film. Mais je dois avouer que la musique est aussi l'un des grandes réussites de ce métrage et que la bande-originale composée par le célèbre duo français réussit le double exploit de s'inscrire dans la continuité des sonorités du film d'origine tout en étant facilement identifiable comme du Daft Punk pur jus (sans parler d'une référence certainement volontaire au thème de fin du film "Blade Runner" de 1982).
En même temps, j'ai toujours pensé que la musique de Daft Punk s'était régulièrement inspirée du "Tron" de 1982, c'est donc un juste retour des choses ! Et quand je sors de la salle en sifflotant le thème principal du film, c'est plutôt bon signe...

Qu'on se le dise, vu les moyens que s'est donné Disney pour réaliser et promouvoir ce film, la franchise "Tron" est en passe de devenir une licence majeure des années à venir. Perso, j'ai passé un moment magnifique et intense à visionner cette suite, mon petit cœur de fan a régulièrement été titillé et j'ai frissonné en suivant les nouvelles aventures des personnages. Donc si la franchise continue sur cette voie (de qualité), je dis oui !

D'autant qu'une série animée et un troisième film sont déjà en préparation... ce sera l'occasion d'approfondir tout ce qui n'est que survolé dans le film !

Allez en attendant, je retourne le voir dans quelques jours, mais en 3D cette fois ! Car dans ce (rare) cas, je pense que c'est justifié...

9 février 2011

Festival de Gérardmer 2011 (films en compétition 2/2)

Suite et fin de cette série d'articles consacrés aux films vus à Gérardmer avec trois films (dont deux primés) :

"Devil"
(USA - John Erick Dowdle)
Sortie dans les salles françaises le 20 avril 2011


Ce film, produit par le réalisateur M. Night Shyamalan ("Sixième Sens", "Incassable", "Signes", "Le Village") est en fait le premier d'une série de 3 histoires fantastiques écrites par Shyamalan lui-même, histoires qui feront intervenir le surnaturel en milieu urbain.

Ce premier épisode de "The Night Chronicles" nous montre donc 5 personnes piégées dans un ascenseur en panne. Or, il s'avère que l'un de ces 5 protagonistes est le diable en personne, ce qui n'augure rien de bon pour les autres...



Comme souvent avec Shyamalan, la réussite du film dépend directement de l'adhésion du spectateur. Si on prend tout ce qui nous est dit pour argent comptant, on se laisse porter par l'histoire et les personnages et on est tenu en haleine jusqu'à la fin (ça a été mon cas). En revanche, si on est imperméable au concept de départ, on risque fort de s'ennuyer de bout en bout.

Personnellement, j'ai vraiment bien accroché et j'ai passé un bon moment à tenter de démêler les identités de chacun. Ce n'est pas le thriller du siècle mais c'est suffisamment bien ficelé et bien mis en scène pour qu'on retienne son souffle quelques temps.

Sympa ! Vivement le second film de la série...

"The Loved Ones"
(Australie - Sean Byrne)
Prix 2011 du jury
 Prix 2011 du jury SyFy


La jeune Lola aimerait se rendre au bal de fin d'année avec Brent, or celui-ci décline l'invitation car il y va avec sa petite amie Holly. Mais Lola n'a pas l'habitude qu'on lui dise non...



Celui-là je l'ai beaucoup aimé ! Et pas seulement parce-qu'une famille déjantée reçoit à dîner un invité à qui on n'a pas demandé son avis, ce qui me rappelle immanquablement le génialissime "Massacre A La Tronçonneuse" (1974) qui reste pour moi le summum de l'horreur sur grand écran !

Dans "The Loved Ones", on trouve plusieurs genres cinématographiques qui se côtoient car on assiste tour à tour à de l'horreur, de la comédie, du drame, de la folie et le tout se mélange habilement (mais bizarrement) pour un résultat qui tient très bien la route !

Comme je le disais plus haut, ce film emprunte beaucoup d'éléments à pas mal de classiques du genre, donc ce n'est pas l'originalité qui est le principal atout de ce film. Mais on ne s'ennuie pas et tout se mêle d'une façon tellement étrange qu'on reste absorbé jusqu'au bout.

Mention spéciale à l'actrice qui interprète Lola car elle est vraiment habitée par son rôle !

"J'ai Rencontré Le Diable"
Titre original : "I Saw The Devil"
(Corée Du Sud - Kim Jee Woon)
Prix 2011 de la critique
Prix 2011 du jury jeunes de la région Lorraine
Prix 2011 du public
Sortie dans les salles françaises le 6 juillet 2011


Un agent secret mêne l'enquête pour retrouver le tueur en série qui a massacré sa fiancée...



Comme on peut s'en douter, l'enquête ne dure qu'un temps et le film tourne rapidement à la quête vengeresse ultra-violente. On en arrive même à se demander qui est le plus sadique des deux, entre le psychopathe déjanté et l'agent secret froid et impitoyable. Ce qui est sûr, c'est que les deux vont très loin dans leur délires respectifs. Et peut-être même trop loin car cette chasse à l'homme d'un genre assez particulier finit par devenir répétitive et même légèrement lassante (en plus de ne pas être très crédible).

Dans ce film qui dure plus de 2H20, j'ai commencé à décrocher dès la fin de l'enquête, c'est à dire au bout d'une grosse demi-heure. Les longueurs sont nombreuses et seules les scènes de violence qui vont toujours plus loin (et qui reviennent toutes les 20 ou 30 minutes) ont réussi à me maintenir éveillé.

Mais c'est surtout la relative absurdité de l'ensemble qui m'a déplu ici (il y a tout de même quelques incohérences assez énormes) et malgré la grande qualité du jeu des deux acteurs, j'ai vraiment été soulagé lorsque le film s'est terminé.

Dommage car il aurait été plus intéressant d'approfondir un peu la psychologie des personnages au lieu d'enchaîner les scènes sanglantes...

7 février 2011

Les bande-annonces du Super Bowl XLV

Chaque début d'année, la finale du Super Bowl aux U.S.A. est l'occasion de voir des publicités uniques et spécialement préparées pour l'occasion. Et parmi ces publicités, il y a toujours quelques trailers pour des films qui se dévoilent parfois pour la toute première fois.

La nuit dernière, ce sont les premières images du futur film Marvel "Captain America - The First Avenger" qui étaient particulièrement attendues mais ça a également été l'occasion de voir de vraies images de "Super 8" et "Transformers 3 : Dark Of The Moon".









Sinon, on a également pu voir de nouvelles images de "Cowboys & Aliens" ("Cowboys & Envahisseurs" en VF), "Thor", "Pirates Of The Caribbean : On Stranger Tides" ("Pirates Des Caraïbes : La Fontaine De Jouvence" en VF) et "Battle : Los Angeles" ("World Invasion : Battle Los Angeles" en VF, bien que ça sonne plus anglais que le titre original) :







6 février 2011

Festival de Gérardmer 2011 (films divers)

Le festival du film fantastique de Gérardmer, c'est aussi l'occasion de voir quelques films hors compétition, rétrospectives, inédits vidéo ou documentaires ayant un lien avec le film fantastique, d'horreur ou tout simplement la thématique du festival (cette année : schyzophrénie, paranoïa et claustrophobie) :

"American Grindhouse"
(Documentaire - USA - Elijah Drenner)


Savez-vous ce qu'est le cinéma d'exploitation ? Il est clair que cette dénomination n'est certainement pas très parlante pour le public européen mais pourtant elle a atteint un statut culte outre-atlantique et si vous êtes familiers de la musique et des vidéo-clips de Rob Zombie, vous devez commencer à comprendre de quoi il s'agit.

Peut-être un peu plus connus du grand public, les récents films "Boulevard De La Mort" (Quentin Tarantino - 2007), "Planète Terreur" (Robert Rodriguez - 2007), "Black Dynamite" (2009 - Scott Sanders) et "Machete" (2010 - Robert Rodriguez) ou encore le jeu vidéo "The House Of The Dead - Overkill" (2009 - Nintendo Wii) sont tous des hommages vibrants au cinéma d'exploitation tel qu'il était diffusé aux USA lors de son âge d'or (années 60/70) en double-séances dans des cinémas spécialisés (surnommés "grindhouse").

Le principe du cinéma d'exploitation est simple : on prend un sujet (de préférence légèrement amoral ou carrément choquant) et on l'exploite à fond (logique, non ?) sans vraiment se soucier de la qualité du scénario, des acteurs ou des effets spéciaux. C'est l'histoire de ce mouvement aux sous-genres multiples et surprenants (allant du "beach movie" au "nazisploitation", en passant par divers films d'horreur, de monstres, de cannibalisme, de zombies, d'extra-terrestres, de kung-fu, de polars afro-américains, de torture, etc... sans oublier les héroïnes aux poitrines disproportionnées du célèbre Russ Meyer) que nous propose ce documentaire passionnant.



Ce qui est intéressant avec le cinéma "grindhouse", c'est qu'il a certainement été à l'origine des campagnes marketing qui promettaient de voir des choses atroces ou des sujets tabous alors que les films eux-même étaient de piètre qualité, un peu comme le célèbre cirque "Barnum" (dont il est le digne successeur) au début du 20ème siècle ! On se rend également compte qu'Hollywood n'a jamais hésité à copier les recettes du cinéma d'exploitation (certes, de manière un peu moins grossière) pour créer le buzz et engranger plus de bénéfices.

Bref, un documentaire essentiel pour tout cinéphile voulant abordant la totalité des facettes de son art favori. Les divers intervenants ont beaucoup d'anecdotes savoureuses à raconter et on retiendra particulièrement le réalisateur John Landis (le clip "Thriller" de Michael Jackson mais aussi les films "Blues Brothers" ou "Le Loup-Garou De Londres") qui est totalement hilare à chaque fois qu'il apparaît à l'écran. Incontournable, surtout si on veut mieux comprendre les univers de gens comme Rob Zombie, Quentin Tarantino ou Robert Rodriguez...

"Triangle"
(Royaume-Uni/Australie - Christopher Smith)
Prix 2011 du meilleur inédit vidéo


Un groupe d'amis ayant essuyé une violente tempête trouve refuge à bord d'un paquebot étrangement désert où les lois de la logique seront défiées mais où l'horreur sera bien présente !



J'apprécie particulièrement lorsque l'horreur et le fantastique se mêlent et le réalisateur de "Creep" (2005), "Severance" (2006) et le futur "Black Death" s'en sort ici très bien avec ce labyrinthe dans lequel le spectateur sera tout autant perdu que les protagonistes du film. Difficile d'en dire plus sur l'histoire ou les personnages sans révéler quoi que ce soit mais en tout cas on est tenus en haleine jusqu'au bout de ce faux "slasher" qui finit par se révéler être un bon film fantastique !

"L'Empire Des Ombres"
Titre original : "Vanishing On 7th Street"
(USA - Brad Anderson)


Aaaahhh, enfin un film 100% fantastique (par opposition aux nombreux films d'horreur, quasi-omniprésents) ! C'est ce que je me suis dit pendant les premières minutes mais je me suis vite souvenu qu'une bonne thématique ne faisait pas forcément un bon film !

Le point de départ est simple : soudainement dans la ville de Detroit, pendant la nuit, toutes les installations électriques cessent de fonctionner et toutes les lumières s'éteignent. On réalise rapidement que tous les habitants semblent avoir instantanément disparu en ne laissant comme seule trace de leur existence qu'un petit tas de vêtements. Il y a néanmoins quelques survivants qui ne tarderont pas à se rencontrer et qui tenteront de faire de leur mieux pour survivre à l'obscurité rampante qui absorbe toute forme de vie...



Le souci c'est que le concept qui semble intéressant au départ finit par lasser le spectateur car il ne sera jamais apporté aucune réponse aux questions qu'on est en droit de se poser. Mais les personnages sont également problématiques car on ne s'attache pas du tout à eux et à la fin du film on se rend compte que leur situation n'a jamais vraiment évolué. Et j'ose à peine parler des nombreuses incohérences qui entachent rapidement la crédibilité de l'ensemble...

Pour résumer : une situation à laquelle on ne comprend rien + des personnages inintéressants qui font n'importe-quoi = un ennui profond !

Un film à éviter donc ! Dommage, le concept était sympa.

"Prowl"
(USA - Patrik Syversen)


Un groupe d'adolescents, une jeune fille déterminée à quitter son patelin d'origine, un routier sympa qui accepte de les dépanner pour les emmener... vers l'horreur !



Alors qu'on pense se diriger vers un film "slasher" relativement classique, on ne pourra qu'être surpris par la direction "fantastique" vers laquelle se tourne l'histoire à un moment donné. Je ne dirai pas de quoi il s'agit exactement (quoiqu'on peut légèrement s'en douter en voyant la bande-annonce) mais cette surprise qui fait l'originalité du film est peut-être également son principal défaut. Disons simplement que malgré la qualité de la mise en scène et des acteurs, l'ensemble m'a soudainement paru assez peu crédible et j'ai fini par complètement décrocher.

Malgré tout, le film est plutôt correct (si on excepte quelques situations poussives, dont celle de la scène finale) et on y verra peut-être une métaphore intéressante sur le passage à l'âge adulte et l'affirmation de soi.

1 février 2011

Festival de Gérardmer 2011 (films en compétition 1/2)

J'ai passé mon week-end dernier dans une froide mais ensoleillée bourgade des Vosges afin de me repaître de films effrayants, sanguinolents, stressants ou tout simplement hors du réel dans le cadre du 18ème Festival International Du Film Fantastique De Gérardmer.


Le thème de cette édition 2011 était : "Schizophrénie, claustrophobie, paranoïa... et autres petites joies de l'existence". Une thématique particulièrement alléchante pour moi, surtout quand on sait le profond respect que j'ai pour "Psychose" (1960), le chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock qui était d'ailleurs projeté dans le cadre de ce festival mais que je n'ai pas pu aller voir (dommage, je n'aurais peut-être jamais une autre occasion de le voir sur grand écran).

Bref, voici mon avis sur les quelques films en compétition (primés ou non) que j'ai vus :

"Bedevilled"
(Corée Du Sud - Jang Cheolsoo)
Grand prix 2011


Difficile de rester de marbre devant ce film choc ! Je ne suis d'ailleurs pas très surpris qu'il ait remporté le grand prix de cette année mais pourtant je n'arrive pas à me débarrasser de la gêne ressentie lors du visionnage du film. Je m'explique : l'histoire est celle d'une jeune trentenaire célibataire un poil autoritaire et vivant à Séoul qui prend quelques jours de repos pour aller rendre visite à l'une de ses amies d'enfance qui vit sur une petite île isolée. On constate assez rapidement que l'amie d'enfance (qui est peut-être le vrai personnage central du film) est particulièrement maltraitée (le mot est faible !) par les quelques autres habitants de l'île, à tel point que sa santé mentale finira par chavirer et qu'elle partira dans une quête vengeresse particulièrement sanglante... (je suppose que ce n'est pas un spoiler vu que c'est annoncé clairement dans la bande-annonce)



Mon principal souci vis-à-vis de ce film c'est que les deux tiers des deux heures que dure le film sont quasiment uniquement consacrés à nous exposer un par un les divers sévices (physiques, mentaux, sexuels, moraux, etc...) subis par la jeune femme sur son île. Rien n'est épargné, ni à elle, ni au spectateur ! Visuellement, il n'y a rien d'insoutenable, juste une légère violence quotidienne et banalisée qui commence à devenir pesante à cause de sa répétition. Loin de moi l'idée de vouloir minimiser l'ignominie de tels actes, mais durant toute cette partie je me demandais vraiment pourquoi ce film était en compétition dans un festival du film fantastique.
C'est un film hautement dramatique et poignant, ça c'est sûr ! Mais pas un film fantastique à mes yeux...

Du coup, lorsque la croisade sanglante (très sanglante même, mais pas gore) commence enfin, on est presque soulagé que tout ça se termine (c'est la première fois de ma vie que j'ai entendu une salle entière applaudir à la vue d'un meurtre de sang froid). Mais là encore, cette partie semble interminable et après avoir souhaité que les souffrances de la jeune femme se terminent, on en vient presque à souhaiter que son massacre se termine également pour que le spectateur puisse enfin sortir de cette terrible histoire (et c'est certainement là que se trouve la plus grande réussite du film).


Je ne suis donc pas trop surpris que "Bedevilled" ait remporté le grand prix (mention spéciale aux acteurs qui sont tellement convaincants qu'on a du mal à imaginer qu'ils puissent être différents dans leur vie de tous les jours) mais je reste persuadé qu'il s'agit avant tout d'une histoire dramatique qui n'aurait pas été fondamentalement différente si la quête vengeresse avait été moins sanglante. De plus, je ressens encore une gêne au sujet de la principale protagoniste (laquelle est-ce vraiment ?) et du message qu'elle nous fait passer...

"Dream Home"
(Hong-Kong - Ho Cheung Pang)


Encore un film asiatique où une jeune femme va finir par orchestrer un massacre particulièrement sanglant (voire même légèrement gore) pour des raisons personnelles mais cette fois c'est beaucoup moins profond, même si l'histoire est visiblement inspirée d'un véritable fait divers sur fond de crise du logement à Hong-Kong.



Le film alterne entre des scènes d'une violence inouïe (et parfois disproportionnée) et des flash-backs qui expliquent lentement au spectateur comment on en est arrivés au massacre. Le souci c'est qu'on comprend plus ou moins rapidement les motivations de la jeune femme et qu'on finit par s'ennuyer fermement durant les flash-backs. Les scènes d'action (si je puis m'exprimer ainsi) sont en revanche très dynamiques (avec des effets spéciaux très convaincants) et parfois même amusantes tant elles semblent exagérées. Les amateurs d'ultra-violence seront donc aux anges, mais ces excès et le fait que la principale protagoniste semble dotée d'une force herculéenne finiront par avoir raison de la crédibilité de l'ensemble (c'est aussi pour ça qu'on s'ennuie pendant les flash-backs) et la critique sociale passe complètement à la trappe...

"The Troll Hunter"
(Norvège - André Øvredal)


Aaaahhh, enfin un vrai film fantastique ! C'est vrai quoi, dans ce festival 99% des projections sont des films d'horreur et chaque année je me demande où est passé le cinéma fantastique...

On a ici affaire à un "documenteur" dans la lignée du "Projet Blair Witch" (1999) ou "Cloverfield" (2008) avec les indications habituelles sur le fait qu'on a retrouvé ces images, qu'on nous les diffuse telles qu'elles, que les jeunes gens n'ont jamais été retrouvés, bla bla bla...


(quasiment toutes les petites surprises du film sont dans ce trailer)

Je trouve juste un peu dommage qu'on sache avant de voir le film que les trolls existent (voir l'affiche et la bande-annonce ci-dessus), du coup ça fusille le côté mystérieux de l'histoire. Mais à part ça, j'ai passé un agréable moment à suivre ces étudiants (auxquels on ne s'attache pas du tout, d'ailleurs) et surtout le vieux chasseur de trolls complètement désabusé et donc parfois très drôle. Rien de très original dans ce film mais au moins les effets spéciaux sont bons, l'action est toujours relativement lisible et les scènes avec les trolls sont toujours d'une grande intensité.

Un film sympathique, pas aussi effrayant qu'il voudrait parfois l'être et qui ne surprendra absolument pas les amateurs du genre. Mais au moins on nous montre ce qu'on est venus voir...