20 mai 2010

RIP Ronnie James Dio

Je prends tout de même un peu de temps entre deux pintes de Guiness pour rendre hommage au grand Ronnie James Dio qui a perdu sa bataille contre un cancer de l'estomac dimanche 16 mai 2010.


Ronnie James Dio était très respecté dans le milieu et il faut avouer que sa carrière était impressionnante (liste non-exhaustive) : 4 albums en tant que chanteur de Rainbow (en compagnie de l'ex-gratteux de Deep Purple : Ritchie Blackmore), 4 albums (dont 1 live) avec Black Sabbath, 10 albums studios et 4 live avec son groupe solo Dio. Et depuis 2006, sa carrière était à nouveau liée à celle de Black Sabbath puisqu'il avait rejoint ses anciens compagnons, tout d'abord pour enregistrer 3 nouveaux morceaux destinés à une compilation centrée sur les années où il chantait au sein de Black Sab', puis pour une tournée à grand succès sous le nom de Heaven & Hell (il s'agit toujours de Black Sabbath mais sous le nom du premier album enregistré en compagnie de Dio afin de faire la différence avec la période Ozzy Osbourne), puis d'un nouvel album studio de Heaven & Hell (donc Black Sabbath mais avec Dio) très bien reçu par la presse et le public en 2009.

Dio était connu pour sa voix puissante mais aussi pour avoir été celui qui a popularisé le signe des cornes (comme sur la photo ci-dessus) dans le milieu Metal à partir des années 80. Il s'agit d'un signe qu'utilisait sa grand-mère italienne pour éloigner le mauvais-oeil, un geste courant chez les italiens du sud (j'ai déjà vu ma propre grand-mère l'utilser).

Je devais voir Heaven & Hell sur scène dans moins d'un mois au Sonisphere à Zürich mais leur participation avait été annulée il y a quelques semaines en raison de l'état de santé trop fragile de Ronnie James Dio.

Musicalement, j'avoue que je ne connais que les principaux succès de Dio tels que le puissant Holy Diver (Dio - 1983), le sublime Heaven & Hell (Black Sabbath - 1980) ou encore le dernier album de Heaven & Hell. Mais il y a un morceau (non-Metal) de Dio que tout le monde connait : il s'agit de "Love Is All" qu'il avait enregistré avec Roger Glover (ex-bassiste de Deep Purple) :


Notons également le morceau "Dio" enregistré par Tenacious D en 2001 qui était un hommage où les joyeux drilles demandaient à Dio de leur transmettre tous les secrets du rock puis de partir à la retraite pour leur laisser la place. Dio aurait énormément apprécié la chanson et avait invité les Tenacious D dans un de ses clips en 2002 puis avait fait une apparation dans le génial film de 2006 : Tenacious D in The Pick Of Destiny.

15 mai 2010

La belle verte !

Hello ! Juste un mot pour vous dire qu'après 3 jours de festival intensif, je me barre en Irlande donc il n'y a aura pas de nouveaux articles pendant presque 2 semaines. Rendez-vous à la fin du mois.

A bientôt !

12 mai 2010

Steam is (enfin) Mac !!!

Wouhou ! Ce jour est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de l'informatique ! La plateforme Steam est enfin disponible sur Mac à partir d'aujourd'hui.


Une page se tourne, en effet on n'aura plus à supporter les remarques du genre "oui le Mac c'est bien pour tout sauf les jeux...". Enfin bon, c'est sûr que le catalogue de jeux sur Mac ne va pas atteindre le 1000ème de ce qui est dispo sur PC rien que grâce à Steam, mais au moins on pourra enfin bénéficier de grands jeux développés par de grandes sociétés (genre Valve en priorité forcément) mais aussi de petits jeux indépendants à prix intéressants.

Et j'espère qu'à l'image des jeux Valve (Portal, Half-Life, Team Fortress, Left 4 Dead), on bénéficiera enfin de vrais portages natifs et pas d'émulations pourraves que certains éditeurs avaient le culot d'appeler "portage"...

Jeux sur Mac : vous allez changer ma vie (quand j'aurai des sous, en attendant je vais me contenter des démos gratuites) !

Update 13/05/2010 2:00 : y a pas encore de démos pour Mac, mais en revanche le jeu complet Portal est gratuit pour fêter l'évènement alors je vais pas me priver...

10 mai 2010

En France, on fait des lois écolos...

Comme le soulignait très justement Gargouille dans les commentaires de l'article sur le triste anniversaire de Tchernobyl, en France on n'a pas le droit de dire du mal de l'industrie nucléaire ! C'est vrai quoi, en ces temps de crise, il faudrait être fou pour cracher sur un domaine de pointe qui fait notre fierté à travers le monde (traduction : qui nous permet de signer des contrats astronomiques à travers le monde).

C'est peut-être pour ça que les lois Grenelle 2 qui sont discutées en ce moment (et qui sont sensées être en faveur de l'environnement) mettent des bâtons dans les roues des installateurs d'éoliennes tout en permettant aux acteurs du nucléaires de relâcher toujours plus de déchets radioactifs dans la nature sans avoir à se justifier !!! Mais bien sûr...

Et comme le pointait également ce cher Gargouille, si on arrête le nucléaire en France, on met quoi à la place ? Y a rien de prévu... Il faudrait quand-même pas se tirer une balle dans le pied en réfléchissant à une alternative viable à notre technologie la plus lucrative.

Bon OK, on fait quoi alors ? Ben on attend... On attend qu'il y ait un vrai problème pour ensuite réfléchir à une solution (comme on fait toujours). Pourtant on était en droit de croire qu'une expérience grandeur-nature comme celle de Tchernobyl pourrait radicalement changer l'histoire de cette technologie. Mais non...

Je serais presque tenté de m'en foutre si je n'habitais pas à une vingtaine de kilomètres de la plus vieille centrale nucléaire de France qui était conçue pour durer 30 ans et qui aurait donc du prendre sa retraite en 2007 mais dont on n'arrête pas d'étendre la durée d'exploitation. Ils doivent savoir ce qu'ils font, sauf qu'ils sont obligés d'arroser les réacteurs pour les refroidir à l'extérieur lorsqu'une vague de chaleur traverse la région, et que la centrale est construite sur une zone sismique et qu'une secousse pourrait sérieusement endommager le système de refroidissement, etc...


Non mais sérieusement, on ne peut pas s'en foutre de ces trucs-là, même si on ne vit pas à côté d'une centrale !

8 mai 2010

Spotify is good !

Tandis que Facebook dévoile vos données personnelles à n'importe-qui (parfois sans le faire exprès mais plus souvent de manière très volontaire et insidieuse), tandis que la Chine se creuse la tête pour éviter que ses dissidents ne s'expriment sur la toile, tandis que les caractères non-latins commencent à débarquer dans les noms de domaine (ça n'est pas forcément un mal mais je sens que ça va foutre le bordel), tandis qu'Hadopi se fout de nouveau la honte et tandis que Google continue d'amasser des tas d'informations sur votre vie privée (même les pires régimes totalitaires n'auraient jamais pu rêver d'en savoir autant) en prévision de la future guerre thermonucléaire qui nous opposera aux machines dotées d'intelligence artificielle (je déconne là... enfin pas tant que ça en fait !), je continue tout de même de m'émerveiller devant certains avantages que nous apportent le World Wide Web !

Et ce qui m'intéresse plus particulièrement aujourd'hui c'est la musique en ligne. En effet, lorsque vous avez envie d'écouter de la musique que vous ne possédez pas et que vous n'avez pas le temps d'aller la télécharger illégalement et que vous n'avez pas forcément envie de l'acheter, la solution la plus indiquée était certainement le site Deezer que vous connaissez certainement déjà. Pour rappel, Deezer est un site où il est possible de chercher (par artiste, par album, par titre, etc...) et d'écouter de la musique directement dans votre navigateur web. Si vous n'êtes pas inscrit, vous ne pourrez écouter qu'un nombre de titres assez limité par jour. Si vous vous inscrivez gratuitement, la limite est levée et vous pourrez créer des listes de lectures (que vous pourrez donc retrouver sur n'importe quel ordinateur juste en vous identifiant sur le site) mais vous devrez vous coltiner quelques publicités audio qui viendront parfois s'intercaler entre les morceaux que vous écoutez. Si vous choisissez de payer, le son sera de meilleure qualité et il n'y a plus aucune pub (ni audio ni visuelle).

Mais je viens de découvrir un concurrent intéressant de Deezer : il s'agit du programme suédois Spotify (pas encore disponible aux Etats-Unis). En fait, j'en avais déjà beaucoup entendu parler en 2009 mais il fallait à ce moment-là un code d'invitation pour pouvoir se créer un compte gratuit, sinon il fallait obligatoirement se créer un compte payant. Mais cette limitation a été levée en France depuis le 1er février 2010 (et je viens seulement de l'apprendre), ce qui n'est pas encore le cas de tous les pays européens où le service est disponible.


Spotify n'est pas un site web (contrairement à Deezer et son site un peu fouillis et parfois très lourd à charger). C'est une application à télécharger et à installer sur votre machine (et les utilisateurs d'iTunes s'y retrouveront très vite car l'interface est assez similaire) ce qui signifie par exemple que l'on peut couper ou remettre la musique grâce à une simple pression sur la barre d'espace de votre clavier (impossible sur Deezer). Globalement, les fonctions sont à peu près les mêmes que chez Deezer (donc avec des pubs pour les comptes gratuits) mais ce que j'apprécie c'est que la qualité du son est en général supérieure et que les morceaux démarrent immédiatement, comme s'ils étaient stockés sur notre disque dur (c'est vraiment bluffant). Comme les accords avec les labels ne sont pas forcément les mêmes que ceux de Deezer, on y trouve des artistes peu ou pas présents chez la concurrence (je m'en sers actuellement pour réviser les discographies de Bolt Thrower et Vader, totalement absents de Deezer à l'exception d'un seul album de Vader). On peut également se servir du lecteur Spotify pour lire ses propres .mp3 (bientôt disponible sur Deezer) et les utilisateurs d'iTunes peuvent carrément y importer toute leur bibliothèque, comme ça il n'y a presque plus de différence entre la musique qu'on possède et celle lue en ligne. Il y a même des liens pour acheter en téléchargement légal les titres qui nous plaisent. En s'abonnant, on peut même écouter la musique de Spotify sans être connecté à internet (également possible avec Deezer mais je trouve ça idiot dans un navigateur web).
Petite note supplémentaire pour les utilisateurs de Mac qui ont installé l'indispensable notificateur Growl : Spotify est automatiquement compatible alors qu'il faut installer un complément de Growl pour l'utiliser avec iTunes.
Vous pouvez bien évidemment installer Spotify sur plusieurs appareils pour y retrouver vos playlists.

Personnellement, je ne suis pas encore prêt à payer pour de la musique que je ne possède pas physiquement (les 550 CD qui ornent mes étagères en sont une belle preuve je crois) mais les solutions gratuites proposées par Deezer et Spotify me conviennent très bien car je trouve que la pub est très supportable (sauf quand elle coupe deux titres qui sont sensés s'enchaîner sans transition, là j'ai envie de tout balancer par la fenêtre mais bref...).

Il y a de grandes chances que l'avenir de la musique emprunte ce chemin-là. Ça me convient, du moment qu'ils continuent tout de même à vendre des CD des groupes que j'aime pour ma collection...

7 mai 2010

Quand les fans font mieux que les adaptations officielles !

Ces jours-ci, 2 vidéos toutes fraîches ont retenu mon attention sur le net. Il y a d'abord un fan-film (très) court sur la licence Street Fighter. J'éviterai de m'étendre sur les adaptations cinématographiques de ce jeu vidéo légendaire, mais pour faire simple le premier film de 1994 était simplement minable tandis que le second (centré sur le personnage de Chun-Li) sorti en 2009 était au mieux totalement inintéressant. Aujourd'hui, un certain Joey Ansah nous propose son film à lui intitulé "Street Fighter : Legacy". Les teasers et les photos dévoilées ces derniers jours auguraient du meilleur et il est vrai que le résultat final est vraiment génial :



Vous trouverez sur le site officiel du réalisateur 2 vidéos bonus qui dévoilent certains aspects de la préparation de ce film très réussi..

Beaucoup moins profond mais également très réussi : si vous aussi vous trouviez que les maîtres Yoda et Windu étaient un peu trop durs avec Anakin Skywalker dans l'Episode I au sujet de son aptitude à devenir un Jedi, cette vidéo démontre clairement que cette sélection impitoyable était pourtant nécessaire :