29 décembre 2010

Critique ciné : Skyline

La moindre des choses quand on propose une sélection de films à voir, c'est d'aller effectivement les voir et de dire ce que j'en ai pensé. Mais ça a bien failli ne pas arriver pour "Skyline" tellement les critiques que j'en ai lues étaient mauvaises. Heureusement qu'il y a un cinéma de taille modeste qui ne pratique pas les tarifs prohibitifs des grands complexes à une quinzaine de minutes de chez moi...


Au moins, l'affiche ne ment pas : il est inutile de se préparer à voir un grand film de science-fiction ! Les frères Strause ont pourtant pris la sale habitude de sévir dans ce style cinématographique puisqu'ils nous avaient déjà énormément déçus avec "Aliens vs. Predator : Requiem" en 2007 (sauf si on aime "voir" des extra-terrestres qui se battent dans des tunnels sombres à contre-jour). Avec "Skyline", le résultat est tout de même un peu moins catastrophique mais au final on ressent la même frustration : un chouette potentiel gâché par des acteurs approximatifs et des situations hyper-convenues et sans surprises !

Mais avant de tirer à boulets rouges sur le film, abordons un instant les circonstances atténuantes. En effet, les frères Strause avaient envie de faire un film sur lequel ils auraient un contrôle total. Ils ont donc décidé de ne pas le faire financer par les grosses compagnies hollywodiennes et la majeure partie du film a été tournée dans l'appartement personnel de Greg Strause (l'un des deux réalisateurs, pour ceux qui n'auraient pas suivi) à Los Angeles en seulement 42 jours.

Et justement, quand on me vend un film qui s'appelle "Skyline" (traduction : horizon) avec des posters et des bande-annonces qui montrent des plans larges en extérieurs et qu'au final une grande partie du film se déroule dans un appartement où les stores sont baissés en permanence, je pense que j'ai le droit d'être un petit peu déçu !

Le souci avec les films "huis-clos", c'est que du coup ça repose en grande partie sur les acteurs. Sauf qu'ici, à part le vague plaisir ressenti quand on retrouve des acteurs des séries "24 Heures Chrono", "Scrubs" ou "Dexter", je les ai trouvés au mieux passables et au pire terriblement mauvais ! Les personnages ne sont ni attachants ni intéressants (et pourtant ils ne sont pas si nombreux), on se contente donc de les observer en attendant que la situation évolue. D'ailleurs, le jeu des acteurs et la réalisation générale m'ont beaucoup fait penser à une série TV ou à un téléfilm à gros budget. En tout cas, j'ai encore du mal à comprendre comment ce film a réussi à trouver son chemin jusque dans les salles obscures alors qu'on jurerait avoir affaire à quelque-chose qui aurait dû sortir directement en DVD.



Il y a tout de même un point que j'ai beaucoup apprécié dans ce (télé)film : les effets spéciaux ! Le contraire aurait d'ailleurs été surprenant puisqu'il s'agit de la grande spécialité des frères Strause. Ils se sont en effet occupés des effets spéciaux de (entre-autres) "Galaxy Quest", "Terminator 3", "Le Jour D'Après", "Les Quatre Fantastiques", "X-Men 3", "Wolverine", "300", "L'Incroyable Hulk", "L'Etrange Histoire De Benjamin Button", "2012" et même "Avatar". Les designs des vaisseaux et des aliens sont assez corrects et les plans larges sur les immenses vaisseaux sont carrément somptueux. Dans le dernier tiers du film, lorsque ces plans extérieurs deviennent de plus en plus dynamiques, j'étais carrément aux anges ! Il faut dire que j'adore ce type de plans...

Il y a également un petit côté SF "old-school" (quand on comprend la raison de l'invasion extra-terrestre) qui m'a bien plu ! Et la fin du film (qui est pourtant un poil frustrante car très ouverte) m'a totalement enthousiasmé, à tel point que j'aimerais vraiment voir la suite !

Alors au final, il m'est difficile de donner un avis complètement tranché sur "Skyline". Il y a des tas de défauts mais je ne peux pas dire que je me suis ennuyé et j'ai adoré la toute dernière partie du film. C'est donc un film "pop-corn" qui se laisse voir et qui sera parfait pour agrémenter une soirée DVD sans prise de tête. Oui, donc un film "pop-corn" quoi...

25 décembre 2010

Joyeux ?


22 décembre 2010

Thrashfest vs. Video Games Live

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'assister à deux concerts aussi enthousiasmants que différents.

En début de semaine, j'ai attaqué fort avec la tournée Thrashfest 2010 qui a permis à deux poids-lourds du Thrash U.S. (Exodus et Death Angel) de partager l'affiche avec un géant du Thrash allemand (Kreator) :


Etant arrivé vers la fin du set des Suicidal Angels (et vu que je me suis tout de suite précipité vers le stand du merchandising), je ne saurais pas vraiment m'exprimer sur la prestation des thrasheurs grecs. Mais pour les avoir vus sur la même scène il y a quelques mois, il me semble que leurs morceaux méritent que je m'y intéresse un peu plus...

Death Angel a ensuite pris possession de la scène et pour la troisième fois en deux ans, ils m'ont mis une grosse baffe alors que je ne connais pas très bien leurs morceaux. Une telle énergie scénique mérite vraiment le respect et il serait peut-être temps que je m'intéresse de près à leurs albums studio (car bizarrement le CD live que je possède de ce groupe m'ennuie profondément).

Ensuite, Exodus est arrivé et ils ont simplement mis le feu ! Avec leurs morceaux puissants et entraînants, leur chanteur énergique qui invite au "circle-pit" sur presque tous les titres et un public totalement conquis et déchaîné, ce fut un grand moment de Thrash-Metal. Entre les pogos incessants, les "circle-pits" vigoureux et un "wall of death" mémorable, ce concert est entré au panthéon de mes expériences les plus marquantes et les plus épuisantes. Bon sang, quel pied ! D'habitude je peste contre ceux qui filment le concert avec leur téléphone portable mais vu qu'il y en a un cette fois qui a eu le bon goût de filmer en très bonne qualité, je peux vous faire partager un bout de ce concert épique :


(l'un des bras tendus à droite de l'image est le mien, et je crois même savoir lequel)

Pour terminer la soirée, c'est Kreator qui a pris possession de la scène. Heureusement que leur set comporte quelques titres un peu plus posés (pour récupérer du concert précédent) mais dans l'ensemble c'était également très agressif et énergique :



C'était une superbe soirée qui a conclu avec brio une année 2010 remplie de concerts Metal de haut niveau, et ce ne sont pas les quelques hématomes récoltés ce soir-là qui m'empêcheront d'assister au même type d'évènements en 2011...

Mais quelques jours plus tard, j'enchaînais avec un concert d'un tout autre genre. Direction Paris pour un show qui passe pour la troisième fois en France et dont les fans de jeux vidéo ne cessent de chanter les louanges : le Video Games Live !


Cette fois il s'agit de musique classique, mais ça ne signifie pas qu'on se pointe en costume trois pièces et qu'on assiste sagement à la prestation depuis son siège. Au contraire, l'ambiance est au rendez-vous car non-seulement le public n'hésite pas à manifester son intérêt pour les différents titres joués, mais en plus des spectateurs sont invités à participer à l'évènement de temps à autre, comme par exemple lors de la séquence "Frogger" (où des joueurs tentent de traverser la route et la rivière sur écran géant tandis que l'orchestre adapte la musique en direct selon la prestation) ou "Guitar Hero" (où un joueur très fortiche joue son morceau sur scène en mode expert tout en étant accompagné par l'orchestre).

Car oui, vous l'aurez compris : c'est de musiques de jeux vidéo qu'il s'agit ! Et l'ambiance est plutôt à la fête grâce notamment au maître de cérémonie Tommy Tallarico qui nous présente la plupart des titres joués et qui en accompagne certains avec sa guitare électrique.

On a donc eu droit à de grands classiques comme les thèmes de "Mario", "Zelda" ou encore "Final Fantasy VII", "Bioshock", "Tron" (la musique du film de 1982), "Heroes Of Might And Magic", "Chrono Thigger" ou "Medal Of Honor" entrecoupés de quelques vidéos hilarantes (mais qui ne parleront qu'aux amateurs du genre) qui nous montrent par exemple ce qu'auraient donné "Grand Theft Auto vs. Frogger", "R-Type vs. Space Invaders", "Sonic vs. Pac Man", "Contra vs. Duck Hunt" ou encore "Mortal Kombat vs. Donkey Kong".

Encore une fois, une bonne âme a eu la bonne idée de filmer le concert dans une qualité pas trop dégueulasse et voici donc quelques morceaux choisis :






(générique de fin du jeu Portal pour ceux qui se posent la question)

Vous l'aurez compris, c'est une sorte de célébration de la geek-culture que ce concert (qui est plutôt un show à l'américaine qu'un véritable concert en fait) et j'y ai passé une excellente soirée !

Quelques animations étaient proposées à côté de la salle dont une qui a particulièrement retenu mon attention : les vieilles consoles (jouables) exposées par l'association MO5.COM (pour la préservation du patrimoine informatique et vidéo-ludique). Grâce à eux, j'ai enfin pu jouer sur la console VirtualBoy de Nintendo (avec graphismes en 3D et sortie en 1995). C'était un de mes rêves d'adolescent et il a été réalisé ce soir-là. Rien que pour ça, le voyage à Paris en valait la peine...

12 décembre 2010

Nouveau trailer pour "Batman - Arkham City"

Désormais prévu pour le printemps 2011 sur PS3, X-Box 360 et PC, "Batman - Arkham City" (la suite de "Batman - Arkham Asylum") s'est dévoilé la nuit dernière lors de la cérémonie des Video Game Awards 2010 avec un superbe trailer aux graphismes photo-réalistes (oui, oui, ce sont bien des images de synthèse) :



On y découvre donc un nouveau méchant : le docteur Hugo Strange (qui connait la véritable identité du héros) ! Celui-ci n'est pas le plus connu des adversaires de Batman (en tout cas, aux yeux du grand public) mais il pourrait gagner une nouvelle célébrité dans les années à venir car on murmure qu'il devrait faire partie du casting du futur "The Dark Knight Rises" qui sortira au cinéma en 2012.

En attendant, il rejoint Harley Quinn et le Joker (dévoilés dans le premier teaser du jeu), ainsi que Catwoman et Double-Face (visibles sur la jaquette du magazine Game Informer visible ci-dessous) qui viendront titiller notre héros dans ce futur (et très prometteur) "Batman - Arkham City".

(cliquez pour agrandir)

On ignore encore beaucoup de détails concernant le jeu et son gameplay (on murmure que le multi-joueur pourrait être de la partie et les développeurs ont en revanche démenti les rumeurs de séquences au volant de la Batmobile) mais ils devraient continuer à se dévoiler dans les mois qui viennent...

Bon, là il serait grand temps que j'achète une PS3 !

8 décembre 2010

RIP Dimebag Darrell : déjà 6 ans !

Comme l'année dernière, et tandis que tout le monde rend hommage à la mémoire de John Lennon (pour qui j'ai également le plus grand respect), je n'oublie pas que le 8 décembre marque aussi la disparition d'un grand musicien : Dimebag Darrell, le guitariste de Pantera puis de Damageplan.


Assassiné sur scène par un salaud à la gâchette facile (et n'oublions pas les quatre autres victimes du massacre), Dimebag Darrell était selon ses amis un mec adorable, un fêtard invétéré (grand consommateur d'alcool et de THC devant l'éternel) et bien sûr un guitariste hors-pair qui a su mêler avec génie ses influences country texanes avec un jeu agressif bien que tout en nuances.



Je n'oublierai jamais ma rencontre avec ce type et la bière que j'ai eu la chance de partager avec lui...

So long, cowboy !

6 décembre 2010

Draven's Facebook

Je profite de la mise à jour de l'aspect des profils Facebook pour vous parler de la page que j'y ai créé pour le blog.

Il est vrai que par le passé j'ai été à plusieurs reprises très critique envers Facebook et sa politique alors pourquoi y créer un espace Draven's World aujourd'hui ?

Tout simplement parce-que je pense que "l'outil" Facebook est devenu aujourd'hui un moyen accessible et relativement incontournable de communiquer. Je suis bien conscient qu'il manque un espace d'échange (autre que les commentaires) à mon blog et je ne suis pour l'instant pas satisfait des solutions existantes que je pourrais y intégrer.

Alors que la page Facebook du blog peut avoir plusieurs avantages :
- elle est publique, il n'y a donc pas besoin d'être forcément inscrit ou identifié sur Facebook pour la consulter
- si vous y cliquez sur le bouton "J'aime", vous serez toujours au courant de la publication de nouveaux articles tout en m'aidant à faire un peu de publicité pour le blog
- vous pourrez très facilement y commenter les articles et/ou lancer des discussions sur tous les sujets qui vous passeraient par la tête (mais ayant de préférence un léger rapport avec Draven's World si possible, hein !)


Mais cela ne signifie pas pour autant que Facebook est subitement devenu l'eldorado du web pour moi ! Je ne saurai trop vous inciter (si vous y êtes inscrits) à aller fouiller dans vos paramètres de confidentialité et à verrouiller le plus de trucs possibles pour que seuls vos amis y aient accès (par opposition à "tout le monde" ou "les amis de vos amis"). Pensez également à empêcher vos amis de pouvoir vous géolocaliser sans votre consentement grâce à la fonction "Lieux" et n'hésitez pas à faire régulièrement le ménage dans les applications que vous utilisez (parfois sans le savoir) et qui peuvent piocher dans vos informations personnelles.

A propos des informations personnelles, souvenez-vous bien que vous n'avez pas l'obligation d'indiquer vos coordonnées (adresse postale, n° de téléphone, email, msn, etc...). A moins de n'être ami qu'avec des gens très proches de vous (et encore), je vous déconseille donc de remplir tous ces champs.

Pour finir, méfiez-vous comme de la peste des pages qui vous obligent à cliquer sur le bouton "J'aime" afin de pouvoir en admirer le contenu (toujours très alléchant en apparence) ! Cela vous évitera de vous retrouver avec du spam sur votre mur et celui de vos amis, sans parler des applications qui s'installent à votre insu et qui, encore une fois, piochent dans vos informations personnelles pour parfois les revendre à d'autres sociétés.

Je suis conscient que tout ça est un peu contraignant mais en général, avec un peu de bon sens (une denrée rare sur le net, je vous l'accorde), on évite facilement tous ces petits pièges. Et si vous êtes un peu perdus dans vos paramètres de confidentialité, faites-moi signe sur la page Facebook de Draven's World. Je me ferai un plaisir de vous répondre pour vous guider !

Allez, à bientôt et restez prudents (même sur Facebook) !

Draven

3 décembre 2010

Critique ciné : Scott Pilgrim

Je ne suis pas vraiment certain de la nécessité de cette critique ciné, étant donné que "Scott Pilgrim" vient de sortir en France (le 1er décembre 2010) quatre mois après sa sortie en salles aux USA et un mois après sa sortie en DVD Zone 1.

Cela signifie donc que tous ceux qui voulaient voir cette adaptation du comic book canadien de Brian Lee O'Malley l'ont certainement fait depuis bien longtemps grâce à leur cousin américain qui leur envoie des cassettes, mais le pire c'est que les distributeurs semblent être au courant puisque le film, dont la sortie a été repoussée à plusieurs reprises, est aujourd'hui très peu diffusé (exemple : une seule salle le projette près de chez moi avec une seule séance par jour en fin de soirée, autant dire que la semaine prochaine il ne sera déjà plus à l'affiche). Et ces distributeurs n'ont pas tort car lorsque je l'ai vu, nous n'étions que quatre spectateurs dans l'une des plus grandes salles du complexe, alors que le film était sorti la veille.

Bref, je ne m'étendrai pas plus sur cette aberration commerciale. Il est temps de parler de "Scott Pilgrim" (en France, on n'a pas eu droit au titre complet avec "VS. The World" à la fin) :


L'histoire : Scott Pilgrim est un jeune homme plutôt tranquille dont la vie est partagée entre le minuscule appartement qu'il partage avec Wallace, son colocataire gay, et les répétitions de son groupe de rock "Sex Bob-Ombs" où il joue de la basse. Mais sa vie va basculer lorsqu'il va rencontrer Ramona Flowers et tomber fou amoureux d'elle. Mais ce qu'il ignore, c'est que pour pouvoir sortir avec Ramona, il va d'abord devoir vaincre ses sept ex maléfiques (tant que j'y suis, bravo l'affiche française pour le spoiler !)...



Mais le monde dans lequel Scott et ses amis évoluent n'est pas tout à fait identique à celui que nous connaissons (et je ne dis pas ça parce-que ça se passe au Canada). En effet, si certaines scènes du film sont ancrées dans une réalité très commune et sans fard, certains évènements (en général les combats) sont en revanche beaucoup plus surprenants et illustrés d'onomatopées et d'incrustations de données "type RPG" que les amateurs de mangas, comics ou jeux vidéo comprendront sans peine. Et les personnages eux-mêmes se révèlent subitement capables d'actions totalement surnaturelles sans que personne ne s'en étonne...

C'est ça le monde de Scott Pilgrim : une romance d'adolescents qui ressemble furieusement à un "beat 'em all" de l'âge d'or des consoles 16-bits ! Mais même si les références aux jeux-vidéo des années 90 sont innombrables (et sont un vrai bonheur pour les amateurs du genre), cela ne devrait pas empêcher pas le public "standard" de suivre l'action et de s'amuser des nombreux délires numériques proposés par le film (à condition de ne pas être allergique à ce style visuel).



Autant être franc, le principal atout du film réside bien sûr dans son déluge d'effets spéciaux illustrant divers aspects de l'histoire. Mais les personnages sont également très réussis, attachants, bien interprétés et fidèles au comic book (mentions spéciales pour la petite Kim toujours en train de faire la gueule, Wallace le colocataire qui a toujours une idée derrière la tête et Ramona totalement craquante avec ses grands yeux expressifs).

L'histoire n'atteint pas des sommets d'originalité mais elle possède tout de même son lot de surprises et de gags divers. Pour la VF au ciné, il est toutefois dommage que la plupart des incrustations ne soient pas traduites (certains gags tombent alors à l'eau si on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare) et j'ai trouvé que les doublages étaient plutôt moyens (malgré une bonne adaptation des textes en français).

Mais ces défauts devraient être vites réglés grâce au DVD qui devrait rapidement sortir en France vu le flop que le film va faire au cinéma ! Le film s'est également planté en salles aux Etats-Unis, pourtant il est loin d'être mauvais ou mal fait. Je crois simplement qu'il est très mal vendu...
Mais je ne doute pas qu'il se rattrapera en DVD où il pourrait devenir une nouvelle référence du genre (même si ça n'est pas vraiment le film geek ultra-référentiel que j'attendais au départ).



En tout cas, s'il est projeté près de chez vous : courez le voir ! Il ne restera pas longtemps à l'affiche et vous êtes sûrs de passer un bon moment. Et peut-être qu'un jour on pourra se vanter en disant qu'on a été parmi les très rares à l'avoir vu dans une salle obscure en France.

Et j'ai une pensée émue pour les suisses francophones qui doivent encore attendre jusqu'au 5 janvier 2011 pour le voir sur grand écran...

29 novembre 2010

Critique DVD au ciné : Lemmy

J'ai un peu galéré pour choisir le titre de l'article car vu que c'est un film qui sortira directement en DVD mais que j'ai vu au cinéma en avant-première, j'ai opté pour la critique "DVD au ciné"...

Bon, "Lemmy" est un film documentaire sur la vie et l'œuvre de monsieur Ian F. Kilmister, plus connu sous le nom de Lemmy Kilmister, qui n'est ni plus ni moins que le leader historique de Motörhead depuis trente cinq ans et légende du rock n' roll de son état.




Il s'agit donc d'un film totalement à la gloire de Mr. Kilmister où sont abordés aussi bien ses goûts musicaux, sa collection d'objets et d'uniformes du IIIème Reich, ses conquêtes sexuelles (réelles ou non), ses blagues pourries, son addiction pour le whisky-coca et les jeux vidéo, son influence sur la scène rock des trente dernières années, sa vie de famille (il a un fils), etc...

Mais c'est aussi (et surtout) l'occasion de découvrir un musicien qui a toujours su rester humble (il vit dans un petit appart' un peu bordélique), humain et sensible. Sans compter ce côté mémoire vivante de l'histoire du rock (il a vu les Beatles en concert avant qu'ils ne soient célèbres, il a été roadie de Jimi Hendrix, il a bien connu et aidé les membres des Sex Pistols et des Ramones, etc...).

Ce film de deux heures est absolument passionnant pour tout amateur d'attitude rock n' roll et d'histoire du rock. Les réalisateurs ont suivi le musicien partout pendant deux ans, on apprend des tas de trucs, on se marre comme des tordus grâce au language fleuri de Lemmy et on est émus par toutes les icônes du rock qui lui rendent hommage. Et ce qui fait plaisir à voir, c'est qu'à soixante cinq ans le bonhomme est toujours d'attaque et en bien meilleur état que son collègue Ozzy Osbourne par exemple...



A voir absolument !

Le DVD et le Blu-Ray sortent en France le 2 décembre 2010 et il y aura certainement des bonus avec des tas de scènes coupées. Il y aura une version sous-titrée mais j'ignore pour l'instant si une version doublée sera présente sur la galette. Pour le territoire américain, le film devrait être projeté dans quelques salles en janvier avant de sortir en DVD et Blu-Ray le 15 février.

Rock n' Roooooll !!!!

25 novembre 2010

La Super Nintendo a 18 ans en Europe (et 20 ans au Japon) !

Quand j'étais gamin, je voulais absolument une console 16-bits ! Mais à l'époque dont je parle, la seule console disponible de ce genre était la Megadrive (ou Genesis) de Sega. J'aimais bien ma GameBoy, la Master System de mon cousin avait quelques jeux sympa, j'adorais shooter des canards sur la NES du petit voisin, mais ces consoles ne faisaient pas le poids avec les graphismes et la vélocité que dont j'avais été le témoin en jouant à "Sonic" sur Megadrive chez un copain de classe qui m'avait invité pour son anniversaire.

J'ai bien essayé de convaincre mes parents de la nécessité absolue de m'acheter une Megadrive en 90/91 mais ça n'a jamais marché... Et ils ont eu bien raison !

Car en avril 1992 sortait sa grande concurrente, la Super Nintendo ! Cela faisait déjà deux ans qu'elle était sortie au Japon sous le nom Super Famicom (en novembre 1990, c'est pour ça que tout le monde en parle en ce moment) et elle a immédiatement remplacé la Megadrive dans mes rêves dès que quelqu'un m'a dit les mots magiques : "elle est plus puissante" (ce qui n'était vrai que sur certains points).


Et pour je ne sais quelle raison (ou grâce à quelle méthode de persuasion), un gros et vieux représentant en sodas, barbu et vêtu de rouge, m'a déposé cette console au pied d'un sapin un 25 décembre au matin dans l'année de mes treize ans.

C'était un pack comprenant deux jeux, et quels jeux : "Super Mario World" et "F-Zero" !!!





Pour le premier, je le considère encore aujourd'hui comme le plus grand jeu de plate-formes 2D de tous les temps. Riche, long, coloré, varié, "Super Mario World" était tellement parfait pour l'époque que même le créateur de Mario le cite encore aujourd'hui comme son jeu favori.

Et "F-Zero", quelle claque ! On n'avait jamais vu une telle vitesse de défilement de la piste (réalisée grâce au fameux Mode 7 qui donnait cette impression de pseudo-3D) et on ne l'a quasiment pas revue avant la génération suivante de consoles de salon...

L'un des avantages de la Super Nintendo (ou Super NES comme on l'appelait aux USA ou pour faire court), c'était sa manette incroyablement ergonomique pour l'époque ! Pour la toute première fois, on avait quatre boutons en façade et deux sur la tranche du haut, ce qui multipliait par trois le nombre de boutons disponibles par rapport à la génération de console précédente. Il y avait également cette croix directionnelle hyper-précise et déposée par Nintendo, ce qui explique pourquoi même encore aujourd'hui les autres fabricants proposent des croix directionnelles moins bonnes (surtout pour les jeux de baston).


Et y avait-il une plus belle manière d'exploiter ces six boutons qu'avec la sensation arcade du moment : "Street Fighter II" ! Qu'est-ce j'ai pu balancer comme pognon dans cette borne d'arcade sans pour autant arriver une seule fois aux quatre derniers boss... Mais avec la version console (sortie en septembre 1992 à un prix exorbitant), j'ai largement pris ma revanche ! Et j'ai toujours gardé un attachement particulier pour cette première version pour consoles car les bruitages des coups y étaient hyper-puissants (ces sons avaient été modifiés dès l'année suivante pour "Street Fighter II Turbo" et je ne les ai jamais appréciés).



Ce jeu est également lié à deux grands accomplissements pour moi : après des heures d'entraînement, lorsque j'ai réussi à sortir mon premier "Hado-Ken" avec Ryu, j'en tremblais d'émotion ! Mais il y avait également le cheat code (Bas, R, Haut, L, Y, B) à rentrer juste avant l'écran titre avec un timing bien serré pour pouvoir jouer en VS. en prenant deux fois le même personnage (et débloquer ainsi les costumes alternatifs).

Et non seulement on pouvait désormais goûter à la baston qualité "arcade" à la maison (sans avoir à investir dans une Neo Geo au prix prohibitif), mais on pouvait le faire à deux ! Bien sûr, le fait de jouer à deux n'était pas nouveau, mais on avait rarement atteint le niveau de fun qu'on pouvait ressentir en jouant par exemple au fantastique "Super Mario Kart" :



Les musiques des jeux Super Nintendo étaient également bien supérieures à celles qu'on pouvait entendre dans les jeux Megadrive. Cela était essentiellement dû à une puce audio SPC-700 à huit voix spécialement fabriquée par Sony, bien avant que ce constructeur ne songe à envahir le marché des jeux-vidéo avec son propre matériel...

Ce fut aussi pour moi l'occasion de découvrir des jeux japonais avant leur sortie en Europe (quand ils sortaient !) comme par exemple le fabuleux "Dragon Ball Z Super Butôden 2" grâce à des adaptateurs un peu barbares où il fallait insérer deux cartouches de jeu (une japonaise et une européenne). Plus tard, Il fut traduit (de façon parfois bien étrange avec quelques phrases relativement incompréhensibles) intégralement en français sous le titre "Dragon Ball Z 2 : La Légende Saïen". Je m'étais entraîné comme un fou à repousser les kamehameha en martelant un bouton à la vitesse de la lumière et j'étais devenu assez balèze à ce petit jeu...



Et même lorsque les premières consoles 32-bits débarquèrent en 1993 (Panasonic 3DO, Atari Jaguar, Amiga CD 32) et se plantèrent en beauté à cause de tarifs trop élevés et de jeux de piètre qualité, la Super Nintendo continua de s'améliorer et même de mettre un pied dans la 3D grâce à deux jeux révolutionnaires :



Tout d'abord avec "Starwing" ("Starfox" aux USA et au Japon) en 1993 avec de la véritable 3D grâce à la puce "Super FX" directement intégrée dans la cartouche du jeu. Bien sûr, les polygones 3D étaient dépourvus de textures et cela avait déplu aux amateurs de graphismes poussés mais c'était fluide, jouable et tout simplement incroyable pour l'époque.
Pour l'anecdote, ce jeu n'était au départ qu'une démo technique pour promouvoir la technologie du "Super FX" mais le célèbre créateur de jeux Shigeru Miyamoto (à l'origine de Mario, Zelda, Donkey Kong, Kirby, etc...) fut si impressionné qu'il décida d'en faire un jeu à part entière en y ajoutant un univers, une histoire et des personnages comme le héros Fox McCloud qui tire son apparence de renard d'une divinité shinto. Celle-ci se nomme Inari et des statues de ce dieu-renard étaient présentes dans un temple où les équipes de Nintendo avaient l'habitude de se rendre afin de prier pour le succès d'un jeu avant sa sortie.

Quelques (rares) autres jeux utilisant le même moteur 3D virent le jour mais aucun ne connut vraiment le succès et certaines des idées utilisées lors du développement de "Starfox 2" (qui devait contenir le "Super FX 2" et qui fut finalement annulé mais dont la véritable démo est trouvable sur le net si vous voulez la tester sur émulateur) furent réutilisées pour "Lylat Wars" qui sortit en 1997 sur Nintendo 64...



Mais en 1994, Nintendo frappa encore plus fort avec "Donkey Kong Country" ! C'était un jeu de plate-formes classique en 2D mais la grande nouveauté est que le développeur Rare a d'abord créé des décors et des personnages en 3D sur des ordinateurs surpuissants pour l'époque avant de les reconvertir en sprites 2D avec une résolution beaucoup plus basse. Le résultat était bluffant et donnait un rendu 3D totalement inédit à ce moment-là. Le développeur Rare réutilisa plus tard la même technique pour deux suites ainsi qu'un jeu de baston nommé "Killer Instinct" un peu pompé sur "Mortal Kombat" mais avec des combos dévastateurs (c'est le seul jeu dans lequel j'ai été capable de réaliser des 28 hits combo sans difficulté).

Au final, pour moi, la Super Nintendo est le symbole d'une époque extraordinaire où les jeux ont bénéficié d'avancées majeures (c'était la génération charnière entre les jeux ultra-pixelisés en cinquante deux couleurs et les jeux en full-3D sur CD-ROM), et tout ça dans le cadre d'une concurrence saine avec la Megadrive de Sega.

La production de la Super Nintendo a continué jusqu'en 2003 et elle s'est vendue en tout à plus de 49 millions d'exemplaires (tandis que la Megadrive a plafonné à un peu mois de 40 millions d'exemplaires).

Au Japon, elle a connu une durée de vie plus longue qu'ailleurs grâce à l'ajout du Satellaview, un gros module placé sous la console qui permettait de télécharger de petits jeux en le reliant à un réseau de télévision par satellite.


Pour la petite histoire, sachez que la collaboration entre Nintendo et Sony devait aller plus loin que la puce audio de la Super Nintendo. En effet, un lecteur de CD-ROM (nommé SNES-CD) développé par Sony devait venir compléter la Super Nintendo mais lorsque ces derniers réalisèrent que tous les droits des jeux qui sortiraient sous ce format allaient appartenir exclusivement à Sony, ils annulèrent tout le projet peu avant son annonce en 1991. Nintendo forma une nouvelle alliance avec Philips (ce qui donna en 1992 le CD-i avec quelques daubes infâmes exploitant les licences Mario et Zelda) et Sony failli jeter à la poubelle tout le travail effectué jusque-là.

(le SNES-CD tel qu'il aurait du voir le jour)

Mais les gens de chez Sony décidèrent finalement d'utiliser la technologie déjà développée pour construire leur propre console. Elle devait se nommer Play Station (en deux mots) mais Nintendo déposa plainte car ils étaient détenteurs de ce nom. Fin 1992, les deux sociétés trouvèrent un accord et il fut décidé que la future Play Station comporterait un port cartouche pour lire les jeux Super Nintendo, jeux sur lesquels Nintendo continuerait de posséder les droits. Mais Sony changea d'avis début 1993 en préférant abandonner le port cartouche et en renommant sa console PlayStation (un en mot) pour mettre fin à sa collaboration avec Nintendo.

 (l'un des premiers concepts de la PlayStation, notez la manette identique à celle de la Super Nintendo avec le logo Sony)

La PlayStation telle que nous l'avons connue vit finalement le jour fin 1994 au Japon puis fin 1995 en Europe et révolutionna complètement le marché, mais c'est une autre histoire...

Les jeux Super Nintendo cités dans cet articles ne sont que quelques exemples majeurs parmi tout un tas de jeux que j'ai adorés comme également : "Super Metroïd", "The Legend Of Zelda : A Link To The Past", "Rock N' Roll Racing", "NBA Jam", "Aladdin", "Batman Returns", "Death And Return Of Superman", "Dragon : The Bruce Lee Story", "Earthworm Jim", "FIFA International Soccer", "Flashback", "JRR Tolkien's The Lord Of The Rings - Volume 1", "Teenage Mutant Ninja Turtles : Turtles In Time", "Tiny Toon Adventures : Buster Busts Loose", "Asterix", "Super Turrican", "Super Star Wars" (les trois), "Sunset Riders", "Super Street Fighter II", "Super Bomberman", "Super Castlevania IV", "Super Mario All Stars", "Ranma 1/2", "Pilotwings", "Megaman X", "Super Smash TV", "Magic Sword", "Lost Vikings", etc... sans compter des tas de RPG japonais dont les fans me pardonneront sûrement d'avoir occulté cet aspect tout de même majeur de la Super Nintendo mais dont je n'ai jamais été un grand fan.

21 novembre 2010

Encore un peu de SF pour 2011...

Rhââlala, on ne peut même plus partir en déplacement professionnel quelques jours sans qu'une bande-annonce ne soit mise en ligne seulement quelques heures après qu'on en ait parlé. Donc, en complément à mon précédent article et au poster que je vous avais montré, voici le trailer de "Cowboys & Aliens" de Jon Favreau :



Là je me dis que ça a l'air vraiment chouette (et pas seulement parce-qu'il y a Olivia Wilde toute mouillée dedans) donc je mets une grosse croix sur mon calendrier à la date du 10 août 2011.

En plus, dans l'autre article, j'ai totalement oublié de parler de "Paul" qui sortira le 11 mai 2011. Cette fois, c'est une comédie qui nous permet de retrouver les acteurs de "Shaun Of The Dead" (2005) et "Hot Fuzz" (2007) qui interprètent deux geeks anglais fans de science-fiction en train de réaliser leur rêve puisqu'ils traversent une région désertique des Etats-Unis célèbre pour sa zone militaire ultra-secrète. Mais une rencontre inattendue avec un certain Paul va bouleverser leur voyage et leur vie...


(génial ! il y a même Sigourney Weaver !)

Ce complément d'article est aussi l'occasion de vous présenter une bande-annonce que je viens de découvrir pour un film au concept plutôt prometteur : "Source Code" qui sortira le 4 mai 2011 en France et qui est réalisé par Duncan Jones ("Moon").
Pas d'extra-terrestres sur ce coup-là, mais ceux qui se souviennent de la fabuleuse série TV "Code : Quantum" (ou "Quantum Leap" en VO) devraient apprécier ! Et si en plus on mélange ça avec le concept du film "Un Jour Sans Fin" ("Groundhog Day" en VO) et de certains aspects de "Matrix", ça commence à devenir vraiment intéressant, non ?

Le "Code Source" est un programme informatique qui permet à un capitaine de l'armée américaine de prendre possession du corps d'un autre homme huit minutes avant sa mort. La mission de notre héros est de trouver qui a pu faire sauter le train dans lequel il se trouve afin d'empêcher un attentat similaire mais qui ne s'est pas encore produit. Pour cela, il doit donc revivre encore et encore les huit dernières minutes qui le séparent de l'explosion du train afin de mener son enquête. Mais durant sa mission virtuelle, le capitaine Colter Stevens va tenter de sauver les passagers du train afin de modifier la réalité (ce qui est théoriquement impossible)...


(j'adore les films avec des trains)

Pour finir, j'aimerais réagir sur la bande-annonce de "Green Lantern" présentée dans l'article précédent.


Et plus particulièrement sur le costume du héros qui, visiblement, ne laisse personne indifférent. Lorsqu'il a été annoncé que le costume du Green Lantern serait entièrement en images de synthèse, j'ai trouvé l'idée plutôt cool, voire même logique par rapport au personnage qui est capable de changer l'apparence de son costume en fonction de son imagination du moment. Mais plus je regarde le trailer, plus je me dis que c'est très mal intégré, et c'est encore pire pour le masque...

J'espère que les effets spéciaux définitifs sur grand écran me donneront tort le 3 août 2011...

En tout cas, je doute que "Green Lantern" ou "Paul" réconcilient le grand public avec les gentils extra-terrestres car ceci est rarement arrivé depuis "E.T." en 1982. "Avatar" (2009), en revanche, y est très bien parvenu mais avec un scénario très terrien (qui a dit "Pocahontas" et "Danse Avec Les Loups" ?) donc je considère que ça ne compte pas !
Pour une raison que je ne m'explique pas, la majorité des spectateurs ont besoin d'une impression de réel pour se plonger dans un film et nombre d'entre-eux décrochent complètement lorsqu'il est question d'extra-terrestres, alors que d'un autre côté ils ne sont pas gênés par les sorciers ou les vampires... Quelqu'un saurait m'expliquer ça ?

17 novembre 2010

La SF de retour au ciné en 2011 !

Tant qu'à vous présenter les bande-annonces de ce qui va nous tomber sur le coin de la gueule sur grand écran en 2011, autant parler un peu de science-fiction. C'est vrai, j'ai l'impression que ce genre s'était un peu effacé ces dernières années derrière les films de super-héros (y a eu du chef-d'œuvre et du moins bon) ou d'héroïc-fantasy (qui tentent désespérément de recréer le succès du "Seigneur Des Anneaux" et qui se retournent finalement vers le jeune public par facilité), sans parler des films de sorciers...

Quand je pense qu'on nous a sur-vendu des daubes comme "Aliens VS. Predator - Requiem" (2007) ou "Le Jour Où La Terre S'Arrêta" (2008) ou encore les inégaux "Transformers" (2007 puis 2009 et qui reviendront également en 2011) tandis que des petits bijoux comme "Moon" (2009, de Duncan Jones) sortaient chez nous directement en DVD. Heureusement qu'il y eu les très sympathiques "Dictrict 9" (2009, de Neill Blomkamp) et "Star Trek" (2009, de J.J. Abrams qui va bientôt commencer à travailler sur la suite prévue pour 2012) pour nous faire patienter en nous en mettant plein la tête...

Mais, pour une raison que j'ignore, la science-fiction semble avoir à nouveau le vent en poupe du côté d'Hollywood et les extra-terrestres vont à nouveau venir nous envahir dans les salles obscures très prochainement :

Tout d'abord le 15 décembre 2010 (OK, c'est pas en 2011 mais à quinze jours près on va pas chipoter) avec "Skyline" (par les réalisateurs du "Aliens VS. Predator" pré-cité mais accordons leur une nouvelle chance) où les vilains envahisseurs vont venir nous faire du mal à grands coups de lumière bleue :



Et si on ne les laisse pas faire, ils reviendront le 6 avril 2011 pour se frotter de façon un peu plus violente à Aaron Eckhart (Double-Face dans "The Dark Knight") et Michelle Rodrigez (la nénette plus balèze que les mecs mais qui meurt toujours avant la fin des films dans lesquels elle joue) dans "Battle : Los Angeles" :



Sinon en août 2011, à une semaine d'intervalle, on verra (le 10) Daniel Craig (en attendant sa prochaine incarnation de James Bond), la belle Olivia Wilde (je vous ai déjà parlé de sa tenue en latex dans le futur "Tron - Legacy" ?) et Harrison Ford (espérons qu'il garde la forme pour le futur "Indiana Jones 5" en préparation) qui nous prouveront qu'au Far-West on savait aussi foutre sur la gueule aux méchants venus du ciel dans le prometteur "Cowboys & Aliens" (par le réalisateur des deux "Iron Man") tiré du comic book du même nom (sauf qu'en France ça va s'appeler "Cowboys & Envahisseurs"). Pas encore de bande-annonce mais une sympathique affiche en attendant :


Une semaine auparavant (le 3), on pourra enfin découvrir le nouveau projet du génial J.J. Abrams nommé "Super 8" et produit par Steven Spielberg. On ne sait quasiment rien de ce film mais quand il est question de la Zone 51 et à la vue de ce teaser bien mystérieux, on ne peut qu'être impatients :



Et décidément ce mois d'août 2011 sera très chargé puisque le même jour que "Super 8" sortira également un nouveau film de super-héro consacré à un collègue de Batman et Superman. Qu'est-ce qu'il vient faire dans cet article ? Il s'agit en fait de "Green Lantern" qui, même s'il est bien moins connu que ses collègues en Europe, jouit d'une grande notoriété aux USA et présente un aspect très "science-fictionnesque" puisqu'il n'est ni plus ni moins que le protecteur de notre galaxie.

En deux mots, Hal Jordan est un pilote de chasse extrêmement doué et plaisantin (un rôle en or pour Ryan Reynolds) qui tombe un jour sur un Green Lantern mourant (oui, car il y en a plein dans tout l'univers en fait). Celui-ci lui confie sa succession ainsi qu'une bague verte qui lui permettra de matérialiser son costume ainsi que tout ce qu'il imaginera (d'où le grand potentiel de ce personnage). Et comme il faut régulièrement recharger cette bague auprès d'une lanterne verte, voilà d'où vient le nom du super-héro...


(ça a l'air quand-même un peu moins ridicule que "Thor"...)

Toutes les dates indiquées dans l'article sont celles des sorties en France, mais il se peut que certaines d'entre-elles soient modifiées dans le futur...

10 novembre 2010

Troisième trailer de "Tron - Legacy" : oui, j'aime le latex moulant !

OK, en France (et par extension dans les pays francophones) il faut dire "Tron - L'Héritage" mais je m'en fous, j'ai décidé de boycotter le titre francisé pour protester contre la date de sortie complètement abusive fixée au 9 février 2011 dans mon beau pays alors que le continent nord-américain pourra en prendre plein les yeux dès le 17 décembre 2010 (j'en profite pour saluer mes lecteurs québécois, vous êtes de plus en plus nombreux et je vous en remercie même si je me demande comment vous avez atterri ici).

Bref, même si je ne suis pas prêt d'accepter que la France soit le dernier pays au monde où sortira le film (malgré tout, je suis sûr que les grands studios se demandent encore pourquoi le téléchargement illégal est un sport national chez nous), ça ne m'empêche pas d'apprécier cette nouvelle (et certainement dernière) bande-annonce que je vous propose (une fois n'est pas coutume) en version française puisque je n'arrive pas à mettre la main sur une version sous-titrée :



Si après ça, vous n'êtes pas convaincus du potentiel visuel du film, je ne peux plus rien pour vous !
Et au pire, vous irez quand-même le voir rien que pour Olivia Wilde en latex moulant :


(cliquez dessus pour agrandir)
(quand je pense que je la trouvais déjà canon dans Dr. House)

Ou alors pour la bande-originale de Daft Punk ? Non ? Bon allez, je vous laisse avec ce chouette poster qui m'en rappelle furieusement un autre :

(2010)

(1982)

4 novembre 2010

Nouveau trailer de "Sucker Punch" : comme un coup de poing dans le ventre !

En 2011, il n'y a pas que "Tron Legacy" (oui, en France, il faudra attendre février 2011 pour le voir, c'est lamentable, je sais...) qui va méchamment nous péter à la gueule dans les salles obscures : il y aura également "Sucker Punch" !


Si je vous parlais d'un film avec des écolières armées jusqu'au dents qui évoluent dans un univers mêlant asile pour jeunes filles, maison close, samouraïs, armée de robots, dragon géant et 1ère guerre mondiale, vous me répondriez qu'il s'agit certainement du plus grand nanard de tous les temps, voire même que c'est impossible à faire !

Et pourtant, sur notre planète, il y a un réalisateur qui a l'habitude des films "impossibles" :
- un remake du cultissime "Zombie" (1978) de George A. Romero ? Impossible ? Il l'a fait en 2004 avec le très bon "L'Armée Des Morts" !
- une adaptation du roman graphique "300" de Frank Miller avec une bande de mâles bodybuildés en slip sans la moindre prise de vue en décor naturel et sans que ça ait l'air complètement ridicule ? Impossible ? Il l'a fait en 2007 !
- une retranscription du légendaire roman graphique "Watchmen" d'Alan Moore sur laquelle même Terry Gilliam (en 1989 puis en 1996) et Darren Aronofsky (dans les années 2000) se sont cassés les dents ? Impossible ? Il l'a fait en 2009 avec un film magnifique et hyper soigné qui est directement rentré au panthéon de mes films cultes !
- un nouveau départ pour la saga Superman au cinéma alors qu'en trente ans celle-ci n'a jamais réussi à s'éloigner du chef-d'œuvre de Richard Donner de 1978 ? Impossible ? Il le fera en 2012 avec "The Man Of Steel", j'en suis certain...


Cet homme, c'est Zack Snyder ! Un réalisateur américain qui a d'abord travaillé dans la publicité. Et contrairement à tous les films pré-cités, Zack Snyder est non-seulement réalisateur mais aussi scénariste (pour la seconde fois après "300") et producteur pour le toute première fois. Ce qui signifie concrètement qu'il a participé à tous les aspects de la création de "Sucker Punch" dont il a écrit le scénario original et qu'il voulait tourner à l'origine avant de s'attaquer à "Watchmen".

Après un premier teaser survolté et très intrigant et à la vue de cette bande-annonce fraîchement dévoilée, ça promet d'envoyer sévère (edit 07/11 : ajout de la version avec sous titres français) :


(une b.a. qui commence avec "When The Levee Breaks" de Led Zeppelin ne peut pas augurer d'un mauvais film)

Allez... avouez ! Ça éveille votre curiosité, non ?

En tout cas, la mienne est à bloc et je me demande comment je vais tenir jusqu'au 30 mars 2011 (date de sortie française). En tout cas, en 2011, les néons ("Tron Legacy") et les écolières vont être à la mode chez les geeks, je le sens...

Ah au fait, en anglais un "sucker punch" c'est une sorte de coup en traître, comme un coup de poing dans le ventre que la victime n'aurait pas vu venir et qui ne lui laisserait aucune chance de se défendre.

31 octobre 2010

La saga Superman au cinéma (part. 1) : des débuts exceptionnels mais difficiles !

Pour ce premier article de la série "Retour sur", j'ai décidé de m'attaquer aux films Superman et il y a tellement de choses à raconter que cette rétrospective sera divisée en plusieurs parties pour éviter de faire péter le record de longueur de mes articles.

Le premier et génialissime film Superman a bercé une bonne partie de mon enfance et le second était également plutôt correct mais ensuite ça a été une grande traversée du désert jusqu'au sympathique (mais un poil décevant) "Superman Returns" de 2006. Revenons un peu sur la saga cinématographique de cette icône de la culture US qui a connu des hauts (très hauts) et des bas (très bas)...

Signalons tout d'abord que Superman a fait sa première apparition BD en juin 1938 et qu'il fut rapidement décliné en série radiophonique au début des années 40 puis en un dessin animé d'une qualité exceptionnelle en 1941 (cité par Bruce Timm comme sa plus grande influence lorsqu'il a créé la célèbre série animée "Batman" des années 90), puis sous la forme d'un "serial" (série en 15 épisodes projetée au cinéma) en 1948 (avec Kirk Alyn dans le rôle principal) et enfin en série télévisée à partir de 1951 avec le très costaud George Reeves (qui n'a aucun lien de parenté avec Christopher Reeve) dans le rôle titre. Ces séries radio et TV ("live" ou animées) ont connu de nombreuses versions et interprètes au fil des décennies (et ça continue encore), ce qui signifie que le personnage de Superman a toujours été très présent dans tous les médias (surtout aux Etats-Unis) depuis sa création, sans oublier les jeux vidéo à partir de 1978, mais étrangement jamais au cinéma avant la fin des années 70 (si on excepte quelques épisodes spéciaux de longue durée qui étaient dérivés des séries TV).

Une anecdote amusante : tel qu'il avait été créé par Joe Schuster et Jerry Siegel en 1938 dans le comic book, Superman ne savait pas voler ! Il était simplement capable d'effectuer de grands bonds qui lui permettaient de franchir rapidement de grandes distances. C'est seulement trois ans plus tard, lors de la création du premier dessin animé, que les scénaristes ont pensé qu'il aurait l'air un peu idiot si on le voyait simplement sauter de building en gratte-ciel (ce qui fonctionne très bien en BD et éventuellement à la radio n'est pas forcément valable dès que les images se mettent à bouger) et ils ont alors demandé aux créateurs du personnage l'autorisation de le faire voler...

Mais revenons au films :

"Superman" (1978) :

Il aura donc fallu attendre que trois investisseurs européens (dont un français) se décident à financer un tel projet en 1973 pour que le premier film commence à prendre forme (ou plus exactement les deux premiers films car il fut rapidement décidé que deux films seraient tournés en même temps). Pour aider à convaincre les différents partenaires, deux grands acteurs furent signés pour interpréter Jor-El (le père de Superman, joué par l'immense Marlon Brando qui refusa pourtant d'apprendre son texte et préféra le lire directement sur les couches de bébé Kal-El, entre-autres endroits, alors qu'il le plaçait dans un vaisseau pour qu'il échappe à la destruction de la planète Krypton) et Lex Luthor (le plus grand ennemi de Superman, joué par l'excellent Gene Hackman qu'on n'avait jamais connu aussi drôle et malicieux).

Les acteurs envisagés pour interpréter le super-héro à l'écran étaient à l'origine aussi variés que surprenants : Al Pacino, Steve McQueen, Clint Eastwood, Dustin Hoffman (à qui on proposa par la suite le rôle de Lex Luthor) ou Mohamed Ali. Christopher Walken, Nick Nolte (ces deux là ont effectivement participé au casting) et Charles Bronson furent également approchés, par contre Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone manifestèrent leur intérêt pour le rôle mais ils ne furent jamais contactés. On offrit énormément d'argent à Robert Redford qui refusa, pensant qu'il était trop connu. Burt Reynolds refusa également, et on proposa à Paul Newman de choisir entre les rôles de Superman, Lex Luthor ou Jor-El pour un cachet de quatre millions de dollars mais celui-ci déclina les trois propositions.

Pour la réalisation, Steven Spielberg était le premier choix (suite au succès des "Dents De La Mer") mais il fut rapidement abandonné à cause de son récent engagement sur "Rencontres Du Troisième Type", idem pour George Lucas qui était trop occupé à continuer la saga "Star Wars" après le succès du premier film et on pensa alors confier le film à Guy Hamilton qui avait réalisé quatre bon films de la franchise James Bond (deux avec Sean Connery puis les deux premiers avec Roger Moore). Ce nom fut également abandonné pour diverses raisons géographico/judiciaires et on confia finalement le projet à Richard Donner qui sortait d'un gros succès en 1976 avec "La Malédiction" (et qui réalisa plus tard "Les Goonies", les quatre films de la saga "L'Arme Fatale" ainsi que "Maverick" et "Assassins").

Richard Donner fit complètement réécrire le script qui avait été préparé jusque-là car celui-ci avait un ton complètement ridicule (un peu comme la série TV Batman des années 60) et il le transforma en une histoire aux enjeux plus sérieux mais avec des personnages et des situations parfois très drôles. Après de très nombreux castings, les rôles principaux furent attribués à Margot Kidder (absolument craquante en Lois Lane) et Christopher Reeve (illustre inconnu, comme le voulait Richard Donner, qui fut longuement rejeté à cause de sa maigreur avant de passer sa première audition mais qui finit tout de même par avoir le rôle à condition de se muscler un peu car aucun des autres prétendants ne lui arrivait à la cheville) et le tournage ainsi que la campagne de promotion purent commencer.

(Vous croirez qu'un homme peut voler.)

Le réalisateur savait que l'un de ses plus gros challenges serait de rendre crédible la capacité de voler de Superman et cela fut possible grâce à différentes techniques d'effets spéciaux (dont certaines qui furent inventées pour ce film, aussi bien en extérieur avec des grues qu'en studio) ainsi que grâce à Christopher Reeve qui adopta instinctivement des postures crédibles lors des phases de décollage, de vol et d'atterrissage. Le tournage dura dix-neuf mois entre début 1977 et fin 1978 de New-York (la ville idéale pour représenter Metropolis) au Canada (pour les scènes de la jeunesse de Clark Kent à Smallville) en passant par les studios Pinewood en Angleterre.

Mais de graves tensions apparurent entre le réalisateur Richard Donner et les producteurs du film à cause des nombreux dépassements de budget et de planning (le tournage ne devait à l'origine durer que sept ou huit mois) et il finirent par ne plus communiquer du tout. Le réalisateur Richard Lester (qui avait déjà travaillé avec ces producteurs) fut alors nommé comme médiateur mais cela n'arrangea rien car Donner réalisa vite que les producteurs avaient envoyé Lester pour le remplacer s'il commençait à montrer des signes de faiblesse.
Après avoir reporté de six mois la sortie en salles, les producteurs ordonnèrent finalement à Richard Donner de terminer le premier film et de stopper les prises de vue pour le second (alors que celui-ci était déjà tourné à 75%). Leur but était de respecter la date de sortie du mois de décembre 1978 (pour ne pas rater la période des fêtes) et aussi de voir si le premier film serait un succès car dans le cas contraire le second film n'aurait jamais été terminé.



Et ce premier film "Superman" fut un énorme succès ! Les personnages sont tous réussis, le scénario enchaîne plusieurs ambiances très différentes (entre la planète Krypton, Smallville et Metropolis) et les enjeux sont à la fois personnels et globaux. Les effets spéciaux (largement salués à l'époque) sont très convaincants et servent idéalement le récit. Pour finir, n'oublions pas la partition musicale grandiose de John Williams qui illustre ce grand film dès le générique de début.

Une grande partie du succès du film doit également être attribuée à la performance extraordinaire de Christopher Reeve qui nous livre un Clark Kent volontairement maladroit et hilarant en alternance avec un Superman sûr de lui et physiquement très impressionnant. La différence de posture et de comportement entre les deux personnages est bien marquée et on ne peut que saluer la performance de l'acteur :


L'autre prestation qui a beaucoup surpris a été celle de Gene Hackman qui semble s'amuser comme un petit fou en Lex Luthor. Pourtant, malgré cette interprétation très réussie qui apporte son lot d'humour au film, les fans du comic book ont été assez déçus de voir que Lex Luthor n'était ici pas tout à fait chauve (pas tout le temps, en tout cas) et qu'il s'entourait d'un acolyte idiot et d'une bimbo pour mettre en œuvre ses plans démoniaques. Mais malgré cette petite trahison par rapport au personnage sombre et sérieux de la BD, le film fonctionne à merveille et on passe un excellent moment.

"Superman : Edition Spéciale" (2001) :

Le film sorti en salles en 1978 durait 144 minutes (2H24), mais dans les années qui suivirent 45 minutes supplémentaires furent distribuées aux chaines de télévisions du monde entier afin qu'elles puissent monter leur propre version du film avec des images inédites (où les effets spéciaux étaient toutefois moins réussis que dans le reste du film). Ces différentes versions ont essentiellement été diffusées à la TV en dehors des Etats-Unis et certaines ont également été distribuées en VHS pendant une vingtaine d'années mais pour mettre fin à la frustration des fans, il fut décidé au début des années 2000 de restaurer le film en y ajoutant certaines des scènes manquantes et en "nettoyant" certains effets spéciaux trop visibles. Le réalisateur Richard Donner travailla un peu plus d'un an sur ce projet qui aurait du déboucher sur une ressortie en salles (qui n'a finalement pas eu lieu) et sur une sortie en vidéo (VHS et DVD) en 2001 pour une nouvelle durée de 152 minutes (2h32).



J'ai quelques remarques au sujet de cette nouvelle version : la plupart des nouvelles scènes sont intéressantes mais aucune ne modifie réellement la trame du film. Seule la longue scène du piège souterrain de Lex Luthor (tir par balles puis lance-flammes puis gel sur Superman) apporte vraiment quelque-chose de nouveau (visuellement parlant). En France (et peut-être aussi dans d'autres pays), le doublage a été entièrement refait en 2001 avec des doubleurs différents de la version de 1978 (c'était d'ailleurs l'acteur Pierre Arditi qui doublait Christopher Reeve dans le premier film original). Ce nouveau doublage me plaît moins (sûrement parce-que j'ai grandi en écoutant l'autre) mais il a au moins le mérite d'être un peu plus proche des dialogues originaux. Par contre, cela créé un problème de continuité (des voix) avec les films suivants car seul le premier métrage a été redoublé, mais j'y reviendrai dans le prochain article sur le second film de la saga qui a, lui aussi, connu une gestation très mouvementée...

Aujourd'hui, seul le film version 2001 est disponible à la vente en DVD à l'unité. Pour (re)voir le film original de 1978, il faut se procurer le coffret contenant 13 DVD retraçant toute la saga cinématographique de l'homme d'acier (qui m'a été très utile pour la rédaction de cette série d'articles).

Pour terminer, j'aimerais parler du projet internet non-commercial Superman 1978 qui a pour but de retrouver toutes les scènes inédites disséminées dans les différentes versions internationales afin de proposer le film dans sa version la plus complète possible (même si la version "Edition Spéciale" de 2001 est en théorie celle que le réalisateur Richard Donner considère comme étant la plus proche de sa vision d'origine) et qui est également la source d'archives la plus complète disponible sur ce film (avec des documents vidéo non-présents sur les DVD).

En tout cas, pour moi, ce film est un chef-d'œuvre malgré sa fin légèrement expéditive, mais la raison de ceci sera expliquée dans le futur article sur le second film...

(un lien vers le second article de la série sera affiché ici dès sa publication)

26 octobre 2010

Le Crépuscule Des Pouilleux Mutants (court-métrage)

Quelque-part au fin fond de la Picardie, quand arrive le crépuscule, les pouilleux tourmentent les vivants...




Pourquoi j'aime ce court-métrage amateur :
- le ton sépia totalement adapté à la thématique boueuse
- les codes du genre sont respectés et quelques-uns sont transgressés
- les dialogues et le scénario qui ont le bon goût de ne pas être trop ambitieux au risque d'alourdir inutilement le film
- l'ambiance sonore et visuelle très réussie (le gros point fort du métrage)

Sinon, quelques plans sont un poil trop sombres à mon goût mais dans l'ensemble rien de très gênant. J'ai aussi l'impression qu'au moins un bout du film n'a pas été gardé au montage (un zombie éventré dans un champ ?) mais ça ne nuit pas au métrage...

Sur la page Facebook du projet "Le Crépuscule Des Pouilleux Mutants", vous trouverez toutes sortes de photos ainsi que des articles très intéressants rédigés par Aurélie Bévière (scénariste/réalisatrice) au sujet de la genese et/ou du tournage du film.

21 octobre 2010

Des classiques du Metal en version 8-bits !

Rien ne me met plus en joie que lorsque j'arrive à concilier mes différentes passions (Metal, jeux-video et culture geek dans ce cas) pour pondre un article. Je viens en effet de découvrir l'existence d'une mode pas forcément toute récente qui consiste à remixer des morceaux de musique bien connus en version 8-bits...

Kézako le 8-bits ??? C'est simple, c'est comme si ces morceaux étaient joués par une console NES ou GameBoy (ou par une Master System ou une Game Gear si vous étiez du côté obscur des jeux vidéo dans les années 90) pour ne citer que les machines les plus connues.

Il y a donc des gens qui s'amusent à (re)créer ces morceaux et qui les partagent par exemple sur YouTube et ça m'a permis de découvrir la chaîne des 8bitsbrothers qui se sont amusés à convertir de cette manière quelques titres bien connus du monde Metal dont voici (à mon avis) les plus réussis :













J'adore la façon dont sonnent certains de ces titres en 8-bits (surtout le morceau de Dream Theater qui s'y prête particulièrement bien je trouve) ! Et le côté épique de ces adaptations m'évoque immédiatement des combats acharnés contre de gigantesques boss... whoaaa ça aurait été génial d'avoir ça comme musique !

Vous noterez que la plupart de ces morceaux sont des versions instrumentales (donc sans la piste de chant) et ça me fait penser qu'en utilisant des pistes MIDI extraites d'une partition GuitarPro on doit pouvoir facilement arriver à un résultat similaire, à condition de trouver les bons instruments aux sonorités 8-bits... (j'essaierai peut-être un jour si je trouve le temps).

Quoi qu'il en soit, sur la page des 8bitsbrothers vous trouverez également du Children Of Bodom, Behemoth, Cradle Of Filth, Death, Cannibal Corpse, Mayhem, Lamb Of God, Nevermore, Metallica, Pantera, System Of A Down, Opeth, Immortal, Carcass, Dio, etc... (vous pouvez même télécharger certains des titres en version mp3)

Et d'une manière générale, si vous tapez le nom de votre morceau favori (Metal ou pas) + la mention "8-bit" dans le moteur de recherche de YouTube, vous trouverez peut-être votre bonheur !

18 octobre 2010

Les jeux vidéo sont devenus trop faciles ?

Je me souviens qu'avec l'avènement des jeux en 3D (pas en relief, hein !) sur la première PlayStation (on va dire que la 32X de Sega ne compte pas), j'ai clairement ressenti que la difficulté avait baissé d'un cran, voire de deux crans...

Dans ma grande naïveté, j'ai d'abord cru que c'était moi qui était devenu super balèze ou plus modestement simplement à l'aise avec la troisième dimension. Mais j'ai vite constaté que mes proches ressentaient la même chose. Bon, il y avait aussi quelques jeux 3D qui étaient atrocement difficiles mais c'était souvent parce-qu'ils étaient très mal foutus (ça arrivait beaucoup au début) !

Il suffit de relancer un vieux jeu 8-bits ou 16-bits pour constater immédiatement la différence avec les jeux actuels (je me permets d'ailleurs de vous conseiller le site NESplay qui vous permet de jouer aux jeux NES directement dans votre navigateur). Mais est-ce vraiment la difficulté qui a changé ?

Les anciens jeux étaient souvent basés sur le "die & retry", comprenez par là "mourir & recommencer", et cela était incontournable pour espérer terminer un jeu. C'était forcément très frustrant mais vu que la grande majorité des jeux utilisaient ce procédé, on ne se posait pas trop de questions. Et vu que le gameplay était très limité (courir, sauter, tirer ou frapper), la difficulté était souvent amenée par les sauts millimétrés et la profusion d'ennemis à l'écran.

Aujourd'hui la difficulté est plus diluée dans les différents aspects du gameplay, les objectifs fixés ou les différentes techniques à maîtriser sur le paddle. Mais en principe, cela ne se base plus sur la rigidité du gameplay et le "die and retry" est moins courant car les studios de développement ont bien trop peur de se mettre les joueurs à dos...

Mais je me pose une question : si les vieux jeux n'avaient pas été aussi durs, du coup on n'aurait pas passé autant de temps dessus. Et est-ce qu'ils seraient devenus aussi mythiques dans ce cas ? Pas sûr...

En tout cas, s'ils avaient disposé d'un mode "ultra facile", ça aurait peut-être ressemblé à ça :

15 octobre 2010

Critique ciné : The Social Network

OK, on a tous pensé la même chose lorsqu'on en a entendu parler : qu'est-ce qu'on en a à foutre d'un film sur le gars qui a créé Facebook ? Mais l'implication de David Fincher ("Alien 3", "Seven", "The Game", "Fight Club", "Panic Room", "Zodiac" et "L'Etrange Histoire De Benjamin Button") à la réalisation avait apporté un côté très sérieux au projet et c'est en grande partie ce qui m'a fait passer d'une simple curiosité à un intérêt plus prononcé pour ce projet (bien joué les messieurs du marketing de Hollywood !).

Il faut dire aussi que j'en avais tellement entendu au sujet de Mark Zuckerberg (le créateur de Facebook) et de certaines de ses déclarations cinglantes, notamment sur le respect de la vie privée...

Le film est l'adaptation du bouquin "The Accidental Billionaires : The Founding Of Facebook - A Tale Of Sex, Money, Genius And Betrayal" (Traduction : "Les Millionnaires Accidentels : La Création De Facebook - Une Histoire De Sexe, D'Argent, De Génie Et De Trahison") écrit par Ben Mezrich avec l'aide de Eduardo Saverin (qui est co-fondateur de Facebook et l'un des personnages centraux du film) et sorti aux USA en 2009 puis en France en 2010 sous le titre "La Revanche D'Un Solitaire - La Véritable Histoire Du Fondateur De Facebook".


On y voit donc le jeune étudiant en informatique Mark Zuckerberg à Harvard. On saisit immédiatement le côté détestable du personnage : il n'a pas forcément un mauvais fond mais il énerve rapidement avec sa manie de parler à toute vitesse, de corriger tout le monde, son côté arrogant ou asocial... bref un gros "nerd" !
Le film nous raconte l'origine de l'idée de Facebook et les conséquences du comportement de Mark Zuckerberg sur ses (rares) amis et sur ses (encore plus rares) connaissances du campus de Harvard.

La narration du film est plutôt complexe dans les premières scènes car le spectateur "lambda" sera vite noyé sous les termes techniques du monde de la programmation informatique mais cela sert surtout à mettre en place le personnage de Zuckerberg. Ce qui est surtout confus au début, c'est qu'on ne comprend pas immédiatement que la narration s'axe sur trois événements distincts : deux procès simultanés contre Mark Zuckerberg fin 2004 d'un côté, et l'histoire de la création de Facebook de Harvard jusqu'en Californie en 2003/2004 de l'autre. Mais après les premières dizaines de minutes, on commence à comprendre l'alternance entre les scènes et le film conserve ce rythme de narration jusqu'au bout, ne laissant pas beaucoup d'occasions au spectateur pour reprendre son souffle.

Car oui, j'ai trouvé ce film passionnant ! L'histoire en elle-même est très intéressante (pas besoin de s'y connaître en langage informatique pour saisir l'intensité dramatique des événements) et la mise en scène à la fois sobre et très rythmée de David Fincher ne laisse pas le moindre temps mort (je n'ai pas vu passer les deux heures du film). Il est vrai que c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup au départ mais je suis certain que même ceux qui ne connaissent rien de Facebook devraient être captivés par ces situations et ces personnages tous brillamment interprétés (mention spéciale à Jesse Eisenberg qu'on a déjà vu dans "Bienvenue A Zombieland" et qui est absolument parfait en Mark Zuckerberg).

Un mot sur le réalisateur : il ne s'agit bien évidemment pas du film le plus "flamboyant" de David Fincher car il ne contient aucune scène d'action mais les lumières sous-exposées et la grande distinction de certains décors renforcent le côté dramatique du récit. J'ai tout de même repéré deux plans où la caméra passe (de manière physiquement impossible) à travers des objets, comme Fincher l'avait déjà fait dans "Panic Room" en 2002. Et jamais je ne me serais douté que les jumeaux Winklevoss étaient interprété par un seul et même acteur si je ne l'avais pas repéré dans le générique de fin.



Un bon film donc, mais qui à mon avis ne fonctionnera pas en Europe comme aux USA car les procès ayant pour thème la propriété intellectuelle et les clubs très "select" de Harvard ne sont pas très ancrés dans notre culture.

Même si beaucoup des événements relatés dans le film sont certainement très romancés par rapport à ce qui s'est passé dans la réalité, le personnage de Mark Zuckerberg ne pourra pas laisser le spectateur indifférent et le métrage apporte une vision très intéressante de l'une des dernières révolutions informatiques. Après tout, Steve Jobs (fondateur et actuel dirigeant d'Apple) et Bill Gates (fondateur et ancien dirigeant de Microsoft) avaient subi un traitement similaire dans le film "Les Pirates De La Silicon Valley" en 1999...

Une dernière chose : l'acteur Andrew Garfield qui joue le rôle de Eduardo Saverin (co-fondateur de Facebook) est très bon dans "The Social Network" mais je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée qu'il interprétera Peter Parker dans le prochain film "Spider-Man" qui reprendra la saga à zéro. Je trouve simplement qu'il n'a pas la tête de l'emploi, espérons que je sois positivement surpris...

12 octobre 2010

Critique DVD : "Superman / Batman : Apocalypse"

Décidément, il n'y en a que pour ces deux-là en ce moment ! En même temps, c'est l'actualité car en ce mois d'octobre 2010 un tout nouveau film de la série DC Universe sort en France (le 27 octobre) seulement un mois après sa sortie en DVD aux USA.

Rappelons que ces films d'animation "DC Universe" sont des long-métrages qui développent une histoire complète centrée sur un ou plusieurs personnages de l'écurie DC Comics (le grand concurrent de Marvel) sans être tirés d'une série animée en cours de diffusion.

Ce qui m'intéresse surtout ce sont les apparitions de Batman et dans cette série de films animés il y a déjà eu "Justice League : The New Frontier" (2008 aux USA, pas sorti en France à ma connaissance), "Batman : Gotham Knight" (six films courts dans la même veine que les "Animatrix" sensés faire la liaison entre les films ciné "Batman Begins" et "The Dark Knight", 2008 aux USA, toujours pas sortis en France), "Superman / Batman : Ennemis Publics" (2009 aux USA, enfin sorti en septembre 2010 en France), "Justice League : Crisis On Two Earths" (2010 aux USA, pas sorti en France), "Batman et Red Hood : Sous Le Masque Rouge" (2010 aux USA, sorti le 1er septembre 2010 en France et déjà chroniqué dans ce blog) et enfin ce tout nouveau "Superman / Batman : Apocalypse". Ce nouveau film est disponible depuis quelques jours en France au sein d'un coffret 3 DVD "DC Universe" aux côtés du premier film "Superman / Batman : Ennemis Publics" et "Batman et Red Hood : Sous Le Masque Rouge". Et comme je le disais, il sortira en DVD seul le 27 octobre prochain.


Si on en croit une voix-off au début du film, il s'agit de la suite directe du "Superman / Batman : Ennemis Publics" de l'année dernière. Pourtant, à part cette référence aux évènements du premier film dans les premières minutes, il n'y a rien qui relie ces deux films, sauf bien sûr les personnages de Superman et Batman.

Juste à titre de rappel, le premier film "Superman / Batman : Ennemis Publics" nous montrait l'accession de Lex Luthor (l'ennemi juré de Superman) à la présidence des Etats-Unis et l'obsession de celui-ci à faire passer Superman pour un ennemi d'état. Heureusement que ce dernier peut compter sur l'aide de son collègue Batman pour déjouer les plans de Lex Luthor. J'avais trouvé ce film très bon, malgré son style graphique trop "série TV" (bien en dessous du style sombre et raffiné employé dans "Batman et Red Hood : Sous Le Masque Rouge") et je pense que son seul gros défaut était de se concentrer quasiment uniquement sur l'univers et les personnages du monde de Superman. Batman n'y est qu'un personnage secondaire mais ça ne le rend pas moins omniprésent et essentiel au déroulement de l'histoire.

Malheureusement, "Superman / Batman : Apocalypse" partage ce même défaut... en pire ! J'irai même jusqu'à dire qu'il y a ici une légère tromperie sur la marchandise car le personnage central de ce nouveau film est Supergirl, Superman étant relégué au rang de second rôle, et Batman arrivant seulement en troisième position. L'univers de Batman qui n'était déjà pas beaucoup représenté dans le premier film est ici totalement absent, si on excepte la première scène qui se déroule à Gotham City. Batman lui-même n'est pas présent dans toutes les scènes et on le sent légèrement en retrait derrière tous les autres personnages possédant des super-pouvoirs (c'était beaucoup moins flagrant dans le premier film).

L'histoire : un météore s'écrase à Gotham City. Il contient une jeune fille blonde complètement perdue qui semble posséder de grands pouvoirs. Analysé par Batman, il s'avère que le météore provient de la planète Krypton et que la demoiselle nommée Kara Zor-El pourrait bien être la jeune cousine de Superman (Kal-El de son vrai nom). Et tandis que Superman se réjouit d'avoir retrouvé un membre de sa famille et que Batman se méfie de cette nouvelle arrivante, Darkseid (l'un des plus grands ennemis extra-terrestres de Superman), qui règne en maître sur la petite planète Apokolips (qui donne son nom au film), pense que cette jeune fille aux grands pouvoirs pourrait lui être utile...



Vous comprendrez aisément en regardant le trailer ci-dessus pourquoi je parle de tromperie sur la marchandise : on n'y voit aucune référence à la cousine de Superman alors que ce film tire son scénario de la série de comics "Superman / Batman : La Supergirl De Krypton" publiée aux USA en 2004 :


Quoi qu'il en soit, même si ce film pourra décevoir les fans de Batman (c'est mon cas), il devrait largement satisfaire les fans de Superman et/ou de sa cousine Supergirl. Les scènes d'action y sont légion (la dernière est vraiment très bonne), l'animation est toujours au top et le design général est plutôt bon (même si les sourcils "au mascara" de Superman et les longues oreilles de Batman m'ont légèrement déplu). J'ai tout de même une légère préférence pour "Superman / Batman : Ennemis Publics" dont j'ai préféré le scénario et où Batman était plus présent.

Sinon, les fans "hardcore" de Batman peuvent toujours se jeter sur le vraiment très bon "Batman Et Red Hood : Sous Le Masque rouge" qui, même s'il n'atteint pas le niveau d'excellence de "Batman Contre Le Fantôme Masqué" (sorti en VHS il y a près de dix ans mais toujours pas dispo en DVD !!!), reste le meilleur film d'animation sur Batman disponible à ce jour en France.

En attendant le film d'animation "Batman : Year One" tiré de la célèbre BD du même nom qui verra le jour en 2011...